Le régulateur australien a émis des réserves sur la vente par AB InBev, premier brasseur mondial, de sa filiale australienne Carlton & United Breweries (CUB) au japonais Asahi, compromettant cette opération de 11,3 milliards de dollars (10,2 milliards d’euros). Le groupe belgo-brésilien entend utiliser la quasi-totalité du produit de la cession pour rembourser une dette de quelque 100 milliards de dollars aggravée par l’acquisition du géant britannique de la bière SABMiller en 2016. Il espère sceller la cession de CUB au premier trimestre 2020.
L’Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué, jeudi dans son rapport mensuel, que, «en dépit des réductions supplémentaires de production par l’Opep+ et d’une baisse à 2,1 millions de barils par jour (mbj) de nos prévisions sur la croissance de la production des pays hors Opep en 2020, les stocks mondiaux de pétrole pourraient s’accroître de 700.000 barils par jour au premier trimestre». L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d’autres pays producteurs, dont la Russie, sont convenus la semaine dernière de réduire de 500.000 barils par jour supplémentaires (de -1,2 à -1,7 mbj) leur production de pétrole au premier trimestre de l’année prochaine afin de rééquilibrer le marché et de soutenir les prix. Mais ils n’ont pris aucun engagement au-delà de mars.
L’Autorité de la concurrence vient d’autoriser le rachat de la participation du chinois Casil Europe au capital de l’aéroport de Toulouse-Blagnac (ATB) par Eiffage sans conditions particulières.
La Banque de Turquie a baissé ses taux de 200 points de base ce matin, à 12%, un peu plus que prévu. Le consensus établi par Reuters prévoyait une baisse de 150 points de base.
La Banque nationale suisse (BNS) a maintenu jeudi son taux directeur à -0,75% et le taux d’intérêt négatif appliqué aux dépôts à vue en disant rester disposée à intervenir au besoin, car «les risques de révision à la baisse tendent toujours à l’emporter pour l'économie mondiale». «Pour l’essentiel, ils restent imputables aux tensions commerciales et à la possibilité que la faiblesse persistante de l’industrie se propage à l’ensemble de l’activité économique», ajoute le communiqué. La BNS se dit prête à être active sur le marché des changes pour limiter les pressions à la hausse sur le franc suisse, qui a pris 3% face à l’euro depuis le début de l’année.
Les commandes d'équipements industriels au Japon ont chuté de 6% en octobre en rythme mensuel. Une baisse inattendue, les économistes anticipant une progression de 0,9%. Il s’agit du quatrième mois de baisse consécutive et de la plus longue période de déclin depuis dix ans.
Ardian a annoncé ce 11 décembre la future acquisition auprès de Crédit Mutuel Equity d’une participation minoritaire dans le groupe Nutripack, l’un des principaux fabricants d’emballages pour l’industrie alimentaire dont la famille fondatrice restera actionnaire majoritaire. Fondée en 1990 dans le nord de la France par Pierre Berthe, Nutripack est une entreprise familiale dirigée par son fils Philippe Berthe, président directeur général. Au fil des années, l’entreprise s’est positionnée comme un leader européen de la fabrication d’emballages rigides offrant à la fois des emballages traditionnels sous la marque Nutripack (pour l’industrie agroalimentaire et la restauration collective) et des solutions écologiques sous la marque Ecocup (gobelets réutilisables pour les événements, la restauration et le secteur de la boisson). Le groupe emploie environ 680 personnes réparties dans sept pays européens et au Canada, et possède huit sites de production. «Nous sommes (…) ravis de l’opportunité de poursuivre notre projet d’entreprise responsable et innovante avec Ardian, qui va nous aider à accélérer notre développement et le déploiement de notre offre d’emballages écoresponsables (réutilisables, biosourcés, etc.). Forts du soutien renouvelé de nos banques de financement, nous allons également continuer notre politique d’acquisition sélective qui est au cœur de notre stratégie », a commenté Philippe Berthe, cité dans un communiqué.
COMPROMIS Alors que la présidente de la Commission Ursula von der Leyen (photo) s’apprête à détailler son « Green Deal », quelques obstacles ont été retirés de son chemin au cours des derniers jours.
Dans le sillage des tensions de septembre et des mesures de la Fed, le comportement du marché du « repo » sera scruté par les observateurs en cette fin d’année.
On ne verra plus sa haute silhouette (2,03 mètres) dans les conférences financières internationales. Grand serviteur des Etats-Unis, Paul Volcker est décédé à 92 ans, après avoir officié auprès de plusieurs présidents américains et laissé une trace indélébile dans l’histoire des politiques monétaires. Nommé à la tête de la Fed par Jimmy Carter en 1979, il avait vaincu l’inflation à deux chiffres au prix d’une remontée massive de taux et d’une récession tout aussi sévère, sans céder aux pressions politiques. Trente ans plus tard, c’est à la « règle Volcker » qu’il a laissé son nom, pour tirer les leçons de la grande crise financière et limiter la prise de risque dans les banques. Dans ses mémoires, publiées l’an dernier, il s’inquiétait du niveau de dette dans l’économie, et des mauvaises habitudes que les financiers sont si prompts à reprendre...
C’est en milliards d’euros la barre que le marché obligataire vert devrait franchir d’ici la fin de 2020 selon les experts du gestionnaire d’actifs NN IP. En plein essor, le marché des obligations vertes sera comme cette année soutenu par une augmentation significative des émissions d’entreprises, notamment industrielles et technologiques, tandis que plusieurs pays lanceront leur programme l’an prochain. C’est notamment le cas de l’Italie,de la Suède et de l’Allemagne, qui émettra un premier green bond de 10 milliards d’euros. Le marché des green bonds, qui a été animé cette année par la France, devrait franchir ce mois-ci le cap des 500 milliards d’euros d’encours.
INQUIÉTUDES Alors que le S&P 500 a touché fin novembre un nouveau plus-haut historique, les experts de la firme Oxford Analytics s’inquiètent de la surévaluation des actifs par rapport aux fondamentaux. Fondés sur la valorisation de trois classes d’actifs (actions, obligations, prix immobiliers) par rapport aux fondamentaux économiques (croissance, inflation, démographie), leurs calculs pointent ainsi une surévaluation de l’ordre de 10 %. Problème, ce niveau s’approche ou dépasse ceux atteints au début des années 1990 et 2000, puis en 2007, « avec un pic un à deux ans avant chacun de ces trois ralentissements économiques ». Premier de cordée, le marché actions américain afficherait un niveau supérieur de 35 % à sa fair value selon leur modèle.
Quand le monde des hedge funds rencontre celui de l’immobilier de luxe… Steven Schonfeld, fondateur-dirigeant du hedge fund new-yorkais Schonfeld Strategic Advisors, vient de réaliser une transaction immobilière record dans l’état de Floride en acquérant pour 111 millions de dollars une propriété de 2,5 hectares à Palm Beach. Face à l’océan, le domaine au doux nom de « La Rêverie » affiche plus de 6.500 mètres carrés habitables, 22 salles de bain, une piste de bowling, un SPA, un espace dédié aux glaces... Le financier a précisé qu’il n’avait pas prévu, avec son épouse et ses trois filles, de quitter New York pour aller vivre dans sa nouvelle demeure, qui sera leur résidence de vacances. Construit en 2001, le “mégahome” de style français (selon les Américains) est situé sur un tronçon privé appelé le « billionaire’s row ». Steven Schonfeld aura en effet pour riches voisins : Donald Trump, ainsi que Ken Griffin, Paul Tudor Jones et Steve Schwarzman, respectivement patrons des hedge funds Citadel, Tudor Investment Corporation et Blackstone. De sympathiques barbecues en perspective...
La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi après la décision de la Réserve fédérale (Fed) de maintenir ses taux inchangés et ne pas envisager de durcissement de sa politique monétaire l’année prochaine. La perspective du maintien d’une politique accommodante de la part de la banque centrale a notamment alimenté l’appétit pour les actifs risqués. En clôture, l’indice Dow Jones a gagné 0,1%, l’indice S&P 500 +0,3%, et l’indice Nasdaq a pris 0,4%. Les investisseurs restent par ailleurs suspendus à l'évolution des négociations commerciales avec la Chine et au possible report des nouvelles surtaxes douanières américaines prévues pour dimanche.
La plus grande entreprise chinoise d’espaces de bureaux partagés, Ucommune, a déposé mercredi, un prospectus d’introduction en Bourse auprès du régulateur boursier américain, la SEC, quelques semaines après que son équivalent américain, WeWork, a brutalement retiré son projet d’IPO, en septembre. Le document préliminaire ne donne pas de détails sur la taille de l’introduction. Ucommune a des espaces partagés dans 200 localisations à travers 44 villes, dont Pékin, Shanghai, Hong Kong, Los Angeles et New York. La société a réalisé une perte nette de 572,8 millions de yuans (73 millions d’euros) pour les neuf premiers mois de l’année 2019, et un chiffre d’affaires de 874,6 millions de yuans. Ucommune prévoit d'être cotée au New York Stock Exchange.
Le chef de file des socialistes espagnols, Pedro Sanchez, a dit mercredi avoir accepté de mener des discussions avec les autres formations politiques, à la demande du Roi, afin de former un gouvernement sur la base d’une majorité qui demeure difficile à trouver au vu de la fragmentation du Parlement. Le processus devrait durer plusieurs semaines. Le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) est arrivé en tête des élections anticipées du 10 novembre - les quatrièmes depuis 2015 - mais avec seulement 120 sièges sur 350, un total qui ne lui permet pas de gouverner seul. Le scrutin a été marqué par une poussée du parti d’extrême droite Vox, un regain de forme du Parti populaire (PP, droite) et une érosion de Podemos, principale formation de la gauche radicale.
Le Canada n’attendra pas nécessairement tous les autres pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avant d’imposer une taxe sur les Gafa (Google, Amazon, Facebook, Apple). Le ministre du Patrimoine canadien, Steven Guilbeault, dit que ce sera une question de mois. Les pays du G7 ont convenu de s’entendre en 2020 sur une taxe internationale pour les Gafa. Cela n’a toutefois pas empêché la France de légiférer l’été dernier pour imposer à la hauteur de 3% le chiffre d’affaires de ces entreprises réalisé sur son territoire. «Est-ce que tout le monde va avancer à la même vitesse? Pas nécessairement, et je pense qu’on n’a pas besoin d’attendre nécessairement que tout le monde le fasse pour le faire ici», estime Steven Guilbeault, cité par Reuters.
Des syndicats ont menacé d'amplifier le mouvement social après la présentation du projet de réforme. Si le Medef voit «un bon système pour équilibrer le régime», il note un flou sur l'Agirc-Arrco.