Partout dans le monde, le regain d’appétit pour les actions observé au quatrième trimestre s’est confirmé au premier trimestre 2017. Les fonds d’actions des marchés développés ont ainsi enregistré une collecte nette de 96,3 milliards de dollars au premier trimestre, à comparer à une collecte de 35,78 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016 et à des sorties nettes de près de 190 milliards de dollars sur l’ensemble de 2016, selon les statistiques communiquées par le spécialiste de l'évolution des flux EPFR Global. Une étude de Bank of America Merrill Lynch relève pour sa part la suprématie de la gestion passive. Les ETF actions ont attiré au premier trimestre 141 milliards de dollars alors que les fonds communs traditionnels («mutual funds») ont subi des rachats de 39 milliards de dollars. Et sur les dix dernières années, les fonds gérés passivement (actions et obligations) ont engrangé 2.900 milliards de dollars alors que les fonds gérés activement ont été confrontés à 1.300 milliards de dollars de rachats.Cela dit, l’appétit pour les actions a notamment repris le dessus au Japon où les flux cumulés du premier trimestre totalisent 24,15 milliards de dollars alors qu’ils étaient encore inférieurs à 150 millions de dollars au quatrième trimestre. En Europe également, malgré les incertitudes politiques, le trimestre s’est conclu sur une collecte nette de 719 millions de dollars qui fait suite à des sorties nettes de près de 9,5 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016. Sans parler des flux nets négatifs de l’année 2016 qui avaient dépassé les 113 milliards de dollars. L’appétit pour les actions américaines a connu quelques pannes au premier trimestre en raison des incertitudes entourant la mise en œuvre effective des promesses électorales de Donald Trump mais les fonds dédiés ont encore engrangé près de 34 milliards de dollars au premier trimestre contre 41 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016.Du côté des pays émergents, les fonds d’actions ont également terminé en territoire positif, sur une collecte nette de 11,36 milliards de dollars après des sorties nettes de près de 8 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016. Les flux dans les fonds dédiés aux actions du groupe des BRIC sont notamment beaucoup plus constants, avec des entrées nettes durant huit des quatorze premières semaines de l’année, relève EPFR Global qui rappelle les très faibles performances des années précédentes (seulement onze semaines de flux positifs sur l’ensemble de 2016 entre autres). Côté obligataire, les flux, négatifs de 3,43 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016, sont revenus en territoire positif au premier trimestre avec des entrées nettes de plus de 93 milliards de dollars, la plupart des grandes catégories ayant attiré des souscripteurs. Les fonds d’obligations high yield ont ainsi engrangé 3 milliards de dollars au premier trimestre , soit presque le montant total des entrées sur l’année 2016. Après une collecte de 9,9 milliards de dollars au quatrième trimestre 2016, les fonds d’obligations indexées sur l’inflation sont restées très demandés au premier trimestre, avec des entrées nettes de près de 8 milliards de dollars. Autres fonds très recherchés, ceux dédiés aux prêts bancaires qui ont encore attiré 15,6 milliards de dollars au premier trimestre après 14,22 milliards au quatrième trimestre 2016. Les fonds «total return» et les fonds d’obligations en catégorie d’investissement, boudés au quatrième trimestre 2016 (respectivement -6 milliards et -1,2 milliard) ont bouclé le premier trimestre 2017 sur des entrées nettes de respectivement 17,17 milliards de dollars et 22,34 milliards de dollars.