La Caisse des Dépôts a émis mardi une obligation durable. D’un montant de 500 millions d’euros et d’une échéance 5 ans, ces titres notés Aa2 par Moody’s, AA par S&P et AA par Fitch ont été émis à 102,09% du nominal, ce qui correspond à un rendement négatif de -0,403%, soit l’OAT+18 points de base (pb). « Cette émission s’inscrit dans le plan de relance de 26 milliards d’euros de la Caisse des Dépôts », déclare à l’Agefi Stéphan Haeuw, responsable des émissions, prêts et ingénierie à la Caisse des Dépôts. La Caisse des Dépôts revendique, pour cette émission, 110 investisseurs, soit deux fois plus que lors de l’émission de son dernier green bond en 2019. L’obligation a été sursouscrite six fois.
Les sociétés de réassurance, qui font face à la pandémie de coronavirus, devraient augmenter leurs prix de 5% en moyenne l’année prochaine, selon une enquête menée par Moody’s auprès des sociétés d’assurance. Près de 90% des répondant s’attendent à une hausse de tarifs en 2021, sur tous les secteurs de la réassurance. A titre de comparaison, ils n’étaient que 50% à s’attendre à une hausse des tarifs l’année dernière. Certains répondants estiment même que la hausse pourrait être supérieure à 5% si les conditions de marché se dégradaient à la fin de l’année.
Depuis le 1er juillet 2020, la Mutuelle de l’Industrie du Pétrole (MIP) adhère à AG.Mut, le pôle mutualiste d’AG2R La Mondiale, qui regroupe désormais 10 mutuelles nationales ou régionales, professionnelles ou interprofessionnelles, selon un communiqué paru ce mercredi. La MIP opère en santé et en prévoyance, dans la protection sociale des grandes entreprises des secteurs de l’industrie pétrolière, de la pétrochimie et de ses dérivés, mais également dans des secteurs d’activités tels que l’engineering et les services. Elle compte 135.000 personnes protégées et son chiffre d’affaires s’élevait à 104,6 millions d’euros en 2019.
De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace, et la patrie est sauvée. Le poison lent de la pandémie tétanise beaucoup d’entreprises et menace d’envoyer au cimetière de l'économie des industries entières, mais il est des patrons qui ont choisi de faire leur miel de la crise actuelle. Dans la gestion de l’eau et des déchets, c’est Veolia qui ressuscite avec un sens tactique indéniable le vieux projet de rachat de son grand rival Suez. Dans la finance, ce sont Caixa et Bankia qui annoncent la création du numéro un espagnol de la banque de particuliers. Après l’Italie, l’Espagne. L’union des deux prêteurs constitue le deuxième grand mariage de l’année dans la banque européenne avec le rachat d’UBI Banca par Intesa Sanpaolo, une opération annoncée à la veille de la pandémie et que le groupe italien a choisi de mener à son terme contre vents et marées.
... c’est la progression sur un an des revenus des 12 plus grandes banques d’investissement mondiales (Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, Citi, Bank of America, Deutsche Bank, HSBC, Barclays, Credit Suisse, UBS, BNP Paribas et la Société Générale) au premier semestre avec 101,6 milliards de dollars au total, selon le cabinet Coalition. Un record depuis 2012 ! Ces établissements ont tiré profit de la volatilité des marchés liée à la crise du Covid-19. Pour 2020, Coalition prévoit une croissance de 12 % en moyenne du RoE (return on equity) de ces banques, contre 7,5 % en 2019. Les activités de banque d’affaires ont progressé de 23 % sur le semestre à 24,5 milliards de dollars, la chute du M&A ayant été plus que compensée par les opérations de marchés de capitaux.
Décalage. 2020, génération sacrifiée sur le marché du travail ? Ce n’est pas ainsi que les jeunes diplômés se perçoivent, même si la crise sanitaire a un impact évident sur leur recherche d’emploi et leurs choix de carrière. Ils sont 67 % à se montrer optimistes pour la situation de l’emploi dans leur secteur d’activité pour les 12 mois à venir, selon une enquête du cabinet Walters People, qui a interrogé 425 jeunes diplômés (moins de trois ans d’expérience) en août dernier sur ce sujet. Ce pourcentage grimpe à 69 % pour la banque et l’assurance, et à 79 % pour les métiers du chiffre. Les jeunes ont néanmoins adapté leur stratégie à la crise sanitaire. Sept sur dix ont préféré retarder leur entrée dans la vie active, seulement 5 % ayant choisi de l’accélérer. Par ailleurs, 64 % des répondants sont prêts, dans un contexte de crise, à accepter une offre d’un autre secteur que celui auquel ils se destinaient. Chez ceux qui sont déjà en poste, un sur cinq anticipe une baisse de rémunération, mais un quart table sur une hausse. Quant à ceux qui étaient en quête d’un job dès mars 2020, en pleine pandémie, 16 % ont réussi à décrocher un contrat.
Distance. La pandémie de coronavirus continue à bousculer les acteurs de la formation continue. L’Ecole supérieure de la banque (ESB) a décidé de passer tous ses cursus pour la saison 2020-2021 au format virtuel. Chaque professionnel pourra tout de même, à sa demande, bénéficier d’une séquence d’échanges avec un intervenant dédié au moment de son choix. Cette digitalisation imposée par la crise sanitaire n’empêche pas l’ESB de lancer trois nouvelles formations : un executive master « stratégie et finance de l’immobilier », en partenariat avec Sciences Po pour la conduite de projets immobiliers et de leur financement ; un certificat « immobilier corporate » ; et un certificat « expertise opérationnelle contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ».
Continuité. L’assurance-vie a enregistré son cinquième mois consécutif de décollecte nette en juillet (-500 millions d’euros). Selon la Fédération française de l’assurance (FFA), ces retraits atteignent ainsi 5,2 milliards d’euros sur les sept premiers mois de l’année (contre une collecte de 17,3 milliards sur la même période en 2019). « Le choc du confinement fait encore sentir ses effets sur les choix d’épargne des Français qui ont préféré se tourner vers des produits plus liquides », estime la FFA. Dans ce contexte, « nous revoyons à la baisse le niveau de collecte nette anticipé pour 2020, à environ 3,5 milliards d’euros (contre plus de 26 milliards en 2019, un record de dix ans) », annonce le bureau d’études Octo Finances, ajoutant qu’il s’agirait alors du plus faible chiffre de collecte nette depuis 2012.
Instit Invest publie les dossiers de participation aux Couronnes 2020 qui auront lieu le 3 décembre prochain à Paris. Aujourd'hui, Agrica concourt pour le Prix de la Meilleure initiative en faveur de la gouvernance et de sa transparence. Entretien avec Stéphane Makowski, directeur délégué aux investissements.
La Caisse des Dépôts élargit sa palette de financements ESG. Elle a émis mardi une obligations durable. D’un montant de 500 millions d’euros et d’une échéance 5 ans, ces titres notés Aa2 par Moody’s, AA par S&P et AA par Fitch ont été émis à 102,09% du nominal, ce qui correspond à un rendement négatif de -0,403%, soit l’OAT+18 points de base (pb). « Cette émission s’inscrit dans le plan de relance de 26 milliards d’euros de la Caisse des Dépôts », déclare à l’Agefi Stéphan Haeuw, responsable des émissions, prêts et ingénierie à la Caisse des Dépôts.
Les sociétés de réassurance, qui font face à la pandémie de coronavirus, devraient augmenter leurs prix de 5% en moyenne l’année prochaine, selon une enquête menée par Moody’s auprès des sociétés d’assurance. Près de 90% des répondant s’attendent à une hausse de tarifs en 2021, sur tous les secteurs de la réassurance. A titre de comparaison, ils n’étaient que 50% à s’attendre à une hausse des tarifs l’année dernière. Certains répondants estiment même que la hausse pourrait être supérieure à 5% si les conditions de marché se dégradaient à la fin de l’année.
Le réassureur Scor a annoncé mercredi, à l’occasion de sa journée annuelle dédiée aux investisseurs, faire face à des déclarations de sinistre liées au Covid-19 plus favorables que prévu en réassurance vie.
Depuis le 1er juillet 2020, la Mutuelle de l’Industrie du Pétrole (MIP) adhère à AG.Mut, le pôle mutualiste d’AG2R La Mondiale, qui regroupe désormais 10 mutuelles nationales ou régionales, professionnelles ou interprofessionnelles, selon un communiqué paru ce mercredi.
Le Covid-19 et les taux bas ont fortement pénalisé les réassureurs cette année. Les sociétés de notation deviennent plus négatives sur le secteur, tout en soulignant une certaine résilience à long terme.
Ageas n’a pas tardé à réagir après la proposition de reprise issu d’un consortium mené par Mark Pensaert, ancien banquier de Lazard. L’assureur, qui présente une capitalisation de 7 milliards d’euros, a jugé la proposition « hautement conditionnelle » et « non réaliste ».
Le mariage entre CaixaBank et Bankia pourrait se solder par 8.750 suppressions de postes, selon le journal économique espagnol Expansion. Les sites de Madrid, Valence et des Baléares pourraient être les plus touchés par la fusion des numéros 3 et 4 du marché bancaire espagnol, annoncée vendredi dernier.
L’Organisation internationale des commissions de valeurs mobilières cherche à harmoniser la mosaïque de règles régissant la manière dont les entreprises divulguent les risques liés au développement durable, rapporte le Financial Times. L’idée est d’identifier des «points communs» dans l’éventail des règles de publication des informations sur le développement durable dans le monde entier afin de faciliter la comparaison des informations. S’exprimant lundi lors d’un événement de l’Investment Association au Royaume-Uni, le directeur général de l’OICV, Paul Andrews, a déclaré que l’abondance de cadres sur la durabilité donne aux entreprises une multitude de choix en termes de risques ESG qu’elles déclarent. Pour lutter contre ce phénomène, l’OICV a créé un nouveau groupe de travail qui s’efforcera de traduire les différentes normes du monde entier en une forme «plus cohérente, plus transparente et [...] plus standardisée». L’objectif est de concevoir un ensemble de lignes directrices qui soient fondées sur des principes tout en étant «suffisamment granuleuses pour avoir un sens».
L’institution augmente sa force de frappe sur quatre axes jugés prioritaires, en affermissant sa posture d’investisseur responsable pour redresser la France après le choc lié à la pandémie de Covid-19.
BPCE, présidé par Laurent Mignon, a annoncé lundi la nomination de Jean-François Lequoy au poste de directeur général en charge des finances et de la stratégie. Il prendra ses fonctions le 14 septembre et succédera ainsi à Nicolas Namias, qui a pris début août la direction générale de Natixis. Jean-François Lequoy dirigeait depuis 2014 le pôle assurances de Natixis.