Malgré leur internationalisation croissante, les opérateurs télécoms européens doivent encore abaisser le point mort de leur activité domestique fixe confrontée à une transition technologique accélérée, avec un succès fortement dépendant des conditions d’exploitation de leur réseau.
Dans un entretien accordé à L’Agefi, Jim Leaviss, directeur des fonds obligataires chez M&G, filiale de Prudential qui gère 110 milliards d’euros d’actifs sur le marché obligataire, juge très attractifs les Bunds, les OAT indexés sur l’inflation et la dette corporate investissement.
Le premier assureur britannique, a fait état de résultats 2007 supérieurs aux attentes du marché, la bonne tenue son activité assurance-vie aux Etats-Unis et en Europe ayant permis de compenser l’impact des inondations qui ont frappé la Grande-Bretagne cet été. Sur la base d’une «embedded value» européenne, le bénéfice opérationnel a progressé de 1%, à 3,29 milliards de livres (4,3 milliards d’euros) contre 3,25 milliards (pro forma) il y a un an.
Le groupe allemand, premier opérateur télécoms d’Europe par le chiffre d’affaires, a fait état d’un Ebitda (excédent brut d’exploitation) de 19,3 milliards d’euros en raison de provisions pour restructurations.Il a dit viser des économies de coûts supérieures aux 4,7 milliards d’euros qu’il s’est fixés d’ici 2010 afin de renforcer la compétitivité du groupe.
Axa a publié des résultats annuels en forte hausse. Le résultat opérationnel du groupe, à 4.963 millions d’euros, est proche des attentes des analystes interrogés. Dopé par l’acquisition du suisse Winterthur, fin 2006, ce résultat s’inscrit en hausse de 27% et à 15% en données comparables, en retrait par rapport à celle de 19% enregistrée au premier semestre. Axa a précisé que sur les 298 milliards d’euros d’investissement obligataires de l’actif général, les actifs investis sur des produits de titrisation de crédits hypothécaires américains totalisaient 1,6 milliard d’euros et ceux investis en obligations synthétiques (CDO) 1,8 milliard dont moins de 100 millions en CDO subprime. Le président du directoire d’Axa a confirmé jeudi qu’il s’intéresserait au dossier CNP si seulement celui-ci devait «s’ouvrir un jour». Par ailleurs, Claude Bébéar a confirmé sa volonté de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat de membre du conseil de surveillance d’Axa à l'échéance de celui-ci.
Royal Bank of Scotland, la deuxième banque britannique, a fait état jeudi d’une progression de 9% de son bénéfice courant en 2007 à 10,28 milliards de sterling (13,46 milliards d’euros), contre 9,41 milliards de sterling en 2006. RBS a aussi relevé le volume de ses dépréciations d’actifs liés au subprime, à 2,13 milliards de livres sterling (2,79 milliards d’euros), un montant qui comprend l’activité de titrisation d’ABN Amro, la banque néerlandaise rachetée l’an dernier par RBS dans le cadre d’un consortium.Hors ABN Amro, le montant des dépréciations est de 1,6 milliard de livres contre une estimation de 1,2 milliard fournie en novembre. Le différentiel vient de dépréciations prises sur l’exposition aux rehausseurs de crédit américains.
La filiale grecque du Crédit Agricole a dégagé un résultat net de 73 millions d’euros l’an dernier, contre une perte de 235 millions en 2006. Un retour aux bénéfices lié à la baisse des provisions pour créances douteuses, dont le montant est passé de 533 à 234 millions d’euros sur la période.
Swiss Life annonce détenir directement ou indirectement 74,7% du prestataire allemand de services financiers à l’issue de la première période d’acceptation de son offre de rachat. Une période supplémentaire débute vendredi 29 février et s’achèvera le 13 mars.
La banque allemande a précisé qu’elle était en mesure de faire face à cette crise et qu’elle n’avait pas besoin de céder des investissements. DZ Bank ajoute que l’aggravation de la crise au début de l’année se traduira par d’autres dépréciations.
A la faveur d’une solide progression du trafic sur les autoroutes dont il a la concession et de la croissance de sa division télécoms, le bénéfice net 2007 est ressorti à 682 millions d’euros, contre 655 millions attendus, selon Reuters Estimates. Il a bénéficié d’une moindre charge fiscale, sans laquelle le net aurait tout de même progressé de 20%.
Les discussions entre le groupe brésilien et son concurrent sont dans une impasse en raison de désaccords sur les droits de commercialisation détenus par l’actionnaire principal du second, a déclaré jeudi une source proche du dossier
Le moral des ménages s’est encore dégradé en février en France, s'établissant à -35, selon une enquête de l’Insee. L’indicateur a atteint un plus bas historique mais à un rythme moins fort que le mois précédent
Le groupe a prévenu que ses résultats pour 2008 n’atteindraient pas ceux de 2007, à cause de la restructuration de son activité de messagerie City Link. Le groupe a en outre annoncé le départ de son président, Brian McGowan.
L’attentisme de la Banque centrale européenne (BCE), comparé à l’activisme baissier de la Fed, a un coût : l’appréciation de l’euro. La monnaie commune a gagné 10 % contre le dollar américain depuis l’éclatement de la crise financière et la première baisse des taux américains. Elle s’échange aujourd’hui contre 1,50 dollar, une cote jamais égalée auparavant. Le bénéfice de cette politique surpasse-t-il ses coûts ?
Remis au goût du jour par la crise financière, le risque de liquidité et sa surveillance n’appellent pas encore de réponses définitives de la part des régulateurs. « Les améliorations possibles sont, pour l’essentiel, du ressort du domaine privé », juge la dernière livraison de la Revue de stabilité financière de la Banque de France (BdF). Si ses auteurs plaident pour une standardisation d’instruments financiers comme la titrisation, ils s’interrogent encore sur la valeur d’un renforcement des exigences réglementaires de liquidité par rapport aux exigences de fonds propres. « Dans le nouveau monde de la valorisation en valeur de marché, la distinction entre liquidité et solvabilité devient progressivement inopérante », estime ainsi la direction de la stabilité financière de la BdF. « Il faudra probablement du temps pour tirer de manière appropriée toutes les leçons des turbulences actuelles », conclut-elle. Ou pour le dire à la manière de Jaime Caruana, directeur du département des marchés de capitaux internationaux au Fonds monétaire international (FMI), lors d’un colloque hier à Paris : « Nous vivons à une époque où les conditions de liquidité tendues vont être la règle pour un moment. »
Le journal rapporte que le groupe pétrolier pourrait vendre pour 5 milliards de dollars sa division Aletrnetive Energy. Cette transaction réduirait ainsi son crédit écologique. Le dirigeant de BP, Tony Hayward , chercherait une solution pour mieux valoriser cette activité pour ses actionnaires, alors qu’il estime qu’elle est sous évaluée par le marché.
Selon des données de Thomson Financial citées par le quotidien britannique, des opérations d’introduction en Bourse pour un montant total de 21 milliards de dollars ont été annulées ou retardées au cours des deux premiers mois de l’année 2008 dans le monde. Soit tout de même deux fois plus que le montant concernant les opérations réussies. Le montant d’échecs est le plus important jamais observé par Thomson Financial pour un début d’année, signe supplémentaire du manque cruel d’appétit des investisseurs sur fond de crise du marché de crédit. Les deux premiers mois de l’année passée avaient constitué le plus actif début d’année jamais enregistré.