Les marchés d’actions européennes avaient connu quatre premiers mois 2025 exceptionnels, en termes de performance, mais aussi de volatilité et de coûts de transaction. Aujourd’hui ils sont revenus sur les tendances de 2024.
Malgré un flou persistant sur l’économie américaine à cause du manque de données depuis la fin du «shutdown», les panélistes de L’Agefi continuent à suivre les mêmes raisonnements que les marchés concernant l’assouplissement monétaire, qui pourrait s’accélérer à la Fed et être terminé à la BCE. Avec les risques, respectivement à la hausse et à la baisse, de ne pas revenir à 2% d’inflation en 2026.
L’inflation est restée stable à Tokyo, où les analystes attendaient une baisse, et la production industrielle a progressé de manière inattendue. Ces indicateurs soutiennent une probabilité accrue de voir la Banque du Japon (BoJ) décider d’une hausse de taux en janvier, ou même désormais potentiellement dès décembre.
Effet papillon sur les matières premières. La principale Bourse mondiale sur les contrats à terme a été interrompue pendant une dizaine d’heures depuis le milieu de la nuit à cause d’une panne liée à des problèmes de refroidissement dans les centres de données de CyrusOne, un opérateur basé à Dallas.
Le rapport mensuel de la Banque centrale européenne sur la croissance du crédit est plutôt meilleur en octobre, mais très clairement tiré vers le haut par une forte progression des flux de prêts bancaires nets aux institutions financières «non monétaires» (hors fonds d’investissement, assureurs et fonds de pension).
La demande locative sur Paris/Ile-de-France reste molle. C’est globalement un peu mieux ailleurs en Europe, malgré un ralentissement au troisième trimestre. Le marché reste partout caractérisé par une divergence croissante entre les quartiers d’affaires à l’offre très limitée et la périphérie.
L’Association des marchés financiers en Europe a publié son huitième rapport annuel sur l’état de l’«Union des marchés de capitaux» : elle conclut à des progrès encore trop limités pour renforcer l’attractivité de l’Europe pour les investisseurs.
Le blocage administratif d’octobre semble avoir augmenté les inquiétudes sur l’économie américaine, à en croire le sondage du Conference Board auprès des consommateurs, qui ont désormais davantage de craintes sur leur emploi à court terme.
Les segments des immeubles de bureaux et des logements collectifs sont les plus touchés. Mais avec des expositions diversifiées, ces défaillances ne permettent pas encore de craindre un risque systémique.