Clifford Abrahams, directeur financier d’ABN Amro Group, a acheté 5.000 actions valant environ 100.000 euros le 20 novembre, selon un rapport du régulateur local, cité par Bloomberg. Il avait déjà acheté 302.000 euros d’actions en août. Le PDG d’UBS, Sergio Ermotti, a récemment acheté 13,1 millions de dollars d’actions à la plus grande banque suisse, et le patron d’Unicredit, Jean-Pierre Mustier, a acquis pour 1,4 million de dollars de titres à la banque italienne. Les dirigeants d’Amro, dont l’Etat est toujours l’actionnaire majoritaire, reçoivent seulement un salaire fixe et pas d’action, précise Bloomberg. ABN Amro a perdu 16% en Bourse cette année.
Les banques françaises devraient relocaliser en Europe continentale moins de salariés que prévu après le Brexit, ont indiqué vendredi à Reuters des sources bancaires. Initialement, les analystes du secteur bancaire s’attendaient à ce que BNP Paribas, Crédit agricole et Société générale rapatrient dans l’Union européenne quelque 500 salariés établis à Londres. Ce chiffre devrait être revu à la baisse. Dans sa division de banque de financement et d’investissement (BFI), le Crédit agricole devrait relocaliser sur le continent environ 20 collaborateurs des 735 personnes de BFI à Londres. Du côté de BNP Paribas, moins de 90 collaborateurs, sur les 7.000 à Londres, devraient être concernés. La Société générale pourrait relocaliser ou recruter jusqu'à 300 personnes hors de Londres, pour la plupart à Paris.
Poursuivies aux Etats-Unis pour avoir manipulé le taux de référence Euribor, les banques américaines Citigroup et JPMorgan ont transigé à hauteur de 182,5 millions de dollars pour mettre fin à la procédure, selon un avis publié par un tribunal de Manhattan. Un groupe d’investisseurs, dont le fonds de pension Calstrs, les accusait de les avoir lésés en manipulant l’Euribor. Plusieurs autres grandes banques restent poursuivies dans cette affaire.
Le conseil de surveillance d’Allianz a annoncé vendredi qu’il prolongeait le mandat d’Oliver Bäte, son président du directoire, jusqu'à septembre 2024. Son mandat actuel expirait en septembre 2019. «Sous la direction de M. Bäte, Allianz s’est très bien développé ces trois dernières années. Le conseil de surveillance est persuadé qu’il est le bon président du directoire pour les défis )à venir», indique Michael Diekmann, président du conseil de surveillance, dans un communiqué.
Attention à ne pas forcer la dose sur la vente decontrats d’assurance vie en unités de compte (UC). Bernard Delas, vice-président de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), a appelé vendredi les établissements financiers à la vigilance, alors que les taux bas et les normes Solvabilité 2 ont poussé ces dernières années les banques et les assureurs à vendre en priorité à leurs clients des unités de compte au lieu de contrats en euros à capital garanti. «Du point de vue de leur équilibre économique et financier, c’est une réorientation de leur activité qui est parfaitement justifiée (...) Ce mouvement de réorientation des politiques commerciales a toutefois pris une telle ampleur qu’il est nécessaire de faire preuve de la plus extrême vigilance», a déclaré Bernard Delas dans le discours introductif prononcé à l’occasion d’une conférence de l’ACPR.
La banque centrale grecque a dévoilé jeudi un plan pour nettoyer les bilans des banques locales, avec l’objectif de ramener dans deux ou trois ans le ratio de prêts non performants (NPE) sous la barre des 10%. L’institution explique qu’il s’agirait de transférer une « part significative » de ces encours ainsi que des actifs d’impôt différés (DTC) au sein d’un SPV.
L’assureur Mapfre a annoncé avoir déjà certifié près de 700 conseillers financiers afin de s’adapter aux exigences de la directive européenne MiFID II. Une formation qui a été délivrée par la Financial Studies Foundation (FEF) et validée par l’Institut espagnol des analystes financiers (IEAF). 400 autres conseillers de Mapfre ont commencé à suivre cette formation et 600 autres suivront l’an prochain portant à 1 700 le nombre de conseillers formés d’ici 2020 soit la totalité des effectifs concernés. Le contenu de la formation couvre les fondamentaux de l’investissement, des marchés, des fonds et des sociétés, des opérations de crédit ou de la fiscalité et a pour but de former les professionnels qui gèrent et conseillent les patrimoines des clients. Plus de 30,7 milliards d’euros sont gérés dans des solutions d'épargne long-terme par Mapfre.
Le journal économique espagnol Cinco Días rapporte que la Banque d’Espagne vient d’infliger deux amendes d’un montant total de 900 000 euros à l’entité bancaire BMN. Bankia, avec qui BMN a fusionné l’an dernier, a écopé d’une amende d'1,2 million d’euros. Les sanctions sont en lien avec des manquements survenus en 2014 de la loi sur la discipline et l’intervention des établissements de crédit. Bankia devra régler les trois amendes, soit 2,1 millions d’euros.
Alors que l’Esma a récemment lancé une consultation sur le sujet, Mark Hemsley, qui dirige la plus importante plate-forme européenne dénonce une fausse polémique.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a dressé hier un bilan mitigé des réformes de l’assurance emprunteur, huit ans après la loi Lagarde de 2010, dans une courte note publiée sur son site. Point positif pour les souscripteurs de crédits immobiliers ou à la consommation, les «tarifs des contrats, notamment de ceux proposés par les prêteurs, paraissent avoir diminué, et ce de manière plus ou moins importante selon la classe d’âge des emprunteurs», constate la tutelle du secteur. En revanche, les parts de marché évoluent peu. La part des contrats groupe représentait 87,5% des volumes en 2017, 1,5 point de moins qu’en 2015. L’ACPR attribue une partie de cette relative stabilité à «la stratégie défensive dite d’alignement tarifaire» des banques, qui consentent des remises lorsqu’un client menace de souscrire un contrat externe.
La banque espagnole Abanca a remporté les enchères menées par le gouvernement du Portugal pour la vente de la filiale de Caixa Geral de Depositos en Espagne, selon un communiqué publié hier. Le prix de l’opération atteint 364 millions d’euros, valorisant la cible à environ 0,65 fois son actif net comptable. Banco Caixa Geral, filiale espagnole du groupe portugais, affiche 3,5 milliards d’euros de crédits pour 2,9 milliards de dépôts, un peu plus de 131.000 clients et un réseau de 110 agences. Son taux de créances douteuses a été réduit à 4,5%, avec un taux de couverture de 57%. Abanca est issue de la fusion en 2014 du Banco Etcheverria et de NCG Banco. Elle doit démarrer le 3 décembre ses activités aux Etats-Unis.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié hier une synthèse de sa mission de surveillance effectuée cette année sur les fonds propres des sociétés de gestion de portefeuille. Elle juge que les procédures encadrant l’estimation des fonds propres réglementaires (FPR), leur placement et le contrôle en ces domaines sont à des degrés divers insuffisamment détaillées et opérationnelles, mais que les lacunes observées dans l’estimation des FPR qui en résulte sont de portée très limitée.
L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution a dressé ce jeudi un bilan mitigé des réformes de l’assurance emprunteur, huit ans après la loi Lagarde de 2010, dans une courte note publiée sur son site. Point positif pour les souscripteurs de crédits immobiliers ou à la consommation, les «tarifs des contrats, notamment de ceux proposés par les prêteurs, paraissent avoir diminué, et ce de manière plus ou moins importante selon la classe d’âge des emprunteurs», constate la tutelle du secteur.
La banque espagnole Abanca a remporté les enchères menées par le gouvernement du Portugal pour la vente de la filiale de Caixa Geral de Depositos en Espagne, selon un communiqué publié jeudi. Le prix de l’opération atteint 364 millions d’euros, valorisant la cible à environ 0,65 fois son actif net comptable. Banco Caixa Geral, la filiale espagnole du groupe portugais, affiche 3,5 milliards d’euros de crédits pour 2,9 milliards de dépôts, un peu plus de 131.000 clients et un réseau de 110 agences. Son taux de créances douteuses a été réduit à 4,5%, avec un taux de couverture de 57%.
Le fonds souverain d’Abou Dhabi IPIC a porté plainte mercredi contre Goldman Sachs pour avoir joué un « rôle central » dans le scandale international de corruption du fonds malaisien 1MDB et d’avoir permis de corrompre d’anciens dirigeants, rapporte le Wall Street Journal. Ces poursuites ont été lancées au civil à New York contre Goldman Sachs. Le dossier ne précise pas le montant des dommages et intérêts demandés par IPIC.
Une chaire internationale d’enseignement et de recherche « stress test, risk management and financial steering » : c’est la dernière-née de l’Ecole polytechnique associée, dans cette démarche, à BNP Paribas. Les objectifs ? « Concevoir des solutions répondant aux attentes des régulateurs bancaires » et « développer un pôle d’excellence sur les sujets techniques rattachés aux ‘stress tests’, tout en offrant de la visibilité et des opportunités attractives pour de nouveaux talents », précisent la banque et son partenaire académique, qui ont signé la convention de mécénat de la chaire le 18 octobre dernier. Trois axes de recherche sont envisagés : modélisation à l’aide d’apprentissage machine et simulation par méthodes de Monte-Carlo avancées ; modélisation de dépendances multidimentionnelles ; quantification d’incertitudes des modèles et métriques de stress tests.
Les codes du recrutement changent, même au sein d’un secteur réputé pour son conformisme. LCL vient de donner un coup de canif dans le sacro-saint curriculum-vitae.
Selon la Dares, qui s’est penchée sur les mobilités professionnelles* (Analyses n°049, novembre 2018), les salariés de la banque et des assurances sont plus attachés que d’autres à leur domaine professionnel. Ce qui ne les empêche pas d’être mobiles. Ainsi, parmi les personnes travaillant dans la banque-assurance en 2010, près d’un quart (24 %) ont changé de métier en 2015, mais seulement 14 % ont aussi changé de domaine professionnel. De fait, le secteur se distingue par sa forte mobilité interne : il présente en effet le plus fort taux de promotion dans les cinq ans (15 %). Et figure parmi les domaines les plus stables en matière de changement d’employeur. Entre 2010 et 2015, 14 % des employés de banque ou d’assurance sont devenus techniciens ou cadres dans ce domaine, et 10 % environ des techniciens sont devenus cadres. Des métiers qui se signalent également par un recours à la formation nettement plus élevé que la moyenne.
Que faire avec la Blockchain ? Télécom ParisTech répond à tous les managers intéressés – à commencer par ceux du secteur financier et assurantiel – par le biais d’une nouvelle formation : « Mise en œuvre de stratégie Blockchain », dont la première session a été dispensée ce mois de novembre. Un module de deux jours, qui vise à les sensibiliser aux enjeux industriels de la Blockchain et de ses applications. La formation propose d’éplucher des cas concrets de développement permettant de comprendre les atouts et limites d’un projet Blockchain. Et donne un cadre théorique pour analyser l’offre et la demande de cryptomonnaie et appréhender les enjeux économiques. Des restitutions d’études de cas et des projets de start-up complètent le panorama. Les prochaines sessions auront lieu les 17 et 18 juin et les 14 et 15 novembre 2019 à Paris (www.telecom-evolution.fr).
« Bitcoin est en quelque sorte une engeance maléfique de la crise financière : la combinaison d’une bulle, d’une pyramide de Ponzi et d’un désastre environnemental. »
Produit d’une collaboration entre Natixis et Luxia, spécialiste de l’intelligence artificielle, ce nouveau service est actuellement en test auprès de banques et de cabinets d’avocats.