Le président de l’Association française des marchés financiers (Amafi) donne sa vision du paquet de mesures proposées par la Commission européenne le 4 décembre pour améliorer l’intégration des marchés de capitaux. Avec un certain optimisme sur ses possibles effets à long terme.
Pour répondre à une situation compliquée, les dirigeants ont utilisé l’article 122 du Traité sur le fonctionnement de l’UE qui permet de prendre des mesures exceptionnelles par un vote à la majorité qualifiée. La Hongrie et surtout Moscou ont fait savoir leur mécontentement. La Banque centrale russe a entamé une procédure contre Euroclear, qui détient l’essentiel des actifs à Bruxelles.
La BCE devrait maintenir ses taux d'intérêt ce jeudi. C'est surtout le relèvement de ses prévisions de croissance qui sera scruté, alors que le plan de relance allemand promet de porter la progression du PIB de la zone euro au-dessus de son potentiel.
L’Espagne a notamment profité, à un moindre degré que la Belgique, d’un repositionnement relatif des investisseurs qui ont délaissé la dette de la France depuis plus d’un an.
La banque centrale a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un programme d’achats («quantitative easing», QE) à proprement parler, mais plutôt d’une mesure technique («reserve management purchases», RMP) visant à ramener de l’ordre sur des marchés monétaires/interbancaires perturbés depuis deux mois par la réduction des réserves bancaires.
Le yen a atteint un plus bas historique face au yuan «offshore» (CNH), alimentant les craintes d’inflation importée alors que la Banque du Japon (BoJ) se retrouve coincée entre une hausse des prix plus durable et une croissance molle également pénalisée par sa devise.
Le directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, Kevin Hassett, a déclaré qu’il serait irresponsable de la part de la Réserve fédérale de présenter un plan concernant l’évolution des taux à six mois, qu’il faudra analyser les données pour ajuster sa politique et en expliquer les raisons.