La banque prouve aux investisseurs qu’elle dispose d’un matelas de liquidité en annonçant une offre sur 3 milliards de dollars de ses propres obligations.
En difficulté, la banque helvète est attaquée sur les marchés depuis plusieurs semaines alors qu'elle doit présenter son plan stratégique à la fin du mois.
Le groupe de réassurance allemand a annoncé jeudi qu’il n’investira plus et n’assurera plus de nouveaux champs pétroliers et gaziers à partir d’avril 2023. «Munich Re n’investira plus et n’assurera plus de contrats ou de projets couvrant exclusivement la planification, le financement, la construction ou l’exploitation de nouveaux champs pétroliers et gaziers, pour lesquels aucune production préalable n’a eu lieu au 31 décembre 2022, ou de nouvelles infrastructures intermédiaires liées au pétrole, qui ne sont pas encore en construction ou en exploitation au 31 décembre 2022, et de nouvelles centrales électriques au pétrole, qui ne sont pas encore en construction ou en exploitation au 31 décembre 2022», précise-t-il dans un communiqué. Avec cette décision, Munich Re, premier réassureur mondial, rejoint Swiss Re et Hannover Re. Mis en cause dans le potentiel soutien à une extension du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) Ichthys en Australie par Reclaim Finance mercredi, Scor s’est engagé à ne plus offrir de couvertures de réassurance pour les nouveaux projets de champs pétroliers à partir de 2023, tout en gardant des exceptions pour des majors pétrolières alignées sur la neutralité carbone sur une base scientifique.
Coup dur pour l’Autorité de la concurrence (ADLC). La cour d’appel de Paris vient de diviser par troisl’amende de 1,1 milliard d’euros infligée par l’ADLC en mars 2020, en la ramenant à 372 millions d’euros. Sur les trois pratiques anticoncurrentielles invoquées par l’Autorité, les juges en retiennent deux : la répartition de produits et de clientèle entre ses deux grossistes, qui avaient aussi été sanctionnés à hauteur de 139 millions d’euros, et un abus de dépendance économique vis-à-vis des revendeurs premium. En revanche, la cour n’a pas retenu le grief sur les prix de vente imposés aux détaillants. L’amende pour ce seul grief était de 221 millions d’euros. Par ailleurs, les juges ont réduit la durée de l’infraction, limitant mécaniquement le montant de l’amende. En outre, l’Autorité de la concurrence avait appliqué un taux de majoration de l’amende de 90% en raison de la taille du groupe, majoration abaissée à 50% par les juges. Contactée par L’Agefi, l’Autorité de la concurrence ne commente pas cette décision. A ce stade, elle réfléchit à l’opportunité d’un éventuel pourvoi en cassation.
Fund Channel, la plateforme de distribution de fonds B to B d’Amundi et l’Union Mutualiste Retraite (UMR), entreprise à mission experte de l'épargne retraite, ont annoncé jeudi la signature d’un accord de partenariat stratégique dans les métiers de l’épargne-retraite et de l’assurance-vie. Avec cet accord, l’UMR aura accès au vaste panel de 600 gérants d’actifs disponibles sur la plateforme de Fund Channel lui permettant de diversifier son offre de solutions d’investissement d’épargne retraite. Créée en 2002, l’UMR gère 11,5 milliards d’euros d’encours (en valeur de marché) pour le compte de ses 374.436 adhérents. Elle a développé une gamme de PER (Plan d’épargne retraite) dans le prolongement de la Loi Pacte, proposant de nombreuses unités de comptes (UC).
Alvarez & Marsal a passé au crible les 25 plus grandes banques occidentales pour évaluer leur capacité à tirer profit des opportunités que représente l’ESG. Les banques françaises ont des progrès à faire.
Coup dur pour l’Autorité de la concurrence (ADLC). La cour d’appel de Paris vient de diviser par troisl’amende de 1,1 milliard d’euros infligée par l’Adlc en mars 2020, en la ramenant à 372 millions d’euros. Sur les trois pratiques anticoncurrentielles invoquées par l’Autorité, les juges en retiennent deux : la répartition de produis et de clientèle entre ses deux grossistes Tech Data et Ingram Micro, qui avaient également été sanctionnés à hauteur de 139 millions d’euros, et un abus de dépendance économique vis-à-vis des revendeurs premium. En revanche, la cour d’appel n’a pas retenu le grief sur les prix de vente imposés aux détaillants. L’amende pour ce seul grief était de 221 millions d’euros.
Munich Re affirme «vouloir jouer un rôle dans la réalisation des objectifs de l’Accord de Paris». Le groupe de réassurance allemand a annoncé qu’il n’investira plus et n’assurera plus de nouveaux champs pétroliers et gaziers à partir d’avril 2023. «Munich Re n’investira plus et n’assurera plus de contrats ou de projets couvrant exclusivement la planification, le financement, la construction ou l’exploitation de nouveaux champs pétroliers et gaziers, pour lesquels aucune production préalable n’a eu lieu au 31 décembre 2022, ou de nouvelles infrastructures intermédiaires liées au pétrole, qui ne sont pas encore en construction ou en exploitation au 31 décembre 2022, et de nouvelles centrales électriques au pétrole, qui ne sont pas encore en construction ou en exploitation au 31 décembre 2022», précise-t-il dans un communiqué.
En difficulté, la banque helvète est attaquée sur les marchés depuis plusieurs semaines alors qu'elle doit présenter son plan stratégique à la fin du mois.
D'ici à 2025, la mutuelle compte avoir réduit de 25% l’empreinte carbone de ses investissements en actions cotées, obligations d’entreprises et actifs immobiliers.
La Finra (National Association of Securities Dealers, ou Association nationale américaine des agents de change en français) a annoncé avoir infligé une amende de 2,5 millions de dollars à UBS Securities LLC (UBS) pour des violations liées à la réglementation SHO (Reg SHO) sur les ventes à découvert et des manquements en matière de surveillance et cela sur une période de neuf ans. Le règlement SHO vise à répondre aux préoccupations concernant les manquements persistants en matière de livraison et les ventes à découvert «nues» potentiellement abusives (la vente de titres qu’un investisseur ne possède pas ou n’a pas empruntés). La règle exige que les entreprises prennent des mesures pour liquider les positions de «défaut de livraison» résultant de ventes à découvert de titres de participation en empruntant ou en achetant les titres avant le début des heures normales de négociation le jour suivant la date de règlement. Les ordres à cours limité ou autres ordres différés ne satisfont pas à l’exigence de liquidation. Lorsqu’une société ne clôture pas un défaut de livraison, la règle interdit à la société d’accepter des ordres de vente à découvert supplémentaires sur le titre sans avoir préalablement emprunté ou pris des dispositions pour emprunter le titre (communément appelé «penalty box»). La Finra dit avoir constaté que, de 2009 à 2018, UBS n’a pas clôturé en temps voulu au moins 5.300 positions de défaut de livraison et a acheminé ou exécuté plus de 73.000 ventes à découvert sur des titres dont l’obligation de clôture n'était pas satisfaite sans avoir préalablement emprunté ou pris des dispositions pour emprunter les actions. Elle écrit que de 2009 à août 2022, les systèmes de surveillance d’UBS, y compris ses procédures écrites, n'étaient pas raisonnablement conçus pour assurer la conformité aux exigences de la Règle 204 du Reg SHO. Bien qu’UBS ait procédé à des révisions annuelles de ses systèmes de la Règle 204, elle n’a pas réussi à identifier son traitement inapproprié des actions associées à une vente longue d’un client. UBS n’a pas non plus détecté les signaux d’alarme présents dans les livres et les registres de la société indiquant que son algorithme VWAP acheminait certains ordres d’achat comme des ordres à cours limité. UBS a également identifié son incapacité à appliquer pleinement la «penalty box» de la règle 204 uniquement après le dysfonctionnement de son système. Le communiqué précise qu’en réglant cette somme pour boucler l’enquête, UBS n’a pas admis ni nié les accusations de la Finra.
Depuis le début de l’année, trois des quatre agences de notation financière ont revu leurs perspectives sur la note du réassureur. Son cours de Bourse chute.
Alerte générale. Le Conseil européen du risque systémique (ESRB) s’est fendu d’un rare avertissement concernant la stabilité financière dans l’Union. Inflation, récession, chute des Bourses, coup de frein à l’immobilier résidentiel et commercial, guerre en Ukraine, cyber-attaques, Etats endettés... N’en jetez plus ! Pas un seul risque ne manque à l’appel dans ce document de 7 pages publié à l’issue d’une réunion tenue le 22 septembre, et qui a nourri le pessimisme des investisseurs. Un ton un peu trop catastrophiste au goût de certains participants aux discussions. « Il y a un petit côté ouverture de parapluie, glisse un bon connaisseur des arcanes de la supervision financière européenne. Comme cela, personne ne pourra reprocher à l’ESRB de ne pas avoir prévenu. » La myopie des gendarmes de la finance avant la grande crise de 2007-2008 a laissé des traces.
ESG. La confiance dans leur banque s’est accrue pour 20 % des clients retail depuis la pandémie dans le monde. Telle est la conclusion marquante que dégage le Boston Consulting Group (BCG) dans la dernière édition de son étude sur les banques de détail dans le monde. En corollaire, les clients expriment de nouvelles attentes vis-à-vis de leur établissement bancaire. L’impact positif sur l’environnement et sur la société devient un critère de décision clé dans le choix de celui-ci. En outre, 80 % des clients se disent prêts à lui divulguer davantage de données en échange d’un nouveau service ou fonctionnalité. Ainsi, 31 % des clients souhaitent que leur banque soit une « bonne amie » vers laquelle ils peuvent se tourner pour obtenir des conseils avisés et adaptés à leur situation personnelle – seuls 16 % ont cette sensation aujourd’hui. Les Français se situent dans cette moyenne.
Vent froid. Les banques devraient rapidement voir leur octroi de crédit et leur activité générale baisser cet hiver alors que la zone euro aborde un ralentissement marqué de sa croissance. Malgré cela, grâce à la force de la reprise en début de cette année et à la hausse des taux, l’agence de notation S&P Global Ratings anticipe des résultats solides en 2022 et même en 2023 dans son scénario prévisionnel de base. L’étude qu’elle vient de publier souligne toutefois les forts risques macroéconomiques, avec possibilité de récession ou même une stagnation en 2023. Dans ce dernier cas, les résultats des principales banques européennes seront à peine positifs. Les expositions spécifiques de chaque banque aux secteurs à risques et leur capacité à gérer des risques en hausse vont être déterminantes. A ce stade, l’agence ne prévoit pas de dégradation généralisée de ses notations.