Le LME, la Bourse des métaux londonienne, réfléchit à interdire les échanges de métaux extraits en Russie. Concrètement, l’organisme compte d’abord consulter ses membres avant de prendre une décision. Les producteurs Rusal, qui fournit 6% de l’offre mondiale d’aluminium, et Nornickel, qui représente 7% de l’extraction de nickel dans le monde, pourraient se voir interdire de vendre leurs métaux sur la Bourse. Bloomberg rapporte par ailleurs que la majorité des entreprises européennes, qui renégocient leurs contrats d’approvisionnement en matières premières en ce moment, ne souhaitent plus acheter de métal russe, ce qui fait craindre qu’une partie de l’offre ne reste bloquée sur la Bourse, incapable de trouver preneur. L’aluminium avait gagné 5,1% dans l’après-midi, à 2.232 dollars la tonne, tandis que le nickel stoppait sa chute amorcée la semaine dernière, perdant 0,1% à 21.693 dollars la tonne.
Le yuan est remonté aujourd’hui à 7,12 yuan/dollar, après avoir touché son point le plus bas depuis 14 ans hier. Les marchés ont réagi aux commentaires de la banque centrale (PBoC), qui a déclaré que la stabilisation du marché des changes était sa priorité. Par ailleurs, la PBoC a indiqué à plusieurs banques détenues par l’Etat de se préparer à vendre du dollar, selon des sources citées par Reuters. Une intervention sur le marché des changes semble donc se dessiner, d’autres mesures prises par les autorités ces dernières semaines n’ayant pas réussi à enrayer la dépréciation de la devise.
Les prix à la production industrielle ont augmenté de 40,1% en glissement annuel en août en Italie, un record jamais enregistré, après une progression de 36,9% en juillet, selon les données de l’Istat.
Le gouvernement français veut privilégier «le dialogue et la concertation» pour préparer un texte de loi dédié à la réforme des retraites qui sera mis au point d’ici Noël en vue d’un passage au Parlement début 2023, a déclaré à l’AFP la Première ministre Elisabeth Borne. Elle s’expirmait après un dîner de travail de la majorité à l’Elysée mercredi soir.
Le climat économique de la zone euro plonge en septembre. L’indice mensuel du sentiment économique publié par la Commission européenne est tombé à 93,7 points en septembre, contre 97,3 en août, à travers l’ensemble des secteurs économiques. L’inflation, qui touche l’ensemble des pans de l’économie, est responsable de la dégradation du sentiment. La confiance des ménages est passée de -25,0 à -28,8 points, les consommateurs s’attendant à une détérioration de leur situation financière au cours des prochains mois et prévoyant de réduire leurs projets d’achats importants.
L’ensemble des prix à la consommation en Espagne ont augmenté de 9,0% en glissement annuel en septembre, contre 10,5% le mois précédent, selon des données préliminaires de l’Institut national de la statistique espagnol (INE) publiées aujourd’hui et relayées par Reuters. Il s’agit de la plus faible hausse depuis mai. L’inflation de base s’est établie à 6,2 % en glissement annuel, contre 6,4 % en août.
L’investisseur milliardaire Ken Griffin prévient qu’il y aura une récession aux Etats-Unis et estime que la Federal Reserve doit faire plus pour contenir l’inflation, écrit le Financial Times. «Tout le monde aime prédire des récessions et il y en aura bien une», a-t-il déclaré lors de la conférence de CNBC Delivering Alpha à New York, mercredi. «La question est juste de savoir quand, et, honnêtement, quelle intensité». Une récession pourrait avoir lieu dès l’année prochaine, selon lui. Le hedge fund de Ken Griffin est l’un des plus performants du secteur cette année.
Risque. Le marché pour l’actif le plus sûr du monde, d’une taille de 25.000 milliards de dollars, est un géant aux pieds d’argile. Si la liquidité est bonne lorsque tout va bien, celle-ci s’évapore dès que les conditions se tendent. Les Treasuries sont échangés de gré à gré, et non électroniquement comme le sont les actions. Un tel fonctionnement repose sur les banques (dealers), seules à avoir accès aux émissions primaires de titres et seules capables de mener à bien ces transactions – or lorsque les risques augmentent, leur capacité à réaliser ces transactions, qui comportent une part de risque, diminue. Le durcissement des conditions monétaires n’arrange pas les choses : outre la remontée des taux, qui créé de la volatilité, la Réserve fédérale (photo) a cessé d’acheter des titres obligataires, supprimant la demande artificielle qui avait pu soutenir le marché. Pimco s’est donc penché sur la question et propose trois solutions :
Sans répit. Le yen est à son plus bas niveau depuis 24 ans face au dollar. Mais si la faiblesse de la devise nippone avait historiquement profité à l’économie japonaise, en améliorant les marges des entreprises, la situation est aujourd’hui bien différente. Côté entreprises, l’affaiblissement du yen permet de rendre les exportations plus compétitives, tout en augmentant la valeur des bénéfices rapatriés de l’étranger. Mais si le chiffre d’affaires doit s’améliorer, il sera contraint par une remontée des coûts. Près d’un quart de la production s’est déplacée à l’étranger depuis 2011, qu’il faut financer en devises locales. Côté ménages, la faiblesse du yen rend les importations d’énergie et de denrées alimentaires plus coûteuses, d’autant que les salaires ne suivent pas. Même le tourisme n’apportera pas de répit : l’accès au pays pour les visiteurs étrangers reste contraint par les règles prises durant la pandémie.
C’est ce qui s’appelle parier sur l’avenir. Le nouveau gouvernement Truss au Royaume-Uni mise sur l’innovation pour stimuler la croissance, un peu comme tout le monde. Sauf qu’il va commencer par enlever les limitations des frais prélevés par les fonds de pension pour gérer les retraites. Le détail n’est pas encore connu. Mais quand on songe aux risques que les salariés sont déjà encouragés à prendre outre-Atlantique en ayant déjà tout loisir de récupérer leurs cotisations retraite pour les placer selon leur inspiration, alors même que la complexité des marchés doit beaucoup à des places comme celle de Londres, il est difficile de ne pas craindre de mauvaises surprises pour l’épargnant. Richard Thaler, prix Nobel 2017, a mis en évidence les tendances de l’épargnant à ne pas se comporter rationnellement, à manquer de self-control… apparemment, les gouvernements sont exposés aux mêmes risques !
Les jeux de fantasy football, où l’objectif est de rassembler l’équipe virtuelle idéale, ont la cote. Une raison suffisante pour le fournisseur de recherche économique MacroPolo de proposer une version un peu moins glamour, mais aux enjeux beaucoup plus importants (quoique…) – « The Selectorate » –, qui permet de constituer le Politburo de ses rêves.
Marchés. Les émissions d’obligations avec objectifs de développement durable (sustainability linked bonds, SLB) gagnent du terrain. Au premier semestre 2022, les émissions SLB ont atteint 147 milliards de dollars et représenté 10 % du total des émissions obligataires ESG, indique Sustainable Fitch dans un rapport récent sur le sujet. Assorties d’objectifs ambitieux, précis et chiffrés à moyen et long terme, ces opérations ne sont plus l’apanage des secteurs de l’énergie, des services aux collectivités, des émetteurs souverains ou financiers. On a vu par exemple le groupe Teleperformance SE réaliser une émission de 500 millions d’euros en juin dernier. Le marché ne différencie pas encore les ambitions et la qualité des émetteurs, comme l’atteste le renchérissement du coupon quand les indicateurs clés ne sont pas atteints, uniformément fixé à 0,25 %. Mais l’Association internationale des marchés de capitaux (Icma) travaille à des propositions en ce sens. Signe du dynamisme du marché, des émetteurs d’un type nouveau, véhicules de titrisation ou émetteurs de titres à court terme, commencent à réaliser des opérations SLB.
Le coût de la dette française estimé en 2023 devrait être équivalent aux 51,2 milliards qui seront payés en 2022, selon le projet de loi de Finances présenté le 26 septembre. Mais la facture est déjà en nette hausse par rapport à la charge de 38,5 milliards passée l’an dernier. Cet écart reflète avant tout l’effet de l’inflation sur le coût des titre indexés. L’impact de la hausse des taux, lui, se fera sentir de manière cumulative lors des prochaines années. En moins d’un an, les rendements à 10 ans de la dette française sont passés de 0 % à 2,7 %. Ce niveau est déjà supérieur à l’hypothèse de 2,6 % à fin 2023 retenue par l’Agence France Trésor dans son plan de financement, qui prévoit un montant record de 270 milliards d’euros d’émissions de dette à moyen et long terme l’an prochain.
La fusion juridique, réalisée le 1er octobre, concrétise le modèle de banque intégrée du groupe, explique à L'Agefi Patrick Colle, responsable de Securities Services.
Le géant de l’énergie va augmenter ses investissements. Il compte faire progresser son dividende et met en garde la France contre une taxation de ses «superprofits».
Le prix plafond suivrait les tendances du marché, en restant légèrement plus élevé que ceux des autres grands importateurs. La formule ne convainc pas tout le monde.
Les appels de marges peuvent devenir systémiques pour les retraites et plus largement les marchés, d'où l'intervention mercredi de la Banque d'Angleterre.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a présenté mercredi une nouvelle série de sanctions visant la Russie afin que cette dernière «paye le prix» de la nouvelle escalade qu’elle a provoquée en organisant des «simulacres de référendums» dans les régions qu’elle occupe en Ukraine.
Le pétrolier maintient son programme de rachat d'actions 2022 à 7 milliards de dollars mais les actionnaires toucheront un coupon spécial en fin d'année.