«Cette crise provoquera une chute du PIB italien proche ou supérieure à 5 %. Des pourcentages que nous n’avons jamais vus dans notre vie», a constaté amèrement Innocenzo Cipolletta, président de l’association italienne du private equity et du venture capital, qui présentait lundi les chiffres du secteur de 2019. Actuellement, tout le monde cherche à mettre les entreprises en sécurité et à les préparer au rebond attendu en 2021, relate Il Sole 24 Ore. Les fonds de private equity, qui détiennent environ 1.200 entreprises en Italie, aident les sociétés à éviter une crise de liquidité. «Nous travaillons sur la liquidité et sur la trésorerie, profitant aussi des financements mis en place par le gouvernement. Dans cette situation, nous ne mettons pas en œuvre des opérations de croissance, mais de défense». En 2019, le private equity et le venture capital italiens ont connu un ralentissement après une année 2018 record. Les montants investis se sont établis à 7,2 milliards d’euros, en retrait de 26 % sur un an, tandis que la collecte a chuté de 54 % à 1,6 milliard d’euros.