Vendredi, BNP Paribas sera la première à publier ses semestriels. Les provisions sur le stock de crédits, le trading et les dividendes cristallisent les interrogations.
Les actifs numériques, dans certains cas, restent des monnaies comme les autres. L’AMF et l’ACPR ont donc rappelé hier que les opérateurs de distributeurs automatiques de cryptoactifs devaient se plier aux obligations qui leur incombent au titre de la réglementation. Avant le démarrage d’une telle activité, les opérateurs doivent obligatoirement obtenir un enregistrement auprès de l’AMF après avis conforme de l’ACPR. L’enregistrement implique notamment la mise en place de procédures et d’un dispositif de contrôle interne propres à assurer le respect des obligations au titre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) et le gel des avoirs. Les sociétés qui ont commencé cette activité avant l’entrée en vigueur de la loi Pacte, le 24 mai 2019, doivent donc s’enregistrer auprès de l’AMF au plus tard le 18 décembre 2020. En revanche, celles qui ont commencé après cette date et qui ne sont pas encore enregistrées doivent cesser toute activité dans les plus brefs délais.
L’Espagne faisait partie des marchés européens ayant appliqué l’interdiction de la pratique de lavente à découvert (short-selling) par les gestionnaires d’actifs sur les actions locales entre mars et mai 2020. Ces restrictions étaient censées préserver la stabilité financière et la confiance des investisseurs tandis que la crise du Covid-19 touchait durement les marchés. Cependant, selon une étude publiée par le régulateur des marchés financiers en Espagne CNMV, l’interdiction de «shorter» s’est révélée pour le moins inefficace. Les statisticiens de la CNMV ont comparé différentes variables liées au rendement, à la volatilité ainsi qu'à la liquidité des titres de l’Ibex 35 (principal indice espagnol) et du Dax 30 (principal indice allemand). Au contraire de l’Espagne et d’autres pays de l’UE, l’Allemagne n’avait pas interdit la vente à découvert. L'étude conclut qu'à l’exception d’une détérioration de la liquidité qui s’est traduite par une augmentation importante des écarts entre cours acheteurs et vendeurs, aucun autre effet lié à l’interdiction n’a pu être identifié. Autrement dit, la prohibition des shorts n’a eu aucun effet sur les volumes négociés, les prix, la volatilité du marché ou encore sur les spreads de crédit des émetteurs.
Plusieurs personnalités de la gestion d’actifs dont Keith Skeoch, l’ancien directeur général de Standard Life Aberdeen, soutiennent l’idée d’un nouveau cadre réglementaire pour les fonds post-Brexit, rapporte le Financial Times fund management. Pour Keith Skeoch, le Brexit fournit une occasion de remanier le régime des fonds du Royaume-Uni, avec l’objectif d’attirer de nouveaux clients. «Il y a une véritable opportunité d’avoir un régime de fonds concurrentiel que nous pourrions exporter notamment en Asie ou dans les pays où nous pouvons nouer des accords commerciaux», dit-il. La plupart des fonds britanniques dédiés aux particuliers sont soumis au régime européen Ucits. Mais une fois que la période de transition du Brexit se termine le 31 décembre, le Royaume-Uni aura la liberté de diverger de ce régime.
Un accord à 3,9 milliards de dollars a été trouvé entre la banque et le gouvernement malaisien. Reste encore à parvenir à un arrangement avec la justice américaine.
Le produit net bancaire de Bourse Direct a bondi de 49% au premier semestre, à 20,5 millions d’euros, a annoncé le courtier en ligne vendredi. Son résultat net a atteint 3,9 millions d’euros, contre seulement 0,35 million un an plus tôt. «Dans un contexte de crise sanitaire sans récédent, les marchés ont connu une très forte volatilité et les particuliers ont montré un intérêt accru pour la bourse en ligne. Les activités de Bourse Direct ont bénéficieé de cet environnement exceptionnel, tant en termes de volume d’ordres, que de recrutement de nouveaux clients», déclare la société dans un communiqué. Bourse Direct a exécuté́ «près de 3,5 millions d’ordres sur le 1er semestre 2020, soit plus de deux fois les volumes enregistrés au 1er semestre 2019» et davantage que «sur l’ensemble de l’année 2019». Le nombre de nouveaux clients a crû de 230% sur un an,
La banque américaine Goldman Sachs a annoncé aujourd’hui être parvenue à un accord avec le gouvernement malaisien concernant l’affaire 1Malaysia Development Berhad (1MDB), le fonds souverain impliqué dans un vaste scandale de détournement d’argent public. L’accord de principe impliquerait le versement par Goldman Sachs d’une amende de 2,5 milliards de dollars et la garantie de reverser à la Malaisie au moins 1,4 milliard de dollars de produits d’actifs liés à 1MDB, saisis par les autorités gouvernementales du monde entier.
Les entreprises espagnoles cotées pourront bientôt connaître l’ensemble de leurs actionnaires sans exception. C’est selon le quotidien économique Cinco Días l’une despromesses majeures du projet de loi transmis aux députés espagnols par le gouvernement et visant à promouvoir l’implication sur le long-terme des actionnaires dans les compagnies concernées. Le texte stipule ainsique les entreprises espagnoles cotées auront le droit de connaître leurs actionnaires «formels» qui figurent habituellement dans les registres (par exemple les intermédiaires tels que les sociétés de gestion) mais aussi les bénéficiaires ultimes des actions,y compris ceux qui les détiennent indirectement à travers des entreprises intermédiaires. Cinco Días explique que l’objectif du projet de loi est de pouvoir faire communiquer directement l’entreprise avec ses actionnaires pour faciliter l’exercice de leurs droits et leur implication au sein de la société. Le texte mentionne qu’aucun droit des actionnaires ne sera modifié à travers leur identification. Les intermédiaires financiers, dont les sociétés de gestion,devront donc communiquer l’identité de tous les bénéficiaires effectifs pour lesquels ils investissent dans les actions espagnoles. Cependant, le projet de loi ne prévoit pour le moment aucune sanction administrative pour le non-respect de cette possible future obligation d’identification.
La collecte nette d’assurance vie a été à nouveau négative en juin, à hauteur de 700 millions, pour le quatrième mois consécutif, selon les statistiques de la Fédération française de l’assurance. Depuis le début de la crise sanitaire, les sorties nettes ont atteint 6,9 milliards d’euros. La sortie du confinement des réseaux distributeurs entraîne cependant un retour à la normale progressif en termes de collecte brute, laquelle remonte à 9,9 milliards contre seulement 5,7 milliards en mai. Les encours d’assurance vie atteignaient 1.766 milliards d’euros à fin juin 2020.
La banque espagnole a dégagé une perte de 21 millions d’euros au deuxième trimestre après avoir accru ses provisions contre les effets de la pandémie. Bankinter a passé 177 millions de charges liées au Covid-19 sur la période, au lieu de 15 millions seulement à fin mars. Le groupe s’attend désormais pour fin 2020 à un coût du risque dans le haut d’une fourchette de 60 à 70 points de base de ses encours, contre une précédente estimation de 50 à 70 pb.
Le réassureur français est en perte au deuxième trimestre, en raison d’une charge exceptionnelle de 456 millions d’euros. Il ne versera pas de dividende en fin d’année.
Morgan Stanley a bloqué l’accès à distance à son réseau virtuel pour ses stagiaires chinois, alors que les entreprises étrangères deviennent de plus en plus inquiètes à propos des lois sur la sécurité plus autoritaires adoptées par Pékin pour encadrer Hong Kong, indique le Financial Times. En matière de cybersécurité, le régime légal chinois couvre tout, de la manière dont les données sont stockées au type de logiciel utilisé et à ce qui peut être posté en ligne, avec de strictes pénalités infligées aux contrevenants. La banque de Wall Street basait ses stagiaires dans ses bureaux dans le pays, où 80% de ses salariés sont retournés travailler, au lieu de leur donner un accès distant pour travailler de chez eux, selon le quotidien.
IG Group a annoncé jeudi de très bons résultats sur son exercice clos au 31 mai, «boostés par des résultats exceptionnels» au quatrième trimestre pourtant marqué par la crise sanitaire du Covid-19 et une forte volatilité sur les marchés financiers. Le chiffre d’affaires net a augmenté de +36% à 649,2 millions de livres sterling, le bénéfice avant impôts de +52% à 295,9 millions. Les revenus liés au trading ont progressé de +9% à 389,7 millions, et plus que doublé en glissement annuel au quatrième trimestre, à 259,5 millions. Le courtier a lancé plusieurs nouveaux produits en Europe, notamment pour faciliter le market-making comme au travers de la plate-forme de négociations multilatérales Spectrum, qui a la particularité de permettre les échanges 24h/24. Le dividende annuel de 43,2 pence par action sera donc maintenu.
La crise aura d’abord un impact visible sur les résultats en assurance collective, puis poussera aux rapprochements entre acteurs, y compris de la santé individuelle.
Utilisés par le secteur industriel, ces nouveaux outils intéressent de plus en plus les établissements financiers. Au programme : relation client et gestion des risques.
Robustesse. La solidité capitalistique des assureurs leur a permis de passer la première vague de l’épidémie sans subir de dégradation massive de leur notation, indique Standard & Poor’s. Toutefois, « une deuxième vague d’infections liées au coronavirus, qui perturberait la reprise économique ou nécessiterait de réintroduire d’importantes mesures de reconfinement, engendrerait un nouveau choc sur les marchés financiers, ce qui accentuerait la récession et augmenterait les pertes des assureurs », explique S&P. Selon l’agence de notation, les assureurs pourraient dès lors devoir puiser dans leurs réserves capitalistiques. S&P craint davantage le risque de dégradation des actifs et de pertes sur les marchés financiers que celui des réclamations liées au refus des assureurs de couvrir des pertes dues à l’interruption d’activité.
Applications mobiles et sites web refondus, les banques cherchent la bonne formule pour développer l’e-commerce financier. Un exemple avec la Société Générale.
« La titrisation est la clé pour libérer de la capacité au bilan des banques, la Commission va faire des propositions sur ce sujet inachevé et qui divise les Européens »
Choix. Peu de banques en France parviennent à maîtriser leurs coûts, selon l’analyse d’Alvarez & Marsal dans Banque de détail, un modèle économique à bout de souffle ? Pire : depuis 2014, leurs coûts augmentent même de 1,2 % par an en moyenne. Cela est dû à des mesures d’économies trop timides par rapport à celles prises dans d’autres pays européens. La réduction des réseaux d’agences, par exemple, s’est faite très progressivement, elle atteint 10 % seulement depuis 2012, si bien que le marché français affiche la deuxième plus forte densité derrière l’Espagne à 546 agences par million d’habitants, quasiment 40 % de plus que la moyenne européenne. Le coefficient d’exploitation des banques françaises a augmenté d’un point entre 2016 et 2019 à 69 %, le plus élevé derrière l’Allemagne (89 %). Alvarez & Marsal préconise de gérer la masse salariale (60 % des coûts) de façon volontariste et de travailler sur les dépenses en informatique, en immobilier et sur les fonctions supports.
C’est l’augmentation du nombre de bénéficiaires de l’offre spécifique réservée aux personnes en situation de fragilité financière, d’après le rapport annuel de l’Observatoire de l’inclusion bancaire (Banque de France), soit au total 512.149 personnes à fin 2019. Le nombre de personnes fragiles est évalué à 3,4 millions en France. L’intérêt de l’offre spécifique réside dans le plafonnement des frais d’incidents bancaires puisque ceux qui en bénéficient ont payé en moyenne 69 euros contre 151 euros pour les personnes fragiles non équipées. La moyenne des frais bancaires totaux payés par les personnes identifiées comme fragiles atteint 255 euros. Par ailleurs, le nombre de nouvelles situations de surendettement est de 80.000 en 2019, en recul de 9 % en un an.
Un rapport parlementaire établit 24 recommandations, et notamment celle de mieux mobiliser l'épargne des Français pour financer la transition écologique.
L’Eiopa a mesuré les différents risques pesant sur le secteur européen de l’assurance, en prenant en compte l’impact du Covid-19 sur les investissements et la solvabilité.