Le groupe bancaire Société Générale va devoir renforcer ses procédures de contrôle aux États-Unis, à l’issue d’un accord signé avec les autorités américaines de supervisions, a indiqué jeudi la Réserve fédérale de New York. Le groupe bancaire s’est engagé à soumettre dans un délai de 60 jours un plan pour renforcer ses procédures de contrôle interne et mieux piloter l'évolution de certains risques, notamment ceux liés à la réglementation, selon le document. Dans ce dossier surtout d’ordre technique, «la Réserve fédérale de New York a identifié par le passé des déficiences dans le programme de gestion des risques de conformité», détaille l’accord. Ces déficiences ont conduit le groupe et ses différentes entités aux États-Unis à réaliser entre 2011 et 2018 des transactions internes contraires aux règles américaines en vigueur.
La banque de La Défense va se séparer de ses activités de financement spécialisé en Scandinavie. Les 14 ventes bouclées en 2019 lui ont déjà permis de renforcer sa solvabilité.
Les objectifs des assureurs mondiaux restent identiques à ceux de l’année dernière, mais la moitié de ces investisseurs estiment qu’ils n’arriveront pas à les atteindre, révèle une étude de Schroders.
Bankinter envisage de déconsolider et de mettre en Bourse 82,6% de sa filiale d’assurance Linea Directa Aseguradora d’ici à la fin 2020. La cinquième banque espagnole a annoncé mercredi soir qu’elle va distribuer à ses actionnaires 1,184 milliard d’euros d’actions LDA, valorisant la compagnie 1,434 milliard d’euros. Bankinter conservera une participation de 17,4%.
Dans sa dernière évaluation des risques du système financier français, la Banque de France a relevé d’un cran le risque constitué par le niveau durablement bas des taux, qui pèse sur la rentabilité future des banques et complique la gestion actif-passif des assureurs vie.
Ce n’est pas une franche opposition, mais l’Afer a exprimé ses doutes sur le projet d’intégration de la provision pour participation aux bénéfices aux fonds propres des assureurs.
La Securities and Exchange Commission a proposé mercredi d’élargir le nombre de personnes pouvant investir dans les offres de titres non cotés, les hedge funds et les fonds de private equity, rapporte le Wall Street Journal. Actuellement, les individus qui sont susceptibles d’investir sur ces marchés, connus comme les investisseurs accrédités, doivent avoir les ressources financières pour supporter des pertes importantes: soit 1 million de dollars d’actifs nets, sans compter leur maison, ou au moins 200.000 dollars de revenus annuels.La proposition de la SEC, approuvée par un vote de 3 contre 2, permettrait aux investisseurs ayant certaines qualifications, comme une licence de courtier en valeurs mobilières d’entrée de gamme, de contourner les seuils de revenu et de richesse.
L’année 2020 sera placée sous le signe des recrutements pour Treezor. Pour accompagner son développement (ouverture d’un second bureau en France, de bureaux en Italie et en Espagne, puis en Belgique et en Allemagne), la fintech française spécialisée dans les plates-formes de paiements prévoit d’augmenter ses effectifs de 50 % ou plus l’année prochaine. En deux ans, les effectifs de la société rachetée en 2018 par la Société Générale ont déjà été multipliés par cinq, passant de 15 salariés en 2017 à 75 en 2019. Pour recruter, la fintech créée en 2016 par deux ingénieurs en informatique, Eric Lassus et Xavier Labouret, précise miser sur « la diversité, la multiculturalité et la parité ». Elle est composée de 40 % de femmes, dont plus de 35 % dans l’équipe dirigeante, et de plus de 13 nationalités de presque tous les continents. Les profils recherchés pour 2020 sont surtout techniques : développeurs, DevOps, IT et opérationnels (service client, KYC).
Parmi 88 sites européens, c’est Val d’Europe qu’a choisi Deloitte pour y implanter sa Deloitte University EMEA, un complexe de plus de 22.000 mètres carrés entièrement dédié à la formation de ses 103.000 collaborateurs dans la zone Europe Middle East Africa. Le campus, dont l’ouverture est prévue début 2022, sera développé en partenariat avec Disneyland Paris et sera réalisé par Nexity. C’est pour « son rayonnement international et son accessibilité » que le pôle d’affaires situé à 35 kilomètres de Paris a été sélectionné par le géant de l’audit, indique un communiqué précisant que le complexe de « faible hauteur » sera doté de 260 chambres avec des espaces intérieurs « pensés dans un esprit ‘comme à la maison’ ». Quelque 500 professionnels pourront y être accueillis chaque jour. Val d’Europe attire les acteurs du secteur financier. En effet, le Crédit Agricole Brie Picardie a aussi fait le choix de ce pôle, à Chessy précisément, pour installer ses 420 collaborateurs dans plus de 9.000 mètres carrés de bureaux. Le projet de la banque régionale doit être livré à l’été 2020.
Pour rivaliser avec les Gafa qui viennent les concurrencer sur le terrain des services financiers, les banques nord-américaines et européennes ont encore des efforts à faire sur le plan des ressources humaines. Selon une étude du cabinet de conseil Darwin X sur les « Gagnants et perdants de la guerre des talents tech dans le secteur bancaire », les banques occidentales dédient en moyenne 15 % de leurs effectifs à la technologie tandis que des géants de la « tech » comme Apple, Google et Facebook y consacrent environ 30 % à 35 % de leurs équipes. Chez des spécialistes des paiements comme Visa ou la fintech californienne Stripe, ce chiffre s’élève à 45 %. Côté banques, celles qui ont le plus d’équipes « tech » sont les Néerlandaises, les Suisses et les Britanniques alors que les établissements français, italiens et espagnols en ont le moins (voir graphique), souligne Darwin X. « Gagner la guerre des talents technologiques ne repose pas uniquement sur de grandes équipes mais aussi sur les bonnes compétences », prévient l’étude qui a identifié trois catégories de talents dont il faut impérativement se doter : les « faiseurs » informatiques (« IT doers »), les experts des infrastructures (cloud, cybersécurité etc) et les spécialistes de la data (data analyst, data scientist, machine learning).
A condition d'être mobile, la province offre qualité de vie et perspectives de carrière. Mais pour se hisser à un niveau élevé de management, la case parisienne reste un passage obligé.
242 Grâce à leur promesse d’aider les institutions financières à mieux respecter la réglementation avec l’aide des nouvelles technologies, d’où leur appellation de « regtech » pour « regulatory technology », ce sous-groupe des fintech dispose d’un avenir « radieux », selon KPMG, qui souligne que le jeune segment n’en est encore qu’« au stade de l’amorçage ».
Le processus est désormais bien rodé. Une conférence sur le climat, et aussitôt des organisations non-gouvernementales organisent le « off » en ciblant, de préférence, une banque ou un assureur. La Société Générale en a fait les frais le 13 décembre, quand les activistes d’Action non violente COP21 et des Amis de la Terre ont occupé son agence centrale près de l’Opéra à Paris. A l’ordre du jour du débat impromptu organisé par les deux associations, le soutien de la banque, comme conseil en dette, au projet Rio Grande LNG, un terminal d’exportation de gaz de schiste liquéfié en construction aux Etats-Unis. Ses grandes concurrentes françaises s’en sont déjà retirées.
Les objectifs des assureurs mondiaux restent identiques à ceux de l’année dernière, mais la moitié de ces investisseurs estiment qu’ils n’arriveront pas à les atteindre, révèle une étude de Schroders.
Le Conseil de stabilité financière (FSB) a publié mercredi son rapport annuel sur la mise en œuvre de la réforme des indices de référence sur les taux d’intérêt. Il y souligne que «la dépendance continue des marchés financiers mondiaux à l'égard du Libor fait peser des risques sur la stabilité financière» et il appelle à des efforts importants de la part des pouvoirs publics et des entreprises financières et non financières dans les différentes juridictions pour abandonner cette référence au Libor d’ici à fin 2021.
Le spécialiste américain de l'épargne retraite Voya Financial a conclu un accord avec Resolution Life Group pour lui céder la quasi-totalité de ses activités d’assurance vie individuelle et de rentes (hors retraite) pour un produit prévu de 1,7 milliard de dollars. Ce montant dépasse l’objectif précédemment annoncé par l’ancienne filiale américaine d’ING : celle-ci souhaitait tirer au moins 1 milliard de dollars de flux de trésorerie disponible de son activité d’assurance vie individuelle jusqu'à la fin 2024.