Les principales organisations syndicales aux Etats-Unis accusent les hedge funds d’avoir prétendu obtenir leur soutien dans une campagne de désinformation pour lutter contre les nouvelles règles financières, rapporte le Financial Times. La Securities and Exchange Commission a proposé une série de nouvelles règles en décembre pour renforcer la transparence des marchés dans le sillage de la faillite d’Archegos Capital Management. L’AFL-CIO et onze syndicats ont écrit à la SEC la semaine dernière pour «éclaircir tout malentendu» et exprimer leur soutien aux projets du régulateur.
Empêtrée dans une série de scandales, Credit Suisse, qui a déjà émis trois avertissements sur résultats depuis le début de l’année 2022, a été placé par le superviseur britannique sur une liste d’établissements «sous surveillance stricte», a révélé dimanche soir le Financial Times. Cette liste comprend une vingtaine de banques sur les 60.000 aujourd’hui supervisées par la Financial Conduct Authority (FCA) au Royaume-Uni. Sa décision serait motivée par des craintes sur la gestion des risques au sein de la banque suisse, affirme le quotidien britannique, le superviseur pointant des lacunes dans sa culture et sa gouvernance. Dans une lettre adressée à la direction de Credit Suisse au mois de mai, citée par le Financial Times, la FCA, après avoir consulté son homologue suisse, aurait notamment demandé à la banque d’évaluer au cours du second semestre l’efficacité de son conseil d’administration et de ses comités des risques et d’audit. La FCA et Credit Suisse se sont toutes deux refusées à commenter ces informations, qui relèvent du dialogue privé entre un superviseur et une banque placée sous son autorité.
La flambée des taux des pays périphériques de la zone euro et les doutes sur la croissance ont provoqué une chute des cours des valeurs bancaires ces derniers jours.
Le bancassureur participerait à un appel d’offres de Telefonica portant sur une partie de son réseau rural de fibre optique en Espagne, valorisé à plus d’un milliard d’euros.
Empêtrée dans une série de scandales, Credit Suisse, qui a déjà émis trois avertissements sur résultats depuis le début de l’année 2022, a été placé par le superviseur britannique sur une liste d’établissements « sous surveillance stricte », a révélé dimanche 12 juin le Financial Times.
Le régulateur boursier américain (SEC) a lancé une enquête sur plusieurs fonds de Goldman Sachs en vue de vérifier que ces fonds respectent bien les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) qui sont indiqués dans leur prospectus, selon le Wall Street Journal qui citait vendredi des sources proches du dossier. La division de gestion d’actifs de la banque américaine gère au moins quatre fonds étiquetés «ESG». Plus tôt cette année, la SEC a proposé un changement de la réglementation en vue d’éradiquer les déclarations infondées des fonds sur leurs références ESG et de renforcer la standardisation de ces divulgations.
Alors que l’un des fleurons de la gestion d’actifs allemande, DWS, fait actuellement l’objet d’investigations pour fraude sur la durabilité présumée de certains de ses fonds ESG, l’autorité de régulation des marchés financiers en Allemagne(BaFin) entend s’attaquer à la problématique d'éco-blanchiment (greenwashing) des fonds à l’instar d’autres régulateurs ailleurs dans le monde. Sauf que pour l’heure, la BaFin,a «mis sur pause» sa consultation lancée en août dernier sur ses lignes directrices concernant les fonds durables visant à prémunir les investisseurs locaux contre le risque d'éco-blanchiment (greenwashing) des fonds, rapporte le média IPE. Un porte-parole de la BaFin a déclaré à IPE que la consultation était actuellement stoppée car «l’environnement actuel n’est pas suffisamment stable pour des réglementations de long terme». Le régulateur continuera cependant d'évaluer les rapports d’audit annuels de chaque fonds et de chaque gestionnaire dont il a la supervision.
Les autorités américaines ont ouvert une enquête pour déterminer si la banque Wells Fargo avait enfreint les lois en conduisant des entretiens d’embauche avec des femmes et des personnes issues des minorités pour des emplois déjà attribués, selon le New York Times. Le quotidien a récemment rapporté les témoignages de plusieurs employés du groupe, actuels et anciens, affirmant que des cadres menaient des entretiens avec des personnes représentant la diversité, comme des femmes et des personnes non blanches, pour des postes promis à d’autres candidats. Il s’agissait surtout selon eux d’améliorer les statistiques sur les efforts effectués par la banque pour diversifier ses équipes, conformément à des engagements pris en 2020. «Personne ne devrait passer un entretien sans avoir une réelle chance de recevoir une offre, point final», a affirmé la banque jeudi. Elle n’a pas confirmé l’ouverture d’une enquête.
La législation que Londres présentera ce lundi pour supprimer certaines des règles régissant le commerce post-Brexit avec l’Irlande du Nord n’enfreindra pas le droit international, a déclaré dimanche Brandon Lewis, secrétaire d'État britannique chargé du dossier. Le Sinn Fein irlandais, parti nationaliste qui a remporté une victoire historique lors des élections à l’Assemblée d’Irlande du Nord le mois dernier, a de son côté déclaré que la Grande-Bretagne enfreindrait «sans aucun doute» la loi en imposant des modifications unilatérales au protocole. Selon Brandon Lewis, ce protocole perturbe la vie des habitants d’Irlande du Nord, empêche le fonctionnement des institutions et ne respecte pas le marché intérieur du Royaume-Uni.
UBS a perdu deux banquiers d’investissement seniors sur le marché chinois, rapportait vendredi Bloomberg de sources proches du dossier. Yankun Hou et David Chen ont récemment démissionné dans un contexte de fort ralentissement des transactions en raison des restrictions de voyage et du durcissement réglementaire affectant de nombreux secteurs dans l’empire du Milieu. Les professionnels de la finance basés à Hong Kong ou en Chine continentale sont en outre sollicités par des entreprises industrielles pour travailler en dehors du secteur bancaire, a ajouté l’agence.
Les autorités américaines ont ouvert une enquête pour déterminer si la banque Wells Fargo avait enfreint les lois en conduisant des entretiens d’embauche avec des femmes et des personnes issues des minorités pour des emplois déjà attribués, selon le New York Times.
Crédit Agricole Assurances et Energy Infrastructure Partners (EIP) ont annoncé la signature d’un accord avec Repsol pour une prise de participation de 25% dans Repsol Renovables, la branche de Repsol consacrée aux énergies renouvelables, sur la base d’une valeur d’entreprise implicite de 4,4 milliards d’euros. La clôture définitive de l’opération devrait intervenir au quatrième trimestre de cette année. Repsol Renovables dispose actuellement d’une capacité de production installée de 1,6 GW, composée de parcs éoliens, de parcs photovoltaïques et de centrales hydroélectriques, répartis en Espagne, au Chili et aux Etats-Unis. Aux côtés de Crédit Agricole Assurances et de EIP, Repsol poursuivra son plan stratégique visant à augmenter sa capacité totale installée pour atteindre 20 GW d’ici à 2030, indiquent les sociétés. «Cette opération, aux côtés de Repsol et d’EIP, constitue une nouvelle étape de cette stratégie et contribuera à l’atteinte de notre objectif de 14 GW de capacité installée d’ici à 2025», a déclaré dans un communiqué Philippe Dumont, le directeur général de Crédit Agricole Assurances.
Elon Musk (photo) ne goûte pas le télétravail. Il vient à nouveau d’en témoigner par le biais de deux courriels adressés aux salariés de Tesla et dont les titres annoncent la couleur : « Le télétravail n’est plus acceptable » et « Pour être super clair ». Super clair, en effet : ceux qui ne passent pas au moins quarante heures par semaine au bureau seront supposés démissionnaires. « Plus vous êtes senior, plus votre présence doit être visible, prévient le grand patron. C’est pour cela que j’ai toujours passé tant de temps à l’usine, pour que ceux sur la ligne d’assemblage puissent me voir travailler à leurs côtés. Si je n’avais pas fait cela, Tesla aurait fait faillite depuis longtemps. » « Il y a bien entendu des groupes qui ne requièrent pas cela, mais depuis quand n’ont-ils pas dévoilé de nouveaux supers produits ? Cela fait un bon moment », clame Elon Musk. Qui promet d’étudier personnellement les demandes d’exception au temps de présence.
Speak French, please. L’Autorité des marchés financiers (AMF, photo) a revu sa doctrine de 2020 sur le régime des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN). Elle précise notamment la notion de communication promotionnelle (publicité) à l’initiative du PSAN ou réalisée pour son compte par un tiers. Elle exige que les supports de communication destinés aux clients français soient rédigés en français. Autre point : un service sur actif numérique dispensé via une API (interface de programmation) n’exclut pas la qualification du service de conservation ou d’autres services sur actifs numériques. Une analyse au cas par cas devrait être menée. Une nouvelle question a été ajoutée (12.3) à la doctrine concernant le staking (engagement qui consiste à immobiliser ses actifs contre rémunération) et le cryptolending (prêt d’actifs numériques) : pour exercer ces deux activités, il est désormais obligatoire d’être enregistré ou d’avoir un agrément de PSAN.
La construction d’un socle commun destiné à harmoniser les règles encadrant l’exercice du devoir de vigilance par les entreprises en Europe est jugé souhaitable par les parties prenantes.
Le gendarme boursier américain, la SEC, ne fait pas que courir après Elon Musk. Entre deux lubies du patron de Tesla, l’agence s’attache ainsi à rappeler aux Américains les dangers d’investir n’importe comment. Témoin, le dernier spot télévisé : « investomania », un jeu télévisé où deux Américains doivent choisir comment placer leur argent. « Meme stocks ! », s’écrie le premier avant de recevoir une tarte à la crème. « Je vais d’abord me renseigner », pontifie la seconde, évitant l’entartage. Le fait que Vincent Viola, le fondateur du fournisseur de liquidité Virtu, joue le rôle de l’animateur, rajoute à l’aspect surréaliste de la vidéo. Et si elle ne suffit pas, la dégringolade des actifs risqués devrait réussir à dégouter les investisseurs individuels. Jusqu’à la prochaine bulle…
Ascension. Les risques croissants liés aux changements sociaux, politiques et économiques devraient engendrer une croissance annuelle de 4,8 % des primes mondiales d’assurance durant la prochaine décennie, projette Allianz dans l’édition 2022 de son Global Insurance Report. « Cela correspond à une augmentation du revenu des primes de 67 %, soit 2.800 milliards d’euros d’ici à 2032, dont un peu moins de 1.800 milliards devraient être générés par le segment vie et un peu plus de 1.000 milliards par le segment IARD (incendie, accidents et risques divers) », précise l’assureur. Selon le rapport, les primes ont augmenté de 5,1 % en 2021. Plus des deux tiers de la croissance ont été réalisés en Europe occidentale et en Amérique du Nord, contrairement à la dernière décennie où l’Asie représentait 40 % des primes supplémentaires. Alors que 2022 devait être une nouvelle année record pour l’assurance, Allianz a revu ses prévisions au regard de la guerre en Ukraine et anticipe désormais une croissance des primes de 4,8 %.