L’assureur mutualiste français Covéa et la société d’investissement Exor ont annoncé hier soir la signature d’un accord-cadre de coopération devant aboutir à la mise en place de partenariats dans l’investissement et de la réassurance. Covéa allouera ainsi 750 millions d’euros sur la période 2021-2023 à des activités conjointes d’investissement avec Exor. Il investira par ailleurs un total de 750 millions d’euros sur 5 ans dans des véhicules d’investissement dédiés ayant pour actif sous-jacent les activités de réassurance de Partner Re. Exor, holding de la famille Agnelli, avait annoncé en février avoir ouvert des discussions exclusives avec Covéa pour lui vendre potentiellement Partner Re. L'épidémie de coronavirus a eu raison des projets de Covéa qui a renoncé en mai à cette opération estimée à 9 milliards de dollars.
Coup de théâtre chez Natixis. Le conseil d’administration de la banque, réuni ce jour, a annoncé après-Bourse le départ de François Riahi de ses fonctions de directeur général et de membre du directoire du Groupe BPCE « en raison de divergences stratégiques concernant les options du futur plan de Natixis », selon les termes du communiqué. Il est remplacé par Nicolas Namias, actuel directeur général finances et stratégie de BPCE, la maison-mère de Natixis. Il sera en charge du nouveau plan stratégique qui sera présenté à l’été prochain.
La Société Générale a annoncé lundi matin de lourdes pertes au titre du deuxième trimestre sous l’effet de plusieurs charges comptables et d’une remontée des provisions pour pertes liées à la crise du coronavirus.
CNP Assurances a annoncé vendredi soir que son conseil d’administration avait nommé Véronique Weill administratrice et présidente, en remplacement de Jean-Paul Faugère, qui a démissionné mi-juillet pour prendre la vice-présidence de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution. Véronique Weill, actuellement general manager du groupe de publicité Publicis, a passé l’essentiel de sa carrière dans la banque et l’assurance, principalement chez Axa. Elle occupera ses nouvelles fonctions pour la durée résiduelle du mandat d’administrateur de Jean-Paul Faugère, qui prendra fin en 2021. Rémy Weber qui convoitait sa place en tant que président du directoire de La Banque Postale, a dû laisser la place à une personnalité indépendante. CNP présente ses résultats semestriels ce lundi et La Poste mardi. Le groupe public s’est mis en quête d’un nouveau dirigeant pour La Banque Postale, qui sera désigné «dans les prochaines semaines» par le conseil de surveillance.
Le réassureur Swiss Re a annoncé vendredi que les 2,5 milliards de dollars (2,1 milliards d’euros) de sinistres et de réserves liés au Covid-19 qu’il a enregistrés au premier semestre couvriraient probablement la majeure partie de ses pertes liées à la pandémie. La compagnie a confirmé son anticipation d’une perte nette de 1,1 milliard de dollars au cours du premier semestre. Le ratio combiné (frais de gestion et coût des sinistres sur primes encaissées) de sa division dommages s’est détérioré à 115,8% contre 100,5% un an plus tôt. Le redressement de l’assurance des entreprises serait «en bonne voie».
La Société Générale va arrêter son activité de financement du négoce de matières premières à Singapour, en proie à des difficultés ces derniers mois, a révélé Bloomberg vendredi. Une dizaine de salariés de front office vont être transférés à Hong Kong, les middle et back office restant sur place, confirme à L’Agefi une source proche du dossier. La banque français voudrait ainsi couper les ponts avec des petits courtiers singapouriens, après notamment la fraude monumentale du négociant de pétrole Hin Leong, qui lui doit 240 millions de dollars (204 millions d’euros) depuis la débâcle de l’or noir au printemps. «Le financement des matières premières est l’une des expertises cœur de Société Générale. La banque est et restera engagée dans le secteur du négoce de matières premières, y compris en Asie», assure une porte-parole du groupe. La Société Générale, qui publie ses résultats à fin juin ce lundi, avait annoncé une perte au premier trimestre après des revers dans les structurés actions et une hausse des provisions, liées notamment à deux dossiers de fraude. Une autre banque française, Natixis, a décidé de restructurer son activité de financement des matières premières après des déboires similaires..
La banque a limité la casse au deuxième trimestre grâce au dynamisme de ses activités de financement et de produits de taux. Elle maintient sa prévision de bénéfice annuel.
NatWest Group, l’ex-Royal Bank of Scotland (RBS), a accusé une perte d’exploitation avant impôts bien au-dessus du consensus, à 1,29 milliard de livres (1,42 milliard d’euros) au deuxième trimestre, après avoir comptabilisé un coût du risque plus élevé que prévu en raison de la pandémie de Covid-19. Sur l’ensemble de l’exercice, ce coût du risque devrait se situer entre 3,5 milliards et 4,5 milliards de livres. Le produit net bancaire s’est replié de 34,3% à 2,68 milliards d’un an sur l’autre.
Les banques espagnoles Caixabank et Sabadell ont publié vendredi des bénéfices nets plus faibles que prévu au deuxième trimestre après avoir comptabilisé un montant combiné de 1,39 milliard d’euros (1,7 milliard de dollars) de provisions liées à la pandémie. Le coût du risque de Sabadell est passé de 93 à 107 points de base (pb) sur encours, tandis que chez Caixabank, le taux de provisionnement a atteint 106 pb à fin juin. La première prévoyait une fourchette entre 90 et 95 pb d’ici à fin 2020 et Caixabank entre 60 et 90 pb. Sabadell a déclaré un bénéfice net de 52 millions d’euros, en chute de 73% sur un an. Caixabank a augmenté le sien de 30 %, à 115 millions d’euros, la baisse de ses charges de restructurations ayant compensé la hausse des provisions.
Le prêt garanti par l’Etat (PGE) «saison», promis par le gouvernement en mai dans le cadre de son plan de sauvetage du tourisme, sera disponible auprès des réseaux bancaires le 5 août, a annoncé Bercy vendredi. «Il est ouvert aux secteurs liés au tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’évènementiel, du sport, du loisir et de la culture, qui ont été durement touchés par l’interruption d’activité liée à l’application des mesures sanitaires, précise le communiqué du ministère de l’Economie. Pour une même entreprise, il permet de substituer au plafond s’appliquant normalement aux PGE (dans le cas général fixé à 25% de son chiffre d’affaires du dernier exercice [...]), un plafond calculé comme la somme des 3 meilleurs mois de chiffre d’affaires du dernier exercice clos.» Entre la fin mars et le 24 juillet, les banques françaises ont accordé 124 milliards d’euros de PGE, avec un taux de refus de 2,7% selon Bercy. Le secteur de l’hôtellerie et de la restauration est le deuxième bénéficiaire de ces facilités de trésorerie, avec un bénéficiaire de PGE sur six, pointe la Fédération bancaire française. S’y ajoutent des moratoires sur les crédits professionnels préexistants.
Le chinois ByteDance a accepté de céder complètement les activités américaines de TikTok, ont dit à Reuters samedi deux sources proches du dossier, le président américain Donald Trump ayant déclaré la veille avoir décidé d’interdire cette application vidéo très populaire. ByteDance cherchait jusqu’ici à conserver une participation minoritaire dans l’activité américaine de TikTok, ce que la Maison Blanche a refusé. TikTok revendique 100 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis. Selon le nouveau projet d’accord, ByteDance sortirait complètement du capital de la filiale et Microsoft serait sur les rangs pour reprendre ces activités.
BNP Paribas a publié vendredi des résultats en légère baisse mais supérieurs aux attentes au deuxième trimestre, les pertes essuyées sur certains crédits ayant été en partie compensées par les forts besoins de financement des entreprises et des investisseurs institutionnels pendant la crise.
L'assureur italien veut consacrer 2 à 3 milliards d'euros à des opérations de croissance externe. Son bénéfice a été divisé par deux au premier semestre.
Le CM Alliance Fédérale, principale composante du groupe mutualiste, a vu son bénéfice semestriel fondre de moitié sous l'effet de l'augmentation du coût du risque sur les crédits.
Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, a demandé à l’Inspection générale des finances de procéder à l’évaluation du label et de son organisation, selon un communiqué diffusé le 29 juillet. L’objectif est «de tirer le bilan de ces trois premières années d’existence». Les résultats de cette réflexion «contribueront à construire la feuille de route du label pour les prochaines années». Bruno Le Maire se félicite par ailleurs «du succès grandissant du label ISR». Lancé en 2016, le label représente aujourd’hui plus de 503 fonds labellisés, pour un total de 201 milliards d’euros.
La banque espagnole publie sa première perte en raison de 10 milliards d'euros de dépréciations sur ses acquisitions passées dans la banque de détail et le crédit à la consommation.
La première banque allemande signe une perte plus faible qu'attendu grâce à la bonne tenue de ses revenus. Le second semestre devrait être moins soutenu par le trading et les émissions de dette.
Rothschild & Co a «a décidé qu’aucun dividende ne serait distribué aux actionnaires au cours de l’exercice 2020», a indiqué hier soir le groupe de banque d’affaires et de gestion d’actifs et privée. Cette décision fait suite «à l’annonce de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) du 28 juillet, recommandant aux institutions financières de suspendre le versement des dividendes jusqu’au 1er janvier 2021», dans le sillage de l’injonction de la Banque centrale européenne (BCE). Rothschild & Co est la première banque française à se plier à cette nouvelle date limite qui prolonge l’interdiction initiale qui courait jusqu’au 1er octobre. «Le gérant a l’intention de verser le dividende de 0,85 euro par action, précédemment annoncé au titre de 2019, quand cela sera approprié», précise la banque.
La société a publié hier soir un résultat net semestriel à 24 millions d’euros contre 78,8 millions en 2019. Son ratio de solvabilité reste élevé à 191%. Le directeur général du groupe a commenté ces éléments pour L’Agefi.
Le groupe d’assurances finlandais Sampo a fait savoir hier qu’il étudiait une entrée sur le marché britannique par le biais d’une offre d’achat sur son concurrent Hastings Group Holdings.Il prévoit de s’allier au conglomérat financier sud-africain Rand Merchant Investment, qui détient depuis 2017 une participation proche de 30% au capital de l’assureur britannique. Compte tenu d’une valorisation boursière de la cible atteignant 1,3 milliard de livres (1,45 milliard d’euros), cette prise de contrôle serait la plus importante d’une société cotée au Royaume-Uni cette année. Sampo souhaite par ce biais se développer davantage dans l’assurance non-vie.
La banque devrait annoncer jeudi une refonte de son organisation, à l’occasion de la présentation de ses résultats semestriels. Selon une source citée par l’agence Bloomberg, la banque s’apprête à fusionner ses activités de banque d’investissements avec celles de marchés de capitaux. Selon les mêmes sources, la banque devrait aussi regrouper ses activités de risque et de conformité.
Sa recommandation de ne pas rémunérer les actionnaires des banques européennes court désormais jusqu'à la fin de l'année. Le régulateur laissera du temps au secteur pour reconstituer ses fonds propres.
Virgin Money a mis de côté 42 millions de livres (46 millions d’euros) supplémentaires au deuxième trimestre pour couvrir une éventuelle hausse des prêts hypothécaires et personnels en difficulté. La sixième banque du Royaume-Uni a déclaré qu’elle n’avait pas encore constaté de pic dans les pertes de crédit liées à la pandémie de Covid-19. La modeste hausse de son coût du risque a fait passer à 584 millions de livres le total des provisions du prêteur. L'établissement avait annoncé une perte au premier trimestre après avoir mis de côté 232 millions de livres pour couvrir les prêts douteux et les défauts de paiement probables en raison de la crise sanitaire.
La première banque néerlandaise a déclaré hier s’attendre à déprécier environ 300 millions d’euros sur la valeur de ses acquisitions passées. ING comptabilisera la dépréciation du goodwill, qui n’affecte pas ses ratios de fonds propres, dans ses résultats du deuxième trimestre qui doivent être publiés le 6 août. Un porte-parole a refusé de nommer les unités commerciales concernées, mais a déclaré que la dépréciation est liée à «de multiples acquisitions, certaines datant de longtemps». La banque avait déjà déclaré que son bénéfice net du deuxième trimestre serait affecté par la crise du Covid-19, le blocage économique de l’Europe ayant paralysé les affaires et conduit à une augmentation des créances douteuses.
La banque autrichienne Bawag a annoncé hier un bénéfice avant impôt divisé par deux au deuxième trimestre, suite aux mesures de précaution prises face à la crise sanitaire. Son résultat imposable s’est élevé à 80,8 millions d’euros entre avril et juin, contre 160 millions un an plus tôt. La société a mis en réserve 65 millions d’euros au deuxième trimestre pour faire face au risque d’impayés. Son coût du risque atteint 130 millions d’euros au premier semestre 2020. Les revenus nets de commissions et de frais de la banque autrichienne devraient diminuer de 10 à 15 % en 2020. Ses hypothèses reposent sur le scénario central de la Banque centrale européenne qui prévoit un recul de 12,6% du produit intérieur brut de la zone euro en 2020.
Foncière Inea a annoncé hier la signature du premier «green loan» (crédit écologique) dans le secteur de l’immobilier qui porte les ambitions de la taxonomie européenne. Ce crédit syndiqué de 105 millions d’euros a été arrangé par LCL et souscrit par un pool de sept banques. L’opération comprend un mécanisme de réduction de la marge appliquée par les établissements de crédit dans le cas d’atteinte de performances énergétiques et carbone en ligne avec les ambitions de la taxonomie européenne.
La sentence est tombée. L’ancien premier ministre Malaisien, Najib Razak, a été jugé coupable d’abus de confiance et de blanchiment d’argent dans le scandale 1MDB. Même s’il doit faire appel, il risque plusieurs années de prison. Lui et ses proches étaient accusés d’avoir détourné plusieurs milliards de dollars du fonds de pension 1MDB, avec l’aide d’anciens employés de Goldman Sachs. La banque a d’ailleurs, la semaine dernière,trouvé un accord avec le pouvoir malaisien aujourd’hui en place pour clore le dossier pénal dans le pays, en échange du versement de 3,9 milliards de dollars.
La SEC propose de relever le seuil de déclaration des gestions institutionnelles de 100 millions à 3,5 milliards de dollars. Le projet est en consultation pour 60 jours.