La prévision gouvernementale d’une croissance économique de 6% cette année en France n’est pas hors d’atteinte, a déclaré jeudi Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, lors d’une intervention à la conférence Reuters Next. «Je suis vraiment assez confiant sur le fait que la deuxième partie de 2021 sera bonne pour l'économie française», a-t-il dit. Le ministre de l’Economie avait déjà qualifié en début de semaine la prévision de croissance de la France pour 2021 de «défi», estimant qu’elle dépendrait de la rapidité du déploiement de la vaccination contre le Covid.
L'économie allemande s’est contractée de 5% en 2020 en raison des mesures prises pour freiner la propagation du coronavirus, selon la première estimation publiée jeudi par Destatis, l’office fédéral de la statistique. C’est quasiment conforme aux attentes du consensus (-5,1%). Cette contraction est moins sévère que celle subie pendant la crise financière (-5,7% en 2009). Destatis précise que l'économie a certainement stagné au quatrième trimestre, ce qui suggère que la première économie européenne a jusqu'à présent réussi à limiter l’impact de la deuxième vague de la pandémie. L’office estime l’acquis de croissance de l'économie en fin d’année à +1,5%, une dynamique qui devrait favoriser un rebond pour 2021 en dépit des mesures de confinement plus strictes.
Le président élu américain Joe Biden pourrait dévoiler jeudi soir un plan de relance bien plus ambitieux pour compenser l’impact de la crise, avec un ensemble budgétaire de l’ordre de 2.000 milliards de dollars, ont déclaré à CNN des proches de l’équipe démocrate. L’un deux a précisé que le futur président cherche à «viser la Lune» dans son approche face aux dégâts économiques de la crise sanitaire.
Les exportations de la Chine ont progressé en décembre à un rythme plus lent que le mois précédent mais ont battu les attentes alors que la demande mondiale pour les produits manufacturés est restée solide, tandis que la croissance des importations s’est accélérée d’après les statistiques des douanes chinoises. Les exportations ont progressé le mois dernier de 18,1% en rythme annuel, alors que les économistes interrogés par Reuters anticipaient une hausse de 15% après un bond de 21,1% en novembre. Les importations ont augmenté en décembre de 6,5%, un rythme plus important qu’en novembre (+4,5%) et qu’anticipé par les économistes.
Inquiétudes. 2020, année terrible ? Pas pour les marchés financiers qui, malgré les angoisses économiques et sanitaires, ont affiché des performances parfois très positives. Un contraste qui « suscite des interrogations sur la prise en compte de ces incertitudes par le marché », résume la Banque de France dans son rapport sur les risques du système financier, publié le 7 janvier. Après une chute de 30 % en mars, le S&P 500 affiche ainsi fin décembre +12 % sur l’année. En parallèle, les valorisations prix/bénéfices atteignent des niveaux supérieurs à leur moyenne de long terme. Certes, le phénomène est particulièrement visible aux Etats Unis. Mais, prévient l’institution, « à la suite de l’éclatement de la crise sanitaire, l’impact des chocs sur les indices américains sur tous les autres marchés s’est renforcé ». L’envolée des indices américains renforce donc les incertitudes sur les indices d’autres pays. Le rapport trouve cependant quelques bonnes raisons à ces cours record. Les entreprises ont mieux résisté que prévu au choc de mars, et les taux bas soutiennent les valorisations. L’environnement est aussi propice aux valeurs technologiques et de croissance, dont le poids est important. « Depuis la crise financière de 2008, la hausse des cours boursiers ne semble pas liée à une forme d’exubérance irrationnelle », résume la Banque de France.
Est-ce la goutte d’eau qui fait déborder le vase de la big tech ? En fermant indéfiniment le compte de Donald Trump après l’assaut de ses partisans sur le Capitole, Twitter (photo), Facebook et leurs concurrents ont mis tout le secteur sur la sellette. En s’arrogeant le droit de contrôler les contenus qu’ils diffusent, alors qu’ils déclinaient jusqu’à présent toute responsabilité en la matière, les réseaux sociaux et messageries instantanées s’exposent à un tour de vis réglementaire. La chancelière allemande Angela Merkel et le commissaire européen Thierry Breton, pourtant peu suspects de sympathie à l’égard du président américain sortant, sont parmi les premiers à avoir critiqué la mainmise de ces entreprises privées sur la liberté d’expression.
La hausse des dépenses publiques liées à la crise du Covid-19, notamment les allocations versées aux chômeurs, a fait bondir le déficit budgétaire des Etats-Unis à un niveau record entre octobre et décembre, selon les données publiées mercredi par le Trésor. Sur cette période, qui correspond au premier trimestre de l’exercice budgétaire 2021, le déficit a augmenté de 61% par rapport à la même période l’an passé, pour atteindre 573 milliards de dollars (471 milliards d’euros), un montant jamais vu sur un trimestre. Les recettes sont certes restées sensiblement identiques, à 803 milliards de dollars, mais les dépenses ont augmenté de 18% à près de 1,4 milliard, un niveau record aussi.
Le régulateur français des banques et des assurances a annoncé mercredi avoir répertorié 1.081 sites ou entités «proposant, en France, des crédits, des livrets d'épargne, des services de paiement ou des contrats d’assurance sans y être autorisés» en 2020. L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), nom de ce superviseur, incite d’autant plus à la prudence que «plus de 40%» des offres frauduleuses «usurpent l’identité d’un établissement ou d’un intermédiaire financier dûment autorisé à commercialiser de tels produits», selon un communiqué. Cette liste noire répertoriant les escrocs est disponible sur le site de l’ACPR, mais le régulateur rappelle qu’elle n’est pas exhaustive. Ce n’est pas la première fois que le régulateur alerte au sujet des nombreuses arnaques qui fleurissent sur internet, à la sophistication très variable: sur les 1.081 acteurs répertoriés en 2020, 361 l’ont été au dernier trimestre.
La Banque centrale européenne (BCE) prévoit toujours un rebond économique malgré les nouvelles restrictions mises en place dans plusieurs pays de la zone euro à condition que ces mesures soient levées d’ici fin mars, a déclaré mercredi sa présidente, Christine Lagarde, lors d’une conférence organisée par Reuters. Lors de sa réunion de décembre, l’institut d’émission avait indiqué s’attendre à un rebond de la croissance économique en zone euro de 3,9% en 2021 (après une contraction de 7,3% en 2020). Un maintien des restrictions de l’activité économique au deuxième trimestre serait «une préoccupation», a-t-elle ajouté, tout en soulignant que la BCE ajusterait le montant de l’enveloppe du programme d’achats d’urgence face la pandémie (PEPP) si nécessaire.
L’action Lenovo a clôturé mercredi en hausse de 9,7% sur la Bourse de Hong Kong, tirant parti de l’intention manifestée par le fabricant d’ordinateurs d’entrer à la Bourse de Shanghai en émettant des certificats de dépôt chinois. Lenovo allonge ainsi la liste des entreprises technologiques chinoises qui cherchent à coter leurs actions sur leur marché d’origine en raison d’incertitudes géopolitiques croissantes. Son activité connaît une forte croissance, portée par un bond de la demande d’ordinateurs dans le contexte de la pandémie.
La présidente estonienne, Kersti Kaljulaid, a demandé mercredi à la cheffe de l’opposition Kaja Kallas de former le prochain gouvernement à la suite de la démission du Premier ministre Jüri Ratas, dont le parti est visé par une enquête sur un projet de développement immobilier à Tallinn, la capitale du pays balte. Kaja Kallas dirige le Parti de la réforme (centre droit), arrivé en tête des élections législatives de 2019 sans parvenir à gouverner, le centriste Jüri Ratas ayant conservé le pouvoir en constituant une coalition avec les conservateurs et l’extrême droite. Les prochaines élections sont programmées en mars 2023.
La Commission européenne a annoncé mercredi avoir autorisé sous conditions le rachat du spécialiste de l’information financière et des terminaux Refinitiv par London Stock Exchange Group (LSEG), l’opérateur de la Bourse de Londres. «Les engagements proposés par cette dernière garantiront que les marchés resteront ouverts et concurrentiels et que l’acquisition n’entraînera pas de hausse des prix ni de réduction du choix et de l’innovation en ce qui concerne ces produits», a déclaré Margrethe Vestager, la commissaire européenne en charge de la Concurrence, citée dans un communiqué. LSEG a confirmé avoir reçu l’approbation sous conditions de Bruxelles. La Commission avait ouvert en juin une enquête approfondie sur cette transaction, craignant notamment qu’elle pose des problèmes de concurrence sur le marché de la négociation électronique de titres d’Etats européens.
L’Allemagne ne pourra pas lever dès le début du mois de février toutes les restrictions mises en place pour tenter d’enrayer l'épidémie de coronavirus, a déclaré mercredi le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn, jugeant qu’il allait falloir continuer à limiter les contacts pendant encore deux ou trois mois. La chancelière Angela Merkel a déclaré mardi que les 8 à 10 semaines à venir seraient très difficiles si la variante britannique du coronavirus se propageait davantage en Allemagne, selon un participant à une réunion avec des députés de l’Union chrétienne démocrate (CDU), sa formation politique.
La tendance se confirme : 2020 a été une bonne année pour l’immobilier. Le secteur a résisté, envers et contre tout. La crise sanitaire et les recommandations du Haut conseil de stabilité financière (HCSF) n’auront pas eu raison du marché qui a enregistré 980.000 transactions selon les prévisions de la Fédération nationale de l’immobilier (Fnaim).
La première économie de la zone euro ne pourra pas lever dès le début du mois de février toutes les restrictions mises en place pour tenter d’enrayer l'épidémie de coronavirus, a déclaré mercredi le ministre allemand de la Santé, Jens Spahn jugeant qu’il allait falloir continuer à limiter les contacts pendant encore deux ou trois mois. La chancelière Angela Merkel a déclaré mardi que les huit à dix semaines à venir seraient très difficiles si la variante britannique du coronavirus se propageait davantage en Allemagne, selon un participant à une réunion avec des députés de l’Union chrétienne démocrate (CDU), sa formation politique. Le ministre des Finances, Olaf Scholz, a pour sa part renouvelé l’engagement du gouvernement à continuer à soutenir les entreprises touchées par la pandémie aussi longtemps que nécessaire.
L’action Lenovo a clôturé mercredi en hausse de 9,7% sur la Bourse de Hong Kong, tirant parti de l’intention manifestée par le fabricant d’ordinateurs d’entrer à la Bourse de Shanghai en émettant des certificats de dépôt chinois. Lenovo allonge ainsi la liste des entreprises technologiques chinoises qui cherchent à coter leurs actions sur leur marché d’origine en raison d’incertitudes géopolitiques croissantes. Son activité connaît une forte croissance, portée par un bond de la demande d’ordinateurs dans le contexte de la pandémie, après des années de ralentissement des ventes de PC dû à la saturation du marché mondial.
La Banque centrale européenne (BCE) prévoit toujours un rebond économique malgré les nouvelles restrictions mises en place dans plusieurs pays de la zone euro ces dernières semaines à condition que ces mesures soient levées d’ici à la fin du mois de mars, a déclaré mercredi sa présidente, Christine Lagarde, lors d’une conférence organisée par Reuters.
La Commission européenne a annoncé mercredi avoir autorisé sous certaines conditions le rachat du spécialiste de l’information financière et des terminaux Refinitiv par London Stock Exchange Group (LSEG), l’opérateur de la Bourse de Londres.
La Banque centrale européenne (BCE) maintiendra aussi longtemps que nécessaire des conditions monétaires favorables dans la zone euro et surveille donc les effets négatifs sur l’inflation de l’appréciation actuelle de la monnaie unique face aux autres grandes devises, a déclaré mercredi, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau lors d’une audition par la commission des Finances de l’Assemblée nationale.