Apicil et Harmonie Mutuelle ont décidé de rester au capital d'Orpea et de demander une évolution profonde de la gouvernance et de la culture d'entreprise. Chloé Pruvot et Aurélien Bon partagent leur analyse.
Si elles réduisent leurs réseaux, les banques continuent à recruter pour remplacer les baby-boomers. La concurrence fait rage pour attirer les jeunes collaborateurs.
Credit Suisse a lancé jeudi un projet d’émission de titres subordonnés additional tier 1 (AT1). Le coupon proposé aux investisseurs reflète le renchérissement des conditions de financement avec la hausse des taux, puisqu’il atteint 9,75%. Il traduit aussi le risque spécifique attaché à la banque suisse, qui a annoncé prévoir une nouvelle perte au deuxième trimestre 2022 et a été ébranlée par une série d’affaires. Les AT1 sont des dettes hybrides. Dans le cas de Credit Suisse, les titres sont notés B+/BB respectivement par les agences Fitch et S&P, soit en catégorie high yield, alors que la banque est notée en catégorie investisseur (BBB+/BBB). Le produit de l’émission lui permettra de rembourser par anticipation d’autres titres de dette hybride, dont le montant nominal atteint 1,5 milliard de dollars. Ces instruments AT1 se convertissaient en capital si sa solvabilité descendait en-dessous d’un certain seuil.
Les superviseurs augmentent la pression sur les banques afin qu’elles déclinent leurs engagements climatiques dans la gestion de leurs risques au quotidien.
La banque Credit Suisse a lancé jeudi un projet d’émission de titres subordonnés additional tier 1 (AT1). Le coupon proposé aux investisseurs reflète le renchérissement des conditions de financement avec la hausse des taux, puisqu’il atteint 9,75%. Il traduit aussi le risque spécifique attaché à la banque suisse, qui a annoncé prévoir une nouvelle perte au deuxième trimestre 2022 et a été ébranlée par une série d’affaires.
Deux cabinets d’avocats représentant des investisseurs des fonds de Neil Woodford vont demander à la justice britannique la permission de former un «front uni» pour leur demande de dommages et intérêts, rapporte le Financial Times. Leigh Day et Harcus Parker ont chacun porté plainte contre Link Fund Solution, l’administrateur du fonds Equity Income de Woodford. Ils estiment que les investisseurs ont droit à réparation parce que Link n’a pas supervisé le fonds correctement, ce qui a conduit à sa faillite. S’ils obtiennent de pouvoir s’associer, ils pourraient regrouper leurs ressources et représenter ensemble 2.500 clients.
Certains frais sont plus difficiles à débusquer que d’autres. Ceux du courtier américain Charles Schwab dévoilés par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américain, étaient particulièrement bien cachés. La Securities and Exchange Commission accuse trois filiales de conseil en investissement financiers de Charles Schwab de ne pas avoir révélé qu’entre 2015 et 2018, elles allouaient les fonds de leurs clients d’une manière qui, selon leurs propres analyses internes, étaient moins rentable dans la plupart des conditions du marché. Cette allocation était effectuée via un robo-advisor. Alors que celui-ci était censé proposer une répartition optimale des actifs des clients selon leur profil de risque, il était programmé pour surpondérer les liquidités par une «méthodologie de construction de portefeuille disciplinée», indique la SEC. Le cash déposé sur les comptes des clients était ensuite utilisé comme moyen de refinancement par la banque affiliée de Schwab pour son activité de prêts. La société touchait donc des revenus d’intérêts - la différence entre le coût auquel elle se finance et celui auquel elle prête - sur la trésorerie gonflée de sa clientèle. Alors que Schwab assurait que son robo-advisor ne percevait ni frais de conseil, ni frais cachés,l’entreprise n’a pas informé ses clients que ses portefeuilles pouvaient se révéler moins performants qu’attendu. C’est cette moindre performance qui a été assimilée à des frais cachés. «Schwab a affirmé que le montant des liquidités dans ses portefeuilles de robo-advisor était déterminé par des algorithmes économiques sophistiqués destinés à optimiser les rendements de ses clients alors qu’en réalité, il était déterminé par le montant d’argent que l’entreprise voulait gagner», a déclaré Gurbir Grewal, directeur de la division d’enquête sur les valeurs mobilièresde la SEC dans un communiqué. Sans admettre ni infirmer les accusationsde la SEC, Charles Schwab atransigépour arrêter les poursuites en acceptant de régler 187 millions de dollars (180 millions d’euros), dont une amende civile de 135 millions de dollars et 52 millions de dollars de restitution aux clients. Les filiales du courtier vont recourir aux services d’un consultant indépendant pour «revoir leurs politiques et procédures relatives à la publicité et au marketing de leur robo advisor», indique la SEC.
Le conseil d’administration del’Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) a confié à Marianne Bourgoz Gorgé les rênes de sa division d’asset management. Elle prendra ses fonctions le 1er septembre.Marianne Bourgoz Gorgé est mathématicienne et était jusqu'à récemment responsable des risques au sein de la Banque cantonale de Genève. La direction de la division asset management était assurée en intérim par Philip Hinsen depuis février. Philip Hinsen avait remplacé Thomas Hirschi, qui avait pris le poste de chef de la division Banques de la Finma. Ilreprendra sa fonction de directeur «Autorisations» après l’arrivée de Marianne Bourgoz Gorgé.
Tension. Alors que le nombre de données publiées en ligne a augmenté de 78 % l’an passé, la menace cyber n’a jamais été aussi présente. Les notifications de violations enregistrées par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) ont en effet crû de 75 % l’an passé pour atteindre le nombre de 5.000 (soit 20 en moyenne par jour ouvré), selon la troisième édition du baromètre Data Breach publié par PwC France et Maghreb et par le courtier Bessé, à l’occasion du Forum International de la Cybersécurité. L’étude met par ailleurs en lumière un accroissement du coût moyen d’une fuite de données, à 4,2 millions de dollars, contre 3,9 millions en 2020. Les principales sources de fuite sont au nombre de quatre, selon PwC, qui cite « l’exploitation de vulnérabilités non résolues, l’exploitation d’erreurs de configuration amenant à une exposition directe des données, le manque de maîtrise de la sécurité informatique liée aux tierces parties (fournisseurs et partenaires) et la menace interne ». « La maîtrise des risques numériques s’impose comme un gage de pérennité et comme une condition pour que l’assurance joue correctement son rôle », perçoit Christophe Madec, expert cyber chez Bessé.
L’absentéisme engendrerait chaque année un manque de productivité de 5,5 % pour les entreprises. Un chiffre qui a motivé Verlingue à concocter son premier Baromètre Absentéisme. Le courtier en assurances spécialisé dans la protection des entreprises entend « propose[r] une grille d’analyse inédite et des clés de compréhension pour permettre aux DRH et aux dirigeants de mieux appréhender la structure de l’absentéisme ». Dans un contexte économique, social et sociétal toujours plus complexe. De fait, au-delà de l’impact financier, les enjeux sont humains et opérationnels. Il s’agit bien notamment d’accompagner les entreprises pour améliorer la qualité de vie des salariés. Le baromètre sera dévoilé fin juin, toute absence après inscription à la conférence de presse devra être dûment justifiée, par respect pour l’analyse des données.
Les arnaques aux placements se sont multipliées durant la crise sanitaire et malgré les avertissements de l’AMF et de l’ACPR, elles continuent à faire perdre beaucoup d’argent aux épargnants de tous âges et de toutes classes sociales : les escroqueries liées aux crypto-actifs ont coûté en moyenne 40.000 euros à chaque victime, contre 20.000 euros il y a seulement un an, et le préjudice moyen lié aux faux titres cotés atteint les 55.000 euros. Pourtant, 90 % des arnaques passent par la vente de faux crédits ou de faux livrets : les premiers font perdre 12.000 euros en moyenne et les seconds 72.000 euros, et parfois bien plus ! En cause, l’usurpation d’identité de sociétés existantes, la captation d’un public choisi via les réseaux sociaux mais aussi, côté victimes, une absence d’esprit critique face à des promesses de rendement mirobolantes. Là, AMF et ACPR ont encore fort à faire pour inculquer un principe de base : « plus c’est rémunéré, plus c’est risqué ».
Dans le cadre d’un accord de composition administrative avec l’AMF, Financière Arbevel s’est engagée à verser 50.000 euros au Trésor public, à achever l’amélioration de ses procédures et de ses outils de façon à comptabiliser de manière exacte et de déclarer sans retard ses participations dans des sociétés cotées. Arbevel s’est aussi engagée à achever le renforcement de ses procédures de contrôle interne afin d’assurer une surveillance adéquate et notamment des contrôles périodiques du paramétrage des outils agrégeant les différentes participations détenues par la société de gestion. Le gendarme boursier reproche à Arbevel de ne pas avoir déclaré deux franchissements de seuils de 5%, à la hausse puis à la baisse, et d’avoir déclaré avec retard deux franchissements de seuils, à la hausse puis à la baisse sur le même titre. L’AMF reproche à la société de gestion d’avoir fait cette déclaration à la baisse après le retrait de cote.
En avril 2022, le marché du crédit à la consommation a enregistré une croissance de +10,1% par rapport au même mois de 2021, selon les dernières données de l’Association française des sociétés financières (ASF). Si ces chiffres apparaissent élevés, c’est parce que cette dernière période coïncide avec l’instauration d’un troisième confinement en France métropolitaine. Ainsi, si l’on mesure par rapport à la période pré-Covid, le volume d’activité d’avril 2022 ressort identique à celui d’avril 2019. La plus forte hausse est enregistrée par le crédit renouvelable qui progresse de +27% par rapport à avril 2021. Pour autant, la production ressort légèrement inférieure à celle de 2019 (-0,8%). Les prêts personnels s’inscrivent en hausse de +15,3% en avril, soit +3% par rapport à avril 2019. Les financements d’automobiles d’occasion continuent d’être globalement bien orientés : ils augmentent de +14,5% en avril (+6,8% par rapport à avril 2019). Les financements d’automobiles neuves sont quant à eux, quasi-stables en avril (-0,3%), ce qui correspond à une baisse de production de -13,6% par rapport au même mois de 2019. Enfin, En léger retrait en avril (-0,8%), les financements affectés à l’amélioration de l’habitat et aux biens d’équipement du foyer demeurent à un niveau de production nettement supérieur à celui d’avril 2019 (+15,1%).
L’autorité danoise des marchés financiers Finanstilsynet compte sanctionner des sociétés de gestion, banques et fonds de pension qui enfreignent les règles en matière de produits durables, rapporte AMWatch. Les trois armes du régulateur – les avis de risque, les avertissements et les injonctions – pourront être utilisées pour lutter contre le greenwashing, a indiqué Brarup Damgaard, récemment nommé responsable du nouveau bureau ESG de Finanstilsynet.
Dans le cadre d’un accord de composition administrative avec l’AMF, Financière Arbevel s’est engagée à verser 50.000 euros au Trésor public, à achever l’amélioration de ses procédures et de ses outils de façon à comptabiliser de manière exacte et de déclarer sans retard ses participations dans des sociétés cotées. Arbevel s’est aussi engagée à achever le renforcement de ses procédures de contrôle interne afin d’assurer une surveillance adéquate et notamment des contrôles périodiques du paramétrage des outils agrégeant les différentes participations détenues par la société de gestion.
Les placements des institutions de prévoyance s'élevaient à 69,2 milliards d'euros en fin d'année dernière. Ces acteurs logent de plus en plus leurs contrats dans des FRPS, les fonds de pension à la française.
Le Tribunal de l’Union européenne vient d’annuler intégralement la décision de la Commission européenne du 24 janvier 2018, qui avait infligé à Qualcomm une amende de près d’un milliard d’euros pour abus de position dominante sur le marché mondial des chipsets compatibles avec la norme Long Term Evolution (LTE), de février 2011 à septembre 2016. Le Tribunal « constate que plusieurs irrégularités procédurales ont affecté les droits de la défense de Qualcomm et infirme l’analyse menée par la Commission du comportement reproché à cette société », précise le communiqué.
Scor a annoncé mardi que Michel Blanc, directeur général de la branche réassurance du groupe français depuis 2018 et salarié de l’entreprise depuis plus de 30 ans, prendra sa retraite en janvier 2023. Stuart McMurdo, qui a rejoint Scor en 2018 en tant que directeur général de Scor UK et du syndicat Scor avant de devenir directeur général régional pour la région EMEA en 2020, prendra la suite de Michel Blanc. «Michel et Stuart vont travailler en étroite collaboration avec effet immédiat afin d’assurer une transition en douceur et la continuité des relations avec nos partenaires commerciaux», a précisé le groupe dans un communiqué.
Spécialiste des logiciels destinés aux services financiers, Finastra a annoncé mardi avoir conclu un accord de collaboration avec la société finistérienne Lozenge Analytics afin de fournir de nouvelles fonctionnalités aux clients de Fusion KTP. Cette solution offre aux trésoriers d’entreprise et de banque une vue consolidée de leurs liquidités et de leur situation financière, ce qui leur permet de visualiser toutes les expositions financières, d’optimiser leurs coûts de couverture, de réduire les risques et d’assurer la conformité. Grâce à l’intégration de Lozenge Analytics, les utilisateurs de Fusion KTP pourront effectuer des calculs de risques statistiques complexes. Disponible dans le cloud ou sur site, la nouvelle solution sera commercialisée dans un premier temps en France ainsi qu’au Benelux. Elle pourrait être étendue à d’autres zones géographiques à l’avenir.
Scor annonce mardi que Michel Blanc, directeur général de la branche réassurance du groupe français depuis 2018 et salarié de l’entreprise depuis plus de 30 ans, prendra sa retraite en janvier 2023. Stuart McMurdo, qui a rejoint Scor en 2018 en tant que directeur général de Scor UK et du syndicat Scor avant de devenir directeur général régional pour la région EMEA en 2020, prendra la suite de Michel Blanc.