Credit Suisse avance dans le règlement de ses litiges. L’ancien fleuron de la finance helvétique, dont le plan de restructuration est attendu jeudi prochain, vient de trouver un accord avec l’Etat français dans une affaire d’évasion fiscale, a-t-il fait savoir dans un communiqué. Une enquête avait été ouverte en 2019 par le parquet national financier, la juridiction chargée de la grande délinquance économique, la banque étant soupçonnée d’avoir permis à de grandes fortunes françaises d’échapper à l’impôt. La convention judiciaire d’intérêt public, une alternative aux poursuites judiciaires créée par la loi Sapin 2, a été approuvée ce lundi 24 octobre par le juge. Cet accord «ne comprend pas de reconnaissance de la culpabilité criminelle» de Credit Suisse, rappelle la banque. Elle règle tout de même une amende de 123 millions d’euros à l’Etat français, à laquelle s’ajoutent 115 millions d’euros de dommages et intérêts pour clore le dossier. Nouvelle poursuite aux Etats-Unis La banque suisse se félicite de franchir «un pas important dans la résolution de ses conflits et litiges», alors qu’une série de scandales retentissants, assortie d’une mauvaise gestion des risques, ont créé le doute chez les investisseurs. La résolution de cette affaire en suitune autre, cette fois-ci aux Etats-Unis. Le 17 octobre, la banque suisse avait accepté de payer une amende de 495 millions de dollars aux autorités du New Jersey afin de mettre fin à un procès concernant l’offre et de la vente de titres adossés à des créances hypothécaires résidentielles (RMBS) entre 2006 et 2007. L'État reprochait à Credit Suisse d’avoir fait de fausses déclarations sur les risques des RMBS, notamment en omettant de divulguer les défauts importants des hypothèques sous-jacentes. Sur cette somme payée par la banque, 300 millions de dollars seront dédiés à indemniser les investisseurs américains ayant été floués. Mais au moment où ces dossiers se referment, un autre vient de s’ouvrir aux Etats-Unis où le département américain de la Justice poursuit Credit Suisse. La banque, qui avait déjà été condamnée dans une affaire d’évasion fiscale outre-Atlantique en 2014, nie cette fois les allégations de l’Etat fédéral.
Après des négociations tendues, la direction a conclu un accord avec le SNB, la CFDT et la CFTC. Le texte est aligné avec ce que pratiquent les autres banques.
La ville de Marrakech aurait pu être précurseur en matière de système de paiement alternatif. Un marchand, ayant le monopole de la vente de tapis, aurait commencé à payer ses employés en tapis plutôt qu’en dirhams - la devise locale - et ses employés auraient commencé à régler leurs transactions en tapis, introduisant de fait une économie parallèle autour du tapis. Avec un unique teneur de livres, le marchand, et ni impôt à régler sur les transactions ni régulation pour les encadrer. L’histoire, narrée par le professeur à l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne Rachid Guerraoui, a permis d’illustrer les enjeux et défis posés par les crypto-actifs lors de la conférence annuelle de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV). L’événement, qui s’est tenu jeudi 20 octobre à Marrakech, a mis le sujet sur le devant de la scène à l’occasion d’un panel dédié. Dans sa fable marocaine, Rachid Guerraoui l’assure, le présumé inventeur du bitcoin, Satoshi Nakamoto, n’aurait pas été satisfait du monopole du marchand de tapis et aurait proposé une solution décentralisée basée sur la blockchain. «Au lieu de centraliser toutes les transactions au niveau d’une seule et même personne, toutes les 10 minutes, un nouveau chef serait élu pour écrire dans le cahier des transactions. La sélection se ferait à travers la résolution d’un Sudoku et celui qui réussit, gagne un tapis. Aujourd’hui, celui qui résout un Sudoku gagne des bitcoins. Or, les Sudokus sont de plus en plus grands à résoudre et nécessitent l’utilisation de plusieurs machines et de plus en plus de personnes. Il y a aussi des individus qui vont acheter plus d’ordinateurs pour augmenter leurs chances de gagner des bitcoins», résume-t-il, alertant sur les dangers du bitcoin liés à la consommation d’énergie. Pour Tuang Lee Lim, responsable de l’unité des marchés de capitaux de l’Autorité monétaire de Singapour (AMS), il faut nécessairement distinguer la technologie et son application aux cryptos. «Les crypto-actifs, qui sont spéculatifs et frauduleux, ne sont qu’une manifestation de la technologie mais la technologie, elle, est puissante. Elle peut s’appliquer entre autres aux paiements transfrontaliers et à la digitalisation de l’économie réelle (tokenisation). L’éco-système a besoin d’une mesure d’échange que les cryptos ne peuvent incarner car trop volatils. Mais les stablecoins en ont le potentiel», juge Tuang Lee Lim, également président du groupe de travail sur la fintech à l’OICV. La tech, compétence manquante Anat Guetta, présidente du régulateur israélien Israel Securities Authority, observe que la demande de clarté de l’industrie financière autour de la régulation des cryptos est « liée à l’étroite relation entre la réglementation et la légitimité de faire du business».D’après elle, sans clarté réglementaire, pas de légitimité possible pour les cryptos et donc impossible pour le marché des cryptos de se développer. «Les cryptos ne représentent que 1% des marchés des instruments financiers cotés en termes de taille. Cela reste un petit marché. D’un point de vue du risque, il n’y a pas de motif clair nous incitant à ouvrir ce marché davantage et à le laisser se développer», commente Anat Guetta, pour qui il faut d’abord établir les meilleures pratiques et introduire davantage de transparence dans le marché des cryptos. La présidente du régulateur israélien pointe aussi le manque de connaissances des gendarmes financiers vis-à-vis des cryptos et de la technologie qui les sous-tend. «Dans 10 ans, les régulateurs des marchés financiers devraient ressembler à des sociétés technologiques, être en mesure de comprendre les codes informatiques en détail. On ne pourra pas établir les meilleures pratiques si on ne comprend pas les détails. Les entrepreneurs des cryptos sont des gens de la tech. Nous devons comprendre la façon dont ils conçoivent leurs codes pour définir si ceux-ci peuvent porter préjudice ou non aux consommateurs. Sans cela, nous n’avons pas suffisamment de bons outils pour réguler le secteur», commente-t-elle. En outre, Anat Guetta pointe le fait qu’un mandat très clair doit être donné aux régulateurs pour superviser et agir sur le marché des cryptos. Or, le débat sur le fait que la crypto soit un instrument financier coté ou non n’a pas été tranché pour le moment. Hors cryptos, les promesses d’avantages de la finance digitale sont multiples. «Des coûts de transactions moins élevés, la démocratisation de l’accès aux produits financiers, la facilitation d’envoi d’argent à l’étranger», liste Ophelia Synder, présidente et cofondatrice de 21Shares et Amun Tokens. Mais pour elle, l’aboutissement de ces promesses passera d’abord par de la régulation et de la clarté.
Credit Suisse, dont l'état des liquidités inquiète les investisseurs, envisagerait une augmentation de capital d’environ 2 milliards de francs suisses et l'émission d’obligations convertibles pour financer ses projets de réorganisation, rapporte le journal suisse SonntagsZeitung. Vendredi, un teneur de livre a déclaré que la banque avait vendu sa participation de 8,6% dans le groupe Allfunds via une offre accélérée au prix de 6,195 euros par action, levant ainsi 334 millions d’euros (326,2 millions de dollars). Cet accord est intervenu alors que Credit Suisse cherche à vendre des actifs en vue de limiter son recours aux marchés pour financer sa restructuration. L’activité de produits titrisés de la banque suisse serait également en vente et elle aurait lancé un processus qui pourrait inclure la vente de sa branche américaine de gestion d’actifs, selon Reuters. Le plan de restructuration de la banque doit être présenté le 27 octobre. D’ici là, les rumeurs de marché vont encore aller bon train.
Credit Agricole Consumer Finance (CACF), filiale du Groupe Crédit Agricole, et Hopium, premier constructeur français de berlines à hydrogène ont signé un protocole d’accord pour une commande prévisionnelle de 10.000 véhicules à hydrogène, dont la production est prévue à partir de 2025. CACF proposera la berline à hydrogène du constructeur dans le cadre de programmes destinés à ses clients particuliers ou professionnels. Ce protocole porte sur un montant de 1,2 milliard d’euros, précise Jean-Baptiste Djebbari, ancien ministre délégué aux Transports et président du conseil d’administration d’Hopium dans un communiqué. Par ailleurs, le constructeur a l’intention de préconiser à ses clients particuliers et professionnels les offres de financement de Crédit Agricole Consumer Finance.
La néobanque Bunq avait contesté une décision de la Banque centrale des Pays-Bas qui lui interdisait le recours à un outil d’automatisation pour l’ouverture de nouveaux comptes.
A l’occasion du renouvellement de ses cinq commissions consultatives, l’Autorité des marchés financiers (AMF) recherche de nouveaux profils, de nouvelles expertises susceptibles d’éclairer les décisions du Collège sur l’évolution de la réglementation et les pratiques des professionnels, des sociétés cotées ou des épargnants. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 14 novembre 2022. L’AMF compte 5 commissions consultatives, composées chacune d’une vingtaine d’experts nommés pour un mandat de 3 ans renouvelable.
Deutsche Bank prépare un plan de suppression d’emplois dans sa banque d’investissement, qui concernera des «dizaines» de salariés au Royaume-Uni et à New-York, selon l’agence Reuters. Deutsche Bank avait réduit ses effectifs dans les activités d’origination et de conseil de son unité de banque d’investissement, en raison du recul marqué des activités de financement et des transactions en fusions-acquisitions.
A l’occasion du renouvellement de ses cinq commissions consultatives, l’Autorité des marchés financiers (AMF) recherche de nouveaux profils, de nouvelles expertises susceptibles d’éclairer les décisions du Collège sur l’évolution de la réglementation et les pratiques des professionnels, des sociétés cotées ou des épargnants. Les candidatures peuvent être déposées jusqu’au 14 novembre 2022.
Deutsche Bank prépare un plan de suppression d’emplois dans sa banque d’investissement, qui concernera des «dizaines» de salariés au Royaume-Uni et à New-York, selon l’agence Reuters. Deutsche Bank avait réduit ses effectifs dans les activités d’origination et de conseil de son unité de banque d’investissement, en raison du recul marqué des activités de financement et des transactions en fusions-acquisitions.
D’où viendra la prochaine crise financièreinternationale ? Chacun y va de son pronostic. Les régulateurs des marchés financiers préfèrent la prévoir afin d’éviter qu’elle ne se produise. Or, les zones de risques à surveiller s’accumulent pour les gendarmes de la finance, dont l’association mondiale – l’Organisation internationale des commissions de valeurs – s’est réunie, jeudi 20 octobre à Marrakech, à l’occasion d’une conférence organisée par l’Autorité marocaine desmarchés de capitaux (AMMC).
La Financial Conduct Authority (FCA) enquête sur la manière dont les sociétés de gestion ont mis en œuvre les principes ESG du régulateur, a appris Financial News. Cela pourrait conduire in fine à des amendes ou des interdictions pour celles coupables de greenwashing. La FCA a établi une série de lignes directrices pour aider les sociétés de gestion à faire en sorte que leurs publications reflètent précisément la nature de la stratégie durable d’un fonds.
La Banque Postale recrute une équipe d’experts dédiée au financement d’entreprises spécialisées dans la tech. Les offres de la filiale de la Poste s’adressent «aux entreprises au potentiel important qui ont déjà démontré une capacité avérée à viabiliser leur modèle d’affaires et qui ont déjà levé une série A.» «L’ambition de La Banque Postale est de devenir un acteur bancaire majeur pour ces entreprises au cœur de l’innovation», ajoute-t-elle. La nouvelle entité tech créé au sein de la BFI s’appuie sur le réseau de La Banque Postale, avec ses 38 centres d’affaires et ses 1100 collaborateurs. La Banque Postale a nommé en mai dernier Nizar Dahmane pour prendre la direction de cette nouvelle entité. Il est rattaché à Serge Bayard, Directeur général adjoint de la Banque de Financement et d’Investissement et membre du comité exécutif de La Banque Postale.
L’assurtech tricolore mène un premier tour de table de 10 millions d’euros auquel participe notamment Octopus Ventures pour son premier investissement en France.
La banque française ne prend pas en compte les variables dans les écarts de rémunération entre hommes et femmes. Une méthode contraire à la loi, tranche le tribunal judiciaire.
Thierry Suin n’est plus président de Réussir, l’union professionnelle des agents généraux d’Axa. A l’occasion du 23ème congrès des agents généraux d’Axa, organisé par Réussir au Puy du Fou, Rémy Gauttier, jusqu’ici vice-président de l’organisation, a été nommé président. L’agent général, basé à Orange en Provence-Alpes-Côte d’Azur, représentera les agents généraux auprès de la compagnie pour un mandat de trois ans. « Nous savons que Rémi ne sera pas moins dévoué que son prédécesseur pour défendre les agents sur les nombreux sujets qui les concernent », a réagi la Fédération nationale des syndicats d’agents généraux d’assurance (Agéa).
Jeu de chaises musicales dans le secteur de l’assurance. Clarisse Kopff, présidente du directoire d’Allianz Trade, rejoint Munich Re pour superviser la division non-vie en Europe et en Amérique latine du réassureur allemand, ont annoncé les deux groupes jeudi dans des communiqués de presse. Outre Clarisse Kopff, qui avait rejoint Euler Hermes (ancien nom d’Allianz Trade) en 2001 et qui sera remplacé par l’actuel directrice des risques d’Allianz Aylin Somersan Co, Munich Re a annoncé le départ de son président du comité de réassurance du directoire du groupe, Torsten Jeworrek, au premier janvier 2023. Ce-dernier sera remplacé par Thomas Blunck, jusqu’ici en charge des activités vie et santé, dont les fonctions seront reprises par Mari-Lizette Malherbe.
Covéa a annoncé jeudi dans un communiqué avoir conclu un accord visant à céder sa filiale de droit irlandais Medical Insurance Company (MIC) au groupe Compre, spécialisé dans la gestion de portefeuilles en extinction. Présent au capital depuis 2005, MMA (groupe Covéa) avait rendu publique son intention de prendre le contrôle exclusif en 2013 de MIC, qui intervient sur le marché de responsabilité civile médicale essentiellement en France, avant d’arrêter la souscription de nouveaux risques en novembre 2015. «Cette opération s’inscrit dans la stratégie du groupe Covéa de recentrer ses activités internationales et de faire de la réassurance son principal levier de développement industriel à l’étranger. Elle est soumise à l’approbation du régulateur irlandais, la Central Bank of Ireland», explique Covéa.
Dans le cadre de son plan stratégique 2030 visant notamment à faire de sa banque de financement et d’investissement (BFI) un moteur de croissance et de diversification, La Banque Postale recrute une équipe d’experts dédiée au financement d’entreprises spécialisées dans la tech. Les offres de la filiale de la Poste s’adressent «aux entreprises au potentiel important qui ont déjà démontré une capacité avérée à viabiliser leur modèle d’affaires et qui ont déjà levé une série A.» «L’ambition de La Banque Postale est de devenir un acteur bancaire majeur pour ces entreprises au cœur de l’innovation», ajoute-t-elle.
Prudence. Alors que le taux de couverture des entreprises en matière de risques cyber reste faible et très contrasté selon la taille des entreprises, les dommages se révèlent significatifs. Après une cyberattaque, « le retour à la normale représente en moyenne 89 jours pour les grandes entreprises, 20 pour les ETI, 29 pour les PME et 26 jours pour les TPE », révèle une étude du courtier Bessé, en partenariat avec Stelliant. Selon cette analyse, qui repose sur un échantillon d’une soixantaine de sinistres survenus entre 2019 et 2021, les pertes d’exploitation peuvent représenter plus de 80 % des coûts d’un sinistre majeur touchant une ETI ou un grand groupe. Suivent ensuite les frais de reconstitution des systèmes d’exploitation et les frais de gestion de crise. Par ailleurs, sur les 174 millions d’euros de pertes qui ont été déclarés au titre des sinistres de l’échantillon, 129 millions d’euros ont été pris en charge à la date de la publication de l’étude au titre des montants et natures de garanties prévus aux contrats d’assurance souscrits. Les attaques par rançongiciel constituent près de 90 % de la sinistralité enregistrée. « Le montant des rançons reste faible en comparaison du préjudice total subi », souligne l’étude.
Opportunités Initialement en posture défensive en matière de critères ESG (environnement, social et gouvernance), afin de répondre aux attentes des investisseurs et des régulateurs, les banques adoptent désormais une position davantage volontariste, et créatrice de valeur. Les opportunités de revenus en lien avec l’ESG pourraient ainsi s’élever à 295 milliards d’euros au sein du secteur, selon Alvarez & Marsal, qui a classé les 25 plus grandes banques européennes et américaines selon leur positionnement dans ce domaine.