Softbank est en passe de boucler un emprunt de 4 milliards de dollars auprès du fonds Apollo Global Management, alors que le conglomérat japonais est en quête d’argent frais pour couvrir la perte de valeur de son portefeuille et poursuivre le rythme effréné de ses investissements. Apollo et sa filiale d’assurance Athene Holding seront à la tête du groupe qui prêtera les fonds à Softbank et seront rejoints par des fonds de placement et des institutions financières, selon le Wall Street Journal. Depuis sa création, Vision Fund a investi près de 40 milliards de dollars dans quelque 150 entreprises, telles que le géant du commerce électronique indien Flipkart et la banque en ligne Revolut. En novembre, Softbank a fait part d’une perte trimestrielle de 3,5 milliards de dollars, plusieurs de ses actifs ayant été affectés par le tour de vis réglementaire des autorités chinoises contre les sociétés technologiques.
Les obligations relance commencent à essaimer. Tikehau Capital a en effet annoncé sa participation à l’investissement du fonds Obligations Relance pour un montant de 17 millions d’euros dans le cadre d’un investissement global de près de 40 millions d’euros de l’équipementier automobile français Trèves, spécialisé dans l’intérieur du véhicule et de son environnement acoustique. Dans un communiqué à part, le groupe Trèves spécifie avoir émis 34 millions en obligations relance, assurant qu’il s’agit de la première en France alors que le même jour, le groupe Scutum, entreprise spécialisée dans la sûreté-sécurité, a communiqué sur une émission d’obligations relance de 17 millions d’euros. Trèves indique que son obligation a aussiété souscrite par Eurazeo IM. «Cet investissement a pour objectif d’apporter à l’équipementier Trèves et à sa nouvelle équipe de direction, les moyens nécessaires pour poursuivre le travail de réorganisation et le développement de l’entreprise, notamment au travers d’opérations de croissance externe.», explique le communiqué de Tikehau. Celui de Trèves fait aussi mention d’un renforcement de ses fonds propres parmi par ses actionnaires (la famille Trèves, le fonds Avenir automobile géré par Bpifrance) et d’un refinancement de sa dette senior auprès de ses prêteurs actuels (la Banque Européenne d’Investissement et un pool bancaire senior coordonné par la Banque Internationale à Luxembourg en tant qu’agent et comprenant la Banque Internationale à Luxembourg, Bank of China et les fonds Tikehau et Zencap). Pour rappel, les obligations relance font partie du plan de de relance français visant à renforcer les fonds propres des entreprises affectées par la crise Covid. Le fonds «Obligations Relance», bénéficie de la garantie de l’Etat à hauteur de 30%. Il a levé 1,7 milliard d’euros auprès de dix-neuf assureurs et de la Caisse des Dépôts. Les obligations relance sont distribuées par sept sociétés de gestion (dont Tikehau) regroupant trente-trois acteurs de la gestion d’actifs. Elles sont assimilables à des quasi-fonds propres et seront remboursées au bout de huit ans. Le taux d’intérêt des obligations est compris entre 5 et 7%. L’atteinte d’objectifs de type ESG et l’augmentation des fonds propres sont des critères qui permettront aux PME-ETI de baisser leur taux d’emprunt. Dans ce cadre, ce nouveau financement pour Trèves est conditionné à l’atteinte de critères de performance ESG tels que l’utilisation de matériaux recyclés ou le caractère recyclable des produits finis. Trèves emploie 4.200 personnes et est présente dans 16 pays à travers le monde.
Alors que l'écoute des musiques en streaming progresse partout dans le monde, les fonds d’investissement comptent bien en profiter. L’américain KKR et le groupe de production musicale BMG, ont annoncé dans un communiqué commun l’acquisition des droits musicaux du groupe de rock ZZ Top qui a vendu plus de 50 millions d’albums dans le monde depuis ses débuts il y a 50 ans. KKR et BMG avaient annoncé en mars dernier leur association sur le marché en pleine croissance de la propriété intellectuelle musicale. L’accord concernant ZZ Top comprend le rachat du catalogue d'édition du groupe et de ses revenus issus des redevances d’enregistrement et d’exploitation. Auparavant, BMG était coéditeur et administrateur du catalogue d'édition de ZZ Top, célèbre notamment pour son look distinctif, sa sonorité inspirée du blues-rock et son célèbre tube «La Grange». KKR investit dans le catalogue par le biais de ses fonds et véhicules d’investissement en crédit privé et détiendra les droits sur la musique par le biais de sa plateforme Chord Music Partners, récemment lancée.
La restructuration de la dette fait monter Alcentra, Fidera et Atream en première ligne au capital, reléguant le fondateur Gérard Brémond au rang de minoritaire.
Eramet a annoncé mardi avoir identifié une fraude financière au sein de sa gestion de trésorerie au siège du groupe. « Eramet va porter plainte auprès des autorités pénales et a pris les mesures disciplinaires d’effet immédiat à l’encontre du personnel identifié », a indiqué le groupe minier dans un communiqué.
Lors du fixing de décembre, la Banque populaire de Chine (PBoC) a réduit son taux préférentiel de prêt (loan prime rate, LPR) à 1 an de 5 points de base (pb), à 3,80%. Il s’agit de la première baisse de ce type depuis avril 2020. L’objectif : soutenir une croissance de l’économie en ralentissement dans un contexte de problèmes d’endettement immobilier et de Covid-19 persistant. Cette annonce fait suite à une décision de la banque centrale d’abaisser le 15 décembre de 50 pb le ratio des réserves obligatoires (RRR), ce qui a libéré 1.200 milliards de yuans (166 milliards d’euros) de liquidités à long terme. Dans le même temps, le taux LPR à 5 ans est resté inchangé, à 4,65%, suggérant que Pékin préfère ne pas utiliser à nouveau le secteur immobilier pour stimuler la croissance économique. Les décideurs politiques devraient assouplir davantage leur politique monétaire en 2022, certains analystes prédisant une nouvelle baisse de 45 pb du LPR à 1 an au cours de l’exercice.
L’Assemblée nationale et le Sénat ont adopté, avant promulgation par le président de la République le 17 décembre, la loi qui permet de ratifier la réforme du Mécanisme européen de stabilité (MES) entre les 19 Etats de la zone euro. Pour rappel, cette révision, actée début 2021, avait été chaotique, à cause des débats politiques en Italie où la Ligue «euro-sceptique» de Matteo Salvini craignait que le pays ne soit stigmatisé (et ses taux d’emprunt dans la foulée) par une procédure de restructuration des dettes souveraines ainsi facilitée.
La livre turque a plongé lundi à un nouveau plus bas record de 17,6 face au dollar américain, alors que les inquiétudes concernant la politique économique de taux bas de la banque centrale (CBRT) malgré un contexte d’inflation galopante ont été exacerbées par le président. Tayyip Erdogan a souhaité prendre la défense de la politique actuelle en déclarant pendant le week-end qu’elle faisait partie d’une «guerre d’indépendance économique» réussie, qu’il avait abaissé l’inflation de la Turquie à environ 4% auparavant et qu’il y parviendrait à nouveau. La livre a perdu plus de la moitié de sa valeur cette année, la banque centrale ayant réduit son taux directeur de 500 points de base (pb) même après que l’inflation a atteint 21,3% en novembre, bien au-dessus de l’objectif d’environ 5%.
Les contrats à terme sur le soja à Chicago se sont échangés autour de 12,8 dollars/boisseau en raison d’une offre qui devrait être fortement réduite par les températures très élevées attendues en Argentine dans les prochains jours, suivies de pluies modérées à fortes. Il s’agit d’un plus haut depuis fin septembre, même si on reste loin du record de la décennie de 16,55 dollars/boisseau au printemps. Ces annonces surviennent après un avertissement récent concernant l’impact de la sécheresse en Argentine sur la production. En même temps, les données économiques ont montré une hausse des importations de soja par la Chine, que ce soit en provenance des Etats-Unis en novembre, alors que les perturbations sur les exportations dues à l’ouragan Ida se sont estompées, ou du Brésil, premier fournisseur de Pékin.
Le candidat de gauche Gabriel Boric a remporté le second tour de l’élection présidentielle organisé dimanche au Chili, avec près de 56% des voix, contre 44% au rival d’extrême droite Jose Antonio Kast. Le scrutin intervenait deux ans après le mouvement de contestation dénonçant les inégalités sociales - et avec d’importantes divisions sur les modèles économique, sécuritaire et social à adopter. Ces manifestations avaient débouché sur la rédaction, toujours en cours, d’une nouvelle Constitution destinée à remplacer celle datant de la dictature d’Augusto Pinochet. Le président sortant de centre droit, Sebastian Pinera, quittera le pouvoir en mars. Les deux candidats, qui ont modéré leurs positions entre les deux tours, marquent une rupture avec la tradition centriste dans l’ère démocratique chilienne. Gabriel Boric, 35 ans et ex-chef de file des manifestations étudiantes en 2011, va devoir gouverner avec l’opposition alors qu’aucun camp ne dispose de la majorité dans un Congrès fragmenté. Les investisseurs internationaux vont être très attentifs.
Si les marchés européens restent sensibles aux nouvelles sur l’épidémie de coronavirus, la politique américaine a sans doute également pesé sur les marchés lundi.
Geneo Partenaires, société de gestion indépendante, et Scutum Group, entreprise spécialisée dans la sûreté-sécurité en Europe, ont annoncé vendredi la mise en place d’une des premières Obligations Relance, dans le cadre du programme souscrit par les assureurs et partiellement garanti par l’Etat. Le montant de l’obligation atteint 17 millions d’euros. Pressenti lors du lancement du dispositif, les fonds financeront de la croissance externe.Comme le permet l’architecture des obligations Relance, Scutum Group pourra bonifier son taux d‘intérêt selon des critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Geneo Partenaires a inclus un indicateur contractuel dans la documentation des obligations Relance pour assurer l’atteinte de cet objectif à fort impact positif.
La Banque du Japon (BoJ) a réduit vendredi ses programmes d’urgence mis en place pour lutter contre la pandémie, justifiant sa décision par l’amélioration des conditions financières. Elle a toutefois maintenu sa politique monétaire ultra-accommodante et notamment reconduit l’aide financière aux PME. Elle a reconduit ses programmes d’urgence en cas de pandémie pour six mois en modifiant leurs conditions afin de s’assurer que les banques commerciales continuent d’acheminer des fonds vers les petites entreprises. Elle a maintenu son objectif de taux à court terme à -0,1% et celui des rendements obligataires à 10 ans autour de 0%.
Le taux d’inflation dans la zone euro a bien atteint 4,9% sur un an en novembre, son plus haut niveau jamais enregistré, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, selon Eurostat. Par rapport à octobre, les prix à la consommation dans les 19 pays ayant adopté la monnaie unique affichent une hausse de 0,4%, alors que la première estimation publiée fin novembre était de 0,5%. Les plus fortes contributions à la hausse des prix en rythme annuel restent celles de l’énergie (+2,57 points de pourcentage), des services (+1,16 point) et des biens industriels hors énergie (+0,64 point).
Les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement et les nouvelles restrictions contre la pandémie de Covid-19 vont peser sur l'économie en Allemagne en début d’année prochaine, a annoncé vendredi la Bundesbank. Celle-ci prévoit désormais une hausse de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2022, contre 5,2% attendu il y a six mois et 4,6% prévu par la Commission européenne. Pour 2023, la banque centrale a en revanche relevé sa prévision de croissance à 3,2% contre 1,7% en juin, ce qui suggère que l’expansion économique sera seulement retardée. Concernant l’inflation, sa prévision est fixée à 3,6% pour 2022, et 2,2% pour 2023 et 2024.
La monnaie turque s’est enfoncée vendredi davantage encore, dévissant de 8%, à un creux historique, après que la banque centrale a une nouvelle fois baissé ses taux d’intérêtalors que le pays est confronté à une spirale inflationniste. L’institution financière a eu beau indiquer qu’il s’agissait de la dernière baisse de ce cycle d’assouplissement monétaire, les investisseurs semblent en douter. Vendredi, la banque centrale est intervenue sur les marchés pour la soutenir. C’est la cinquième fois depuis le début du mois qu’elle mène une telle action pour lutter contre ce qu’elle qualifie de «prix malsains» sur le marché des changes. La monnaie turque accuse, depuis le début de l’année, une baisse de près de 55% face au dollar,dont 37% au cours du mois écoulé.
La Banque d’Espagne a révisé en baisse vendredi ses prévisions de croissance pour cette année et l’année prochaine. La reprise économique a ralenti au quatrième trimestre, le pays étant touché par les goulets d'étranglement de la chaîne d’approvisionnement, la hausse de l’inflation et une nouvelle vague de contagion au Covid-19, explique cette dernière. Après une chute record de 10,8 % l’année dernière, la Banque d’Espagne s’attend désormais à ce que le produit intérieur brut (PIB) augmente de 4,5 % en 2021, en baisse par rapport à son estimation de 6,3 % en septembre. La croissance devrait s’accélérer à 5,4% en 2022.
Les investisseurs internationaux ont investi 31,6 milliards de dollars dans les fonds actions sur la semaine au 12 décembre, selon le «Flow Show», le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research réalisé avec les données d’EPFR. Il s’agit du montant le plus élevé de ces trois derniers mois. Les investisseurs ont plébiscité les fonds actions américaines, qui ont engrangé 33,4 milliards de dollars, soit le plus haut niveau de ces treize dernières semaines. Plus précisément, les flux se sont orientés vers les grandes capitalisations (+10,8 milliards de dollars), la value (9,5 milliards de dollars), les petites capitalisations (8,6 milliards de dollars) et la croissance (1,4 milliard de dollars). Les fonds actions européennes n’ont pas eu le même succès. Ils voient sortir 63 millions de dollars. Les fonds actions émergentes sont aussi dans le rouge, à hauteur de 2,4 milliards de dollars. S’agissant des thématiques actions, les investisseurs ont privilégié la technologie, avec 4,4 milliards de dollars de collecte, devant la consommation (2,5 milliards de dollars) et la santé (1,4 milliard de dollars). Dans le même temps, les investisseurs se sont détournés des fonds monétaires. Ces derniers ont vu sortir 39,8 milliards de dollars, alors qu’ils avaient drainé quelque 200 milliards de dollars ces sept dernières semaines. Les fonds obligataires ont aussi accusé des sorties nettes, à hauteur de 2,9 milliards de dollars. La décollecte a notamment concerné les fonds d’obligations investment grade, qui ont accusé des rachats nets de 6,4 milliards de dollars, soit le niveau le plus élevé depuis mars 2021. En revanche, les fonds d’obligations d’Etat ont enregistré leur plus forte collecte depuis juillet 2020, avec 3,6 milliards de dollars.
La Banque d’Espagne a révisé en baisse vendredi ses prévisions de croissance pour cette année et l’année prochaine. La reprise économique a ralenti au quatrième trimestre, le pays étant touché par les goulets d'étranglement de la chaîne d’approvisionnement, la hausse de l’inflation et une nouvelle vague de contagion au Covid-19, explique cette dernière.
C’est un puits sans fond. La monnaie turque s’est enfoncée vendredi davantage encore, dévissant de 8%, à un creux historique, après que la banque centrale a une nouvelle fois baissé ses taux d’intérêtalors que le pays est confronté à une spirale inflationniste. L’institution financière a eu beau indiquer qu’il s’agissait de la dernière baisse de ce cycle d’assouplissement monétaire, les investisseurs semblent en douter.
Le taux d’inflation dans la zone euro a bien atteint 4,9% sur un an en novembre, son plus haut niveau jamais enregistré, toujours sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, montrent les chiffres publiés vendredi par Eurostat, qui confirment sa première estimation.
Les goulets d'étranglement dans les chaînes d’approvisionnement et les nouvelles restrictions contre la pandémie de Covid-19 vont peser sur l'économie en Allemagne en début d’année prochaine, a annoncé vendredi la Bundesbank. Celle-ci prévoit désormais une hausse de 4,2% du produit intérieur brut (PIB) en 2022, contre 5,2% attendu il y a six mois et 4,6% prévu par la Commission européenne. Pour 2023, la banque centrale a en revanche relevé sa prévision de croissance à 3,2% contre 1,7% en juin, ce qui suggère que l’expansion économique sera seulement retardée.
La banque centrale de Russie a fortement relevé son taux directeur à 8,5% vendredi. Il s’agit de la septième hausse cette année. L’institution monétaire cherche, à l’instar des autres marchés émergents à maîtriser une inflation obstinément élevée. Elle n’a pas exclu de nouvelles hausses de taux.
La Banque du Japon (BoJ) a réduit vendredi ses programmes d’urgence mis en place pour lutter contre la pandémie, justifiant sa décision par l’amélioration des conditions financières. Elle a toutefois maintenu sa politique monétaire ultra-accommodante et notamment reconduit l’aide financière aux petites entreprises.