« La faible valorisation en Bourse des banques européennes est un problème majeur, il faut agir sur les revenus, le bilan, la transformation bien plus que la consolidation. »
... soit 1.316 milliards d’euros, c’est le montant des actifs transférés de Londres vers l’Union européenne dans le sillage du Brexit, selon une étude EY. Plus de 400 relocalisations de postes ont été annoncées en septembre, portant à plus de 7.500 le nombre d’employés ayant quitté la City.
QVT. Le 1er octobre, la Matmut et l’ensemble des syndicats représentatifs ont signé un accord pour le déploiement du télétravail au sein de la mutuelle d’assurance. Ce dernier pourra prendre quatre formes : habituel, jusqu’à deux jours par semaine, occasionnel, exceptionnel (déclenché par l’employeur) et enfin en faveur du soin (pour les salariés aidants) et/ou du retour à l’emploi (après une longue maladie par exemple). Les salariés itinérants et les managers pourront aussi accéder au télétravail habituel avec un package pouvant aller jusqu’à 70 jours par an. « Une expérimentation sera menée pour les salariés du réseau d’agences, sur plus de la moitié des sites, en préservant l’ouverture et l’accueil physique des sociétaires en agences », précise la Matmut. Le groupe compte au total 6.300 collaborateurs.
Evolution. Alors que les négociations salariales obligatoires sont lancées, laissant peu d’espoir à une augmentation générale de salaires, la direction de BNP Paribas a présenté un nouvel accord prenant le relais de deux textes de 2016 sur la diversité et le « contrat de génération », intégrant les dispositifs de fin de carrière. Cet accord unique, en pointe sur l’évolution de la société sur certains points, traite de la gouvernance de la diversité au sein de BNP Paribas SA, de la diversité d’origine, de la lutte contre les discriminations, de l’accompagnement de la transition entre activité professionnelle et retraite, ainsi que de l’égalité femmes-hommes. Ce dernier point pose problème. Parmi les syndicats négociateurs, si le SNB-CFE/CGC a signé l’accord, la CFDT se réserve le droit de toute action.
C’est le montant de la « taxe Covid » prévue par le projet de loi de Financement de la Sécurité sociale. Si les complémentaires santé ont économisé plus de 2 milliards de remboursements de soins avec le confinement, elles n’en tireront pas profit en 2020, ni en 2021.
Dissonances. Les cabinets d’audit et de conseil, sas d’entrée dans la vie active pour de nombreux jeunes diplômés, sont connus pour leur turnover. Employeurs et candidats s’accordent à dire que le phénomène provoque chez les collaborateurs un sentiment d’insatisfaction dû à une organisation interne instable (respectivement 65 % et 61 % des répondants), selon une étude du cabinet Fed Finance. Leurs analyses des réponses apportées divergent en revanche radicalement. Du côté des cabinets, on estime avoir fait de gros efforts pour limiter les départs et attirer les talents, efforts pas vraiment perçus par ceux à qui ils s’adressent. La mise en œuvre d’un management de proximité est ainsi citée par 60 % des décisionnaires mais seulement 11 % des candidats. Même dissonance lorsqu’il s’agit d’évoquer la flexibilité horaire (citée par 65 % des recruteurs et 25 % des candidats) ou la formation (60 % contre 20 %). Les vues se rapprochent tout de même quant à l’impact de la crise sanitaire sur l’organisation du travail et les projets à mener (voir le graphique). Sur un marché tendu, où 7 collaborateurs sur 10 se disent à l’écoute des opportunités externes et où une grande majorité rêve de rejoindre une entreprise, les cabinets ont encore du travail à faire pour améliorer leur « marque employeur ».
Sous prétexte qu’elles ont fait des économies pendant le confinement du fait du report de soins, l’Etat veut taxer les mutuelles. Un comble si l’on songe que la vocation de ces organismes est de redistribuer la totalité de leurs excédents financiers à leurs adhérents. Après la ponction de l’Etat, qui évalue à 2,2 milliards d’euros les dépenses évitées, c’est donc l’augmentation des tarifs qui va prévaloir, touchant en premier lieu les populations les plus pauvres. Le circuit de redistribution perd au passage en efficacité et en transparence. Heureusement que l’esprit de solidarité doit présider au grand tournant de société annoncé par nos gouvernants ! Que la démocratie au plus près du terrain doit céder le pas à la bureaucratie ! Dans l’immédiat, la ponction des mutuelles ne va pas aider non plus à faire baisser les charges de fonctionnement trop élevées qu’on reproche à ces organismes, estimées à 25 % des cotisations collectées…
La banque a changé de direction, mais pas de modèle d’affaires. Son plan 2024 doit être annoncé en janvier dans une perspective de performance globale, pas seulement financière.
Mercredi matin, l’intersyndicale composée de la CFDT, de FO, de la CGT, de la CFTC et du SNB/CFE-CGC de la BNP Paribas a appelé à une grève des salariés du réseau le 13 octobre prochain. Les raisons de ce mouvement sont multiples, mais l’étincelle l’ayant déclenché provient d’un projet de modification des horaires présenté par la direction aux salariés du groupe. «Remise en cause du forfait des cadres, perte de RTT sans compensations financières, problématiques de garde d’enfants, de transport, télétravail non intégré au projet»… Les points de désaccords énoncés dans l’appel des syndicats sont nombreux. Les négociations annuelles obligatoires (NAO) posent aussi problème. En l'état des négociations, cette année, il n’y aura pas d’augmentation de salaire généralisée. Chez BNP Paribas, la dernière grève remonte à 2018, à la suite de NAO infructueuses.
Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, estime que «la valorisation actuelle de SocGen n’a aucun sens», dans un entretien à Reuters publié mercredi. Le dirigeant estime que la refonte des activités de marchés actions, associée à la levée attendue de l’interdiction par la Banque centrale européenne de verser des dividendes, et le rapprochement envisagé des réseaux Société Générale et Crédit du Nord en France, permettront à la banque de se relancer. Mercredi, l’action Société Générale traitait autour de 12,2 euros, pour clôturer à 12,33 euros, en recul de 60% depuis le début de l’année. Elle capitalise à peine plus de 10 milliards d’euros. La valeur a notamment pâti cette année des pertes enregistrées par le groupe dans ses activités de produits dérivés sur dividendes. «La situation devrait être très différente dans trois ou quatre trimestres», promet Frédéric Oudéa.
Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, estime que «la valorisation actuelle de SocGen n’a aucun sens», dans un entretien à Reuters publié mercredi. Le dirigeant estime que la refonte des activités de marchés actions, associée à la levée attendue de l’interdiction par la Banque centrale européenne de verser des dividendes, et le rapprochement envisagé des réseaux Société Générale et Crédit du Nord en France, permettront à la banque de se relancer.
La réponse aux failles réglementaires mises en évidence en Allemagne par le scandale Wirecard se précise. Les partis de la coalition au pouvoir ont validé un projet de réformes des règles financières et comptables, indique Reuters qui a pu consulter le document. Dans ce cadre, la BaFin, l’autorité allemande des marchés financiers, disposerait de plus de droits sur les auditeurs.
Si les femmes restent sous-représentées dans les fonctions d’investissement et moins bien payées, l’égalité est mieux respectée pour les nouvelles générations.
L’assureur mutualiste Matmut a annoncé la création d’une nouvelle filiale dédiée à la gestion de patrimoine. Matmut Patrimoine est née de l’acquisition de la totalité de la structure OFI Patrimonial, ce qui lui a permis de disposer de l’ensemble des agréments nécessaires. La nouvelle entité prend la forme d’une société par actions simplifiée unipersonnelle, présidée par Tristan de La Fonchais, directeur général adjoint finances et patrimoine du groupe. L’entité pour débuter comptera une quinzaine de conseillers patrimoniaux disposant des certifications nécessaires. La Matmut vise ici une clientèle dite «confortable» - possédant sa résidence principale et disposant de plus de 100.000 euros d’avoirs financiers – soit 7 à 8% de ses sociétaires estimés à 4 millions de personnes.
Les statistiques publiées par la Banque centrale européenne illustrent que le secteur bancaire devra se restructurer pour ne pas rester dernier de la cote.
La Banque centrale européenne (BCE) a publié ses statistiques du secteur bancaire pour le deuxième trimestre de cette année. En moyenne, le ratio de capital des banques a progressé par rapport au début de l’année, à 18,64% au deuxième trimestre contre 18,11 au premier trimestre. Leur ratio de prêts non performants a baissé, à 2,94%, le niveau le plus bas depuis 2015, année depuis laquelle la BCE publie ces données. Leur ratio de liquidité a progressé significativement, passant de 146.57% au premier trimestre à 165.46% fin juin. Enfin, leur rendement sur capitaux propres (return on equity, RoE) a chuté à 0,01%, contre 6,01% un an auparavant.
Andrew Bester démissionne de son poste de directeur général de Co-op Bank, a annoncé ce mardi la banque britannique, soit deux ans seulement après son entrée en fonction. En difficulté depuis plusieurs années, l’ancienne banque coopérative a annoncé en août 350 suppressions de postes et la fermeture de 18 des 68 agences restantes d’ici à la fin de l’année. Au premier semestre, elle a accusé une perte de 45 millions de livres (50 millions d’euros).
L’assureur mutualiste Matmut a annoncé ce jour la création d’une nouvelle filiale dédiée à la gestion de patrimoine. Matmut Patrimoine est née de l’acquisition de la totalité de la structure OFI Patrimonial, ce qui lui a permis de gagner près de huit mois, en disposant de l’ensemble des agréments nécessaires. La nouvelle entité prend la forme d’une société par actions simplifiée unipersonnelle, présidée par Tristan de La Fonchais, directeur général adjoint finances et patrimoine du groupe.
Moody’s a offert à Morgan Stanley et à son directeur général, James Gorman, un premier relèvement de la note de crédit de la banque depuis plusieurs années. L’agence de notation a porté sa note de crédit long terme à A2, estimant que l’acquisition du courtier en ligne E*Trade, bouclée vendredi par la banque, permettrait à Morgan Stanley de faire croître ses revenus de façon plus régulière dans la gestion d’actifs et la gestion de fortune, ce qui en fait un placement plus sûr pour les créanciers. Morgan Stanley est notée A2, soit au même niveau que ses rivales JPMorgan et Bank of America et un cran au dessus de Goldman Sachs et Citigroup.