La gouvernance de la banque privée libano-brésilienne J. Safra Sarasin n’est pas un long fleuve tranquille. Alberto Safra, l’un des fils du patriarche Joseph Safra (décédé en 2020), a porté plainte contre sa mère Vicky Safra, et ses frères Jacob et David, car il considère que ses proches essayent de l'éjecter de la direction de l’entreprise en diluant sa participation, a appris Reuters sur la base de documents enregistrés au tribunal de l’Etat de New York. Alberto Safra a quitté le conseil d’administration en 2019, après une dispute avec son frère David.
Le nouvel Ofi Invest a collecté en net 2,7 milliards d’euros en 2022. Le groupe est issu du regroupement il y a 4 mois des activités du groupe Ofi, d’Abeille Asset Management, d’Abeille REIM et d’Aéma REIM. La société est désormais l’une des quatre marques d’Aéma Groupe - aux côtés de Macif, Abeille Assurances, Aésio mutuelle - et unique pôle de gestion d’actifs. Ofi Invest comptait 173,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion fin 2022 avec plus de 600 collaborateurs. Toutes les entités du groupe Ofi Invest sont en collecte nette positive sur l’année 2022 dont un peu plus de la moitié sur le périmètre d’Ofi Invest Asset Management. Sur le non coté, les 2/3 de la collecte proviennent de SWEN CP, et plus d’un quart de l’immobilier sur le périmètre Ofi Invest Real Estate, le reste ayant été réalisé sur les gammes relevant du périmètre de Zencap AM. Ofi Invest Asset Management, issu de la fusion, effective au 1er janvier 2023, d’Ofi Asset Management et d’Abeille Asset Management, gérait 151,1 milliards d’euros d’actifs. Autre grosse entité du groupe, Ofi Invest Real Estate, qui combine désormais les activités de gestion immobilière des sociétés Aéma REIM, OFI Pierre, Abeille REIM et la gestion de fonds immobiliers d’Abeille Asset Management, représentait près de 13 milliards d’euros sous gestion.
La production industrielle allemande a baissé plus que prévu en décembre, de 3,1% sur un mois au lieu de 0,7% anticipé, montrent les données publiées mardi par Destatis. Ces données surviennent après une révision à la hausse du chiffre de novembre (de +0,2% à +0,4%), et après des bonnes nouvelles publiées lundi sur les commandes à l’industrie en décembre, mais qui se répercuteront plus tard.
BNP Paribas a fait état d’une collecte nette de 39,1 milliards d’euros pour l’année 2022 dans sa division Investment & Protection Services qui comprend les activités de wealth management, d’asset management et d’assurance (Cardif). La banque, qui publiait ce mardi l’ensemble de ses résultats annuels 2022, indique que le wealth management a été soutenu par l’activité des banques commerciales en Europe et notamment en France mais aussi par l’activité en Allemagne et en Asie. L’activité représentait 411 milliards d’euros sous gestion fin 2022. L’asset management a, lui, été aidé par une collecte nette sur les supports de moyen et long terme et par le rebond de la collecte nette sur les fonds monétaires au 4T22, selon un communiqué. La collecte totale s’est établie à 15,1 milliards au quatrième trimestre contre 23 milliards sur la même période de 2022. D’après nos calculs, la collecte nette sur l’année serait de 9,5 milliards d’euros. L’environnement de marché a eu, lui, un «impact très défavorable» ainsi que l’effet marché. Les encours s'établissaient à 501,2 milliards fin 2022. Avec l’immobilier et l’activité «principal investments» (private equity), les encours s'établissaient à 531,8 milliards contre 567,9 un an plus tôt, soit une baisse de 6,3%. Les actifs sous gestion des fonds articles 8 et 9 selon SFDR en 2025 passeront à 300 milliards contre 223 milliards fin 2022. La banque BNP Paribas en a profité pour relever ses prévisions de résultats et de réduction des coûts à l’horizon 2025, après une hausse de 7,5% de son résultat net en 2022, à 10,2 milliards d’euros. Le produit net bancaire (PNB), l'équivalent du chiffre d’affaires, a augmenté de 9% l’année dernière, à 50,42 milliards d’euros, porté par la hausse des taux et les performances de la banque d’investissement. Les analystes anticipaient en moyenne un résultat net de 10,51 milliards d’euros et des revenus de 50,51 milliards d’euros. La banque a par ailleurs relevé son dividende annuel à 3,90 euros par action et a indiqué qu’elle rachèterait pour 5 milliards d’euros d’actions cette année après avoir bouclé la cession de sa filiale Bank of the West pour plus de 16 milliards de dollars à BMO Groupe Financier. D’ici à 2025, la croissance du résultat net est attendue au-dessus de 9% par an en moyenne, au lieu de plus de 7% dans la plan présenté à l’automne dernier.
Talence Gestion et la société Auris ont discuté pendant plusieurs mois d’un rapprochement entre leurs deux entités, a appris NewsManagers de sources concordantes. Didier Demeestère, co-fondateur et président de Talence Gestion, âgé de 62 ans, penserait en effet à pérenniser l’avenir de sa société. D’après ces sources, les discussions étaient bien avancées mais n’auraient finalement pas abouti à leur conclusion en raison d’une rentabilité amoindrie pour Talence Gestion, après une année 2022 compliquée comme pour tout le secteur. La perspective de l’interdiction des commissions de mouvement à partir du 1er janvier 2026 semblerait aussi avoir joué. Un décret surprise avait été publié en ce sens en mai dernier à l’initiative de l’Autorité des marchés financiers. Talence Gestion gérait environ 1 milliard d’euros à fin 2022 et comptait 35 salariés. Elle s’est illustrée l’an dernier avec 2i Sélection, le fonds de place ayant mis un ticket dans Talence Humpact Emploi France, son fonds à impact sur la thématique de l’emploi en France lancé en 2020. Le fonds avait aussi bénéficié d’un club deal de 17 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs institutionnels, dont des caisses de retraite intéressées par cette thématique sociale. Talence avait eu aussi, pendant quelques années, Alain Pitous comme directeur général, venu directement d’Amundi. Il avait alors été remplacé par Nathalie Viel via une promotion interne. Auris Gestion de son côté se veut un consolidateur de la gestion d’actifs. La société, créée en 2004 d’abord dans la gestion privée, a notamment racheté Salamandre AM en 2019. Elle gérait environ 3 milliards fin 2022. Interrogées, les deux sociétés n’ont pas souhaité commenter l’information.
Le fonds souverain de Singapour GIC est en train de réduire ses investissements auprès de H2O Asset Management suite aux récentes sanctions infligées par l’Autorité des marchés financiers à la société de gestion, rapporte le Financial Times. Le GIC faisait partie des deux principaux investisseurs des fonds de la société avec l’Abu Dhabi Investment Authority, selon des sources. H2O gère des milliards d’euros pour ces deux institutions, ce qui représente une part importante des 11,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion de la société. Un document réglementaire aux Etats-Unis indiquait l’an dernier que la société gérait 4,19 milliards de dollars d’actifs pour le compte de fonds souverains.
Ecofi a accueilli quatre personnes en ce début d’année 2023, dont deux gérants. La société de gestion société de gestion du groupe Crédit Coopératif a recruté Rodolphe Courvasier en tant que gérant obligataire. Il travaillera sous la responsabilité de David Jourdan. Depuis septembre 2019, il était gérant obligataire chez Egamo. De son côté, Frédéric Guignard a intégré le département de la gestion actions, sous la responsabilité d’Olivier Guillou. Depuis octobre 2013, il était co-gérant de fonds actions européennes chez Aviva Investors. Avec l’obtention en 2020 du CFA UK ESG Certificate, il a souhaité s’orienter vers la gestion de fonds thématiques sur la transition climatique. Parallèlement, François Gautron a rejoint Ecofi en tant que directeur conformité, contrôle interne et risques et membre du comité de direction. L’intéressé vient de Natixis, où il a passé seize ans. Il a tout d’abord été responsable du service animation-risques, en charge du suivi des risques des filiales et des comités d’investissements, avant de rejoindre Natixis AM Finance en tant que directeur conformité, contrôle interne et risques, membre du Comité de direction et RCSI. En 2019, il a intégré Natixis Investment Managers International en tant que RCCI, directeur conformité et directeur adjoint du responsable compliance et contrôle interne Europe. Enfin, Thuy-Anh Phan a rejoint la direction marketing pilotée par Sarah Alami. Depuis 2020, elle travaillait au sein de Plasseraud IP – un groupe de conseils en propriété industrielle en France – comme chargée du développement et du marketing, puis Polyconseil – spécialisé dans l’innovation numérique – où elle pilotait la veille des marchés et la réponse aux appels d’offre.
Aymeric Forest, le directeur des investissements pour les solutions multi-asset d’abrdn, a quitté la société, rapporte Investment Week. Il avait rejoint l’entreprise basée à Edimbourg en février 2019, après environ huit ans chez Schroders, pour succéder à Guy Stern. Il dirigeait une équipe de 147 personnes gérant plus de 180 milliards de livres d’actifs et de passif. Ce départ intervient alors que l’activité solutions multi-asset fait l’objet d’une revue stratégique. La stratégie Global Absolute Return, gérée par cette équipe, a déçu ces dernières années.
La société de gestion quantitative genevoise DCM Systematic Advisors lance DCM RAIF - Solken Convertible Arbitrage, un fonds dont l’objectif est de saisir les opportunités d’arbitrage sur le marché des obligations convertibles en utilisant des techniques discrétionnaires et quantitatives. Le fonds est géré par Alexis Martin et Romain Cosandey, qui se sont spécialisés dans l’arbitrage de convertibles. Ils ont rejoint DCM en 2022 après avoir cofondé Solken Quantitative Research. «Le niveau de valorisation structurellement faible de la classe d’actifs, l’environnement actuel de volatilité accrue et un accroissement prévisible des nouvelles émissions constituent un contexte d’entrée idéal pour les obligations convertibles, tout en couvrant les risques associés aux marchés des actions et des obligations», souligne un communiqué. DCM a été créée en 2014 par ses trois dirigeants actuels (Anthony Dearden, Jérôme Callut et Gaëtan Maraite) qui exerçaient précédemment dans des responsabilités séniors chez Bluecrest Capital Management et dans le Groupe Pictet.
Le gestionnaire d’actifs américain Calamos Investments s’est adjoint les services de l’un des basketteurs les plus connus de la ligue américaine de basket NBA pour lancer un nouveau fonds indiciel coté (ETF). La firme s’est associée à Giannis Antetokounmpo, joueur grec des Bucks de Milwaukee, pour la cotation de l’ETF Calamos Antetokounmpo Global Sustainable Equities à la Bourse de New York.
Plus d’un tiers des sociétés de gestion aux Etats-Unis (37 %) offrent ou conçoivent des produits qui couvrent des sujets de diversité, d’équité et d’inclusion. Un tiers des gammes de produits et des efforts de développement des gestionnaires d’actifs américains sont axés sur les thèmes du logement abordable ou du développement des communautés et du droit du travail. En termes d’investissements à impact, la diversité et l’inclusion (57%) et le développement économique des communautés (52%) sont les questions les plus importantes, avec plus de la moitié des gestionnaires d’actifs qui proposent des stratégies abordant ces thèmes. Dans le même temps, les détenteurs d’actifs outre-Atlantique donnent la priorité à ces thèmes sociaux pour leurs allocations de capital environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) et d’impact. Les thèmes privilégiés sont: la santé (56 %), l’éducation (50 %), la diversité et l’inclusion (47 %) et le logement/développement des communautés (42 %). Les investisseurs américains accorderaient aussi de l’importance à la diversité et à l’inclusion dans le choix des sociétés de gestion, cherchant à allouer des actifs aux entreprises détenues par des femmes, des minorités raciales ou ethniques et autres groupes sous-représentés (par exemple les personnes LGBTQ+, les personnes handicapées et les anciens combattants) ou aux actifs stratégiques gérés par ces derniers. Plus d’un quart (28 %) des institutions ont dit avoir sélectionné un gestionnaire d’actifs diversifié, et 10 % ont envisagé d’en prendre un. Parmi les investisseurs institutionnels qui ont recruté un gestionnaire diversifié, 50 % estiment qu’ils allouent 10 % ou moins des actifs de leur portefeuille à ces gestionnaires.
Le cabinet de conseil en gestion de patrimoine Herez vient de promouvoir Laurent Porquiet au poste de directeur de la gestion privée, a annoncé ce dernier sur LinkedIn. Il était responsable des consultants depuis 2014. Auparavant, il a travaillé pendant cinq ans comme responsable du développement et de la clientèle privée chez Vendyssee Finance, cédé au groupe Herez. Il a également évolué chez UBS, Boursorama, et CaixaBank.
VanEck, fournisseur de produits indiciels cotés (ETF), a dévoilé un nouvel ETF sur l'énergie nucléaire,VanEck Uranium and Nuclear Technologies Ucits ETF.
Santander Asset Management, gérant d’actifs de la banque espagnole Santander, a recruté Beatriz Camacho en qualité d’analyste spécialisée sur l’obligataire pour son équipe de gestion discrétionnaire, rapportent Bloomberg et Funds People. Elle est rattachée àFrancisco Simón qui dirige l'équipe de gestion discrétionnaire. Beatriz Camacho était précédemment consultante en investissement senior au sein de Mercer en Espagne. Elle a également occupé des postes de gérante de portefeuille obligataires chez MCH Investment Strategies et au sein de la branche espagnole d’Aviva Investors,Aviva Gestión.
Hong Kong Exchanges and Clearing Limited (HKEX), la Bourse hongkongaise, vient de signer un Memorandum of Understanding (MoU), avec le groupe Saudi Tadawul, qui gère la Bourse Tadawul en Arabie saoudite. Ce partenariat vise à explorer les opportunités dans les domaines des fintech, de l’ESG et des cotations croisées entre les deux Bourses. Pour l’Arabie saoudite, il s’agit d’une opportunité «de travailler ensemble afin d’échanger l’information et s’aligner sur les meilleures pratiques pour élever nos marchés de capitaux», a précisé Khalid Al Hussan, directeur général du groupe Saudi Tadawul, dans un communiqué de presse. HKEX fait partie de la délégation hongkongaise actuellement en déplacement en Arabie saoudite et aux Emirats arabes unis, dirigée par John Lee, chef de l’exécutif de Hong Kong
Reyl Intesa Sanpaolo a nommé Frédéric Le Hellard, actuellement responsable de l’informatique à Genève, directeur des opérations à la tête d’un nouveau département renforcé d’IT & opérations . Depuis son arrivée en 2019, Frédéric Le Hellard a supervisé la transformation numérique et l’amélioration des processus informatiques de la banque durant une période marquée par les défis résultant du rapprochement avec Fideuram - Intesa Sanpaolo Private Banking et l’absorption de sa filiale bancaire ISPBM Morval Suisse, commente un communiqué. Parallèlement, la banque a nommé Tatiana Carruzzo responsable de la ligne d’activités asset services. L’intéressée a rejoint Reyl Intesa Sanpaolo en 2016 au sein de l’activité asset services en tant que responsable des opérations.
Seuls quelques acteurs mettent en avant une utilisation poussée de l'IA dans leur stratégie d'investissement, selon le régulateur européen des marchés financiers.
JP Morgan Asset Management a annoncé ce 6 février la nomination d’Audrey Pauly au poste de directrice commerciale distribution France. Elle remplace à ce poste Stéphane Vonthron, qui vient de quitter le groupe. Audrey Pauly est rattachée directement à Nicolas Deblauwe, le directeur général France et Benelux. L’intéressée travaille chez JP Morgan AM depuis plus de 20 ans, notamment en qualité de responsable distribution Île-de-France et Sud-Est, fonction qu’elle conservera en parallèle.
Paul Bodnar, directeur mondial de l’investissement durable chez BlackRock depuis 2021, a annoncé son départ en avril prochain sur LinkedIn. Il va rejoindre Bezos Earth Fund, le fonds lancé par Jeff Bezos, l’ancien patron d’Amazon, pour lutter contre le changement climatique. Il sera chargé de la finance climatique, de l’industrie et de la diplomatie. Avant de rejoindre la société de gestion américaine, Paul Bodnar était le fondateur et président du Center for Climate-Aligned Finance. Auparavant, il a travaillé comme directeur de la stratégie chez RMI. Il a également conseillé la Maison Blanche, en tant qu’assistant spécial du Président des Etats-Unis et directeur senior pour l’énergie et le changement climatique entre 2015 et 2016 et au sein du Conseil national de sécurité comme directeur de l’environnement et du changement climatique entre 2013 et 2015. Il a aussi travaillé au sein du Département d’Etat comme négociateur principal pour la finance climatique entre 2009 et 2012, puis directeur finance climatique et conseiller à l’envoyé spécial pour le changement climatique en 2013. Paul Bodnar a également été directeur de la finance carbone chez Climate Change Capital à Londres entre 2005 et 2009 et co-fondateur et partner chez Vertis Environmental Finance à Budapest entre 2000 et 2003.
La Bourse parisienne pourrait perdre un autre de ses membres. La société Concordia, holding de la famille Rothschild, compte déposer une offre publique d’achat simplifiée sur Rothschild & Co au prix de 48 euros par action, dividendes attachés. La transaction induit une prime de 19,3% sur le cours de clôture de l’action du 3 février dernier et de 14,3% sur le sommet historique touché en janvier 2022. En réaction à l’annonce de ce projet, l’action Rothschild & Co s’envolait de 16% lundi en début de matinée, à 46,8 euros. «Le dépôt de l’offre envisagée sera conditionné à l’obtention des autorisations réglementaires requises», indique Concordia dans un communiqué. L’OPA pourrait «être déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers à la fin du premier semestre». En cas de succès, l’initiateur prévoit de retirer Rotschild & Co de la Bourse. 40% de flottant Concordia estime «qu’aucun des métiers du groupe ne requiert de faire appel aux marchés de capitaux [et] leurs performances doivent être appréciées sur le long-terme». Dans ces conditions, la holding familiale juge que «le statut de société privée apparait (..) plus pertinent que celui d’une société cotée». Concordia détient 38,9% du capital de Rothschild & Co et 47,5% des droits de vote. Le concert familialélargipointe à 54,5% des titres de 66,8% des droits de vote mais «il est envisagé que [sa] composition soit modifiée» dans le cadre du projet d’OPA. Au 31 décembre, le flottant au sein du capital de Rothschild & Co s’élevait à 40,33%. L’entreprise détenait par ailleurs 5,18% de ses propres actions, directement et indirectement.
Pour Sarah Duparc, associée chez Havas Paris et membre du conseil d’administration de CFA Society France, l'information extra-financière va prendre une importance accrue dans la communication des entreprises.
Carlyle Group doit annoncer ce lundi la nomination de Harvey Schwartz en tant que directeur général, selon des sources proches du dossier citées par le Wall Street Journal. Dernièrement, l’intéressé était co-président de Goldman Sachs, où il a passé plus de vingt ans. Harvey Schwartz va succéder à William Conway, l’un des co-fondateurs, qui est directeur général par intérim depuis août, après le départ soudain de Kewsong Lee.
Allfunds avance dans le déploiement de son activité de gestion déléguée B2B «sub-advisory» avec de nouvelles sociétés qui ont été agréées dans sa Sicav «Allsolutions», a appris Newsmanagers. Le groupe espagnol avait déjà sélectionné douze sociétés de gestion sur la plateforme en 2021. De nouveaux noms sont venus s’y ajouter ces derniers mois. Il s’agit des sociétés anglo-saxonnes Abrdn, BNY Mellon, Fisher, T Rowe Price, Muzinich, HSBC, Jupiter et Capital Group. On compte aussi un fonds de l’Allemand DWS, du japonais Nomura et un du Français Tobam. Ce dernier est enregistré dans la Sicav pour sa stratégie orientée sur la blockchain, mais uniquement sur la partie equity (sans la partie bitcoin). La liste des fonds officiellement agréés par le régulateur luxembourgeois dans la Sicav Allsolutions à fin janvier 2023 est la suivante : Nom du fonds Société de gestion ALL BNY MELLON MULTI ASSET AGGRESSIVE BNY Mellon ALL DWS EUROPEAN SMALL/MID CAP DWS ALL FISHER US SMALL CAP Fisher ALL T. ROWE PRICE GLOBAL AGGREGATE BOND T Rowe Price ALL NOMURA JAPAN EQUITY ALL HSBC ASIA EX JAPAN EQUITY Nomura ALL JUPITER WORLD EQUITY Jupiter ALL AMUNDI US EQUITY CORE Amundi ALL BTG PACTUAL LATIN AMERICA EQUITY BTG Pactual ALL SARASIN RESPONSIBLE GLOBAL EQUITY J.Safra Sarazin ALL MUZINICH GLOBAL HIGH YIELD BOND Muzinich ALL MFS EUROPE EQUITY CORE MFS Europe ALL CAPITAL GROUP US CORPORATE BOND Capital Group ALL ABERDEEN STANDARD INVESTMENT EMERGING MARKETS BLENDED Abrdn ALL ARISTOTLE US VALUE Aristotle ALL TOBAM GLOBAL BLOCKCHAIN EQUITY Tobam La Sicav doit compter à terme environ 30 fonds et mandats agréés. A noter que la Commission de surveillance du secteur financier (CCSF) met parfois un peu de temps à afficher les fonds agréés sur son site Internet, même si les dits fonds ont déjà été sélectionnés par Allfunds…
La Commission chinoise de réglementation des valeurs mobilières (CSRC) a donné vendredi son accord à Morgan Stanley pour que la banque américaine, à l’instar de sa concurrente JPMorgan, puisse prendre le contrôle total de sa coentreprise de gestion d’actifs en Chine. Cette montée à 100% dans la société Morgan Stanley Huaxin Fund Management, basée à Shenzhen, «ajoute un pilier important à notre activité mondiale de gestion d’actifs», a déclaré dans un communiqué Dan Simkowitz, directeur de la gestion chez Morgan Stanley. Au 31 décembre 2022, les actifs gérés par la coentreprise s’élevaient à 23,8 milliards de yuans (3,25 milliards d’euros). Le 10 janvier dernier, celle-ci avait obtenu l’autorisation de fournir des services d’investissement en valeurs mobilières hors de Chine en tant qu’investisseur institutionnel qualifié.
Coup de théâtre chez Eurazeo. Dimanche, le conseil de surveillance de la holding d’investissement a décidé de pousser vers la sortie Virginie Morgon, présidente du directoire depuis mars 2018. Il a nommé, à sa place, un tandem composé de Christophe Bavière, membre du directoire depuis l’adossement d’Idinvest à Eurazeo en 2017, et William Kadouch-Chassaing, l’ancien directeur financier de la Société Générale, qui a rejoint le groupe au printemps dernier. C’est la famille Decaux, premier actionnaire d’Eurazeo avec 18% du capital et 25% des droits de vote, qui est à l’initiative de ce changement. Entrés au tour de table de la société d’investissement en 2017 pour faire barrage à l’offensive de Tikehau Capital, les Decaux ont vu leur pouvoir grandir à mesure que le patriarche Michel David-Weill s’effaçait. Jean-Charles Decaux avait pris la présidence du conseil peu avant la disparition de l’ancien président de Lazard et fondateur d’Eurazeo en juin 2022. «Le décès de Michel David-Weill a complètement changé les équilibres au sein du conseil», glissait dimanche une source proche du dossier. Incompatibilité d’humeur Les Decaux ont rallié à leur cause les héritières du financier et la famille Solages, dont les concerts conclus en décembre représentent respectivement 9,4% et 5,6% du capital. Le sort de Virginie Morgon a été scellé vendredi lors d’une réunion marathon du conseil, hors de la présence des membres du directoire, comme l’ont révélé Les Echos. Les administrateurs indépendants et le censeur auraient poussé pour la mise en place d’un tandem, alors que les partisans de l’éviction de Virginie Morgon pensaient à l’origine nommer à sa place le seul Christophe Bavière. Ce départ sanctionne des tensions croissantes entre les actionnaires de référence et une dirigeante réputée indépendante et peu encline à partager les pouvoirs. Arrivée de Lazard en 2008, Virginie Morgon incarnait la modernité et la féminisation d’un secteur très masculin, le private equity, et d’une maison, Eurazeo, qui avait été secouée par l’assaut de Tikehau Capital. Elle jouait aussi un rôle moteur dans la conversion à l’ESG (environnement, social, gouvernance) de l’investisseur. Sous sa présidence, le groupe a accentué le virage pris avec Idinvest, de la gestion pour compte de tiers et de l’élargissement de l’offre à la dette privée et aux actifs réels (immobilier, infrastructures). Celle-ci représente désormais 23,2 milliards d’euros sur les 32,4 milliards d’encours que la société revendique, une hausse de plus d’un quart en un an. Les plus grands acteurs du private equity, notamment américains, ont suivi cette stratégie il y a une dizaine d’années déjà, car les commissions de gestion pour compte de tiers apportent des résultats plus récurrents que les plus-values de cessions pour compte propre. Entre 2018 et 2021, les management fees d’Eurazeo sont passées de 186 à 315 millions d’euros. Le bilan boursier est moins flatteur et ne reflète pas cette croissance. L’action Eurazeo, qui a fini à 65,1 euros vendredi, affiche une baisse de 13% sur cinq ans. Une contre-performance qui explique aussi l’impatience des actionnaires. Reste à savoir comment le titre accueillera la nouvelle ce lundi.
A l’occasion de la présentation de son troisième livre blanc sur les innovations technologiques lors d’une conférence qui se tenait jeudi soir dans les locaux du Medef, l’Association française de la gestion (AFG) a indiqué qu’elle travaillait ou comptait travailler sur deux autres sujets liés aux nouvelles technologies. Le premier concerne la sobriété énergétique pour lequel un groupe de travail a été formé. «Il reste encore des places si vous voulez vous joindre à nous», a lancé Muriel Faure, présidente de la commission Innovations Technologiques de l’AFG, Le second groupe de travail, qui sera constitué très prochainement, est relatif à «la transparence et l’explicabilité de l’intelligence artificielle» où, là aussi, des bonnes volontés sont recherchées. Dans son nouveau livre blanc, l’AFG a établi des fiches, indépendantes les unes des autres, qui traitent des thématiques suivantes : • Stratégies organisationnelles et innovations technologiques • Adaptation du capital humain et gestion du changement • La donnée, combustible au coeur du réacteur d’une SGP • Protéger ses systèmes contre les attaques numériques • Innovations technologiques au service de l’expérience client • Nouveaux usages technologiques dans le cycle d’investissement • Améliorer l’efficience des fonctions support • Introduction aux crypto-actifs, à la blockchain (DLT) et à la finance décentralisée (DeFi) • Impacts de la blockchain dans les process métiers • Offre de gestion en crypto-actifs • Vision à 5 - 10 ans de l’industrie de la gestion d’actifs en France Retrouvez le livre blanc en cliquant ici:
Dix mois après avoir bouclé l’acquisition du néerlandais NN Investment Partners, annoncée en août 2021, l’américain Goldman Sachs Asset Management a choisi pour les équipes françaises de se séparer de Philippe Fidaire, a appris NewsManagers. Ce dernier dirigeait le bureau français de la société de gestion néerlandaise. Le CEO de NN Investment Partners France avait rejoint cette structure en 2012, après une vingtaine d’années passées chez Allianz Global Investors. D’abord lead senior institutional sales de l’équipe de NN IP basée à Paris, il a pris la tête du bureau à Paris en mai 2015, après le départ de Christian Paris, qui le dirigeait alors. Cette décision conforte Dominique Dorlipo à la tête de GSAM en France. Contactée par NewsManagers, la société de gestion a confirmé qu’il dirigeait bien la société à Paris. En reprenant NN IP en août 2021, Goldman Sachs Asset Management s’est retrouvé face à une situation singulière en France. En effet, Dominique Dorlipo venait d’arriver à la tête du bureau parisien avec de grandes ambitions en matière de développement, et il avait à peine constitué une équipe de commerciaux. En septembre 2021, cette équipe se composait de trois vendeurs, en plus de Dominique Dorlipo. En face, avec huit personnes, l’équipe parisienne de NN IP dirigée par Philippe Fidaire était bien plus nombreuse et en place depuis de nombreuses années. Elle représentait des actifs pour environ 3,5 milliards d’euros (chiffres à mars 2021). On peut penser qu’il était difficile pour GSAM de garder deux dirigeants à Paris. Sans compter que, depuis l’acquisition, la situation économique et sur les marchés s’est fortement dégradée, et le groupe a annoncé des licenciements dans toutes ses activités à l’échelle mondiale. Reste à savoir si d’autres personnes partiront. A l’heure actuelle, outre Philippe Fidaire, un autre commercial de NN IP a quitté GSAM. Il s’agit de Grégory Kerguelen, qui a rejoint cet été Allianz Global Investors au poste de commercial institutionnels. Interrogée sur la composition actuelle de l’équipe et l’éventualité d’autres départs, GSAM n’a pas souhaité faire de commentaire.
La société de gestion américaine BlackRock a promu Aitor Jauregui, directeur de la firme pour la péninsule ibérique depuis 2015, au poste de directeur pour l’Amérique latine. Il prendra ses fonctions le 1er mars et succédera à Dominik Rohe, qui a été nommé directeur de l’activité d’iShares - la gestion indicielle et passive de BlackRock - pour les Amériques en décembre. Aitor Jauregui sera rattaché à Armando Senra, responsable de l’activité institutionnelle de BlackRock pour les Amériques. La société de gestion américaine cherche actuellement son remplaçant pour le poste de directeur pour la péninsule ibérique. Dans l’intervalle, l'équipe de BlackRock basée à Madrid sera épaulée par l’antenne italienne de la société.
Jonathan Kieffer vient de quitter son poste de directeur des investissements d’Epsor pour lancer sa propre activité de conseil. Il occupait son poste au sein de la start-up d'épargne salariale depuis 2019. Sa nouvelle activité, Jolka Invest, recouvre le conseil en gestion de patrimoine «axé sur les actifs alternatifs tels que le private equity, les hedge funds et les crypto-actifs», explique-t-il sur LinkedIn. Avant de travailler pour Epsor, Jonathan Kieffer a passé onze ans chez Lyxor, notamment dans la gestion de fonds de hedge funds. Il a également dirigé l’allocation d’actifs du service conseil de la banque privée de Société Générale entre 2018 et 2019.
Le secteur des fonds en Suède est dominé par les fonds article 8. Ils représentaient 5.491 milliards de couronnes suédoises, soit 93 % du total des actifs des fonds, au 31 décembre 2022, selon l’association suédoise des fonds. Les fonds article 9 représentent quant à eux 113 milliards de couronnes, soit 2 % des actifs. Ce montant a diminué après le reclassement de fonds article 9 en article 8. Les actifs des autres fonds se sont élevés à 325 milliards de couronnes, soit 5 % des actifs.