Le régulateur financier sud-coréen (Financial Services Commission) vient d’annoncer que le pays allait adopter l’Asia Regional Fund Passport. Elle sera le dernier à rejoindre ce marché commun de l’industrie des fonds qui l’unira à l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, la Thaïlande, et la Nouvelle-Zélande. Le régulateur local va modifier le Capital Markets Act afin que la Corée du Sud puisse intégrer l’accord régional d’ici mai 2020. Il va également lancer une plateforme d'échange de données en mars, afin de faciliter les transmissions de données des clients entre les différentes institutions financières de l’accord, ce qui comprendra les robo advisors. Initié en 2013, l’Asia Regional Fund Passport est un accord multilatéral unifiant les règles d’enregistrement et de distribution des fonds dans l’ensemble des pays signataires, facilitant ainsi leur commercialisation transnationale. Son adoption par les pays signataires est relativement lente. L’avant dernier pays à l’avoir intégré, la Nouvelle-Zélande, n’a ratifié l’accord qu’en août 2019.
A l’occasion d’un événement de KPMG le 21 janvier, le président de l’autorité des marchés financiers en Espagne CMNV,Sebastian Albella a exposé ses vues sur les plans du gouvernement de coalition de gauche récemment forméconcernant les Sicav espagnoles. Les deux principaux partis formant le gouvernement, PSOE et Unidas Podemos, se sont entendu sur un programme qui comprend entre autres un contrôle plus strict des Sicav espagnoles. Sebastian Albella s’est inquiété que les Sicav espagnoles «pourraient être affectées par certains changements» selon des propos rapportés par plusieurs médias. Selon le président de la CNMV, les éventuelles mesures envisagées par le nouveau gouvernement espagnol pourraient signifier l’arrêtde l’activité des Sicav espagnoles. Pour Sebastian Albella, ces dernières demeurent «très importantes pour le développement de la banque privée en Espagne». Elles forment un tissu économique, incluant les fournisseurs de services d’investissement, les cabinets d’avocats entre autres corporations, «qui pourrait se délocaliser ailleurs» à cause des mesures du gouvernement, «ce qui serait dommage», a dit le président de la CNMV. Sebastian Albella a ajouté qu’il resterait attentif aux propositions du gouvernements et qu’il serait bien que l’incertitude autour des Sicav espagnoles cesse. Fin 2019, le régulateur espagnol recensaitquelque 2.569 Sicav avec des encours d’environ 30 milliards d’euros. Par ailleurs, Pedro Sanchez, le chef du gouvernement espagnol, a rencontré plusieurs grands investisseurs au forum économiquede Davos pour les rassurer et délivrer un message de confiance.
En dépit des taux bas, les rémunérations en banque de détail devraient résister. En banque d’investissement, le contexte juridique sème le trouble sur les bonus.
Les fonds en euros de BNP Paribas Cardif affichent un rendement moyen net de 1,41% en 2019, a annoncé ce mercredi l’assureur. La filiale de BNP Paribas fait mieux que la Société Générale, qui va servir un taux moyen de 1,35% au titre de l’année écoulée, mais elle continue à rogner la rémunération de ses clients dans un contexte de taux bas. Le rendement moyen de ses contrats a reculé de 37 points de base sur un an.
S&P a annoncé ce mardi le relèvement d’un cran de la note du groupe d’assurance mutualiste, de A+ à AA-, avec une perspective stable. L’agence de notation souligne le renforcement de fonds propres de Covéa, qui lui apporte une « marge significative pour atténuer le risque [lié à une] acquisition », ainsi que sa position de leader dans le marché de l’assurance dommages et habitation en France avec des profits stables. Ses contrats sont commercialisés sous les marques MAAF, MMA et GMF. En 2018 et 2019, Covéa a fait les gros titres avec sa tentative avortée de prise de contrôle de réassureur Scor.
La première banque suisse rabote son objectif de rentabilité après des performances en retrait. Une annonce qui préfigure les résultats de ses pairs européens.
Selon une étude de Deposit Solutions, les banques ont versé au total 25 milliards d’euros à la Banque centrale européenne (BCE) depuis l’introduction des intérêts négatifs par celle-ci en 2014, dont 6,7 milliards d’euros pour la seule année 2019. Près de 60% provenaient des banques allemandes (33%) et françaises (25%). «L’année dernière, les banques françaises ont versé 1,8 milliard d’euros à la BCE», explique Fabien Cazes, directeur général France de Deposit Solutions dans un communiqué. Chaque baisse des taux de 10 points de base entraîne une charge annuelle supplémentaire d’un milliard d’euros pour les banques de la zone euro, dont 275 millions pour les banques françaises.
A quelques heures de la cérémonie de voeux de Covéa, S&P a annoncé ce mardi le relèvement d’un cran de la note du groupe d’assurance mutualiste, de A+ à AA-, avec une perspective stable. L’agence de notation souligne le renforcement de fonds propres de Covéa, qui lui apporte une « marge significative pour atténuer le risque [lié à une] acquisition », ainsi que sa position de leader dans le marché de l’assurance dommages et habitation en France avec des profits stables. Ses contrats sont commercialisés sous les marques MAAF, MMA et GMF.
UBS a revu à la baisse ce mardi ses projections à moyen terme, après avoir manqué ses principaux objectifs en 2019. La première banque suisse a parallèlement annoncé la cession d’une participation majoritaire dans UBS Fondcenter à Clearstream, un spécialiste des opérations post-marché qui appartient à Deutsche Börse. En réaction, le titre chutait de 5,5% dans les premiers échanges à la Bourse de Zurich.
Selon une étude de Deposit Solutions, les banques ont versé au total 25 milliards d’euros à la BCE depuis l’introduction des intérêts négatifs par la Banque centrale européenne en 2014, dont 6,7 milliards d’euros pour la seule année 2019. Près de 60% provenaient des banques allemandes (33%) et françaises (25%). « L’année dernière, les banques françaises ont versé 1,8 milliard d’euros à la Banque centrale européenne. Cela correspond à 4,6% de leurs bénéfices de l’année précédente », explique Fabien Cazes, directeur général France de Deposit Solutions dans un communiqué.
Goldman Sachs a obenu le feu vert des régulateurs d’Afrique du Sud pour opérer en tant que banque, alors que la firme de Wall Street cherche à s'étendre dans les pays du continent à croissance rapide. Elle est ausi devenue membre du Interest Rate Derivatives Market de la Bourse de Johannesbourg, a indiqué Goldman Sachs dans un communiqué lundi. Elle proposera des produits à revenu fixe, des devises étrangères et des fonds d’Etat pour le gouvernement sud-africain, pour les investisseurs institutionnels et les entreprises. Goldman Sachs, qui est présente en Afrique du Sud depuis vingt ans, a recruté Jonathan Penkin pour diriger sa filiale locale.
Selon l’association de consommateurs CLCV, les tarifs des services bancaires vont baisser de 1,4% en moyenne, pour les services basiques, en 2020. Mais ces moyennes sont en baisse principalement du fait de la suppression, dans les huit entités du groupe Crédit du Nord (filiale de Société Générale), des 24 euros d’abonnement permettant un accès à la banque à distance, selon l’association. Selon l'étude, 32% à 44% (selon les profils de clients) des 127 banques passées à la loupe vont en réalité augmenter leurs tarifs par rapport à 2019. Les hausses de prix des services bancaires concernent surtout les cartes à débit immédiat (+1,12%), les virements occasionnels en agence (+4,14%) ou encore l’opposition sur chèque (+4,03%), ainsi que les frais de tenue de compte (+2,64%).
Les actifs d’une banque coopérative sont transférés au fonds de garantie bancaire polonais, pour éviter une faillite qui aurait notamment pénalisé les collectivités locales.