Plusieurs CD de données bancaires provenant d'établissements suisses auraient été achetés par l’administration fiscale de l’Etat régional allemand de Rhénanie du nord-Westphalie, coutumier du fait, rapporte la presse allemande.Le Financial Times Deutschland (FTD) évoque deux CD, dont un concernant la banque UBS, alors que le Süddeutsche Zeitung parle lui de quatre disques. Le quotidien bavarois cite un «expert lié à ce dossier», selon qui les informations contenues dans les CD, et qui concernent des Allemands ayant tenté de frauder le fisc avec l’aide de banques helvétiques, seraient «extrêmement intéressantes». Une personne proche du dossier a même précisé au FTD que le CD contenant les données volées à UBS était «du lourd», mettant au jour l’utilisation de fondations pour aider les clients allemands à échapper à l’impôt, et des «noms connus». En plus des donnée proprement dites, les autorités allemandes auraient mis la main sur des documents de formation internes à UBS, qui démontreraient son aide active à la fraude fiscale de ses clients.
L’agence de notation Fitch Ratings a annoncé le 8 août qu’elle maintenait la notation «triple A» de la dette à long terme de l’Allemagne, assortie d’une perspective stable, soulignant la force économique du pays.Le maintien de la notation de l’Allemagne reflète «la force de sa dette et ses performances économiques robustes au cours des deux années passées», explique l’agence d'évaluation financière dans un communiqué. «Malgré un contexte de fragilité de la reprise économique mondiale et l’intensification de la crise en zone euro, l’Allemagne a enregistré une forte croissance du PIB et une tendance à la baisse du chômage, grâce en partie à de précédentes réformes structurelles», relève Fitch. «L’Allemagne dispose de tous les ingrédients pour une baisse de la dette publique», estime l’agence. «L'économie croît, le déficit public est modéré et les taux d’intérêt nominaux ont atteint leurs plus bas niveaux».
Les deux premières banques grecques ont confirmé hier dans un document adressé aux autorités boursières avoir déposé une offre sur Emporiki, la filiale grecque de Crédit Agricole qui a accusé l’an dernier une perte de 1,62 milliard d’euros. Alpha Bank a déjà fait une offre. La date limite du dépôt des offres était fixée à hier. Avant toute cession, le Crédit Agricole devra recapitaliser Emporiki, qui lui a déjà coûté 6 milliards d’euros depuis 2006, afin d’obtenir l’aval du fonds de soutien aux banques grecques.
La banque américaine envisage de restructurer ses activités de courtage de détail, via des licenciements et des fermetures de bureaux, affirmait hier le Wall Street Journal, citant des sources proches du dossier. Morgan Stanley, qui détient Morgan Stanley Smith Barney conjointement avec Citigroup, pourrait détailler ce plan de restructuration le 17 août.
Le directeur général de Knight Capital, Thomas Joyce, a estimé hier soir la perte avant impôts de son erreur informatique de la semaine dernière à quelque 270 millions de dollars, contre 440 millions indiqué en première estimation la semaine dernière. Thomas Joyce a en outre indiqué à ses clients que le courtier était «en bon ordre» avec les chambres de compensation.
Le quatrième trimestre consécutif de baisse du PIB italien est une mauvaise nouvelle pour les banques françaises. Tandis qu’elles détiennent encore toutes d’importants portefeuilles de dette souveraine transalpine, BNP Paribas et le Crédit Agricole, qui disposent d’importants réseaux bancaires, sont les plus exposées à une dégradation de l’économie transalpine.
Le règlement n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (EMIR) a été publié au Journal Officiel de l’Union européenne le 27 juillet 2012. Il entrera en vigueur le 16 août 2012. EMIR doit toutefois encore être complété par des standards techniques, qui ont fait l’objet d’une consultation publique de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) jusqu’au 5 août et doivent être transmis à la Commission européenne au plus tard le 30 septembre 2012. Leur publication conditionnera, pour leur grande majorité, l’entrée en vigueur des dispositions du règlement. L’AMF attire l’attention des parties concernées sur le fait que l’ensemble de ces textes seront directement applicables en France : consciente des changements qu’ils sont susceptibles d’apporter aux pratiques actuelles, l’AMF est désireuse d’accompagner les acteurs dans la mise en oeuvre de ces réformes qui constituent un élément clé dans le renforcement de la stabilité et de la sécurité financière. Les modalités pratiques d’accompagnement des acteurs feront l’objet d’une communication ultérieure. Dans l’intervalle, et à l’occasion de la publication du texte européen au JO UE, l’AMF rappelle les principales conséquences de ce règlement applicables aux contreparties.
Le gouvernement français a publié le 7 août au Journal officiel un décret qui établit un mécanisme visant à taxer, à compter du 1er août, les modifications ou les annulations d’ordres boursiers liés au trading à haute fréquence.Le décret fixe notamment à une demi-seconde maximum le seuil caractérisant une opération à haute fréquence sur titre de capital, autrement dit le temps entre le passage d’un ordre et sa modification ou annulation. «Le dépassement de ce seuil s’apprécie au regard du temps de latence séparant à titre habituel deux événements affectant un titre donné, entendu comme la durée séparant une instruction d’achat ou de vente du titre et une instruction visant soit à modifier, soit à annuler ladite instruction d’achat ou de vente», indique le décret. Il précise également le seuil à partir duquel la taxe sera levée sur les opérations à haute fréquence annulées ou modifiées. A partir de 80% d’opérations annulées ou modifiées au cours d’une séance de Bourse, l’opérateur devra s’acquitter de la taxe sur le montant des ordres annulés ou modifiés dépassant ce seuil. Ce décret vient compléter la loi instaurant la taxe sur les transactions financières, entrée en vigueur le 1er août dernier. Cette taxe, dont le taux a été doublé par le nouveau gouvernement à 0,2%, porte sur les échanges d’actions des sociétés dont la capitalisation boursière dépasse un milliard d’euros et dont le siège social est en France. Selon les données de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le trading à haute fréquence représente actuellement environ 50% des ordres émis et près de 20% des volumes en Europe.
La Securities and Exchange Commission a prévu un vote le 29 août sur le projet de durcissement de la réglementation du marché des fonds monétaires, rapporte The Wall Street Journal. Cette proposition est rejetée par le secteur mais aussi par trois des cinq commissaires de la SEC. Elle prévoit notamment que les fonds monétaires puissent permettre à leur valeur liquidative de «flotter» au lieu de rester fixée à 1 dollar la part, ou de mettre côté du capital pour se protéger contre des pertes tout en retenant une part de l’argent des souscripteurs pendant 30 jours lorsqu’ils veulent retirer leur argent.
Le règlement n° 648/2012 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2012 sur les produits dérivés de gré à gré, les contreparties centrales et les référentiels centraux (EMIR) a été publié au Journal Officiel de l’Union européenne le 27 juillet 2012 et entrera en vigueur le 16 août 2012.L’Autorité des marchés financiers (AMF) relève toutefois dans un communiqué publié le 7 août que ce règlement doit encore être complété par des standards techniques, qui ont fait l’objet d’une consultation publique de l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) jusqu’au 5 août et doivent être transmis à la Commission européenne au plus tard le 30 septembre 2012. Leur publication conditionnera, pour leur grande majorité, l’entrée en vigueur des dispositions du règlement. L’AMF attire l’attention des parties concernées sur le fait que l’ensemble de ces textes seront directement applicables en France. «Consciente des changements qu’ils sont susceptibles d’apporter aux pratiques actuelles, l’AMF est désireuse d’accompagner les acteurs dans la mise en oeuvre de ces réformes qui constituent un élément clé dans le renforcement de la stabilité et de la sécurité financière», souligne l’AMF. Les modalités pratiques d’accompagnement des acteurs feront l’objet d’une communication ultérieure, précise l’AMF qui rappelle toutefois les principales conséquences du règlement EMIR applicables aux contreparties, comme l’obligation de compensation des dérivés de gré à gré éligibles, la mise en place de procédures de gestion des risques pour les dérivés de gré à gré non compensés ou encore l’obligation de déclaration des transactions relatives aux contrats dérivés. Le règlement EMIR peut être consulté à l’adresse suivante : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2012:201:0001:0059:FR:PDF
Selon des sources bancaires locales, deux filiales d’ICBC, ICBC Asia et ICBC International, proposeraient des obligations d’entreprise libellées en yuans (Dim Sum) à 3 ans. La taille ne dépasserait le milliard de yuans (127 millions d’euros) et le rendement offert serait de 3,15%. Cinq banques, dont HSBC et Goldman Sachs, organiseraient cette opération.
Selon un spécialiste de Barclays Capital, Citigroup pourrait devoir passer une charge de dépréciation de quelque 6 milliards de dollars sur le trimestre en cours, liée à la valorisation de l’activité de broker de Morgan Stanley Smith Barney. Un montant plus de deux fois supérieur aux 2,88 milliards de résultats anticipés de la banque par le consensus Bloomberg au troisième trimestre.
Le cours de Standard Chartered a chuté de 16,43% hier, après les accusations du Département des services financiers de l’Etat de New-York d’avoir traité 250 milliards de dollars de transactions pour le compte de l’Iran. La banque risque de perdre sa licence aux Etats-Unis.
Les revenus des réseaux bancaires se sont dans l’ensemble contractés en France au cours du deuxième trimestre. La mauvaise tenue des marchés financiers, qui a pesé sur les commissions, et la concurrence pour attirer les dépôts sont évoquées. La remise en cause d’une partie de l'économie de la banque de détail en France n’est pas non plus à négliger.
Bruxelles entend dévoiler le 11 septembre prochain la proposition législative d’union bancaire qui doit permettre la mise en place d’un superviseur unique pour toutes les banques de la zone euro, selon une source proche du dossier, rapporte Les Echos. Le sujet devrait également être au coeur du discours sur l'état de l’Union européenne que prononcera le lendemain José Manuel Barroso, le président de la Commission européen. En dévoilant rapidement ses plans, l’exécutif européen espère que les deux colégislateurs - le Conseil et le Parlement européen -pourront adopter ce texte d’ici à la fin 2012, afin qu’il puisse entrer en vigueur dès le début 2013.
Les Emirats arabes unis ont introduit de nouvelles lois durcissant la réglementation pour les fonds commercialisés dans la région quelle que soit leur provenance, rapporte le Financial Times. Elles prévoient un transfert du contrôle des fonds de la banque centrale à l’autorité boursière des Emirats. Tous les fonds étrangers vendus dans les Emirats devront être approuvés par ce régulateur et être vendus via un agent de placement local agréé.
Les deux plus grandes banques de Grèce, National Bank of Greece et Eurobank, s’apprêteraient à présenter des offres au Crédit Agricole pour le rachat de sa filiale locale Emporiki, rejoignant ainsi un autre candidat déclaré, Alpha Bank, selon Reuters qui cite des sources bancaires.
Un procureur grec a ordonné hier l’ouverture d’une enquête contre un dirigeant de la banque en difficultés sur des soupçons d'évasion fiscale et de blanchiment d’argent quelques jours après que la banque centrale a révélé qu’un dirigeant haut placé de la banque avait transféré des millions à l'étranger, selon Reuters. Au total, 72 milliards d’euros de dépôts sont sortis des banques helléniques depuis 2010, selon l’agence.
Le Trésor américain a indiqué hier avoir levé 750 millions de dollars supplémentaires grâce à la cession des actions d’AIG. L’Etat ne détient ainsi plus que 53% de l’assureur après la cession de 5 milliards de vendredi dernier à un prix de 30,50 dollars par action. L’action grimpait hier à 32,16 dollars.
La banque britannique pourrait perdre sa licence bancaire en raison d’une enquête menée contre elle aux Etats-Unis consécutive à des présomptions de relations d’affaires dissimulées avec le régime iranien. Standard Chartered aurait échafaudé un système grâce auquel au moins 250 milliards de dollars de transactions réalisées avec des entités liées au gouvernement iranien ont été camouflées.
L’assureur belge va souscrire des prêts arrangés par la banque française à hauteur de 2 milliards d’euros, dans un souci de diversification à l’aune de la crise des dettes souveraines en Europe. Ce montant représente plus de 3% de ses actifs investis au 30 juin. Par ailleurs, Ageas, qui publie des comptes supérieurs aux attentes, lance un programme de rachat d’actions.