Si les valorisations ont rebondi depuis juillet, la plupart des banques sont convalescentes. L'incertitude sur la zone euro alimente toujours la décote
La proposition que doit présenter en septembre la Commission européenne pourrait placer sous la compétence de la BCE non seulement les grandes banques mais aussi d'autres de moindre importance, au grand dam de l'Allemagne qui veut préserver ses prérogatives sur ses caisses d'épargne et ses établissements coopératifs.
Plus de 120 gestionnaires d’actifs, banques d’investissement et firmes de trading ont signé un guide émis par l’Association des marchés financiers en Europe (AFME) sur la taxe sur les transactions financières introduite en France le 1er août dernier.Le document de 18 pages précise notamment le périmètre des établissements concernés et propose une approche standardisée de cette nouvelle taxe.
Paul Singer, gérant de hedge funds milliardaire et donateur influent du parti Républicain, fait pression sur Mitt Romney, candidat du parti à la présidentielle des Etats-Unis, pour qu’il appuie un durcissement de la réglementation pour les banques qui irait au-delà de la loi Dodd-Frank, rapporte le Financial Times. A la place de cette loi, qu’il estime être «mal pensée», Paul Singer réclame des exigences en matière de fonds propres plus strictes et un cadre réglementaire qui obligerait les grandes banques à être plus transparentes concernant leurs engagements et les instruments hors bilan.
Les Etats de New York et du Connecticut ont cité sept banques à comparaître dans le cadre de leurs enquêtes sur les manipulations de taux d’intérêt entrant dans la composition du Libor, selon des informations concordantes publiées par plusieurs agences de presse. Parmi ces établissements figurent UBS, JPMorgan Chase et Barclays.Citigroup, HSBC, Royal Bank of Scotland et Deutsche Bank font aussi partie des banques à qui les ministres de la Justice des deux Etats ont demandé des documents pour leur enquête, a ajouté cette source. A ce stade, les autorités ont demandé à recevoir des documents, mais pas à auditionner des dirigeants des banques concernées.Les deux Etats américains recherchent, entre autres informations, toute communication entre les sphères dirigeantes des banques qui pourrait laisser soupçonner une entente illicite ou tout autre comportement qui aurait pu amener à cette manipulation présumée du Libor.
Les avocats de Bruce R. Rent et de son fils Bruce Rent II, les responsables du Reserve Primary Fund, le premier fonds monétaire américain à valeur liquidative constante à être tombé sous la barre de 1 dollar, réclament pour l’équité du procès qui va s’ouvrir en octobre que le Tribunal entende des témoins de contexte, rapporte The Wall Street Journal. En fait, la défense veut obtenir que des témoins fassent le point sur le refus de Washington de renflouer Lehman (l’exposition à Lehman a provoqué la chute du fonds Reserve Primary), sur la mauvaise gestion de crise de la SEC dans d’autres affaires ainsi que sur des courriels potentiellement embarrassants écrits par des dirigeants du gendarme de la Bourse.
L’autorité chinoise de régulation des marchés (CSRC) chercherait à négocier une baisse de 20% des commissions facturées sur les opérations de courtage, selon des sources locales. Une mesure qui viendrait peser sur les sociétés de courtage chinoises déjà en crise. Selon la Securities Association of China, les profits du secteur ont accusé une chute de 13% sur un an au premier semestre, du fait notamment d’une baisse des volumes de 6,6% sur les places de Shanghai et Shenzhen. Les revenus tirés des commissions ont, quant à eux, chuté de 33% dans le même temps. L’indice de la Bourse de Shanghai a plongé de 17% en un an, et Citic Securities a vu ses actions trébucher de 9,1% lundi et de 1,6% mardi. China Galaxy Securities aurait pourtant mandaté plusieurs banques en vue d’une double introduction sur les Bourses de Shanghai et de Hong Kong, selon le Wall Street Journal. Une IPO qui lui permettrait de lever environ un milliard de dollars.
D’après une étude du cabinet Johnson Associates, les bonus devraient connaître une hausse «modérée» cette année à Wall Street, les cadres dirigeants pouvant obtenir jusqu'à 10% de plus. Les divisions de trading devraient tirer leur épingle du jeu, avec des hausses pour les traders obligataires de 10% à 20%.
Nationalisée en mai par Madrid, Bankia recevra une part des 19 milliards d’euros promis par le gouvernement via une aide européenne au secteur bancaire espagnol, a déclaré hier une porte-parole du ministère de l’Economie. «Les fonds arriveront rapidement», a-t-elle ajouté. Le gouvernement poursuit ses discussions avec Bruxelles sur la question des compensations à apporter aux petits actionnaires contraints de passer leurs pertes sur leur investissement.
La banque suisse a augmenté ses fonds propres de quelque 930 millions de francs (775 millions d’euros), soit plus que prévu le mois dernier pour se conformer aux demandes formulées par la Banque nationale suisse. L’établissement précise que ces 930 millions, soit plus que les 800 millions visés, entrent dans le cadre des mesures annoncées en juillet pour augmenter son capital de 8,7 milliards de francs (7,24 milliards d’euros).
Alors que le sujet avait été évoqué en début d’année, la banque espagnole annonce son intention de coter une participation minoritaire de Grupo Financiero Santander à Mexico et à New York. On évoque une part de 25 à 30%, pour quatre milliards de dollars.
Depuis début juillet, le régulateur chinois (CSRC) a délivré quatre nouvelles licences de Qualified Foreign Institutional Investor (QFII) à BOC Group Life Assurance, Nan shan Life Insurance, Hall Capital Partners et le Board of Regents du University of Texas System. Cela porte à 176 le nombre de titulaires de licences QFII au 14 août, rappelle Z-Ben Advisors.
Standard Chartered a accepté de payer 340 millions de dollars pour conserver sa licence bancaire à New York et échapper aux poursuites du régulateur de l’Etat de New York, rapporte Les Echos. Le Department of Financial Services (DFS) avait accusé Standard Chartered d’avoir mené pour 250 milliards de dollars de transactions illicites avec l’Iran au cours de la dernière décennie. Elle est encore sous le coup d’une autre enquête du Trésor américain, du département de la Justice et de la banque centrale. Son patron, Peter Sands, cherche à négocier une solution globale avec les autorités américaines.
Selon le Financial News, les banques chinoises auraient 452,8 milliards de yuans (57,6 milliards d’euros) de créances douteuses dans leur bilan fin juin, contre 28,7 milliards fin 2011. Le ralentissement économique a fortement augmenté les prêts non performants et les risques sur les créances gouvernementales locales ainsi que sur l’immobilier sont en forte hausse. Ces créances douteuses pourraient freiner la distribution de nouveaux crédits par les banques, même si la PBOC assouplit les conditions de crédit.
D’après Bloomberg, JPMorgan, Barclays et UBS font partie des sept banques ayant reçu au cours des dernières semaines une assignation (subpoena) de la part des procureurs généraux de New York et du Connecticut dans le cadre de la manipulation supposée du Libor. Eric Schneiderman et George Jepsen mènent une investigation conjointe dans cette affaire qui a déjà conduit à la démission du directeur général de Barclays, Bob Diamond.
Grupo Financiero Santander Mexico SAB, la filiale mexicaine du groupe espagnol, prévoit de récolter jusqu'à 4 milliards de dollars (3,2 milliards d’euros) à l’occasion d’une introduction en Bourse prévue le mois prochain, a rapporté Bloomberg mercredi de source proche du dossier. La société pourrait céder de 25% à 30% du capital. Citigroup, JPMorgan, Deutsche Bank et Santander sont, entre autres, en charge de l’opération.
La banque de Wall Street réduit la voilure dans les ventes et le trading. Entre 20 et 30 postes ont été supprimés cette semaine, selon une source au fait de la situation citée par Bloomberg. Les postes concernés sont principalement situés à New York. Cette décision s’inscrit, d’après cette source, dans le cadre d’un examen continu des niveaux d’effectifs sur fond de marchés difficiles.
Au terme de négociations éclair, le groupe a accepté de verser 340 millions de dollars au Département des services financiers de l’Etat de New York pour mettre un terme à l’enquête sur des transactions occultes avec l’Iran. Mais d’autres agences poursuivent leurs investigations.
A l'approche de la création de la «bad bank», banques et caisses espagnoles sont entrées dans une course frénétique pour se défaire de leurs actifs immobiliers
A l'occasion de la conférence téléphonique Panel Instit Invest sur les nouveaux enjeux de l'épargne retraite, Franck Nicolas, directeur investissement et solutions clients chez Natixis AM a expliqué la logique de gestion avec laquelle il accompagne les fonds de pension et les régimes de retraite supplémentaire.
Jay V. Merchant, qui fait l’objet d’une enquête fédérale dans le cadre du scandale sur la manipulation du Libor, a quitté son poste de responsable du trading de swaps au sein d’UBS. Il était auparavant trader pour le compte de Barclays à New York.