Communiqué en langue française sur son site Internet américain, et citation du ministre français Bruno Le Maire, lui-même: la banque américaine Wells Fargo & Company frappe fort pour annoncer qu’elle a déposé une demande d’agrément d’entreprise d’investissement auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), chargée de la supervision du secteur bancaire et du secteur des assurances en France. Cette annonce, qui fait partie de la stratégie de la société dans le cadre du Brexit, vise à soutenir les besoins des clients de Wells Fargo sur les marchés des capitaux et en matière de services bancaires d’investissement lorsque le Brexit aura été consommé, explique la banque.« Avec le Brexit en ligne de mire, Wells Fargo s’engage à fournir une transition aussi transparente que possible pour ses marchés et ses clients des services bancaires d’investissement dans l’Union européenne (UE) et l’Espace économique européen (EEE) », explique Alicia Reyes, directrice de Wells Fargo Securities en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique. « La société Wells Fargo est présente en Europe depuis plusieurs décennies, et nous n’avons eu de cesse de resserrer nos liens avec les autorités locales et d’étoffer notre clientèle. À travers Wells Fargo Securities Europe, nous espérons tirer profit de notre réseau dans la région et au-delà en établissant un centre de services en Europe continentale, et plus précisément à Paris. » Sous réserve de l’approbation réglementaire de l’ACPR, l’agrément d’entreprise d’investissement sera détenu par Wells Fargo Securities Europe S.A. (WFSE) à Paris, en France. Il est prévu que WFSE (qui sera une nouvelle filiale de Wells Fargo) propose une gamme de services liés aux marchés des capitaux et de services bancaires d’investissement à ses clients européens et internationaux ayant besoin d’accéder à l’UE et à l’EEE. « Je salue la décision de Wells Fargo d’avoir choisi Paris comme centre de services pour ses activités de négociation. En créant un centre de services européen à Paris pour ses activités de négociation, Wells Fargo pourra tirer profit de la forte liquidité des marchés, d’un écosystème positif et d’un vivier de personnes talentueuses à Paris », a indiqué Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances. Agréée et réglementée par la Financial Conduct Authority (FCA) au Royaume-Uni, la société Wells Fargo Securities International Limited (WFSIL) est actuellement le courtier négociant de la société au Royaume-Uni, proposant des services de négociation de valeurs mobilières, de titres à revenu fixe, d’émission de valeurs sur les marchés des titres de créance, et des services consultatifs en matière de placements aux clients dans l’UE et l’EEE. Au terme du Brexit, lorsque la Grande-Bretagne aura quitté l’UE en mars 2019, WFSIL continuera à répondre aux besoins des clients du Royaume-Uni et de la plupart des marchés hors UE. D’autres communiqués relatifs à la stratégie de Wells Fargo concernant le Brexit devraient être diffusés prochainement.
Danske Bank a renoncé à son projet de nommer Jacob Aarup-Andersen au poste de directeur général, après que le régulateur bancaire danois a demandé un candidat avec plus d’expérience, a annoncé aujourd’hui la première banque danoise. Aarup-Andersen, 40 ans, est depuis mai le responsable des activités de gestion de fortune du groupe.
La banque nordique Nordea a déclaré hier avoir connaissance des soupçons du fonds Hermitage Capital Management sur des pratiques de blanchiment d’argent la concernant. L’autorité suédoise de lutte contre les crimes économiques a déclaré avoir reçu des documents de la part d’Hermitage censés montrer que Nordea n’a pas respecté ses responsabilités en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Elle les examine et n’a pas encore ouvert d’enquête.«Nous avons connaissance de ce signalement et chez Nordea, nous travaillons étroitement avec les autorités compétentes dans les pays où nous sommes présents», écrit Nordea dans un communiqué transmis par courriel à Reuters.
Le rendement des fonds propres (RoE) des banques françaises s’est établi à 6,4% l’an dernier, «un niveau légèrement supérieur à la moyenne des groupes bancaires de la zone euro (5,7%) ou de l’Union européenne (5,8%)», annonce l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) dans son rapport statistique annuel. L’Espagne et l’Italie font tout de même mieux que la France, avec un RoE moyen de 7,1% l’an dernier, tandis que l’Allemagne et le Royaume-Uni tirent la moyenne vers le bas, à respectivement 4,3% et 2,7%. A 6,4%, le RoE des banques françaises est légèrement inférieur à celui de 2016 (6,5%), mais il s’est nettement amélioré par rapport aux 4,6% de 2014. Affectés par les taux bas, les établissements affichent un produit net bancaire agrégé en recul de 3%, à 152,7 milliards d’euros, pour un résultat net total de 30,5 milliards d’euros, quasi stable (+0,3%).
Crédit Agricole Assurances a annoncé hier la signature d’un accord avec l’assureur portugais Seguradoras Unidas portant sur l’acquisition de 25% de GNB Seguros, le 13e acteur de l’assurance non-vie au Portugal, avec 77 millions d’euros de primes émises en 2017. La filiale du Crédit Agricole détiendra 75% de GNB Seguros à l’issue de l’opération, dont les détails financiers ne sont pas précisés. Le groupe bancaire portugais Novo Banco détiendra le solde. L’opération reste soumise à l’approbation des autorités portugaises. La banque verte a conclu il y a quelques mois un partenariat avec la banque italienne Credito Valtellinese (CreVal) dans l’assurance-vie.
Talanx a annoncé lundi soir une révision à la baisse de sa prévision de bénéfice 2018. L’assureur allemand a subi au troisième trimestre un pic inhabituel de pertes sur des contrats d’assurance couvrant des biens industriels. Le groupe n’attend qu’un résultat net de quelque 700 millions d’euros cette année, contre une projection précédente d’environ 850 millions et un total de 672 millions en 2017. Le bénéfice 2019 devrait toutefois remonter à environ 900 millions, ajoute le groupe. Les analystes anticipaient jusqu’ici en moyenne un bénéfice net de 868,3 millions pour 2018, selon des données Refinitiv. La perte avant impôts de sa division «contrats industriels» devrait être supérieure à 100 millions d’euros au troisième trimestre.
L’ACPR a reçu très peu de demandes d’agrément en France de la part des assureurs d’outre-Manche. Le régulateur s’interroge sur la continuité des contrats.
Christophe Descos est arrivé à la Caisse d’Épargne Normandie, en charge du pôle Finances et Opérations, en avril dernier, à l’occasion de la constitution d’un nouveau directoire qui a pris ses fonctions le 23 avril pour une durée de 5 ans. Christophe Descos, 39 ans, était directeur de marché au sein de la direction du développement de la Banque Populaire depuis 2015, il est entré dans le Groupe BPCE en 2003. Il y a exercé des fonctions de directeur financier et de membre de directoire au sein de filiales du Groupe à l’étranger : AEW Europe, Volksbank International-Sberbank Europe, Banque des Mascareignes. Dans le nouveau directoire de la Caisse, présidé par Bruno Goré, l’équipe dirigeante est désormais constituée de 5 mandataires. L’entrée de 2 femmes au sein de cette instance constitue une première à la Caisse d’Épargne Normandie. Bénédicte Clarenne, 45 ans, est en charge de la banque de détail. Maryse Vepierre, 56 ans, prend la responsabilité du pôle Ressources. Philippe Viland, 59 ans, prend la responsabilité du pôle de la banque de développement régional. TV
Dans un entretien à L’Agefi, Agnès Touraine, présidente de l’IFA (Institut français des administrateurs), s’inquiète de l’arrivée en Europe des fonds activistes, qui ont pour objectif de déstabiliser l’entreprise, en pratiquant des «ventes à découvert pour faire baisser l’action, voire de dénonciations et d’attaques personnelles par voie de presse». Elle rappelle que «le mouvement activiste, né aux Etats-Unis, arrive naturellement en Europe et s’accélère, avec 152 milliards d’euros d’actifs sous gestion en 2016, trois fois plus qu’en 2012. Nous ne sommes qu’au début d’un mouvement important en Europe et en France».Elle estime ainsi que si «75% des campagnes activistes débutent de manière collaborative et amicale, 60% finissent en conflit. Rien de surprenant puisque ces fonds promettent en moyenne 20 à 25% de rendement à leurs actionnaires. Un taux de retour déraisonnable pour une entreprise».Elle conseille aux conseils d’administration des entreprises d’avoir «un regard critique (...) pour voir comment la société est valorisée et si la stratégie est bien comprise. Les administrateurs doivent aussi surveiller davantage ce qui se passe sur les marchés en lien avec la communication investisseurs (ventes à découvert, mouvements sur le titre.) et évaluer les scénarios de risques et de réponses à préparer, notamment sur la question d’accorder ou non un siège au conseil».
Crédit Agricole Assurances a annoncé ce mardi la signature d’un accord avec l’assureur portugais Seguradoras Unidas portant sur l’acquisition de 25% de GNB Seguros, le 13e acteur de l’assurance non-vie au Portugal, avec 77 millions d’euros de primes émises en 2017. La filiale du Crédit Agricole détiendra 75% de GNB Seguros à l’issue de l’opération, dont les détails financiers ne sont pas précisés. Le groupe bancaire portugais Novo Banco détiendra le solde.
Le rendement des fonds propres (ROE) des banques françaises s’est établi à 6,4% l’an dernier, «un niveau légèrement supérieur à la moyenne des groupes bancaires de la zone euro (5,7%) ou de l’Union européenne (5,8%)», annonce l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) qui publiait ce matin son rapport statistique annuel. Les chiffres confirment la «bonne situation des groupes bancaires français par rapport à leurs homologues européens», indique le communiqué du régulateur tricolore. L’Espagne et l’Italie font tout de même mieux que la France, avec un ROE moyen de 7,1% l’an dernier, tandis que l’Allemagne et le Royaume-Uni tirent la moyenne vers le bas, à respectivement 4,3% et 2,7%. A 6,4%, le ROE des banques françaises est légèrement inférieur à celui de 2016 (6,5%), mais il s’est nettement amélioré par rapport aux 4,6% de 2014.
Talanx perdait plus de 5% à la Bourse de Francfort à la mi-journée, après avoir annoncé lundi soir une révision à la baisse de sa prévision de bénéfice 2018. L’assureur allemand dévoile avoir subi au troisième trimestre un pic inhabituel de pertes sur des contrats d’assurance couvrant des biens industriels.
Morgan Stanley a fait état mardi d’un bénéfice du troisième trimestre supérieur aux attentes des analystes financiers, les bonnes performances de la banque d’investissement américaine dans le trading sur le marché actions ayant plus que compensé de piètres performances dans l’obligataire. Le bénéfice net de la banque a progressé de 19%, à 2,11 milliards de dollars (1,82 milliard d’euros), soit 1,17 dollar par action, contre 1,78 milliard (0,93 dollar par action) il y a un an. Le produit net bancaire sur la période est ressorti à 9,9 milliards de dollars, contre 9,2 milliards il y a un an. Les analystes financiers avaient anticipé respectivement 1,01 dollar et 9,55 milliards de dollars, selon le consensus I/B/E/S Refinitiv. Dans les échanges d’avant-Bourse, le titre Morgan Stanley progressait de 2,3% après ces annonces.
La banque américaine Wells Fargo a annoncé mardi avoir déposé auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) une demande d’agrément d’entreprise d’investissement en France. «Cette annonce, qui fait partie de la stratégie de la société dans le cadre du Brexit, vise à soutenir les besoins des clients de Wells Fargo sur les marchés des capitaux et en matière de services bancaires d’investissement» lorsque le Royaume-Uni sera sorti de l’Union européenne, a expliqué la banque dans un communiqué. En cas d’approbation par l’ACPR, l’agrément d’entreprise d’investissement sera détenu par Wells Fargo Securities Europe SA (WFSE) à Paris, une nouvelle filiale de la banque américaine, a précisé Wells Fargo.
Goldman Sachs a publié une augmentation de 20,5% de son bénéfice net au troisième trimestre, à 2,45 milliards de dollars, soit 6,28 dollars par action. Les analystes attendaient 5,38 dollars par action, selon le consensus IBES Refinitiv. La progression de ses activités sur les marchés actions (primaire et secondaire) a plus que compensé la chute des revenus dans le trading obligataire, à l’image des autres grandes banques américaines.
Le gestionnaire d’actifs Fidelity Investments a lancé une nouvelle société pour ses clients institutionnels, qui va gérer et stocker des actifs numériques tels que le bitcoin, a-t-il annoncé hier. Fidelity Digital Asset Services va acheter et vendre par voie électronique des cryptomonnaies pour le compte de fonds spéculatifs, de family offices et d’autres institutions financières. Il va s’approvisionner auprès de sociétés de courtage. Fidelity va d’abord offrir ses services pour les deux principales cryptomonnaies, le bitcoin et l’ether, mais envisage d'élargir son offre d’actifs l’année prochaine.
Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fermement démenti hier avoir laissé faire le pillage organisé d’une banque du pays, VBS Mutual. La semaine dernière, un rapport commandé par la Banque centrale a révélé que les comptes de VBS Mutual, célèbre pour avoir accordé un prêt à l’ancien président Jacob Zuma, avaient été frauduleusement vidés de l'équivalent de 110 millions d’euros. L’affaire éclabousse le parti des Combattants pour la liberté économique (EFF, gauche radicale), et le vice-président Floyd Shivambu. Samedi, il a démenti avoir reçu de VBS un virement de 10 millions de rands (590.000 euros). Plusieurs membres du Congrès national africain (ANC) au pouvoir ont aussi été mis en cause. Plusieurs médias ont affirmé que le président, par ailleurs riche homme d’affaires, avait été informé des fraudes en cours dans la banque dès 2017.
Elke König, la présidente du Fonds de résolution unique (FRU), a déclaré hier que ce fonds destiné à renflouer les banques en difficulté devrait détenir près de 33 milliards d’euros en 2019, contre 25 milliards cette année. Le but ultime est que les avoirs du FRU représentent 1% de l’ensemble des dépôts bancaires garantis de la zone euro d’ici la fin 2023, soit une somme de 55 à 60 milliards d’euros. Les Etats membres de la zone euro débattent de l’instauration d’un mécanisme de sécurité pour le FRU de manière qu’il puisse intervenir lors d’une crise majeure, soit lorsqu’il y a plus d’une grande banque en difficulté. Les modalités de ce mécanisme doivent être données en décembre.
Les banques de la zone euro n’ont pas fait assez de progrès dans la levée de capital destinée à amortir des pertes, et elles s’exposent à des conditions de marché plus difficiles en raison d’une plus forte volatilité et d’un creusement des écarts entre les rendements des dettes souveraines, estime l’Autorité bancaire européenne (EBA). Sa réflexion concerne les banques grandes et moyennes, mais pas les établissements d’importance systémique. Suivant le droit bancaire international et européen, les grandes banques doivent émettre de la dette dont le but est d’absorber les pertes, un dispositif connu sous les noms de «capacité d’absorption des pertes» (Total Loss Absorbing Capacity, TLAC) au niveau international pour les banques systémiques et d’exigence minimale de fonds propres et passifs exigibles (MREL) pour l’ensemble des banques européennes. Cette dette peut être convertie en capital si une crise vient altérer leurs fonds propres durs.
La banque américaine a enregistré un profit avant impôt de 9 milliards de dollars au troisième trimestre grâce notamment aux effets de la hausse des taux.
L'Association française des investisseurs institutionnels (Af2i) a consacré son dernier Club de prospective, ce lundi 15 octobre, à l'innovation et à l'apport des fintech dans la gestion institutionnelle. Et le moins qu'on puisse dire est que la fintech à la française fait plutôt bonne figure...
Ugo Bassi, directeur à la direction générale de la stabilité financière, des marchés financiers et de l’Union des marchés de capitaux de la Commission européenne, a confirmé vendredi que la révision de Priips pourrait commencer seulement en 2019 et non pas fin 2018 comme prévu. Il intervenait à l’occasion du Global Invest Forum organisé par L’Agefi. Compte tenu des délais réglementaires, les résultats ne seraient pas publiés avant 2021. Le report de cette révision avait déjà été annoncé fin août. Les opérateurs redoutent d’avoir à publier dès 2019 deux sortes de documentation d’information pour les OPCVM (prévu à la fois par Ucits et Priips). Lors d’une table ronde sur la distribution de fonds en Europe et l’intégration du marché européen de la gestion, sont intervenus également Karel Lannoo, Chief executive officer, du Centre pour les études des politiques économiques (CEPS) et Nick Miller, Head of Asset Management, de la Financial Conduct Authority (FCA) au Royaume-Uni. Ugo Bassi, a également jugé à cette table ronde que «le passeport est au coeur de notre système mais que la distribution transfrontalière des fonds était toujours sous-développée». Pour Karel Lannoo, le problème vient avant tout d’une trop grande fragmentation des marchés européens. L’union des marchés de capitaux a été jugé décevante, mais Karel Lannoo a expliqué qu’il est plus compliqué de centraliser les marchés financiers que les banques européennes en termes de régulation. «Certains sujets très complexes doivent être laissés aux régulateurs nationaux», a-t-il estimé. Il a également jugé qu’il y a «trop de fonds en Europe au regard de la taille des encours». «Pour la retraite, les gens ont besoin de moins de fonds et ceux-ci doivent être faciles à comparer», a-t-il ajouté.Pour sa part, Nick Miller a estimé qu’il «est facile de se concentrer sur l’offre mais nous devrions davantage nous concentrer sur la demande».
Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a annoncé vendredi le lancement d’une mission visant à soutenir l’introduction en Bourse des entreprises, notamment des entreprises technologiques et innovantes, confiée à Philippe Tibi, président de Pergamon Campus, professeur d’économie à l’Ecole polytechnique, ancien président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) et d’UBS Investment Bank en France. Le ministre a demandé à Philippe Tibi de conduire une réflexion visant à identifier les obstacles au financement en fonds propres par le marché et à formuler des propositions permettant de les lever. En 2017, seulement une quinzaine d’entreprises françaises ont fait le choix d’une introduction en Bourse, contre près d’une centaine au Royaume-Uni et en Suède. Or la France dispose d’un vivier prometteur de jeunes entreprises, incluant des entreprises technologiques ou innovantes, potentiellement candidates à la cotation et dont il convient d’encourager l’accès au marché afin de financer leur industrialisation et leur internationalisation. Cette réflexion vient compléter le plan d’action engagé par le Gouvernement pour améliorer le financement en fonds propres des entreprises, notamment petites et moyennes, qui inclut la réforme de la fiscalité du capital et les mesures adoptées dans le projet de loi pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE).La remise du rapport est prévue pour le début de l’année 2019. « Le renforcement des fonds propres des entreprises est une priorité pour le renforcement de notre tissu économique. Nous l’avons mis au cœur de la loi PACTE. La mission confiée à Philippe Tibi permettra d’identifier des leviers pour aider les entreprises à accéder aux marchés financiers, étape cruciale sur leur chemin de croissance. » Bruno Le Maire.
UBS n’est pas traduit en justice devant le Tribunal correctionnel de Paris sur la base d’une ordonnance de renvoi en procès implacable et documentée. Au contraire: «UBS AG et UBS sont sur le banc des accusés en raison de l’imaginaire collectif qui, en France, considère les banques suisses comme délinquantes», a répété vendredi, devant la presse, l’un des avocats de la banque helvétique, Denis Chemla, rapporte le quotidien suisse Le Temps. «Il n’y a aucune preuve là-dedans, aucune», a pour sa part affirmé son directeur juridique, Markus Diethelm, venu dans la capitale française pour y suivre l’intégralité du procès qui se poursuivra, ce 15 octobre, avec sa troisième audience.Une telle prise de parole de la banque et de sa filiale, accusées de «blanchiment aggravé de fraude fiscale», de «démarchage bancaire ou financier illicite et de «complicité de blanchiment» (pour UBS France) est inédite. Jusque-là, ses porte-parole et ses défenseurs avaient ignoré les journalistes. Changement d’attitude. Une transparence destinée à riposter aux nombreux articles de presse qui, selon UBS, ont déformé la réalité et omis de mentionner les erreurs «multiples et flagrantes» de procédures commises par les juges d’instruction français et le Parquet national financier.«L’ordonnance de renvoi n’identifie aucune opération de démarchage bancaire illicite et aucun des ex-clients interrogés ne reconnaît avoir été démarché par UBS», poursuit Me Chemla. Lequel ironise sur le fait qu’un seule personne citée évoque un «contact» avec des banquiers suisses, et que les juges d’instruction considèrent, dans leur ordonnance, «99% des capitaux déposés en Suisse comme le résultat de fraudes». L’un des combats des avocats d’UBS est par ailleurs d’obtenir de la présidente du Tribunal, Christine Mée, que soit supprimée du dossier la reconnaissance de culpabilité d’un des anciens dirigeants d’UBS France, Patrick de Fayet, dont la procédure dite du «plaider-coupable» n’a pas été homologuée par sa prédécesseur: «On enlève la lettre et on oublie tout», propose l’avocat, en citant les «incohérences» relevées dans ce courrier d’aveux.
Les banques de la zone euro n’ont pas fait suffisamment de progrès dans la levée de capital destinée à amortir des pertes et elles s’exposent à des conditions de marché plus difficiles en raison d’une plus forte volatilité et d’un creusement des écarts entre les rendements des dettes souveraines, estime l’Autorité bancaire européenne (EBA).
Elke König, la présidente du Fonds de résolution unique (FRU), a déclaré ce lundi que ce fonds destiné à renflouer les banques en difficulté devrait détenir près de 33 milliards d’euros l’an prochain contre 25 milliards cette année. Le but ultime est que les avoirs du FRU représentent 1% de l’ensemble des dépôts bancaires garantis de la zone euro d’ici la fin 2023, ce qui représenterait une somme de 55 à 60 milliards d’euros.
Bank of America (BoA) a annoncé lundi une hausse de 32% de son résultat net au quatrième trimestre, à 7,2 milliards de dollars (6,2 milliards d’euros). Les revenus de la banque ont dans l’ensemble progressé de 4,6%, à 22,8 milliards de dollars, soit légèrement plus que le consensus établi par Reuters. Les analystes tablaient par ailleurs sur un bénéfice par action de 62 centimes alors que BoA a dégagé 66 centimes.