La holding qui réunira les activités internationales d’UniCedit ne sera pas cotée et sera basée en Italie, a déclaré ce matin Jean-Pierre Mustier, le patron de la première banque italienne, lors de la présentation de ses résultats semestriels. Le quotidien Il Sole 24 Ore avait révélé le projet le mois dernier, en indiquant que la holding serait créée en Allemagne. La banque donnera plus de détails lors de la présentation de son plan stratégique à horizon 2023, le 3 décembre prochain.
Malgré une hausse de son bénéfice net de 35% au troisième trimestre, à 294 millions d’euros, Commerzbank s’attend à une baisse de ses résultats en 2019. La banque allemande justifie cela par le ralentissement de l’économie, les tensions commerciales internationales et par la politique monétaire européenne. « Le résultat net consolidé pour l’année 2019 est attendu inférieur à celui de l’an dernier », précise la banque dans son communiqué.
Le Club des juristes, un cercle de réflexion juridique composé d’avocats d’affaires, a formulé des recommandations relatives aux campagnes publiques, parfois préjudiciables, des fonds activistes, a relayé ce jeudi Les Echos. Le think tank propose notamment que les activistes déclarent leurs niveaux de participations (dérivés et couvertures inclus) au fur et à mesure de l'évolution de la position, et qu’ils ne puissent plus communiquer durant la «quiet period» des entreprises avant la publication de résultats. Il suggère la création d’une plateforme de dialogue entre émetteurs et investisseurs autour des revendications, et que les activistes préviennent les entreprises cotées avant le début de leur campagne publique de communication. Le Club propose aussi de renforcer les moyens de l’AMF pour qu’elle puisse exiger des investisseurs qu’ils modifient leurs déclarations publiques lorsque nécessaire. La commission du Club des juristes a été présidée par Michel Prada, président de l’AMF de 2003 à 2008. Son rapporteur fut Benjamin Kanovitch, associé chez Bredin Prat.
Quatre sociétés sur cinq (80 %) des entreprises du SBF 120 disent avoir intégré au moins un critère RSE (responsabilité sociétale des entreprises) dans la rémunération variable annuelle de leur mandataire social, indique une étude* publiée par Deloitte. En évolution constante depuis trois ans, « désormais près de 30 % des sociétés du CAC 40 ont des critères RSE dans les plans d’intéressement long terme de leur dirigeant », observe Deloitte. Dans les sociétés de services, les critères RSE les plus mis en avant sont la mixité, l’égalité femme-homme et la prise en compte de notation externe (comme le Dow Jones Sustainability Index). En 2019, les patrons du CAC 40 ont vu leur niveau médian de rémunération atteindre 4,3 millions d’euros contre 4,7 millions d’euros un an auparavant, soit une baisse de 9 % « après une hausse significative au cours des trois dernières années », rappelle l’étude.
C’est un constat inquiétant que vient de dresser le Centre d’études et de recherches sur les qualifications (Céreq) dans une étude réalisée par quatre chercheurs sur les débuts de carrière des diplômés de 2010 comparés à ceux de 1998. Si le temps passé en emploi pour les diplômés de l’enseignement supérieur en 2010 est identique à la génération de 1998 (87 %) et que les trois quarts sont employés à durée indéterminée, « on constate une forte baisse du pouvoir d’achat du salaire médian pour les diplômés bac +3 et au-delà », relève le Céreq. Entre 1998 et 2005, selon le type de diplôme, la hausse du salaire médian entre la première embauche et le dernier emploi se situait entre 44 % et 54 %. Entre 2010 et 2017, cette augmentation plafonne à 31 % pour les bac +5 et plus. « Au point que les derniers salaires perçus, après environ six ans d’expérience accumulée, sont inférieurs en euros constants, aux salaires perçus par leurs homologues de 1998 », souligne l’étude.
La digitalisation touche aussi les diplômes de l’enseignement supérieur. L’Edhec vient de lancer ce mois de novembre un bachelor de niveau Bac+3, entièrement en ligne, d’une durée de 12 mois. Au menu de cette formation : des cours en en finance, marketing et management mais aussi deux spécialisations « Digital Marketing et Innovation » ou « Management et Commerce », ainsi que des modules sur les « enjeux du big data et de l’intelligence artificielle » et la « stratégie et design thinking ». En plus des dispositifs interactifs, les élèves participeront à des projets de groupe, des masterclasses ou encore des voyages d’immersion aux Etats-Unis. Au printemps 2020, les participants motivés par l’entrepreneuriat pourront suivre quatre modules pédagogiques intégrés au programme Stanford Innovation and Entrepreneurship. Dispensés par des professeurs de l’université Stanford, ils combineront cours magistraux, vidéos et exercices pratiques.
« PAS ACCEPTABLES » Tel est le qualificatif utilisé par Noel Quinn, directeur général par intérim de HSBC, pour évoquer les résultats dévoilés par la banque. Alors que le bénéfice net a chuté de 24 % au troisième trimestre 2019, l’objectif d’un retour sur capitaux ajusté de 11 % en 2020 ne sera pas tenu. « HSBC affiche des résultats en demi-teinte, la bonne tenue de l’Asie, qui représente 87 % du résultat ajusté du troisième trimestre (et 96 % du résultat publié), ne compensant pas entièrement les mauvaises performances des autres zones », juge Octo Finances. HSBC, qui a annoncé d’importantes suppressions de postes et a mandaté Lazard pour étudier la cession de sa banque de détail en France, entend dès lors poursuivre sur la voie de la restructuration. « Les plans précédents ne suffisent plus à améliorer les performances, étant donné les perspectives plus sombres en termes de croissance des revenus », a déclaré Noel Quinn.
L’exercice 2019 signera la fin des illusions pour l’assurance-vie. Le temps est venu de prendre toute la mesure du coût des taux négatifs, thème dominant de la dernière conférence internationale de la Fédération française de l’assurance fin octobre. L’injonction faite à la profession de tailler les rendements du sacro-saint fonds en euros devrait cette année produire enfin ses pleins effets. D’ici là, pas une semaine ne passe sans annonces marquantes : ici, une recapitalisation préventive, là, la mise en œuvre de restrictions à tout versement qui viendrait grossir exagérément les coûteux placements obligataires des compagnies. Tout le secteur est invité à porter le développement des contrats euro-croissance et des nouveaux plans d’épargne retraite voulus par le gouvernement (lire page 10).
Sous ce titre simple, la comtesse de Ségur a rassemblé des histoires d’enfants inoubliables, évocatrices de leurs étés libres et inventifs… Mais tout n’est pas perdu pour les adultes, nous n’allons peut-être plus être limités aux calculs mesquins des « congés » et autres « RTT ». Du moins, c’est ce que pourrait augurer l’approche du courtier en assurance de grands risques, Mc Gill et Partners à Londres. Pour attirer des spécialistes, la jeune société leur promet des vacances aussi longues qu’ils le souhaitent, la seule mesure étant « la confiance » qui doit guider leurs relations avec l’entreprise. Astuce pour attirer les talents sur un marché concurrentiel ou nouvel esprit du temps, une responsabilité individuelle en première ligne dans des organisations dépassées par l’hyper-démocratie ? Pas sûr, quoi qu’il en soit, que les nouvelles recrues laissées à leur libre appréciation retrouvent en vacances l’insouciance de leurs jeunes années…
Plus qu’un mouvement ponctuel, le programme d’obligations panda du Crédit Agricole marque sa volonté de se positionner sur le marché chinois pour le long terme.
Allianz a investi dans l’assureur chinois Taikang Life Insurance, a déclaré ce mercredi une porte-parole du groupe d’assurance allemand. La porte-parole n’a pas précisé le montant de l’investissement, mais un article de Bloomberg indiquait précédemment qu’Allianz avait payé 1 milliard de dollars (902 millions d’euros) pour prendre une participation dans la société. Allianz publie vendredi ses résultats trimestriels.
En pleine restructuration, le spécialiste français des dérivés a réalisé au troisième trimestre une des moins bonnes performances en Europe dans les métiers actions.
Axa a indiqué mercredi qu’au second semestre, les catastrophes naturelles devraient coûter à sa filiale Axa XL environ 420 millions d’euros de plus que d’habitude en raison des dégâts occasionnés. Les catastrophes naturelles coûtent environ 750 millions d’euros à sa filiale XL, a expliqué lors d’ine conférence téléphonique Gérald Harlin, directeur financier d’Axa. Mais en 2019, la facture sera plus lourde en raison de l’ouragan Dorian, qui coûtera à l’assureur 100 millions d’euros, du typhon Faxai qui a touché en septembre le Japon (120 millions d’euros), ou encore du typhon Hagibis du mois dernier, déjà estimés à 200 millions environ. Sur l’ensemble des neuf premiers mois de l’année, Axa a vu ses revenus croître de 5% à 79,7 milliards d’euros.
Après la nouvelle baisse des taux dans la zone euro cet été, «en fonction de l'évolution du CAC [40] et des taux, nous n’excluons pas le cas échéant une augmentation de capital» de la filiale d’assurance vie de la Société Générale, a déclaré hier Philippe Heim, directeur général délégué de la banque française, lors d’une conférence téléphonique. «Vous verrez les mesures prises au T4 [quatrième trimestre]», a ajouté Frédéric Oudéa, le directeur général du groupe, sans donner plus de détails. Après la recapitalisation surprise de Suravenir, la filiale d’assurance du Crédit Mutuel Arkéa, les assureurs vie français sont sous pression en raison du poids de leurs fonds en euro, majoritairement investis en obligations souveraines de moins en moins rentables. Chez les bancassureurs en particulier, le ratio de solvabilité est généralement plus faible. A fin 2018, Sogécap affichait un ratio de couverture de 160%. A fin septembre 2019, ses encours d’assurance vie s'élevaient à 122 milliards d’euros, en hausse de 5% sur un an. La part des unités de compte est restée stable à 28%.
China Pacific Insurance et Swiss Re pourraient nouer un accord capitalistique. Selon Bloomberg, l’assureur chinois pourrait investir au moins 2 milliards de dollars au capital de son alter ego suisse. En contrepartie, Swiss Re engagerait entre 500 millions et 1 milliard de dollars chez China Pacific Inusrance. Les discussions sont à un stade avancées, ajoute Bloomberg. Un tel accord permettrait à Swiss Re d’accélérer son développement en Asie tout en stabilisant son capital.
Allianz a investi dans l’assureur chinois Taikang Life Insurance, a déclaré ce mercredi une porte-parole du groupe d’assurance allemand. La porte-parole n’a pas précisé le montant de l’investissement, mais un article de Bloomberg indiquait précédemment qu’Allianz avait payé 1 milliard de dollars (902 millions d’euros) pour prendre une participation dans la société. Allianz publie vendredi ses résultats trimestriels.
Le Crédit Agricole a obtenu l’accord des autorités chinoises pour émettre un programme obligataire Panda sur le Chinese Interbank Bond Market (CIMB). Le Crédit Agricole est la première banque européenne systémique (G-SIB) à obtenir une telle approbation de la banque centrale chinoise.
Le cours de l’action Société Générale progresse de 5,28% à 28,39 euros en milieu de séance grâce à l’annonce de données rassurantes sur les fonds propres de la banque. La Société Générale a atteint avec un an d’avance son objectif de réduction de 10 milliards d’euros des encours pondérés dans la BFI, dont 8 milliards pour ses activités de marché. Le ratio de solvabilité CET1 ressortait à 12,5% fin septembre, en hausse de 46 points de base par rapport au mois de juin et au-dessus de l’objectif de 12% fixé pour 2020.
La Société Générale a publié ce matin des résultats en baisse au troisième trimestre, reflétant la réduction de la voilure décidée dans sa banque d’investissement et un environnement de taux bas qui compriment les revenus de sa banque de détail.
Gabriel Bernardino, le président de l’Autorité européenne des assurances (Eiopa), a exprimé son opposition à un assouplissement des exigences en fonds propres pour l’investissement en action des assureurs, lors d’une audition lundi devant la commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen. En vigueur depuis le 1er janvier 2016, la directive Solvabilité 2 a modifié en profondeur le cadre prudentiel, imposant notamment un choc standard de 39% pour les investissements en action des compagnies d’assurance. L’Eiopa préconise une législation «mieux équilibrée en terme d’impact», répercutant plus efficacement les risques liés à la faiblesse des taux d’intérêts, ainsi que les risques climatiques. La tutelle des assureurs avait révélé mi-octobre dans un rapport soumis à consultation ses pistes de révision de la directive Solvabilité 2.
La Banque centrale du Liban a demandé aux banques locales d’augmenter leurs capitaux de 20% d’ici juin et de ne pas verser de dividendes au titre de 2019. Les banques libanaises doivent garder des liquidités pour anticiper une possible dégradation de la qualité de crédit dans le pays à cause des problèmes politiques et économiques auxquels il fait face. Une première augmentation de 10% des fonds propres Core Tier 1 des banques devra intervenir avant la fin de l’année, et 10% supplémentaires avant le 30 juin 2020.