A la fin de l’année 2011, le montant des investissements des assureurs atteint 1 702 milliards d’euros. Ces placements sont destinés en premier lieu aux entreprises, qui représentent 56 % des investissements réalisés par les sociétés d’assurances. En 2011, 953 milliards d’euros ont été mis directement au service de l'économie productive par les assureurs. Les PME, en particulier, bénéficient de cet appui avec 3 milliards d’euros de financements nouveaux en 2011 en provenance des assureurs. Les assureurs continuent également de financer la dette publique. A la fin 2011, les obligations garanties par les Etats représentaient 31 % de leurs placements. Les assureurs demeurent en particulier les principaux détenteurs résidents de la dette publique française. En contribuant largement au financement des entreprises et de l’Etat, les compagnies d’assurances confirment leur rôle d’acteurs fondamentaux de l'économie française. Nouveau record en termes de prestations versées En 2011, les assureurs ont versé 160 milliards d’euros à leurs assurés, dont la moitié au titre de la couverture des risques sociaux. Le secteur contribue ainsi à atténuer les effets de la crise et à aider les ménages à préparer l’avenir. Il joue pleinement son rôle complémentaire des assurances publiques, en matière de retraite, de prévoyance et même de dépendance. Résistance de l'épargne de long terme Les ménages ont conservé leur confiance dans l'épargne de long terme, en particulier dans l’assurance vie. Avec 124,5 milliards d’euros de cotisations, elle reste le placement de référence des Français.
Chypre, cinquième pays de la zone euro à faire appel à une aide financière de l’Union européenne, pourrait avoir besoin d’une somme pouvant aller jusqu'à 10 milliards d’euros, ont déclaré mardi des responsables de la zone euro. «Le montant exact n’a pas encore été décidé. Il devait s’agir de six milliards d’euros pour les besoins de financement de l’Etat et de deux milliards pour les banques, mais c’est optimiste: il y a plus de chances pour que cela soit sept et trois, jusqu'à 10 milliards d’euros au total», a déclaré l’un des responsables.
La banque chinoise aurait nommé Goldman Sachs, HSBC, Citigroup, China International Capital Corp et CITIC Securities comme principaux organisateurs de son introduction à la Bourse de Hong Kong qui attend toujours l’aval des autorités de régulation, selon le China Business News.
La banque américaine a annoncé le rachat d’un portefeuille de prêts d’environ 6 milliards de dollars appartenant à WestLB, pour un montant non divulgué. Ce portefeuille contient des engagements de crédits renouvelables et des lettres de crédit pour des fonds de private-equity ou dans l’immobilier. De quoi alléger le poids de la structure de défaisance externe à quelques jour du démantèlement de la banque publique allemande.
La banque française a annoncé avoir débloqué une enveloppe de 1,875 milliard d’euros pour le financement à long terme des collectivités locales moyennes à grandes, pour des projets situés entre 5 et 50 millions d’euros. Cette offre consiste en un prêt amortissable sur quinze ans, à un taux légèrement inférieur à 5%, selon les conditions de marché actuelles.
Bank of America Merrill Lynch a nommé Diego De Giorgi au poste de responsable de la banque d’investissement pour la région EMEA, au côté de Bob Elfring. Diego de Giorgi était jusqu’à présent directeur des opérations (COO) pour l’activité de banque d’investissement de Goldman Sachs à New York. Il rejoindra BoA en janvier prochain.
Depuis plusieurs jours, la banque britannique doit faire face à un bug informatique perturbant les opérations courantes sur les comptes des clients. Un incident qui serait lié à un nouveau système de paiement. Pour atténuer la grogne des clients, l’établissement a décidé d’allonger jusqu’à vendredi les horaires d’ouverture de 1.200 agences.
Unipol devrait réduire sa dette de 100 millions d’euros en cédant de nouveaux actifs afin d’obtenir l’aval des autorités de régulation pour la fusion avec Fondiaria-Sai et Premafin, selon Carlo Cimbri, le directeur général de l’assureur italien cité par le journal, qui sera à Londres aujourd’hui et demain. Carlo Cimbri assure en outre qu’il remboursera les 250 millions de dette due à Mediobanca d’ici trois ans.
Les députés socialistes Henri Emmanuelli, Jean Launay et Alain Clayes auraient manifesté leur intérêt pour présider la commission de surveillance de la Caisse des Dépôts et Consignations, qui doit faire face à des sujets sensibles, tels que le financement des collectivités locales ou l’avenir de la filiale de transport en site propre Transdev. Des dossiers bloqués depuis près de quatre mois.
L’agence de notation Moody’s a annoncé le 25 juin qu’elle abaissait de un à quatre crans les notes de long terme de la dette de 28 banques espagnoles et de deux émetteurs."Cette décision fait suite à l’affaiblissement de la qualité du crédit du gouvernement espagnol, comme le reflète l’abaissement le 13 juin de la note» d’endettement de long terme de l’Espagne de trois crans, à «Baa3», juste au dessus de la catégorie «spéculative», explique le communiqué. Moody’s indique que l’abaissement des notes souligne également l’affaiblissement de la solidité du crédit des banques «concernées en tant qu’organisations autonomes», indépendamment de la position de crédit du gouvernement. «Moody’s s’attend à ce que l’exposition des banques à l’immobilier commercial accroisse encore leurs pertes, ce qui pourrait augmenter leur besoin de recourir à du soutien financier extérieur», poursuit l’agence. Sur les 30 notes de banques et établissements de crédit sous revue lundi, 16 pourraient encore être abaissées à court ou moyen terme, précise l’agence de notation. Trois banques ont vu leur note abaissée d’un cran, onze de deux crans, dix banques de trois crans et six banques de quatre crans. Les notes de court terme de 19 banques ont aussi été abaissées d’un à deux crans, ce qui devrait se ressentir sur le coût immédiat de leur financement. Parmi les plus grandes banques espagnoles, Banco Popular voit sa note abaissée d’un cran à Baa1, Banco Santander voit sa note abaissée de deux crans à Baa2, avec des perspectives négatives.
L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou Esma en anglais) a annoncé le 25 juin le lancement d’une consultation sur les standards techniques du réglement sur les infrastructures de marché européennes (EMIR), qui vise à introduire une plus grande transparence et une meilleure gestion des risques sur le marché des produits dérivés de gré à gré. La consultation est ouverte jusqu’au 5 août prochain et le projet finalisé de normes techniques devrait être présenté à la Commission européenne d’ici au 30 septembre 2012.
Le collège de l’Autorité des marchés financiers (AMF) a décidé, à l’occasion de sa séance du 22 mai 2012, de prononcer le retrait d’agrément de la société de gestion Numbers SA qui «ne remplissait plus les conditions et engagements auxquels était subordonné son agrément s’agissant de la permanence des moyens, notamment financiers et humains». La société Numbers SA avait été agréée le 2 mars 2009 en qualité de société de gestion de portefeuille spécialisée en gestion alternative. La société exerce aussi, à titre accessoire, le service de conseil en investissement. Le retrait d’agrément prendra effet le 29 juin 2012. Jusqu’à cette date, la société est placée sous le contrôle de Monsieur Hervé Huas désigné en qualité de mandataire par l’AMF ; la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts de ses clients.
Pour répondre aux changement stratégiques liés à la directive Solvabilité II, le secteur de la getion d’actifs devrait travailler beaucoup plus étroitement avec les compagnies d’assurance européennes, selon un rapport préparé par KPMG et publié le 25 juin par l’Association européenne des gestionnaires d’actifs (Efama).Solvabilité II ne doit pas être considérée comme une problématique qui ne concerne que les assureurs puisque les données fournies aux assureurs par des tiers, y compris les sociétés de gestion, devront également répondre aux exigences attendues des compagnies d’assurance. Selon Peter de Proft, directeur général de l’Efama, «la mise en œuvre de la directive Solvabilité II va ouvrir la voie à une nouvelle relation entre assureurs et gestionnaires d’actifs. L’un des objectifs de l’Efama est de mettre les investisseurs au cœur de sa stratégie. Comme les compagnies d’assurance représentent 42% des actifs totaux sous gestion pour le compte des investisseurs institutionnels, les gestionnaires d’actifs peuvent considérablement augmenter leur importance et leur crédibilité en travaillant étroitement avec les assureurs sur cette directive. En tant qu’acteurs buy-side du secteur, nous espérons renforcer la confiance à long terme de nos clients assureurs et encourager les responsables politiques à soutenir le développement de l’investissement de long terme». Le rapport décline les principaux défis que les sociétés de gestion devront relever, entre autres dans la gestion des données, la transmission des données ainsi que la transparisation. En ce qui concerne la gestion des données par exemple, les sociétés de gestion devront être à même de démontrer que leurs processus de gestion des données sont au moins équivalents à ceux des assureurs. Sur le chapitre de la transmission des données, les sociétés de gestion devront notamment fournir des jeux de données complets sur une base mensuelle, la tendance étant à une transmission le troisième jour ouvrable de chaque mois. Ce qui aura un impact considérable sur les modèles opérationnels des sociétés de gestion ainsi que sur leurs administrateurs, dans la mesure où les informations actuellement disponibles à cette date ne répondent pas forcément à la granularité et au niveau de qualité exigés par Solvabilité II.
J. Ezra Merkin, ancien chairman de GMAC Financial Services, accepte de verser 410 millions de dollars pour obtenir l’arrêt de l’action en justice du procureur général de New York. Ce dernier lui reproche d’avoir canalisé au travers de sa société Gabriel Capital Corp des milliards de dollars appartenant à ses clients, sans que ces derniers ne le sachent, dans les affaires de Bernard Madoff, rapporte The Wall Street Journal. Ce compromis n’éteint pas pour autant la plainte déposée de son côté par Irving Picard, le liquidateur des affaires de Bernard Madoff.
Ayant constaté que la société de gestion de portefeuille Numbers SA ne remplissait plus les conditions et engagements auxquels était subordonné son agrément s’agissant de la permanence des moyens, notamment financiers et humains, le collège de l’AMF, lors de sa séance du 22 mai 2012, a décidé, en application de l’article L. 532-10 du code monétaire et financier, de prononcer le retrait de son agrément. La société Numbers SA avait été agréée le 2 mars 2009 en qualité de société de gestion de portefeuille. La société exerce aussi, à titre accessoire, le service de conseil en investissement. Le retrait d’agrément prendra effet le 29 juin 2012. Jusqu'à cette date : la société est placée sous le contrôle de Monsieur Hervé Huas désigné en qualité de mandataire par l’AMF ; la société ne pourra effectuer que des opérations strictement nécessaires à la préservation des intérêts de ses clients.
Le Syndicat mixte des transports en commun (SMTC) de l’agglomération grenobloise a annoncé lundi qu’il mandatait HSBC France comme arrangeur d’un programme de billets de trésorerie de 100 millions d’euros. Il est le premier syndicat mixte à mettre en place un programme de ce type.
Les dirigeants européens discuteront des mesures spécifiques à une union bancaire, lors du sommet de jeudi et vendredi à Bruxelles, selon un document rédigé par le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, le président de la Banque centrale européenne Mario Draghi et le président de l’Eurogroupe Jean-Claude Juncker. Le rôle de superviseur du secteur bancaire pourrait éventuellement revenir à la BCE pour les banques les plus importantes, tandis que l’Autorité bancaire européenne aurait un rôle plus large de surveillance en coordonnant le travail des régulateurs nationaux.
La Finma, l’autorité suisse des marchés financiers, a donné son feu vert au rachat par Safra Group de la participation majoritaire détenue par Rabobank dans Bank Sarasin. La transaction devrait être bouclée d’ici fin juillet, sous réserve de l’aval de certains régulateurs internationaux. Safra Group a dévoilé la composition du conseil d’administration, lequel comprendra notamment Philippe Dupont, l’ancien président du groupe Banques Populaire.
Le conseil d’administration du groupe bancaire helvétique estime que les plans de la direction permettront non seulement de satisfaire mais de dépasser ses obligations en matière de fonds propres réglementaires. Selon le journal suisse NZZ Am Sonntag, Credit Suisse pourrait lancer son emprunt sous forme d’obligations contingentes convertibles (CoCos) de 5 milliards d’euros avant la date prévue d’octobre 2013.
BNP Paribas a décidé de conserver 75% de son résultat 2011 dans l’entreprise pour renforcer ses fonds propres, et d’en distribuer 25% sous forme de dividende à ses actionnaires. Les actionnaires se sont vu proposer le paiement de ce dividende, soit en numéraire, soit en actions du groupe. Ils ont opté pour le paiement en actions à hauteur de 72% du dividende total.
Qatar National Bank a mandaté cinq banques (HSBC Bank Middle East, Deutsche Bank, Standard Chartered, JPMorgan et Bank of Tokyo Mitsubishi UFJ) en vue d’arranger un prêt à terme d’un montant de 1,5 milliard de dollars, alors que le prêteur qatari doit faire face à des tombées obligataires le mois prochain.
Dans un entretien, le directeur général de la banque suisse, Boris Collardi, précise que son groupe est particulièrement intéressé par les activités en Asie et en Amérique Latine de Merrill Lynch en gestion de fortune. Julius Baer a indiqué être en pourparlers avec Bank of America concernant le rachat de cette activité au sein de la banque américaine en dehors des Etats-Unis.
Citant les résultats d’une enquête menée auprès des dirigeants par Equilar, un spécialiste américain des rémunérations, le quotidien britannique indique que les principaux dirigeants de groupes bancaires aux Etats-Unis et en Europe, y compris Jamie Dimon chez JPMorgan ou Vikram Pandit chez Citigroup, ont bénéficié au titre de l’an passé d’une rémunération totale en hausse de près de 12%, à 12,8 millions de dollars, en dépit d’un repli des bénéfices de leurs groupes ou de recul des cours de Bourse. De quoi raviver la fronde des actionnaires contre les salaires des patrons. Avec les deux dirigeants ci-dessus, Brian Moynihan chez Bank of America fait partie des mieux lotis.
Selon une étude du groupe de réflexion JWG citée par le quotidien, le secteur des services financiers en Europe pourrait faire face au cours des trois prochaines années à des coûts de 33,3 milliards d’euros afin de respecter les nouvelles réglementations. Avec Bâle 3 et Solvabilité 2, la facture pourrait atteindre 50 milliards.