Barclays n’est pas redevable envers les investisseurs qui ont acheté des actions avant la crise financière de 2008, et qui avaient accusé la banque britannique d’avoir dissimulé le risque d’exposition à la dette et à un déficit de fonds propres, a jugé une cour d’appel américaine lundi. La seconde cour d’appel régionale de Manhattan a confirmé le rejet des demandes contre Barclays et celles de souscripteurs menés par Citigroup, à propos de la vente par la banque britannique, en avril 2008, de 2,5 milliards de dollars d’actions américaines de dépôt. Le prix de l’action de Barclays avait chuté de 80%. Cette affaire est une des dernières accusant les grandes banques d’avoir gonflé le cours de leurs actions. Barclays était accusée d’avoir dissimulé 42 milliards de dollars de créances hypothécaires et autres actifs à risques assurés par des rehausseurs de crédits.
Le groupe bancaire espagnol chercherait un partenaire pour ses activités d’assurance, écrit lundi le quotidien Expansion. BBVA aurait mandaté Bank of America à cet effet. La banque chercherait à constituer une société commune avec un partenaire pour explorer un développement du pôle sur différents marchés. Son pôle assurance pourrait être valorisé entre 1,5 et 2,5 milliards d’euros.
Le lanceur d’alerte à l’origine des révélations sur le scandale de blanchiment d’argent impliquant Danske Bank, Howard Wilkinson, a déclaré lundi, lors d’une audition devant le Parlement danois, qu’une banque européenne avait aidé à traiter jusqu'à 150 milliards de dollars de transactions suspectes, et que deux banques américaines étaient également concernées. Il n’a pas cité les établissements en question. Deutsche Bank, JPMorgan et Bank of America ont toutes réglé des transactions en dollars pour la filiale estonienne de Danske, certaines jusqu’en 2015, ont dit à Reuters des sources.
La banque allemande a annoncé lundi une offre de rachat sur deux lignes de dette senior non préférée, pour un montant total d’un milliard d’euros. Les deux souches visées sont de maturité mars 2025 et janvier 2028. «La transaction doit aider la banque à optimiser ses paiements d’intérêts futurs», indique un communiqué. Deutsche Bank souligne qu’elle disposait au 30 septembre de 268 milliards d’euros de liquidités, avec un ratio de couverture (LCR) de 148%.
Photomaton, filiale du groupe Photo-Me, et la néobanque Anytime ont annoncé lundi s’être associés pour lancer un nouveau service d’ouverture de compte bancaire dans les cabines du spécialiste des photos d’identité. L’offre sera dans un premier temps déployée dans dix lieux parisiens, dont la Gare du Nord, la Gare Saint-Lazare et Châtelet. « En s’appuyant sur son réseau de 8.000 kiosques et sur l’expertise d’Anytime, première néobanque pour les entreprises, les indépendants et les particuliers, Photomaton offre une alternative aux agences bancaires traditionnelles et un ancrage physique à moindre coût », souligne un communiqué.
Axa a fixé le prix de son offre secondaire de titres sur Axa Equitable et conclu un accord de rachat d’actions visant à réduire sa participation dans sa filiale américaine.
CNP Assurances a confirmé vendredi sa prévision de croissance organique de résultat brut d’exploitation (RBE) d’au moins 5% pour l’ensemble de 2018, après une hausse de son bénéfice sur neuf mois mais un recul de sa marge sur affaires nouvelles, lié notamment à l’intégration d’un nouvel accord de distribution au Brésil. Le taux de marge sur affaires nouvelles s’est inscrit à 22,7% sur les neuf premiers mois de 2018, contre 23,6% en 2017. Cette dégradation est liée à la diminution du taux de marge sur affaires nouvelles en Amérique latine, à 25,6% contre 32,6% en 2017.
Brian Moynihan, PDG de Bank of America, filmé en train de se diriger vers son bureau de New York, est au centre d’un nouveau spot publicitaire télévisé d’une minute, diffusé depuis hier lors du match de base-ball Minnesota Vikings - Chicago Bears.Le spot se conclut par le slogan «Je suis Brian Moynihan, et je travaille pour Bank of America». Il s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle campagne pluriannuelle pour la banque, qui impliquera notamment l’acteur Matt Damon et le créateur de mode Tory Burch, selon Bloomberg.
Reinhold Hilbers, ministre des finances du Land de Basse-Saxe, actionnaire à près de 60% de NordLB, a indiqué qu’il était prêt à se laisser diluer sous les 50% si cela devait permettre à la banque régionale allemande de muscler son capital. «Nous voulons garder une participation majoritaire, mais ce n’est pas un dogme pour moi, a-t-il déclaré à Bloomberg. Nous considérons aussi des offres qui nous feraient perdre la majorité, maintenant ou à un certain moment dans le futur.» NordLB est apparue comme la plus faible des banques allemandes lors des derniers tests de résistance européens. La banque, très exposée au secteur maritime, cherche à lever environ 3 milliards d’euros de capital.
Le Conseil de stabilité financière a publié vendredi sa liste annuelle des banques d’importance systémique au niveau mondial, identifiant 29 établissements qui devront détenir à partir de 2019 des fonds propres plus élevés que le minimum requis. La banque américaine JP Morgan est en tête, et doit détenir 2,5 points de pourcentage de capitaux supplémentaires. Les trois suivantes - Citigroup, Deutsche Bank et HSBC - doivent disposer d’un niveau de fonds propres supérieur de 2 points de pourcentage. Bank of America a été reléguée d’un cran et doit désormais posséder des réserves de fonds propres supérieures de 1,5 point de pourcentage aux critères minimaux. BNP Paribas, Goldman Sachs, Barclays, Wells Fargo, Mitsubishi UFG FG et les banques chinoises Bank of China et Industrial and Commercial Bank of China se situent également dans cette catégorie.
Howard Wilkinson, le trader britannique qui a dénoncé le scandale de blanchiment d’argent de Danske Bank en Estonie, est «pleinement impliqué» pour coopérer avec le parlement danois, même en cas de menace de poursuites pour atteinte au secret bancaire, selon son avocat, cité par Bloomberg. «Il est impératif que le Danemark poursuive ceux qui sont responsables de blanchiment d’argent», précise Stephen Kohn dans un communiqué. Il a demandé au Danemark de promulguer la loi destinée à protéger les lanceurs d’alerte. La banque danoise, qui avait signé un accord de confidentialité avec le lanceur d’alerte, parti en 2015, l’a autorisé à témoigner devant le parlement danois et le Parlement européen.
L’entité britannique de la banque espagnole Santander et TSB de Banco de Sabadell préparent des offres pour l’activité de crédit aux PME de Royal Banking of Scotland Group (RBS), selon Expansion. Ce qui leur permettrait de se développer sur le marché britannique. Les banques peuvent faire part de leurs offres du 21 novembre au 31 décembre. Nationwide Building Society, CYBG et Metro Bank sont citées parmi les banques qui préparent aussi leurs offres.
Pour l’Efama, l’association européenne du secteur de la gestion d’actifs, la consultation des trois autorités européennes de surveillance (Esma, EBA et Eiopa) sur PRIIPs n’apporte pas de réponse à l’ensemble des problèmes du document d’information clé (KID) proposé par la directive PRIIPs. « Il est décevant de constater qu’elle ne concerne qu’un seul aspect de ses problèmes inhérents, celui des scénarios de performance. Mais il n’y a aucune tentative pour résoudre des problèmes fondamentaux pour la protection des investisseurs, comme la méthodologie pour calculer les coûts de transaction ou une publication des coûts bien trop compliquée ». L’Efama est convaincue que les consommateurs doivent continuer à bénéficier du KIID de la directive Ucits, qui, selon elle, « fonctionne bien ». L’association professionnelle regrette aussi le peu de temps imparti aux acteurs concernés pour répondre à la consultation -quatre semaines-, « insuffisant pour un débat approprié ». L’Efama indique qu’elle répondra à la consultation en temps voulu. En attendant, elle implore la Commission européenne de mener une révision urgente, comprenant un test de consommateurs, et une collecte de données solides et de preuves pour analyser correctement la réglementation PRIIPS.
BPCE fait son retour dans la nouvelle liste des banques systémiques d’importance mondiale, dévoilée aujourd’hui par le Conseil de stabilité financière. Le groupe mutualiste français en avait été retiré en novembre 2017, lors de la précédente mise à jour.
Reinhold Hilbers, ministre des finances du Land de Basse-Saxe, actionnaire à près de 60% de NordLB, a indiqué qu’il était prêt à se laisser diluer sous les 50% si cela devait permettre à lma banque régionale allemande de muscler son capital. «Nous voulons garder une participation majoritaire, mais ce n’est pas un dogme pour moi, a-t-il déclaré à Bloomberg. Nous considérons aussi des offres qui nous feraient perdre la majorité, maintenant ou à un certain moment dans le futur.»
CNP Assurances a confirmé ce matin sa prévision de croissance organique de résultat brut d’exploitation (RBE) d’au moins 5% pour l’ensemble de 2018, après une hausse de son bénéfice sur neuf mois mais un recul de sa marge sur affaires nouvelles lié notamment à l’intégration d’un nouvel accord de distribution au Brésil.
ABN Amro a annoncé vendredi de nouveaux objectifs financiers à moyen terme à l’occasion de sa journée investisseurs, avec l’ambition notamment améliorer son efficacité opérationnelle. Précisant être en bonne voie pour respecter sa cible d’un ratio d’exploitation compris entre 56% et 58% d’ici 2020, la banque néerlandaise espère le ramener sous la barre des 55% d’ici 2022.
L’assureur Axa a annoncé vendredi avoir fixé le prix de son offre secondaire d’actions de sa filiale américaine Axa Equitable Holdings (EQH) à 20,25 dollars par action. Axa veut dans un premier temps placer 60 millions de titres sur le marché, ce qui correspond à un produit net d’environ 1,2 milliard de dollars, après déduction du montant des commissions de garantie. Le groupe a « consenti aux banques du syndicat une option permettant l’acquisition de 9 millions d’actions ordinaires supplémentaires dans un délai de 30 jours », a précisé Axa dans un communiqué. La clôture de l’offre est prévue le 20 novembre.
BNP Paribas et GTS ont annoncé hier l’extension de leur collaboration dans le courtage aux actions américaines. La banque française et le teneur de marché électronique basé à New York collaboraient déjà sur les bons du Trésor américain depuis novembre 2017. Cet accord permet «à BNP Paribas [...] de fournir à ses clients une liquidité plus importante, des marges réduites et des meilleurs prix pour le marché secondaire» des Treasuries. «Depuis le début de cette collaboration, la part de marché secondaire électronique de BNP Paribas avec les clients des bons du Trésor américain est passée de 1,5% à 4%», affirme la banque dans un communiqué.
Le conseil d’administration de CNP Assurances a, comme attendu, approuvé à l’unanimité la nomination d’Antoine Lissowski en qualité de directeur général de CNP Assurances. Directeur général par intérim depuis le 1er septembre, Antoine Lissowski succède ainsi à Frédéric Lavenir, qui a quitté cet été une CNP désormais promise à un adossement à La Banque Postale. Le conseil d’administration a également désigné Xavier Larnaudie-Eiffel, directeur général adjoint, en qualité de «deuxième dirigeant effectif» au sens de la règlementation.
Lors des élections professionnelles des salariés pour leurs représentants syndicaux, le syndicat CFE-CGC s’est inscrit à la première place avec 32,33% des voix. Il détrône ainsi la CFDT (29,91% des voix). La progression est significative pour l’organisation syndicale CFE-CGC «qui ne pesait que 11% des voix après la fusion UAP Axa en 1997», rappelle Joël Mottier, président de la fédération CFE-CGC de l’assurance. «C’est un revers mais la CFDT reste la première organisation syndicale au niveau du groupe Axa qui compte environ 24.000 employés», souligne de son côté Bernard Bosc, coordinateur national de la CFDT chez Axa France.
L’héritière de Dexia Crédit Local devrait conserver ses missions de refinancement des prêts aux collectivités locales et à l'export. Sa valorisation s'annonce délicate.
Credit Suisse a démenti hier envisager de nouveaux plans de départs, alors que Bloomberg parlait hier de «centaines de suppressions de postes» auxquelles réfléchirait le groupe, qui pourraient être lancées dès cette année. «[Cette] idée (...) est sans fondement», écrit un porte-parole de la banque suisse dans un courriel. Credit Suisse est dans la dernière phase d’une réorganisation sur trois ans lancée en 2015 par son directeur général, Tidjane Thiam, avec notamment la suppression de 1.600 postes. Deux personnes proches du dossier ont dit à Reuters que Credit Suisse avait annoncé il y a plusieurs semaines la dernière vague de suppressions de postes prévues dès 2015.
Le géant bancaire suisse UBS, jugé à Paris pour le démarchage illégal de riches clients français et la dissimulation de milliards d’avoirs non déclarés, sera fixé sur son sort le 20 février 2019. Le parquet national financier a requis une amende de 3,7 milliards d’euros contre UBS AG, un montant inédit en France pour sanctionner un système de fraude «d’une ampleur exceptionnelle», tandis que la défense de la banque a pilonné la «vacuité» d’une accusation pétrie de grands principes moraux mais «sans aucune preuve» de faits précis. Elle a demandé hier la relaxe de la banque helvétique
L’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Résolution (ACPR) a approuvé jeudi la constitution du groupe Malakoff Médéric Humanis, né du rapprochement des deux groupes de protection sociale Malakoff Médéric et Humanis. Il sera effectif à compter du 1er janvier prochain. Frédéric Agenet et Alain Gautron ont été nommés respectivement président et vice-président de la nouvelle association sommitale Malakoff Médéric Humanis. Bernard Lemée d’une part, Pierre Steff et Jean-Pierre Pol d’autre part, ont été nommés respectivement président et vice-présidents de la nouvelle structure faîtière, la Sgam Malakoff Médéric Humanis. Thomas Saunier sera directeur général du groupe Malakoff Médéric Humanis. Michel Estimbre et Christophe Scherrer seront chacun directeur général délégué du groupe.