Citigroup a attaqué en justice le hedge fund Brigade Capital Management pour demander le remboursement d’une partie des 900 millions de dollars que la banque dit avoir versés par erreur. Brigade « a tenté illégalement de profiter du paiement erroné », accuse Citi dans sa plainte, déposée devant la Cour fédérale de New York. Brigade et les autres créanciers estiment qu’ils ne sont pas obligés de rendre l’argent. Le montant versé à Brigade était d’environ 175 millions de dollars. Plusieurs créanciers de Revlon, dont Brigade, accusent la société de cosmétiques d’avoir détourné les garanties de leur dette et ont porté plainte contre Revlon, Citi et d’autres parties prenantes.
Le tribunal de commerce de Toulouse a débouté mardi le chef toulousain étoilé Michel Sarran, qui demandait à son assureur Axa d’indemniser ses pertes d’exploitation dues au confinement à la suite de la pandémie de coronavirus. «Cette décision était attendue car il s’agit du premier jugement [en France] sur le fond rendu concernant notre contrat d’assurance standard, proposé par les agents généraux d’assurance», souligne Axa dans un communiqué, cité par l’AFP. Dans son jugement, le tribunal indique que «l’extension de garantie relative aux pertes d’exploitation consécutives à une fermeture administrative pour cause d'épidémie est assortie d’une clause d’exclusion qui est applicable en l’espèce». Plusieurs restaurateurs clients d’Axa ont attaqué l’assureur en justice. Fin juin, Axa avait annoncé avoir trouvé un accord avec plusieurs centaines de restaurateurs pour indemniser «une partie substantielle» de leurs pertes d’exploitation liées à la crise du Covid-19.
Citigroup a attaqué en justice le hedge fund Brigade Capital Management pour demander le remboursement d’une partie des 900 millions de dollars que la banque dit avoir versés par erreur, rapporte le Wall Street Journal. Brigade «a tenté illégalement de profiter du paiement erroné», accuse Citi dans sa plainte, déposée devant la Cour fédérale de New York, lundi. Brigade et les autres créanciers estiment qu’ils ne sont pas obligés de rendre l’argent. Le montant versé à Brigade était d’environ 175 millions de dollars. Cette plainte est le dernier épisode en date d’un conflit entre Revlon et ses créanciers, dont Brigade, HPS Investment Partners et Symphony Asset Management. Ces derniers accusent la société de cosmétiques en difficulté d’avoir détourné les garanties de leur dette. Les créanciers ont porté plainte contre Revlon, Citi et d’autres accusant la société de cosmétiques d’avoir siphonné de précieuses propriétés intellectuelles qui avaient été données en garantie.
Un chœur grandissant d’investisseurs, dont Calpers, Schroders et DWS, fait pression sur les entreprises et les auditeurs pour qu’ils incluent les risques climatiques matériels dans leurs comptes, comme cela a été fait par BP cet été, rapporte le Financial Times fund management. Les investisseurs s’inquiètent du fait que les états financiers ne reflètent pas les perspectives à long terme pour de nombreuses entreprises. Peu de sociétés intègrent correctement le risque de changement climatique. Si certains risques climatiques étaient inclus dans les comptes, certaines entreprises seraient obligées de déprécier la valeur d’actifs et de projets.
JPMorgan Chase a annoncé lundi le recrutement à un poste de conseiller de l’ex-ministre des Finances britannique Sajid Javid, qui retrouve ainsi le milieu bancaire qu’il avait quitté pour la politique il y a dix ans. Sajid Javid n’a pas été reconduit au poste de Chancelier de l’Echiquier lors du remaniement décidé en février par le Premier ministre Boris Johnson. Il avait depuis retrouvé son siège de député. Il siégera au sein du comité de conseil de JPMorgan pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique. La banque est « impatiente de profiter de sa compréhension approfondie de l’environnement des affaires et de l'économie afin de contribuer à la définition de notre stratégie de clientèle dans toute l’Europe», a déclaré un porte-parole dans un communiqué. Sajid Javid a travaillé dans le passé pour les activités de changes et de marchés émergents de Chase Manhattan, qui a ensuite fusionné avec JPMorgan. Il a également été salarié de Deutsche Bank en Asie avant d’entrer au parlement britannique en 2010.
Monte dei Paschi di Siena a annoncé dans son rapport semestriel s’attendre à perdre de l’argent jusqu’en 2022, alors que le Covid-19 a fait dérailler la bonne réalisation de son plan de restructuration. Une version révisée de ce plan sera dévoilée en fin d’année, précise la banque italienne qui ajoute étudier ses options stratégiques avec l’aide de Mediobanca. Au premier semestre 2020, Monte Paschi a perdu 1,1 milliard d’euros.
Zurich Insurance a vu son bénéfice opérationnel plonger de 40% au premier semestre, à 1,7 milliard de dollars (1,45 milliard d’euros), touché par les conséquences de la crise du Covid-19 et par la chute des marchés financiers. Le bénéfice net a baissé de 42% à 1,18 milliard. Le ratio combiné de l’assureur suisse s’est dégradé à 99,8% contre 95,1% un an auparavant. Zurich Insurance estime toutefois que la poursuite de la hausse des primes d’ici à la fin de l’année, dans la foulée de l’augmentation de 8% enregistrée au premier semestre, soutiendra ses bénéfices.
Le spécialiste du trading à haute fréquence Virtu Financial avait été victime d’un piratage, en mai. Après avoir pris le contrôle de la boite mail de l’un des dirigeants, les pirates ont envoyé aux employés des mails exigeant des virements sur les comptes qu’ils détenaient, pour un total de 9,6 millions d’euros. Virtu comptait sur l’assurance contractée, en 2019, auprès d’Axis Insurance, et qui incluait une couverture contre les «interférences avec des systèmes informatiques». Las, Axis affirme que les salariés, et non les pirates, ont été la «cause directe» de la perte, et l’assureur refuse à ce titre de rembourser Virtu. Le groupe vient en conséquence de porter l’affaire devant les tribunaux pour rupture de contrat, rupture anticipée de contrat et violation des engagements implicites de bonne foi et d'équité.
L'assureur britannique, qui réfléchit à sa position en France, gère une majeure partie des encours de l'association. Celle-ci espère un «futur partenariat qui repose sur une véritable confiance».
Les assureurs du Moyen-Orient devraient être les plus exposés aux pertes découlant de l’explosion massive qui s’est produite à Beyrouth la semaine dernière, tandis que le Lloyd’s of London et d’autres assureurs internationaux seront sans doute moins touchés, rapportait hier Reuters en citant des sources du secteur. La plus grande partie des pertes proviendra des dégâts causés aux immeubles plutôt qu’aux navires ou aux installations portuaires proprement dites. Le Liban a estimé que le montant global des pertes pourrait atteindre 15 milliards de dollars (12,7 milliards d’euros), mais celui des pertes couvertes par un contrat d’assurance sera plus proche de 3 milliards de dollars, selon ces sources. Cet écart important est dû au fait que les pays émergents comme le Liban disposent d’une couverture assurantielle plus faible que les pays développés.
La surveillance des gérants indépendants en Suisse, selon les nouveaux critères juridiques, se met en place petit à petit, rapporte Allnews. Le régulateur financier Finma vient d’octroyer une autorisation au projet de l’Organisme de Surveillance pour Intermédiaires Financiers & Trustees So-Fit, qui pourra désormais assumer cette tâche, indique-t-il mercredi. So-Fit est également reconnu comme organisme d’autorégulation (OAR). La requête de So-Fit, association dont le siège sera basé à Genève, est portée par l’Organisme d’Autorégulation des Gérants de Patrimoine (OAR-G). So-Fit sera le successeur de l’OAR-G. So-Fit devient ainsi le troisième organe de surveillance (OS) adoubé par la Finma, après l’Organisme de surveillance des instituts financiers (Osif), dont le siège est également à Genève, et l’Organisation de surveillance financière (OSFin), basée à Neuchâtel. L’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers examine encore deux demandes d’OS qui lui ont été soumises ultérieurement.
La banque va diminuer la taille de sa BFI et sortir des secteurs les plus risqués. Le résultat au second semestre pâtit de dépréciations importantes sur les prêts.
NatWest a confirmé mercredi la suppression d’au moins 500 postes dans son activité de banque de détail. Ces départs se feront sur la base du volontariat a précisé la banque britannique. Selon le syndicat Unite, en ajoutant les temps partiels, environ 800 personnes pourraient quitter NatWest. Dans le même temps, la banque britannique a annoncé la fermeture de ses bureaux de Regents House office à Londres, qui regroupaient près de 2.500 employés. Elle prévoit en effet de réorganiser ses implantations dans la capitale.
Duck Creek Technologies, un éditeur de logiciels américain pour le secteur de l’assurance dommages, a augmenté la taille de son introduction à la Bourse de New York. Il propose désormais 15 millions d’actions à un prix unitaire compris entre 23 et 25 dollars, contre une fourchette initiale de 19 à 21 dollars. La société, soutenue par le fonds Apax et Accenture, serait ainsi valorisée plus de 3,2 milliards d’euros en haut de fourchette.
Les banques françaises apparaissent suffisamment solides pour résister à la crise du coronavirus mais la pression qui pèse sur leurs revenus les oblige à réduire leurs coûts de manière durable, estime Scope Ratings dans une note publiée hier. «Nous nous attendons à voir les banques françaises faire preuve de résilience tout au long du cycle», écrit Nicolas Hardy, directeur exécutif dans l'équipe institutions financières de l’agence de notation. «Mais si les banques font partie de la solution, les mesures budgétaires ne sont pas neutres sur leur activité», ajoute-t-il. «Les problèmes d’avant la crise n’ont pas disparu et les mesures prises pour relancer l'économie les accentuent même». Les banques, auxquelles on demande de gros efforts pour faire repartir l’activité, restent ainsi confrontées à un environnement de taux bas qui pèse sur leurs marges. Elles devraient en outre voir augmenter encore l’endettement des entreprises, dont la capacité de remboursement pourrait devenir un problème, selon l’analyste.
La Réserve fédérale américaine a fixé le montant de fonds propres supplémentaires que les grandes banques devront constituer, dès le 1er octobre, à la suite des résultats de tests de résistance face à divers scénarios de récession liés au coronavirus publiés en juin. Goldman Sachs et Morgan Stanley se sont ainsi vu demander de produire des ratios de respectivement 13,7% et 13,4%, les plus hauts parmi les 34 banques soumises à ces stress tests qui ont montré qu’elles pourraient subir jusqu'à 700 milliards de dollars (593 milliards d’euros) de pertes sur créances dans le pire scénario d’une reprise en «W» après la crise. La Fed a également décidé de limiter les dividendes des grandes banques et de leur interdire les rachats d’actions jusqu’au quatrième trimestre au moins. Le nouveau ratio combine les exigences minimales de fonds propres de 4,5% et le nouveau «coussin de fonds propres de sécurité» d’au moins 2,5%. Les entités bancaires américaines majeures doivent également faire face à une surcharge de capital supplémentaire pour leur rôle prédominant dans le système financier, allant de 1% à 3,5%.
Selon le régulateur, cette refonte permettrait de valoriser les informations importantes comme la performance, les frais des fonds et le niveau de risque.
Goldman Sachs a annoncé vendredi avoir retraité ses comptes du deuxième trimestre pour y intégrer une provision pour litiges de 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros), après l’accord conclu avec la Malaisie pour solder des poursuites concernant des transactions réalisées par la banque américaine pour le compte du fonds souverain 1MDB. Ce retraitement ramène le bénéfice net de Goldman Sachs au deuxième trimestre à 373 millions de dollars, contre 2,25 milliards de dollars annoncés le 15 juillet, lors de la présentation des résultats trimestriels de la banque américaine.
Suite à des informations du Sunday Telegraph, un porte-parole de l’ICO (Information Commissioner’s Office), le régulateur en charge de la protection des données personnelles outre-Manche, a confirmé hier qu’une enquête formelle contre Barclays avait été ouverte contre la banque britannique, soupçonnée d’espionner son personnel. «Les gens s’attendent à ce qu’ils puissent garder leur vie privée privée et qu’ils aient également droit à un certain degré d’intimité sur le lieu de travail. Si les organisations souhaitent surveiller leurs employés, elles doivent être claires sur son objectif et sur le fait que cela apporte de réels avantages», a déclaré ce porte-parole. Si elle a enfreint les lois sur la confidentialité des données, la banque encourt une amende maximale de 865 millions de livres (environ 1 milliard d’euros).