Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui s’apprête à déclarer l'état d’urgence pour une durée d’un mois à Tokyo et dans six autres préfectures, a annoncé que son gouvernement allait mettre 108.000 milliards de yens (989 milliards de dollars) sur la table afin de limiter l’impact économique de la crise sanitaire liée au coronavirus. Selon Reuters, plus de 6.000 milliards seront versés aux ménages et aux entreprises et l’Etat dépensera en outre 26.000 milliards pour leur permettre notamment de reporter des paiements de taxes. Pour financer le plan de soutien, le Japon émettrait de nouvelles obligations à hauteur 16.000 milliards de yens.
Après une semaine au cours de laquelle les marchés du pétrole ont accueilli positivement une fois sur deux les annonces de Donald Trump selon lesquelles l’Arabie saoudite et la Russie étaient proches d’un accord afin de réduire la production d’or noir, les cours ont de nouveau chuté lundi, malgré des annonces similaires, du côté russe cette fois. Le président du fonds souverain russe, Kirill Dmitriev, qui négocie aussi avec l’Opep, a annoncé un accord «très très proche». Malgré cela, le contrat mai 2020 sur le brut WTI a de nouveau perdu -5,6% à 26,60 dollars/baril lundi, tandis que le contrat juin 2020 sur le Brent a baissé de -3,7%, à 32,70 dollars/baril. Une réunion de l’Opep+ était prévue lundi, mais a finalementété repoussée à jeudi.
L’Argentine devrait repousser les paiements liés aux 10 milliards de dollars de dette régie par la loi locale jusqu’à la fin de l’année, selon un décret publié dimanche. Le texte ne prévoit pas en revanche de suspension sur les 70 milliards de dollars de dettes émises dans d’autres droits qui font l’objet de discussions avec les créanciers internationaux en vue d’une restructuration (y compris la dette externe de droit local). Avec la suspension des paiements sur la dette en droit locale, le pays veut se donner des marges financières pour faire face à ses obligations sur les dettes externes en droit étranger.
L’Autriche va autoriser les petits commerces à rouvrir la semaine prochaine, première étape vers la fin du confinement imposé face à la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé ce lundi le chancelier Sebastian Kurz. Mais à la condition que la population continue à respecter plus généralement les autres mesures de confinement. Le port du masque, déjà requis dans les supermarchés, va être élargi pour concerner également les transports publics et les petits commerces, a précisé son ministre de la Santé, Rudolf Anschober. Un foulard ou un châle seront tolérés à la place du masque.
Acofi Gestion a cédé à EOS Holding et au Groupe Romande Energie, via sa filiale Romande Energie France, deux portefeuilles d’actifs photovoltaïques et éoliens en exploitation situés en France continentale. Cette cession a été réalisée le 27 mars 2020 pour le compte de son fonds Transition Energétique France, qui a désormais cédé plus de 75% de ses actifs. Le premier portefeuille est constitué de plusieurs centrales photovoltaïques au sol pour une puissance de 48 mégawatts (MW). Le deuxième portefeuille d’une puissance de 78 MW est constitué de 3 parcs éoliens pour une puissance de 37 MW et d’un ensemble diversifié d’actifs photovoltaïques. Ces actifs produisent chaque année 195 GWh d’énergie verte soit la consommation de plus de 39.000 foyers et permettront d’éviter ainsi l’émission de 114.700 tonnes de CO2. Ces actifs avaient été acquis entre 2014 et 2017 dans le cadre d’acquisitions majoritaires par le fonds Transition Energétique France. Au terme de cette cession, le fonds Transition Energétique France aura cédé plus de 75% de son portefeuille initial de 180 MW d’actifs en énergie renouvelable situés en France Métropolitaine : " Avec cette opération, Acofi poursuit la stratégie de cession de l’ensemble de ces actifs photovoltaïques et éoliens de son 1er fonds dédié aux énergies renouvelables (...)», commentePhilippe Garrel, directeur du fonds. Dans le cadre de cette transaction, EOS Holding fait l’acquisition d’une participation de 100% dans l’ensemble ENRTEF 1 et de 29% dans la société Groupement Solaire Cestas 2 détenant 4 des 25 tranches de la centrale solaire de Cestas. Cette transaction avec Acofi Gestion permet à EOS Holding de disposer désormais d’une capacité d’environ 475 MW. Dans le cadre de cette transaction, Romande Energie fait l’acquisition d’une participation de 51% dans la société Groupement Solaire Cestas 2.
L’Argentine devrait repousser les paiements liés aux 10 milliards de dollars de dette régie par la loi locale et ce jusqu’à la fin de l’année. Cette possibilité est prévue par un décret publié hier. Le texte ne prévoit pas en revanche de suspension sur les 70 milliards de dollars de dettes émises dans d’autres droits qui font l’objet de discussions avec les créanciers internationaux en vue d’une restructuration (y compris la dette externe de droit local).
L’Autriche va autoriser les petits commerces à rouvrir la semaine prochaine, première étape vers la fin du confinement imposé face à la propagation du nouveau coronavirus, a annoncé ce lundi le chancelier Sebastian Kurz. Le chef du gouvernement a souligné au cours d’une conférence de presse que cette mesure ne pourrait être prise qu'à la condition que la population continue à respecter plus généralement les autres mesures de confinement.
Après une semaine au cours de laquelle les marchés du pétrole ont accueilli positivement une fois sur deux les annonces de Donald Trump selon lesquelles l’Arabie saoudite et la Russie étaient proches d’un accord afin de réduire la production d’or noir, les cours ont de nouveau chuté lundi, malgré des annonces similaires, du côté russe cette fois.
Le moral des investisseurs en zone euro est tombé en avril à son plus bas niveau historique face à la perspective d’une grave récession liée à l'épidémie de coronavirus, montre l’enquête mensuelle de l’institut Sentix publiée ce lundi. Son indice de confiance pour la zone euro a chuté à -42,9 après -17,1 en mars. Les économistes prévoyaient en moyenne un niveau de -30,3.
Les marchés actions européens enregistrent des gains prononcés lundi matin, les investisseurs étant encouragés par le ralentissement du nombre de nouveaux décès recensés dans les pays les plus durement touchés par la pandémie de coronavirus sur le Vieux Continent.
Contaminé par le Covid-19, le Premier ministre Boris Johnson est hospitalisé depuis dimanche soir pour subir des examens et par « mesure de précaution », a annoncé lundi matin son équipe, tout en assurant qu’il « reste aux commandes ».
Le gouvernement italien doit approuver aujourd’hui le décret en faveur de garanties publiques pouvant aller jusqu'à 100%, selon les montants, sur les prêts des banques aux entreprises. Cette garantie serait apportée par la Cassa Depositi e Prestiti (CDP) et son agence de crédit export (Sace) jusqu’à 200 milliards d’euros, selon un projet de décret vu par Reuters. Sur les 200 milliards d’euros, 30 milliards d’euros seraient destinés aux PME italiennes. Le Trésor créerait en outre un fonds dédié de 1 milliard d’euros pour des garanties destinées à atténuer l’impact économique du coronavirus dans l’urgence.
L'économie française devrait subir cette année sa pire contraction depuis 1945, a déclaré lundi le ministre de l’Economie et des Finances, Bruno Le Maire lors d’une audition en visioconférence devant une commission du Sénat : «Le chiffre de croissance le plus mauvais qui ait été fait par la France depuis 1945 c’est en 2009, après la grande crise financière de 2008: -2,2%».
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, qui s’apprête à déclarer l'état d’urgence pour une durée d’un mois à Tokyo et dans six autres préfectures, a annoncé que son gouvernement allait mettre 108.000 milliards de yens (989 milliards de dollars) sur la table afin de limiter l’impact économique de la crise sanitaire liée au coronavirus.
L’Opep et la Russie ont reporté une réunion prévue lundi pendant laquelle il devaient discuter d’une baisse sans précédent de l’offre mondiale de pétrole pour soutenir les cours, selon l’agence Reuters, sur fond de dispute entre la Russie et l’Arabie saoudite. L’Opep et ses alliés cherchent à conclure un accord sur une baisse de production équivalant à 10% de la demande globale, a-t-on appris de source proche de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Une réunion des pays membres du cartel et d’autres grands producteurs, dont la Russie, était prévue lundi à ce sujet, mais Moscou et Ryad se rejettent la responsabilité de la chute des cours du brut. Vladimir Poutine a accusé vendredi l’Arabie saoudite d’avoir déclenché la guerre des prix, ce qui a entraîné une vive réponse de Ryad samedi.
Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a déclaré vendredi au Parlement que le plan de soutien à l'économie destiné à compenser l’impact du coronavirus serait déployé cette semaine. Il comprendra des fonds pour l’achat de matériel médical, un nouveau programme d’aides aux petites entreprises ayant connu une chute de leurs ventes et des versements ciblés aux ménages devant faire face à un net déclin de leurs revenus. Le gouvernement va aussi inciter les banques commerciales à répondre avec flexibilité aux demandes de report des remboursements de crédits.
Dans un courrier à ses 1.700 investisseurs en début de semaine, le Mécanisme européen de stabilité (MES/ESM) a annoncé qu’il introduira au deuxième trimestre un nouveau programme d’obligations à 12 mois. Ces titres seront également éligibles dans le cadre du programme d’achat d’urgence PEPP lancé par la Banque centrale européenne (BCE) pour répondre à la pandémie de coronavirus. Les premières enchères commenceront le 15 avril, puis le deuxième mardi de chaque mois ensuite. Le MES, qui gère également le fonds de sauvetage FESF créé en 2010 et qu’il a relayé à partir de 2013, a pu boucler normalement son programme de financement du premier trimestre. Le dispositif, qui a permis de prêter aux Etats en difficulté près de 300 milliards d’euros, conserve encore 410 milliards de capacité de prêts disponibles.
Le taux de chômage a été multiplié par six en Norvège en mars, à 14,7% de la population active, selon l’agence locale pour l’emploi (Labour and Welfare Agency). C’est le niveau de chômage le plus élevé jamais atteint dans le pays dont une grande partie de l’activité a été stoppée il y a trois semaines pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Parmi ces chômeurs, un tiers le sont à temps partiel.
Le moratoire de six mois sur les remboursements d'emprunts immobiliers met les agences Fannie Mae et Freddie Mac sous tension, de même que les gestionnaires de prêts.
La Banque centrale européenne (BCE) a acheté pour 1,5 milliard d’euros de papier commercial au cours de la première journée de mise en oeuvre de son programme d’interventions sur ce marché, encourageant ainsi de nouvelles émissions, ont déclaré vendredi son vice-président, Luis de Guindos, et Isabel Schnabel, membre de son directoire. La BCE a commencé la semaine précédente à acheter du papier commercial non-financier dans le cadre de son plan de son Programme d’achats d’urgence pandémique (PEPS) de 750 milliards. Elle estime à environ 75 milliards d’euros la taille du marché du papier commercial.
L’agence de notation Standard & Poor’s a laissé inchangée sa note sur la dette souveraine française vendredi à «AA» et maintenu une perspective stable. S&P prévoit une contraction d’environ 1,7% du produit intérieur brut (PIB) français en 2020 en raison de l’impact de la pandémie, avant un rebond en 2021. Cette récession et le coût des mesures gouvernementales visant à limiter l’impact économique du Covid-19 devraient creuser le déficit budgétaire à 4,3% du PIB en 2020 et la dette publique globale à plus de 100% du PIB. En supposant six semaines de confinement, S&P estime que la consommation en France devrait reculer de 1% environ sur l’ensemble de cette année tandis que les exportations et les importations baisseraient de 5,6% et 3,9% respectivement.
Le taux de chômage a été multiplié par six en Norvège en mars, à 14,7% de la population active, selon l’agence locale pour l’emploi (Labour and Welfare Agency). C’est le niveau de chômage le plus élevé jamais atteint dans le pays dont une grande partie de l’activité a été stoppée il y a trois semaines pour faire face à l’épidémie de coronavirus. Parmi ces chômeurs, un tiers le sont à temps partiel.
Fannie Mae et Freddie Mac, les deux principales agences américaines de refinancement hypothécaire, pourraient nécessiter un nouveau sauvetage public dans les prochaines semaines en raison de l’impact du coronavirus sur la capacité de remboursement des emprunteurs. Les deux groupes, qui assurent le refinancement d’environ 40% des prêts à l’immobilier américain, ont les ressources suffisantes pour résister à un confinement d’environ 12 semaines, a indiqué Mark Calabria, directeur de la Federal Housing Finance Agency, au Financial Times.
Dans un courrier à ses 1.700 investisseurs en début de semaine, le Mécanisme européen de stabilité (MES/ESM) a annoncé qu’il introduira au deuxième trimestre un nouveau programme d’obligations à 12 mois. «Dans l’environnement actuel, les risques de liquidité ont augmenté. L’environnement de taux bas et leur volatilité accrue ont une incidence sur nos exigences en matière de garanties. L’ajout d’une nouvelle gamme de créances contribuera à gérer ces exigences de manière fluide et en même temps nous permettra de réduire potentiellement les volumes des créances à 3 et 6 mois», explique Kalin Anev Janse, son directeur financier. Ces titres seront également éligibles dans le cadre du programme d’achat d’urgence PEPP lancé par la Banque centrale européenne (BCE) pour répondre à la pandémie de coronavirus. Les premières enchères commenceront le 15 avril, puis le deuxième mardi de chaque mois ensuite.
Les marchés financiers se préparent à des tractations importantes sur le front du pétrole la semaine prochaine, qui sera raccourcie, les marchés étant fermés vendredi de part et d’autre de l’Atlantique pour le vendredi de Pâques. Le rythme de la propagation de la pandémie de coronavirus continuera d'être scruté de près, de même que les indicateurs statistiques permettant d’affiner l’ampleur de l’impact de la crise sanitaire sur les principales économies.