En Pologne, la bonne idée était, jusqu’en 2009, de prendre un prêt en francs suisses pour jouer sur le différentiel de taux d’intérêt. Un pari qui s’est retourné quand la Suisse a décidé de soutenir sa devise... Sur le conseil des banques locales, l’arbitrage est revenu à la mode ces dernières années. Mais même les Suisses sont capables de surprendre : la banque centrale a remonté ses taux, renforçant le franc face au zloty. Plus d’un demi-million de personnes sont concernées et les banques vont devoir soutenir les emprunteurs. Cela devrait suffire à les décourager de proposer, de nouveau, de tels placements…
Cyber. Aux Etats-Unis, l’utilisation ou l’échange de crypto-actifs concerne un Américain sur cinq, selon un sondage publié par NBC News début 2022. La fraude comme le vol sont massifs : 2,9 milliards de dollars de crypto-actifs auraient été volés au cours des seuls quatre premiers mois de 2022.Deux projets de loi visant à encadrer davantage ces actifs et les plateformes sur lesquels ils sont échangés ont été introduits au Sénat à quelques semaines d’intervalle, il s’agit du RFIA (Responsible Financial Innovation Act) et du DCCPA (Digital Commodities Consumer Protection Act), déposés respectivement le 6 juillet et le 3 août. Tous deux cherchent à combler les lacunes réglementaires étatiques et fédérales, avec un élargissement des missions de supervision et de contrôle de la CFTC (Commodity Futures Trading Commission) et un renforcement du dispositif de conformité visant les plateformes. « Les pertes les plus importantes affectent de manière disproportionnée les investisseurs à faibles revenus et les communautés historiquement défavorisées. La volatilité du marché et son impact sur les clients particuliers – qui ne peut que s’aggraver dans les conditions macroéconomiques actuelles – soulignent le besoin immédiat de clarté réglementaire et de protection du marché », a insisté Rostin Behnam, le président de la CFTC, lors de son audition devant le Sénat le 15 septembre dernier.
Après l’effort, le réconfort. Sept banquiers de Santander, spécialistes des marchés de dette, réunis à Londres en février, n’ont rien trouvé de mieux à la fin de la journée que d’aller se distraire au Nags Head. Ce club se flatte d’être l’un des plus vieux établissements de lap dance de la capitale, nous apprend le Financial Times du 19 septembre. La visite au club de strip-tease, un grand classique chez les loups de Wall Street et de la City ? Oui mais, en 2022, ce résidu de culture patriarcale passe mal chez des banques qui aspirent à la respectabilité. Santander a dû diligenter le cabinet Gibson Dunn pour savoir, entre autres, si les membres les plus juniors de l’équipe s’étaient sentis contraints par leurs supérieurs d’assister au spectacle. Bonne nouvelle, a conclu l’enquête : ils étaient tous volontaires.
Surveillance. Le secteur bancaire européen continue à enregistrer, au premier semestre 2022, de faibles niveaux de coûts du risque. Ceux-ci se révèlent même, dans la plupart des cas, inférieurs au niveaux de 2021, observe DBRS. Selon l’étude de l’agence de notation, qui porte sur 34 établissements financiers, les banques espagnoles et italiennes enregistrent des coûts du risque supérieure à la moyenne. A l’autre bout du spectre se trouvent les banques irlandaises, norvégiennes et belges, qui ont enregistré des reprises de provisions. « L’inflation, le conflit entre la Russie et l’Ukraine et les problèmes d’approvisionnement ne se sont pas encore matérialisés dans le coût du risque des banques européennes », explique Maria Rivas, senior vice president chez DBRS. Selon l’agence, ces facteurs devraient être davantage perceptibles dans les provisions sur pertes de crédit des banques au cours du premier semestre 2023. Toutefois, l’accroissement ne devrait pas être aussi soudain qu’en 2020, dans le sillage du Covid et de l’arrêt des économies à l’échelle mondiale.
Désengagements. Le pic atteint au printemps 2020 sous le coup des craintes de tsunami pandémique de défaillances est certes bien loin d’être approché (voir illustration). N’empêche, le courtier Diot-Siaci Crédit constate dans son baromètre « une tendance haussière » ces derniers mois en matière de taux de désengagement (réduction et résiliation de garanties) des assureurs-crédit. Avec un bond dans le sillage du déclenchement du conflit ukrainien avant stabilisation des volumes de retrait de garanties, qui font avant tout souffrir les très petites entreprises. « Nous devrions ressentir une plus grande frilosité au quatrième trimestre », prévient le directeur général du courtier spécialisé, Philippe Puigventos. Qui évoque notamment « des tendances plus restrictives à la souscription dans des secteurs comme l’automobile et l’énergie », certains assureurs refusant déjà de souscrire dans ces secteurs pour éviter de renforcer leurs expositions.
Une étude du groupe Principal Financial montre que les pays les plus inclusifs sont ceux ayant des politiques publiques volontaristes et un système financier moderne.
Le groupe lève 125 millions d’euros et prévoit des acquisitions. Les fonds Florac Investissements, Peninsula Capital, EMZ Partners et Bpifrance entrent à son capital.
Deuxième mois de collecte record pour le Livret A. Selon les données publiées mercredi par la Caisse des Dépôts, la collecte sur le livret réglementé culmine à 4,49 milliards d’euros au mois d’août 2022, soit le plus haut niveau enregistré depuis 2009 et la généralisation de sa distribution à tous les guichets bancaires. Déjà, la collecte avait atteint un record en juillet à +2,64 milliards d’euros. A fin août 2022, l’encours du Livret A atteint 367 milliards d’euros alors que la collecte cumulée depuis le début d’année ressort à 23,62 milliards d’euros. Depuis le 1er août 2022, le taux de rémunération du Livret A est passé de 1% à 2% après que l’exécutif a suivi la recommandation de la Banque de France à la suite de la flambée de l’inflation. Ce taux avait déjà augmenté de 0,5 point de pourcentage à 1% en février 2022. Avec un taux d’inflation de 5,9% sur un an en août selon l’Insee, son taux réel reste toutefois négatif. Le Livret de développement durable et solidaire (LDDS) a pour sa part attiré 780 millions d’euros supplémentaires, portant sa collecte cumulée depuis le début de l’année à 3,84 milliards d’euros et ses encours à 130,1 milliards d’euros. Aligné sur le Livret A, son taux de rémunération a grimpé à 2% au 1er août 2022.
Coface a annoncé mercredi qu’il allait émettre pour 300 millions d’euros obligations subordonnées tier 2 jeudi portant intérêt au taux fixe de 6% et arrivant à échéance le 22 septembre 2032. L’assureur crédit a aussi indiqué dans un communiqué avoir racheté un montant principal de 153,4 millions d’euros sur des obligations subordonnées et garanties émises en 2014 d’un montant de 380 millions d’euros portant intérêt au taux fixe de 4,125%. Ces titres arrivaient à échéance le 27 mars 2024.
Les conseillers en gestion de patrimoine deviennent la cible des fonds d’investissement qui veulent créer des groupes à même de concurrencer les banques privées.
Coface a annoncé mercredi qu’il allait émettre pour 300 millions d’euros obligations subordonnées tier 2 jeudi portant intérêt au taux fixe de 6% et arrivant à échéance le 22 septembre 2032. L’assureur crédit a aussi indiqué dans un communiqué avoir racheté un montant principal de 153,4 millions d’euros sur des obligations subordonnées et garanties émises en 2014 d’un montant de 380 millions d’euros portant intérêt au taux fixe de 4,125%. Ces titres arrivaient à échéance le 27 mars 2024.
Deuxième mois de collecte record pour le livret A. Selon les données publiées mercredi par la Caisse des Dépôts, la collecte sur le livret réglementé culmine à 4,49 milliards d’euros au mois d’août 2022, soit le plus haut niveau enregistré depuis 2009 et la généralisation de sa distribution à tous les guichets bancaires. Déjà, la collecte avait atteint un record en juillet à + 2,64 milliards d’euros. A fin août 2022, l’encours du livret A atteint 367 milliards d’euros alors que la collecte cumulée depuis le début d’année ressort à 23,62 milliards d’euros.
Telle est la conclusion d’une étude commandée par la commission des Affaires économiques du Parlement européen, où le projet de révision est en cours de négociation.
Une branche de Morgan Stanley va payer une amende de 35 millions de dollars, après que la Securities and Exchange Commission (SEC) l’a accusée d’avoir mal protégé les données de millions de clients, a déclaré mardi le gendarme des marchés américains. La SEC a précisé que, pendant cinq ans, Morgan Stanley Smith Barney n’a pas protégé les données de 15 millions de clients. La société a accepté de payer l’amende sans confirmer ou infirmer les accusations. La SEC a déclaré que l’entreprise avait perdu la trace de 42 serveurs contenant des données personnelles alors qu’ils faisaient l’objet d’un programme de mise à jour du matériel, et qu’elle n’avait pas activé le logiciel de cryptage de ces appareils durant des années. Un porte-parole de Morgan Stanley a déclaré dans un communiqué que la société avait déjà informé les clients concernés des problèmes. La banque déclare ne pas avoir détecté d’accès non autorisé ou de mauvaise utilisation des données personnelles.
Le directeur général d’Axa France précise les mesures concrètes de la compagnie en faveur du pouvoir d’achat de ses assurés après les annonces de la profession et du ministre de l'Economie Bruno Le Maire.
Le directeur général d’Unicredit, Andrea Orcel, a confirmé ses ambitions de croissance externe en Europe dans un entretien au journal allemand Handelsblatt. Les fusions-acquisitions «peuvent être un accélérateur et créer de la valeur ajoutée si les conditions sont réunies», a-t-il déclaré. Alors que le Financial Times avait indiqué en début d’année que des discussions avaient été engagées avec Commerzbank avant d’être reportées en raison de la guerre en Ukraine, Andrea Orcel a précisé que ces dernières n’étaient «pas très avancées». «Il n’y a pas eu d’échange supplémentaire depuis», a-t-il ajouté. La banque italienne continue donc, pour l’heure, de se développer de manière organique en Allemagne, où elle compte accroître sa part de marché.
Alors que les négociations salariales (NAO) doivent débuter chez BNP Paribas ce mercredi, BPCE donne la tendance pour le secteur. Les augmentations collectives restent inférieures à l’inflation.
Goldman Sachs étend son activité de transaction banking aux pays de l’Union européenne (UE). L’expansion de cette offre de services, initialement lancée aux Etats-Unis en 2020 puis au Royaume-Uni en 2021, «renforcera les relations existantes de Goldman Sachs avec ses clients qui ont des besoins bancaires dans l’Union européenne, et lui permettra également de se mettre au service de nouveaux clients sur le continent européen», précisait mardi la banque américaine dans un communiqué. Cette activité, qui sera d’abord implantée à Francfort avant un projet d’extension à Amsterdam, répondra aux besoins de trésorerie de ses clients, notamment en matière de dépôts et de paiements dans plus de 160 pays et 120 devises. A ce jour, sa plateforme mondiale de transaction banking (TxB), basée sur le cloud, a attiré plus de 400 clients et enregistré plus de 65 milliards de dollars de dépôts.
Selon les données dévoilées par l’Union internationale des assurances maritimes (IUMI) lors de sa conférence annuelle à Chicago, les primes mondiales du secteur ont grimpé de 6,4% l’an dernier pour atteindre 33 milliards de dollars. L’Europe concentre la majorité des primes (47,2%), devant l’Asie/Pacifique (29,3%) et l’Amérique latine (10,3%). L’année 2021 a été celle «où le commerce mondial a connu une timide reprise, où les primes absolues ont augmenté, où l’impact des sinistres a été bénin et où, par conséquent, les ratios de pertes se sont améliorés. Toutefois, cette position est tempérée par les incertitudes économiques auxquelles le monde est confronté aujourd’hui», a commenté Astrid Seltmann, vice-présidente du comité Facts & Figures de l’IUMI.
Goldman Sachs étend son activité de transaction banking aux pays de l’Union européenne (UE). L’expansion de cette offre de services, initialement lancée aux Etats-Unis en 2020 puis au Royaume-Uni en 2021, «renforcera les relations existantes de Goldman Sachs avec ses clients qui ont des besoins bancaires dans l’Union européenne, et lui permettra également de se mettre au service de nouveaux clients sur le continent européen», précise la banque américaine dans un communiqué.