L’effet Trump! A nouveau très optimistes, les investisseurs voient la croissance en rose. Début décembre, ils sont 57% en net à prévoir une amélioration des perspectives économiques, un pourcentage jamais vu depuis 19 mois, contre seulement 35% en novembre et les perspectives d’inflation se retrouvent à leur plus haut niveau depuis douze ans, selon le dernier sondage Bank of America Merrill Lynch réalisé entre les 2 et 8 décembre auprès d’un échantillon de 173 clients représentant des actifs sous gestion cumulés de 473 milliards de dollars. Du coup, les poches de cash continuent de diminuer, à 4,8% en décembre, contre 5% en novembre et 5,8% en octobre.Plus d’un investisseur sur deux (54% contre 44% un mois plus tôt) estime que la rotation vers les cycliques et les secteurs liés à l’inflation va se poursuivre en 2017, soutenue par un dollar fort et la remontée des taux d’intérêt. Les actions américaines prennent du poids dans les allocations, avec 15% des investisseurs surpondérés sur la classe d’actifs contre seulement 4% un mois plus tôt. L’engouement pour les actions japonaises se retrouve aussi à des niveaux très élevés, 21% des investisseurs étant surpondérés sur la classe d’actifs alors qu’ils étaient sous-pondérés à hauteur de 5% en net le mois précédent.Les deux plus gros risques évoqués par les investisseurs sont l'éclatement de l’Union européenne et un krach obligataire, ce qui se traduit par des expositions très réduites à l’Union européenne et à l’obligataire. «Avec des perspectives de croissance, d’inflation et de bénéfices corporate à leurs plus hauts niveaux depuis plusieurs années, Wall Street lance un signal fort qui est très optimiste», estime Michael Hartnett, chief investment strategist chez BofA Merrill Lynch.Cela dit, les investisseurs sont sous-pondérés sur les actions européennes pour la première fois depuis cinq mois. «Malgré l’amélioration des perspectives sur la croissance et l’inflation européennes, les investisseurs internationaux continuent d'éviter les actions européennes en raison des inquiétudes sur la poursuite de la désintégration de l’Union européenne ou des faillites bancaires», indique Manish Kabra, stratégiste quantitatif sur les actions européennes.