Le cours de l’action Tesla perd 5% après quelques heures de cotation à la Bourse de New-York, les actionnaires du fabricant de voitures électriques goûtant peu la dernière sortie sur Twitter d’Elon Musk. Quelques jours après avoir été contraint de céder la présidence de Tesla, et de s’acquitter d’une amende de 20 millions de dollars pour sa communication financière défaillante, le directeur général du groupe a rebaptisé la SEC (Securities and exchange commission) en Shortseller Enrichment Commission, soit Commission d’enrichissement des vendeurs à découvert. «Et ce changement de nom lui va tellement bien !», concluait le tweet. Elon Musk se plaint régulièrement de l’attaque des vendeurs à découvert sur le cours de son action.
Les amendes infligées au secteur financier par les régulateurs mondiaux sont en baisse en 2018, après un millésime 2017 particulièrement coûteux. «Le montant total des sanctions dans le monde devrait être inférieur à 8,1 milliards de dollars pour le premier semestre 2018, contre 18,35 milliards pour la même période en 2017, indique l’enquête annuelle du cabinet Duff & Phelps sur le sujet. Cette baisse est particulièrement nette aux Etats-Unis, au Royaume-Uni et en Europe.»
Le miracle que semblait dessiner les derniers indicateurs d’emploi n’a pas eu lieu. Les chiffres publiés cet après-midi par le département du Travail montrent que l’économie américaine a créé 134.000 emplois non agricoles le mois dernier, un chiffre nettement inférieur à celui de 185.000 attendu en moyenne par les économistes interrogés par Reuters, et un léger ralentissement du rythme annuel d’augmentation des salaires à 2,8% qui peine ainsi à franchir le seuil symbolique des 3%. Le niveau de la composante emploi des derniers chiffres de l’indice ISM manufacturier de 62,4 semblait pourtant suggérer 500.000 créations de postes dans le secteur privé, et l’indice ADP faisait état d’un nombre de 223.000 le mois dernier.
Un ancien conseiller de Banca Mediolanum Gian Carlo Cremaschini a été suspendu de son activité de conseiller financier par mesure de précaution par le régulateur italien Consob selon Bluerating. Gian Carlo Cremaschini aurait mis la main sur des sommes d’argent destinées aux clients et communiqué des informations et des rapports ne correspondant pas à la réalité des transactions effectuées.L’Italien aurait en outre accepté des modes de paiement différents de ceux indiqués et reçus des clients.La suspension de Gian Carlo Cremaschini a été établie pour une durée de soixante jours.
L’article 54 relatif à la gouvernance du groupe La Poste a été adopté à l’Assemblée nationale en première lecture, a annoncé Bercy. Cette mesure permettra l’apport par la Caisse des dépôts et des consignations (CDC) de sa participation dans CNP Assurances à la Banque Postale. La Poste deviendra alors un groupe complet de bancassurance et la CDC deviendra ainsi l’actionnaire majoritaire de la Poste aux cotés de l’Etat, précise le ministère des Finances. Avec un bilan de 1 000 milliards d’euros, ce pôle financier sera un des organismes de financement public les plus importants au monde. En adossant une nouvelle activité de banque et d’assurance à La Poste, cette opération consolide aussi l’entreprise publique, qui pourra alors développer davantage ses services financiers, assure le communiqué de Bercy Au terme de ce rapprochement qui sera engagé avant la fin de 2019, La Poste restera une société à capitaux 100 % publics, détenue par les deux mêmes actionnaires : la CDC et l’État.
Les articles 44 à 52 du projet de loi PACTE relatifs aux cessions de participations publiques et à la création d’un Fonds pour l’innovation et l’industrie ont été adoptés à l’Assemblée nationale, annonce Bercy. Ces mesures permettront d’allouer des capitaux publics pour financer l’innovation de rupture. La croissance de demain sera en effet tirée par les technologies de rupture qui nécessitent des investissements massifs et constituent un enjeu de souveraineté, explique le ministère des Finances. Le Fonds pour l’innovation et l’industrie (FII) est doté de 10 milliards d’euros issus des cessions d’actifs. Il a pour vocation d’investir dans des technologies d’avenir telles que l’intelligence artificielle, la nanoélectronique ou encore le stockage de l’énergie. Ces 10 milliards d’euros sont placés pour obtenir un rendement annuel pérenne de 250 millions d’euros. A cet effet, la loi PACTE autorise le Gouvernement à privatiser ADP et FDJ ainsi qu’à lui donner de la flexibilité sur son niveau de participation au capital d’ENGIE. Elle prévoit préalablement aux privatisations le renforcement de la régulation applicable aux activités d’ADP et de la FDJ. Dans le cadre de ces opérations de cession, le développement de l’actionnariat populaire sera également une priorité. Une partie du capital cédé par l'État pourra être réservée aux Français souhaitant investir dans les entreprises concernées. Le développement de l’actionnariat salarié sera également recherché à l’occasion de ces opérations. Les entreprises profiteront ainsi de nouvelles opportunités de développement et renforceront l’ancrage national de leur capital
Danske Bank a exécuté jusqu’à 8,5 milliards d’euros de « mirror trades » en une seule année au profit de clients russes, rapporte le Financial Times, qui cite un mémo interne. Ces opérations consistaient à acheter en roubles des titres financiers, notamment des obligations d’Etat russes, puis à les revendre pour récupérer d’autres devises.
La banque japonaise Nomura est en discussions avancées avec le régulateur pour implanter son hub européen post-Brexit à Paris, selon le Financial Times. Le quotidien cite trois sources proches du dossier, qui voudraient faire de Paris un hub bancaire alternatif pour les clients qui veulent emprunter en Europe. Nomura, qui compte 2.300 salariés à Londres, a déjà annoncé qu’il allait installer un courtier en valeurs à Francfort, en Allemagne, qui sera sa plate-forme de trading lorsque Londres aura quitté l’Union européenne, en mars 2019. Nomura prévoit aussi de rapatrier quelques salariés dans les pays européens qu’elle couvre, comme l’Espagne. JPMorgan et Nomura n’ont pas souhaité commenter.
La concurrence pèse de plus en plus sur le secteur de l’assurance. Selon l’étude 2017 du cabinet Facts & Figure, dont les grandes tendances ont été publiées aujourd’hui, « les primes moyennes par contrat n’augmentent quasiment plus, tant en automobile qu’en multirisque habitation (MRH). Cela signifie qu’au global, les assureurs n’arrivent plus à faire passer leurs hausses de tarifs ».
Deux financiers genevois figurent parmi la quarantaine de prévenus du procès d’un vaste système de blanchiment entre le Maroc, la France et la Suisse, qui entre dans sa troisième semaine à Paris, rapporte le quotidien suisse Le Temps. Meyer E., qui dirigeait la société de gestion de fortune genevoise GPF, est dans le viseur de la justice française. Pareil pour son frère Nessim, ex-cadre de HSBC Private Bank Suisse dans la division Méditerranée-Israël dirigée par l’aîné de la fratrie, Judah, jusqu’en 2012. Un quatrième frère, Mardoché, est accusé d’avoir livré quelque 12 millions d’euros en liquide à des évadés fiscaux français entre 2010 et 2012.«Nous ne savions pas que cet argent provenait d’un trafic, nous pensions qu’il s’agissait de fraude fiscale» commise par des épiciers marocains établis à Paris, a déclaré lundi Nessim E., 44 ans, devant le Tribunal correctionnel de Paris. Cet argent était pourtant généré par la vente de centaines de kilos de cannabis, importé du Maroc jusqu’à Paris via des go fast, soit avec des véhicules roulant à vive allure pour déjouer les contrôles policiers, comme le rappelle l’agence Bloomberg.
Deux rapports de l’Autorité bancaire européenne (EBA) et du Comité de Bâle, rattaché à la Banque des règlements internationaux (BRI), publiés aujourd’hui, confirment que les banques européennes sont bien les plus touchées par les normes prudentielles agréées en décembre dernier pour finaliser Bâle 3. Au niveau global, les standards définitifs de Bâle 3, qui doivent entrer progressivement en vigueur entre 2022 et 2027, entraînent une surcharge en capital Tier1 de 3,6% par rapport aux standards précédents, indique le Comité de Bâle. Cela se traduit par un déficit de fonds propres de 25,8 milliards d’euros à l'échelle mondiale soit près de 70% de moins que ce que prévoyait le Comité en décembre dernier, du fait principalement de fonds propres en hausse.
En première ligne dans les chantiers de transformations engagés par leur entreprise, les managers doivent, eux aussi, s’adapter à de nouveaux modèles de leadership.
Les banques et leurs régulateurs n’ont pas attendu la nouvelle directive européenne sur la sécurité des réseaux pour améliorer leur niveau de protection.
Blanchiment. L’élève Deutsche Bank se distingue à nouveau, envoyé au piquet par le régulateur allemand du secteur financier. La BaFin a publiquement demandé à son protégé de « prendre des mesures internes appropriées de prévention » en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. KPMG a été nommé en tant que « représentant spécial » pour trois ans afin de suivre les progrès de la banque. C’est la première fois que la BaFin impose une telle surveillance à une banque pour la lutte antiblanchiment. Deutsche Bank, déjà sanctionnée en 2017 par des régulateurs américains et britanniques sur ce thème, a indiqué avoir convenu avec l’autorité allemande de la nécessité d’améliorer ses procédures de connaissance des clients. Mais aucun nouveau dossier n’a officiellement motivé la mise sous surveillance de la BaFin.