Le fonds 360 Capital va lancer sur Euronext un Spac dédié à la tech
La vogue des Spac, ces sociétés coquilles vides créées pour lever de l’argent en vue de réaliser des acquisitions, se confirme dans l’Hexagone. Le fonds de capital-risque 360 Capital va lancer avec plusieurs partenaires un Spac (Special purpose acquisition company) dédié aux entreprises technologiques européennes à la Bourse de Paris. Il compte ainsi profiter de l’engouement croissant en Europe pour ce véhicule financier populaire aux Etats-Unis.
360 Capital s’est déjà distingué dans ce secteur, ayant investi dans plusieurs pépites de la tech françaises, telles Leetchi, Sophia Genetics ou Innoviz.
Avec ce Spac, il veut passer à la vitesse supérieure. Il ambitionne de lever 250 millions d’euros à travers la cotation de ce Spac, baptisé «360 Disruptech EU», sur le compartiment professionnel d’Euronext, rapportait jeudi soir Reuters. De fait, ce n’est qu'à partir du moment où les 250 millions seront levés sur Euronext que le Spac pourra se lancer dans des acquisitions. Il aura pour objectif de mener des acquisitions dans le secteur en plein essor de la tech en Europe, avec en ligne de mire des jeunes pousses ayant une valorisation comprise entre un et quatre milliards d’euros.
«On voudrait pouvoir annoncer une combinaison d’ici l'été», a déclaré à Reuters Fausto Boni, associé du fonds et président du Spac. Il espère donc pouvoir accompagner une entreprise technologique française sur Euronext courant 2021.
Le Spac est porté par les associés du fonds, Fausto Boni, Nader Sabbaghian et François Tison, et des membres de son conseil d’administration, dont auquel Flavio Valeri (DEA Capital, Deutsche Bank), Francesca Fiore (Spencer Stuart, Vodafone), selon Les Echos. Y participeront aussi plusieurs entrepreneurs, comme Céline Lazorthes, la fondatrice de Leetchi, ainsi que les associés de Clipperton Finance, spécialiste du conseil en fusions-acquisitions dans la tech.
Pour l’instant, à la Bourse de Paris, deux Spac ont été lancés, Mediawan (aujourd’hui retiré de la cote) et 2MX Organic, promus par Matthieu Pigasse et Xavier Niel. Plusieurs anciens banquiers ont récemment lancé leur propre Spac. En Europe, ils connaissent un succès croissant, où ils sont en passe de devenir une alternative plus rapide aux traditionnelles introductions en Bourse.
Aux Etats-Unis, les cotations de Spac depuis le début de l’année ont déjà dépassé les 83,4 milliards de dollars (71 milliards d’euros) levés sur 2020, selon des données de Spac Research.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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