Avec près de 30 % de la production manufacturière mondiale, la Chine a atteint un niveau de domination industrielle inédit dans l’histoire moderne. Cette suprématie dépasse désormais la quantité pour s’étendre aux technologies clés, à l’énergie et aux chaînes de valeur avancées. Le fruit d'une stratégie centralisée, planifiée sur plusieurs décennies, destinée à faire de l’industrie un instrument majeur de puissance.
A mesure que l’intelligence artificielle s’industrialise, la compétition technologique se déplace vers les infrastructures physiques qui la rendent possible. En contrôlant une large part des équipements clés, la Chine a acquis un avantage industriel décisif, aux conséquences directes pour la compétitivité et la souveraineté des industries européennes et américaines.
En devenant le cœur industriel du véhicule électrique, la Chine a profondément rebattu les cartes de l’automobile mondiale. Cette bascule, davantage industrielle que technologique, expose l’Europe à un risque de décrochage stratégique inédit, au moment même où la transition énergétique redéfinit les chaînes de valeur.