Invité mercredi à Hongkong par Credit Suisse, l’ex-président français Nicolas Sarkozy a fait salle comble, rapporte le quotidien suisse Le Temps. «Je connais mal l’Union européenne, alors je suis venu pour avoir un diagnostic sur son état de santé», glisse une cliente chinoise de la banque qui organise cette semaine sa vingtième conférence en Asie sur l’investissement. Nicolas Sarkozy a regretté «l’erreur» du Brexit, pour l’Europe qui perd la deuxième économie de la région, ainsi que pour ses «amis anglais». «Comment peut-on avoir la langue du monde, avoir l’ambition, comme la Suisse (sourire), d’être une capitale de la finance mondiale, et quitter l’Europe?», s’est-il interrogé en répondant à Tidjane Thiam, directeur général de Credit Suisse. La solution de l’ancien chef d’Etat pour sauver l’Europe ? «Il n’y a qu’une seule façon d’arranger les choses: que les Européens préparent un nouveau traité, une nouvelle organisation [de l’UE], et permettent aux Anglais de voter à nouveau». Il considère l’Union européenne, qui fête en ce moment ses soixante ans, plus que jamais «nécessaire».