L'âge pivot permettant aux actifs de partir à la retraite avec un équivalent du taux plein sera fixé à 64 ans en 2025 lors de la mise en place du nouveau régime universel qui doit unifier les 42 régimes existants, a fait savoir jeudi le Haut-commissaire à la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, à l’occasion de la présentation de son rapport sur la réforme du système. Celui-ci a été présenté jeudi matin aux partenaires sociaux avant d'être remis au Premier ministre.
C’est le montant atteint par les émissions d’obligations vertes (green bonds) sur le premier semestre 2019, marquant une progression de 26,2 % sur un an selon des données Refinitiv. Le nombre de ces opérations a crû de 14,9 %. Le record réalisé l’année précédente, de 132,2 milliards de dollars, devrait dès lors être dépassé cette année.
DYNAMISME Elliott Management confirme son engagement activiste, selon des données compilées par Lazard. Le fonds créé par Paul Singer, qui s’est immiscé la semaine passée dans le rapprochement Altran - Capgemini, est celui qui a mobilisé le plus de capitaux depuis le début de l’année, soit 3,4 milliards de dollars à travers six nouvelles campagnes (Bayer, SAP,…) et 17,4 milliards de dollars dans des campagnes en cours. Il est suivi par le fonds de Carl Icahn (2,8 milliards de dollars en 2019) et ThirdPoint (1,5 milliard de dollars). Starboard Value s’est révélé le plus actif avec dix nouvelles campagnes lancées. Sur le premier semestre 2019, les capitaux déployés ont atteint 22 milliards de dollars dans ces stratégies activistes. Ces dernières ont permis aux acteurs financiers de remporter 81 sièges au sein des conseils d’administration des sociétés ciblées.
Des taux d’intérêt toujours plus bas plus longtemps, un rêve pour tout emprunteur. Mais est-ce vraiment une bonne nouvelle ? Non, si l’on en juge la pente ascendante de la dette mondiale. Elle a progressé à 246.000 milliards de dollars à la fin du premier trimestre. C’est 320 % du PIB mondial. Le gonflement de l’endettement va se poursuivre selon l’Institute of International Finance (IIF), vu la tonalité globalement accommodante des banques centrales. Mais ont-elles vraiment le choix ?
On peut toujours compter sur ses concurrents dans les moments difficiles. Le 12 juillet, le brasseur belge AB InBev a renoncé à coter ses activités asiatiques, signant ainsi l'échec le plus retentissant de l’année sur le primaire actions. Une bien mauvaise publicité pour les banques chargées du placement, Morgan Stanley et JPMorgan, qui ont semble-t-il fait mousser auprès de l'émetteur le prix que les investisseurs étaient prêts à payer. Un banquier de Goldman Sachs, rapporte Reuters, s’est empressé d'écrire à ses collègues pour que ceux-ci rassurent leurs clients: les marchés restent ouverts aux opérations financières, encore faut-il être bien conseillé. «MS est la seule banque à avoir joué un rôle de lead sur les deux plus grosses IPO reportées à Hong Kong lors de la dernière décennie», selon son message confraternel.
BOULE DE CRISTAL Une année pour l’investissement en immobilier d’entreprise européen toute en promesse. Selon les estimations de Savills, 2019 serait certes en baisse de 13 % par rapport à l’année précédente, un millésime exceptionnel, néanmoins, les volumes d’investissement devraient atteindre 219 milliards d’euros. Et parmi les trois grands marchés de destination (Grande Bretagne, France et Allemagne), l’Hexagone est en bonne voie pour rééditer son exploit de 2018, année durant laquelle il avait atteint un niveau inédit (32,8 milliards d’euros). Le conseil note que les flux investis ont accéléré au 2e trimestre, permettant au marché de frôler la barre des 14 milliards d’euros de transactions. Un dynamisme qui doit beaucoup aux investisseurs internationaux. Leur part est passée en un an de 48 % à 51 % des flux d’investissement. Le premier semestre de l’année a notamment été marqué par la percée des investisseurs coréens, à l’origine de 19 % des volumes investis en région parisienne.
…de dollars. C’est le montant record détenu par les investisseurs étrangers en obligations chinoises. Depuis l’inclusion début avril des titres souverains libellés en renminbi dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate, les flux d’achats ont fortement progressé, notamment via le Bond Connect. Le mouvement devrait s’accélérer avec l’inclusion des obligations crédit dans d’autres indices. L’IIF rappelle pourtant que les non-résidents restent prudents, en raison de la faible liquidité. Ils détiennent à peine plus de 2 % du marché.
La Commission européenne a lancé une enquête approfondie sur le fonctionnement de sa place de marché, malgré l’accord conclu avec l’Allemagne et l’Autriche.
Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a annoncé mercredi plusieurs changements à sa direction. Christophe Frankel, le directeur financier, va prendre en charge les risques en tant que chief risk officer. Il sera remplacé par Kalin Anev Janse, actuel secrétaire général, également en charge du programme de financement du fonds de secours européen. Sofie De Beule-Roloff, aujourd’hui DRH, entrera au comité de direction du MES comme directrice des opérations (COO). Nicola Giammaroli, responsable de la stratégie et des relations institutionnelles, assumera le secrétariat général.
Les prix à la consommation au Royaume-Uni ont progressé de 2% sur un an en juin, comme durant le mois précédent, mais les coûts de fabrication ont reculé pour la première fois depuis trois ans, montrent des données publiées hier par l’Office national de la statistique (ONS). Dans le secteur manufacturier, les coûts des matières premières, en grande partie importées, ont reculé de 0,3% en juin sur un an, leur première baisse depuis trois ans. Les prix producteurs ont ainsi diminué de 0,1% d’un mois sur l’autre et progressé de 1,6% sur un an, soit le taux le plus bas depuis septembre 2016.
Les ministres des Finances du G7 se sont mis d’accord mercredi sur le principe d’une taxation minimale des sociétés, mais sans fixer de taux plancher, a indiqué la présidence française. «Nous devons fixer un taux à un moment donné, mais il est trop tôt pour décider», a indiqué une source française, citée par Reuters, au terme de la première journée de réunion à Chantilly (Oise) des ministres des Finances du G7, en allusion au projet porté par la France et l’Allemagne, soutenu par les Etats-Unis, de fixer un impôt minimal pour les sociétés. La présidence française du G7 s’est donné pour objectif de «mettre fin à l'évasion fiscale» qui «permet à des multinationales de réaliser des profits à un endroit et de les déplacer à un autre où les niveaux de taxation sont inférieurs».
Les agences de régulation américaines (Fed, FDIC, OCC) ont annoncé hier qu’elles ne prendraient pas de mesure liée à la règle Volcker à l’égard de certains fonds étrangers pour une période supplémentaire de deux ans. Elles prévoient d’alléger cette règle interdisant aux banques de spéculer pour compte propre et de détenir des intérêts dans les hedge funds et fonds de private equity, mais ne souhaitent plus intégrer à la réforme certains fonds étrangers, alors qu’elles avaient annoncé précédemment un traitement similaire.
L'économie des Etats-Unis a continué de croître à un rythme «modeste» ces dernières semaines et ses perspectives sont «généralement positives» malgré les incertitudes liées aux tensions commerciales, selon le Livre beige sur l'état de la conjoncture récente, publié mercredi par la Réserve fédérale. Le rythme de l’inflation a été «de stable à légèrement en baisse» par rapport à la période précédente et le marché du travail reste tendu malgré un léger ralentissement de la croissance de l’emploi, selon le document. Le Livre dresse un tableau d’une économie américaine globalement en bonne santé avant la réunion monétaire des 30 et 31 juillet, au terme de laquelle la banque centrale devrait pourtant annoncer, selon les attentes du marché, qu’elle baisse ses taux d’intérêt.
La production manufacturière a progressé en juin de +0,4%, pour un deuxième mois consécutif aux Etats-Unis, selon les données publiées mardi par la Réserve fédérale. C’est deux fois plus que le consensus Reuters, après une hausse de +0,2% en mai. Portée par la production de voitures et de pièces détachées automobiles, la hausse de juin, la plus forte depuis décembre, apaise les craintes entourant le secteur industriel américain, mais la production a baissé de 2,2% sur le deuxième trimestre, au plus bas depuis avril-juin 2016. Le département du Commerce a aussi annoncé mardi que les ventes au détail avaient progressé de 0,4% en juin, tirées par une augmentation des achats de voitures et d’autres biens.
Jean-Paul Delevoye doit présenter jeudi ses propositions pour le futur régime universel. La Cour des comptes a livré un rapport critique sur les régimes spéciaux.
L’excédent commercial de l’Union européenne (UE) vis-à-vis des Etats-Unis s’est élevé à 62,1 milliards d’euros entre janvier et mai 2019 contre 55,4 milliards sur la période comparable de 2018, a annoncé hier Eurostat. Le déficit avec la Chine a de son côté atteint 76,7 milliards d’euros contre 69,2 milliards. Globalement, le déficit commercial des Vingt-Huit s’est élevé à 14,2 milliards d’euros sur les cinq premiers mois de 2019, contre 9,9 milliards un an auparavant. Les importations énergétiques, surtout de Russie et de Norvège, en sont la principale cause.
Convalescente, la banque italienne a dû consentir un rendement supérieur à 10% sur des titres tier 2. Un doublement par rapport à sa dernière émission subordonnée.
L’Autorité de la concurrence vient de donner son feu vert sans conditions au rachat de Nature & Découvertes par Fnac Darty. Si les enseignes sont présentes toutes les deux sur la vente en magasins et en ligne de livres et jouets, l’Autorité a pu écarter tout risque d’atteinte à la concurrence sur les marchés de la vente au détail de livres et de jouets dans l’ensemble des zones de chalandise où sont implantés des magasins Nature & Découvertes. Elle estime également que l’opération n’est pas de nature à renforcer significativement le pouvoir de négociation de la nouvelle entité auprès des gestionnaires de centres commerciaux.
L’Allemagne a compté plus de 83 millions d’habitants l’an dernier, un record dû en grande partie à l’immigration en provenance d’Europe de l’Est, selon l’Office fédéral de la statistique (OFS). Le solde migratoire de l’Allemagne est tombé à 400.000 personnes en 2018, contre 416.000 en 2017. Les autres Etats membres de l’Union européenne étaient la principale source d’origine des nouveaux arrivants (202.000 personnes), avec en tête la Roumanie (68.000), devant la Croatie (29.000), la Bulgarie (27.000) et la Pologne (20.000). Vieillissement de la population et faible taux de natalité réduiraient encore la force de travail ces prochaines décennies outre-Rhin.
Le moral des investisseurs allemands s’est beaucoup altéré en juillet en raison d’un conflit commercial persistant entre la Chine et les Etats-Unis : l’indice publié mardi par l’institut de recherche économique ZEW a chuté à -24,5 ce mois-ci, bien plus qu’anticipé et plus encore qu’en juin (-21,1). Cet indicateur pessimiste serait dû au tassement permanent du carnet de commandes de l’industrie, confirmé par le ministère de l’Economie, alors que la croissance n’est attendue qu’à +0,5% cette année.