En cinq ans d’existence, les contrats d’assurance-vie Eurocroissance n’auront collecté que 2,3 milliards d’euros (pour 1.700 milliards d’euros rassemblés au sein des contrats d’assurance-vie). Un décret d’application de la loi Pacte publié le 26 décembre au Journal Officiel modernise ce produit. Entre autres modifications importantes : la possibilité pour les assurés de choisir librement le terme de la garantie. L’idée en creux est d’offrir un rendement plus élevé, en fonction de la durée de blocage de l’épargne. D’autant qu’une autre modification, technique cette fois, supprime la distinction entre provisions mathématiques et de diversification. De quoi donner davantage de souplesse aux assureurs dans leur gestion financière, soit un rendement potentiellement plus élevé, puisque cet ensemble pourra être géré au sein d’une même poche financière.
Ces deux là sont faits pour s’entendre. Le champion bancaire espagnol, Santander, a fait de Rafael Nadal son ambassadeur pour les prochaines années. Le joueur de tennis, sans doute le plus grand sportif de l’histoire du pays, avait déjà porté au début de sa carrière les couleurs de Banesto, l’une des enseignes du groupe, mais il collaborait depuis 2014 avec le concurrent Banco Sabadell. Pour reconquérir le cœur du Majorquin au palmarès long comme les titres de noblesse d’un grand d’Espagne, Ana Botín, la présidente de Santander, aurait mis sur la table un million d’euros par an, selon les indiscrétions de la presse locale.
MODÉRÉ L’Autorité des marchés financiers a publié son analyse sectorielle des risques de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme (BC-FT) pour les entités placées sous sa supervision. Il s’agit de les aider à se préparer en donnant « un aperçu des modalités de matérialisation » de ces risques afin qu’elles puissent mieux se les approprier dans leurs procédures internes. Le niveau de vulnérabilité de la gestion collective est jugé faible. Il est plus prégnant pour la gestion sous mandat, le capital-investissement ou l’investissement immobilier. La vulnérabilité intrinsèque qualifiée d’élevée est cependant atténuée dans ces domaines par un solide encadrement réglementaire. L’AMF souligne côté gestion sous mandat la contrainte faite au client, par le biais de Mif 2, de partager avec le gérant « toutes les informations utiles, au risque de ne pas avoir accès à la prestation recherchée ».
Pour mieux juger de la performance de leurs salariés, les entreprises encouragent leurs managers à utiliser cet outil RH qui vise à enrichir le traditionnel entretien d’évaluation.
DÉVELOPPEMENT Barclays affiche ses ambitions dans la recherche actions, une activité pourtant chahutée par la directive Mif 2. Aujourd’hui dans le bas du top 10 européen, la banque britannique entend se hisser parmi les trois premiers acteurs. « Nous prévoyons d’augmenter nos revenus en 2020, quand nous serons au complet », a déclaré à L’Agefi Rupert Jones, responsable de la recherche actions pour l’Europe chez Barclays.
Une résolution d'actionnaires pour la prochaine assemblée générale réclame que la banque britannique sorte des énergies fossiles, dont elle est le premier financeur européen.
L’AMF publie les données annuelles d’activité des conseillers en gestion de patrimoine pour 2018. Seuls 5 % pouvaient se déclarer indépendants au sens de la directive MIF 2.
Le conseil d’administration de la MGEN a indiqué dans un communiqué avoir «pris acte de la démission de la directrice générale, Isabelle Hébert». Isabelle Hébert avait été nommée à la direction générale de la MGEN en juillet 2017. Stéphane Dedeyan, directeur général du Groupe VYV, maison-mère de la MGEN, a été désigné pour assurer «simultanément et de façon temporaire la direction générale du groupe MGEN». Stéphane Dedeyan est chargé de mettre en place une nouvelle direction générale.
La banque d'investissement chinoise crée un comité de direction chargé de renforcer les liens avec sa filiale hongkongaise, restée jusque-là très autonome.
Philippe Baillot a démissionné de son poste de Médiateur de l’assurance, qu’il occupait depuis 2015, révèle le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi. L’hebdomadaire satirique évoque des tensions entre le médiateur et la CECMC, alors que Philippe Baillot l’explique par des «raisons personnelles». Cette décision a été annoncée le 23 décembre dernier par le conseil d’administration de la médiation à la Commission d'évaluation et de contrôle de médiation de la consommation (CECMC), rattachée à Bercy. Il avait été reconduit pour un nouveau mandat de trois ans en novembre 2018. Philippe Baillot assume cependant toujours ses fonctions, le temps de nommer un successeur
Les gérants d’actifs chinois et étrangers devront désormais produire un reporting sur leur programme de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LAB-TF). La China Banking and Insurance Regulatory Commission (CBIRC) a fait circuler un document en ce sens auprès des banques, des assureurs et des gérants d’actifs présents sur le sol chinois, a appris Funds Global Asia. Le reporting devra être transmis à la CBIRC dans les 4 semaines ouvrées avant la fin de l’année calendaire. Pour l’exercice 2019, le régulateur attend ce document pour le 15 février. Les sociétés devront également investir davantage dans leurs dispositifs LCB-TF et augmenter les compétences de leurs salariés dans ce domaine, précise la circulaire.
Le conseil d’administration de la MGEN a indiqué dans un communiqué avoir «pris acte de la démission de la directrice générale, Isabelle Hébert». «Il salue l’engagement sans faille dont elle a fait preuve pour remplir la mission qui lui avait été confiée et l'énergie qu’elle a déployée pour accompagner la MGEN vers les évolutions attendues de tous», ajoute le communiqué.
Plus de 200 investisseurs réclament 896 millions d’euros de dommages et intérêts à Daimler, accusant le constructeur d’avoir mal informé les marchés, rapporte L’Agefi suisse. Ces requêtes devraient être rassemblées dans un grand procès groupé, auquel la justice a ouvert la voie en décembre 2018, similaire à une procédure de plusieurs milliards d’euros déjà en cours contre Volkswagen. Les avocats des plaignants estiment que Daimler a «caché aux marchés l’utilisation de logiciels illicites dans ses voitures diesel et les risques et coûts qui y étaient associés». Les requérants, dont des fonds de pension, des compagnies d’assurance et des banques basés dans l’ Union européenne, en Amérique du Nord, en Asie et en Australie «ont payé les actions trop cher et Daimler est responsable». Les questions communes à plusieurs dossiers seront traitées dans une «procédure modèle» devant le tribunal régional de Stuttgart. Une porte-parole de Daimler a estimé que ces requêtes étaient «infondées», réaffirmant l’intention du groupe de «contester avec tous les moyens juridiques à notre disposition» ces accusations, «si besoin également dans le cadre d’une procédure modèle».
Certains clients de la banque percevront moins de 1% de rémunération sur leurs fonds en euros pour 2019. Les rendements servis sur le marché font le grand écart.
Alvarez & Marsal élargit son offre en France en lançant une activité Evaluation et Modélisation (Valuation Services), dirigée par Thomas Gounel, managing director. La société de services, qui veut s’imposer dans ce domaine comme un acteur de référence sur le marché français, compte désormais près de 80 collaborateurs en France pour ses sept expertises et devrait rapidement dépasser la centaine dès 2020.
Goldman Sachs a dévoilé pour la première fois les données financières de ses activités à destination des particuliers, qui regroupent la banque en ligne Marcus, les cartes de crédit, dont celle développée pour Apple, et la gestion de fortune. Cette division, dont les chiffres seront désormais publiés chaque trimestre, a généré 822 millions de dollars de revenus au troisième trimestre 2019, soit 2,4% du PNB de la banque américaine. Dans un avis transmis à la Securities and exchange commission (SEC), Goldman Sachs précise que ses pertes de crédit potentielles à fin septembre 2019 s'élevaient à 302 millions de dollars, contre 338 millions en 2018. Autre changement annoncé par Goldman Sachs : la suppression du segment Investissement et prêt (Investing and lending), créé en 2009. Les revenus de cette ligne seront désormais répartis entre les quatre segments que comptera Goldman Sachs : Investment Banking, Global Markets, Asset Management et Consumer & Wealth Management.
La banque crée des unités indépendantes en Europe occidentale, en Europe de l’Est et au Moyen-Orient. Et supprime 500 postes sur les 23.000 que compte cette activité dans le monde.
«Une année de transition. Pas excellente mais pas mauvaise non plus.» C’est ainsi que Philippe Parguey, directeur général de Nortia a qualifié les premiers résultats dévoilés par le groupe sur son activité en 2019. Avec 500 millions d’euros bruts en assurance vie, les chiffres se rapprochent de ceux de 2018 (600 millions d’euros). En termes nets, aucun chiffre officiel précis n’a été donné par les dirigeants présents, notamment en raison du changement de dépositaires sur la partie compte-titres, qui a amené à un recalcul complet des encours sur cette activité. Au total, les encours de Nortia étaient d’environ 12 milliards d’euros, à fin 2019, dont 75% en assurance vie et 25% en compte-titres. L’écart avec début 2019, où les encours atteignaient 12,5 milliards, s’explique notamment par les rationalisations effectuées suite au changement de dépositaires sur l’activité compte-titres.
La filiale d'assurance de la banque brésilienne Caixa prépare son introduction en Bourse et noue un premier partenariat pour remplacer une partie des produits du français CNP.
Sans surprise, l’Assemblee nationale a adopté à 91 voix contre 16 la proposition de résolution émise par 66 députés, pour beaucoup issus de la majorité, enjoignant au gouvernement d’aménager les derniers accords de la réglementation Bâle 3 lors de leur transposition en droit français. Le texte mettait en exergue le fait que les banques américaines demeuraient beaucoup moins touchées par cette réglementation que leur homologues européennes. Cette résolution ne constitue qu’un avis et a donc une portée avant tout symbolique. L’organisation Finance Watch s’était toutefois opposée à ce projet de résolution, estimant que les accords de Bâle, tels qu’ils étaient rédigés, avaient pour objectif « de contribuer à créer un système bancaire mondial stable avec des banques bien capitalisées ».
AXA Banque a annoncé son intention de transférer à Arkéa Banking Services ses activités informatiques et une partie de ses activités de back-office. AXA Banque continuerait de piloter toutes ses autres activités, notamment celles en relation directe avec ses clients et ses distributeurs.
Goldman Sachs a dévoilé pour la première fois les données financières de ses activités à destination des particuliers, qui regroupent la banque en ligne Marcus, les cartes de crédit, dont celle développée pour Apple, et la gestion de fortune. Cette division, dont les chiffres seront désormais publiés chaque trimestre, a généré 822 millions de dollars de revenus au troisième trimestre 2019, soit 2,4% du PNB de la banque américaine.
La banque suisse UBS est en passe de réorganiser ses activités de gestion de fortune de la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA), aujourd’hui dirigée par Christl Novakovic, pour la diviser en trois zones distinctes, selon les agences Bloomberg et AWP qui citent un mémo interne de la société. Cette réorganisation devrait, toujours selon les mêmes sources, conduire à la suppression d’un maximum de 500 postes.