L’inflation a légèrement accéléré en octobre dans les services à cause d'effets de base, mais a fortement ralenti pour les mêmes raisons sur les biens. Les analystes n’ont pas trop d’inquiétudes pour la suite.
Un an après l’élection de Donald Trump, les analystes qui annonçaient une catastrophe rapide au regard de son programme protectionniste doivent reconnaître que la croissance tient, sans une inflation démesurée, avec des marchés actions au plus haut. Mais avec aussi une économie à deux vitesses, dont la moyenne masque peut-être les difficultés croissantes des ménages et des entreprises du bas de l’échelle.
Le Conseil des gouverneurs a laissé ses taux inchangés jeudi. Et la présidente Christine Lagarde a réaffirmé plusieurs fois que la banque centrale se trouvait en bonne position pour rejoindre son objectif d’inflation de 2% à moyen terme. Même si les éléments permettant de s’en assurer manquent encore.
Les premières estimations publiées font ressortir une croissance de la zone euro à 0,2% au troisième trimestre 2025, tirée par la surperformance de l’Espagne (+0,6%) et la très bonne croissance «surprise» de la France (+0,5%) grâce notamment au secteur aéronautique.
Les cours du cuivre de référence ont atteint de nouveaux records à Londres, sur le LME, avec la perspective d’un apaisement des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine. Les prix étaient déjà soutenus par des difficultés d’approvisionnement susceptibles de limiter l’offre face à des besoins croissants.
Malgré les défaillances liées au crédit privé en septembre aux Etats-Unis, les marchés des prêts à effet de levier et des titrisations de prêts à effet de levier ont bien résisté. Attention cependant, la croissance et les bénéfices des entreprises pourraient ralentir lorsque les échéances de remboursement approcheront.
Le Conseil des gouverneurs ne modifiera pas son taux de dépôt lors de sa réunion monétaire jeudi. Les marchés ont même annulé, avec les derniers chiffres sur l’économie allemande, les faibles anticipations de baisse de taux qu’ils avaient valorisée à cause de discours un peu plus «accommodants» depuis trois semaines.
Les prix ont moins augmenté que prévu en septembre. De quoi faire converger les avis des gouverneurs de la Fed vers des baisses de taux progressives, de 25 points de base, mais régulières, dans les prochains mois.