Est-ce le départ de Denis Panel qui provoque cette réorganisation ou cette réorganisation qui a causé le départ de Denis Panel? Le communiqué de BNP Paribas Asset Management ne l'évoque pas mais la filiale de gestion de la banque remanie quelque peu les activités qui étaient pilotées en partie par celui qui va rejoindre Sycomore Asset Management. Elle annonce la création d’une nouvelle équipe de gestion dédiée à l’investissement quantitatif et systématique, pour compléter ses capacités de gestion fondamentale en actions, obligations et multi-actifs. Baptisée «SQI» pour Systematic and Quantitative Investment, la nouvelle division rassemblera les équipes de gestion quantitative et ETF & indiciel, avec l’ambition de devenir un centre d’excellence en gestion systématique. Ce nouveau pôle sera piloté par Robinson Rouchié, nommé responsable des investissements (CIO) de la gestion quantitative et systématique. Basé à Paris, il sera rattaché à Rob Gambi, responsable global des gestions. Actuellement directeur de cabinet de Rob Gambi, RobinsonRouchié conservera ce rôle en parallèle de ses nouvelles fonctions jusqu’à la nomination de son successeur, et continuera également de siéger au comité d’investissement. En outre, Guy Davies, responsable adjoint des gestions, va superviser à partir de mars les équipes multi-actifs et solutions (hors équipe SQI), en plus de son poste actuel de CIO Fundamental Active Equities. Il remplacera ainsi Denis Panel, qui va devenir directeur général de Sycomore AM. Enfin, «conscient de la prédominance des stratégies obligataires au sein des affiliés marchés émergents de BNPP AM», Olivier de Larouzière deviendra responsable des équipes de gestion des affiliés marchés émergents, en plus de son rôle de CIO pour la gestion obligataire.
Galois Capital, qui gérait l’an dernier environ 200 millions de dollars d’actifs et était l’un des plus gros fonds quantitatifs de cryptomonnaies, a annoncé aux investisseurs qu’il avait cessé ses activités et dénoué toutes ses positions car il n’était plus viable, selon des documents lus par le Financial Times. Le hedge fund est l’une des principales victimes de FTX, la moitié de ses actifs étant bloqués sur la plate-forme d’échanges de cryptomonnaies. «Compte tenu de la sévérité de la situation FTX, nous ne pensons pas qu’il est tenable de continuer à opérer le fonds à la fois financièrement et culturellement», a écrit le co-fondateur Kevin Zhou.
A la suite de l’offre publique d’achat simplifiée d’Abeille Assurances Holding qui lui ont permis d’obtenir 94,84% du capital et des droits de vote de l’Union financière de France (UFF), l’assureur procédera le 1er mars au retrait obligatoire des 832.426 actions non-apportées à l’offre, représentant 5,13% du capital et des droits de vote de la société UFF. Le retrait obligatoire sera mis en œuvre au prix de 21 euros par action (égal au prix de l’offre), net de tous frais. Abeilles Assurances, détenait environ 75% du capital d’UFF à la date de l’annonce en novembre dernier.
Pas de greenwashing possible.Allianz GI donne le ton des futures assemblées générales (AG). A partir de 2024, la société de gestion du groupe Allianz votera contre les administrateurs des entreprises fortement émettrices sans objectif «net zero» fiable. En fonction de la composition du conseil, Allianz GI votera contre le président du comité RSE (ou équivalent), du comité stratégique ou du conseil d’administration, si les informations liées à l’impact financier de la transition climatique sont jugées insatisfaisantes. «Cette règle s’applique dès cette année, même si nous ne sanctionnerons pas encore, confie Marie-Sybille Connan, senior stewardship analyst chez Allianz GI. Nous demandons des objectifs de décarbonation à court et moyen terme, et si possible à plus long terme, validés par des organismes reconnus comme le SBTi ou le Transition Pathway Initiative (TPI). En outre, la politique de lobbying ne doit pas être en contradiction avec les objectifs ‘net zero’, les investissements doivent être chiffrés et orientés vers cette trajectoire, et l’information doit être de qualité, lisible et comparable. Par ailleurs, le conseil d’administration, collectivement responsable, doit être en capacité de challenger la direction». Un certain nombre d’entreprises américaines – souvent moins avancées que leurs homologues européennes sur ces sujets – suscitent de vives inquiétudes, note Allianz GI. Pousser les entreprises à faire voter un plan climat En 2022, le «say-on-climate» n’a vraiment décollé que dans quelques pays européens, principalement en France et au Royaume-Uni, avec 52 résolutions climat présentées dans le monde par les conseils d’administration. AllianzGI continuera de soutenir les résolutions climatiques d’actionnaires en fonction de leur mérite et a approuvé l’an dernier 70 des 87 propositions d’actionnaires sur le climat. «Nous regardons les résolutions déposées par d’autres investisseurs et nous pourrions nous associer à eux, précise Marie-Sybille Connan. Le dépôt de résolution est facilité aux Etats-Unis et pallie d’une certaine manière une réglementation climatique insuffisante. La situation est inversée en Europe où les dépôts de résolution sont plus difficiles du fait des effets de seuil. C’est pourquoi nous préférons plutôt pousser les entreprises à présenter au vote un plan de transition climatique, détaillé et transparent». Vigilance sur les hausses de rémunération des dirigeants La rémunération des dirigeants sera de nouveau le principal sujet de préoccupation en AG. Au regard notamment du niveau d’inflation élevé, Allianz GI évaluera les plans de rémunération en prenant en considération les augmentations de salaire de l’ensemble des salariés des sociétés considérées, dans un souci de cohésion sociale mais aussi des restructurations ou licenciements qu’elles auraient mis en place ou des réductions de dividendes. «Nous serons très vigilants sur les hausses des rémunérations des dirigeants, poursuit Marie-Sybille Connan. Dans les road-shows pré-AG, certaines rares entreprises invoquent l’inflation pour relever le fixe des mandataires sociaux. Nous demandons à tous exemplarité et modération. Nous regardons l’alignement de cette rémunération avec la pérennité long terme de la société, etavec l’évolution générale de la rémunération des collaborateurs dans la mesure où l’inflation ne sera pas subie de la même manière selon les pays ou les métiers». En 2022, AllianzGI s’est opposé à 43% des résolutions liées à la rémunération des dirigeants dans le monde, mais à seulement 23% en France, pays qui enregistre la plus faible contestation derrière le Japon (12%) et le Royaume-Uni (20%). Veiller à l’indépendance du conseil Troisième point d’attention, l’indépendance du conseil et le renouvellement des mandats. L’an dernier, AllianzGI s’est opposé à 33% des élections d’administrateurs en France (contre 23% dans le monde), notamment en raison des anciens PDG qui restent présidents. Une dissociation saluée par le gérant d’actifs, mais qui exige que cette transition soit limitée dans le temps, ce qui était rarement le cas. «Avoir un président non indépendant reste problématique. Encore plus quand un PDG a une emprise forte sur le conseil, explique Marie-Sybille Connan. Aussi, nous demandons à rencontrer l’administrateur référent indépendant. Si le conseil dispose d’un budget propre, comme le recommande l’AFG, c’est encore mieux». En outre, Allianz GI demande 100% d’administrateurs indépendants au sein du comité d’audit. «Il est également important de s’assurer d’une meilleure représentativité des femmes au sein des instances dirigeantes de manière à ce qu’elles deviennent de potentielles administratrices pour d’autres entreprises, élargissant ainsi le vivier de candidats », ajoute Marie-Sybille Connan, rappelant son attachement au respect des règles de cumul de mandat.
Sept ans après avoir voté pour le Brexit, place au brainstorming. La Financial Conduct Authority (FCA) a présenté ce 20 février ses pistes de modification de la réglementation britannique de gestion d’actifs et consulte l’avis des professionnels concernés. Au menu: renforcer la surveillance de la liquidité des fonds, simplifier le marché des fonds retail, et temporiser sur les cryptos. Les parties prenantes sont invitées à apporter leurs observations dans le cadre d’une consultation publique de trois mois. La FCA est chargée de préparer ces modifications en vue de l’abrogation prochaine de la législation européenne relative aux services financiers dans le droit britannique. Bien que désormais seul aux commandes de sa réglementation, le régulateur a toutefois fait savoir qu’il comptait suivre des «normes internationales fortes». Prévenir les crises de liquidité L’autorité britannique a, avant tout, répondu aux différentes épisodes de stress de liquidité qui ont agité les marchés outre-Manche depuis six ans. Tout d’abord, la FCA souhaite davantage encadrer les investissements dans des titres illiquides chez les fonds Ucits. Pour le moment, leurs gérants doivent respecter une limite haute de 10% des encours d’un portefeuille investis dans des titres illiquides. Pour le régulateur, il faudrait également obliger les gérants à faire attention à ce que ces titres illiquides n’obèrent pas la liquidité du fonds et leur capacité de gestion du fonds à l’avenir. Le régulateur n’envisage pas non plus d’assouplir les règles de diversification minimale des fonds, qui impose une limite maximum d’allocation de 5% par titre. Ensuite, la FCA veut faire siennes les règles de stress testing de liquidité des fonds d’investissement établies par l’Esma (European Securities and Markets Authority). Avec un ajustement: la FCA veut pouvoir obliger les sociétés de gestion à effectuer ces tests plus d’une fois par an, si nécessaire. Enfin, le régulateur veut unifier les règles de swing pricing, un mécanisme de valorisation de fonds qui permet de protéger les porteurs de parts lors d’importantes entrées ou sorties de porteurs de parts. Pour le moment, les règles de calcul restent encore aux mains des sociétés de gestion. L’industrie britannique a été particulièrement chamboulée par la suspension des rachats de certains fonds immobiliers à la suite du vote en faveur du Brexit en mai 2016, puis lors du premier confinement Covid-19 en mars 2020, ainsi que par la crise des fonds LDI (liability-driven investment) de septembre dernier. Ces fonds de couverture de passif, utilisés par les fonds de pension locaux, avaient été pris dans la tourmente après l’envolée du taux du gilts à la suite d’une annonce de politique budgétaire ratée, nécessitant l’intervention en urgence de la Banque d’Angleterre. Unifier les régimes de fonds retails Le régulateur aimerait avant tout stimuler le marché retail, qui a subi une décollecte massive en 2022 (-25,7 milliards de livres), en modifiant quelques règles qui entourent ses fonds Ucits locaux. Il propose avant tout d’unifier les différents régimes de fonds de ce segment, pour clarifier le marché et lever certaines barrières d’investissement. Ce nouveau régime comprendrait trois catégories de fonds, basique, Ucits et Ucits Plus, allant du plus simple et plus liquide, au plus complexe et moins liquide. Cette unification devrait aussi permettre aux fonds de ce régime d’investir dans d’autres fonds de ce même régime, alors que cette possibilité est fortement limitée pour les fonds Ucits. Cela pourrait également simplifier les structures de fonds nourriciers. Toutefois, la FCA s’interroge sur la pertinence d’une consolidation et d’une simplification globale des règlements Ucits, Mifid et AIFM à la sauce anglaise. Pour elle, unifier le cadre réglementaire local en gestion d’actifs serait bénéfique à long terme, mais cela risquerait de prendre beaucoup de temps, de ressources, et de coûter cher lors de son implantation. Concernant les sujets de tokenisation et des cryptos dans l’industrie des fonds, la FCA a choisi de temporiser. D’un côté, le régulateur a estimé que les règles actuelles régissant la vie des parts de fonds ne sont pas adaptées à la création d’un registre distribué par une société de gestion. De l’autre, il a indiqué attendre la position du gouvernement britannique pour commencer à réfléchir à la possibilité pour les fonds agréés d’investir en cryptoactifs. Une prudence en phase avec celle du futur président de l’institution, Ashley Alder, un crypto-sceptique qui devrait prendre ses fonctions dans quelques jours.
Dans une interview au Financial Times, le directeur général de Vanguard, Tim Buckley, a défendu sa décision de quitter la Net Zero Asset Managers initiative, estimant que «la voix du groupe était noyée». Il a ajouté que l’approche de Vanguard pour gérer les risques relatifs au changement climatique «n’a pas changé». «Nous ne pensons pas que nous devrions dicter la stratégie des entreprises», dit-il, dans le premier commentaire public sur la décision. « Il serait orgueilleux de présumer que nous savons quelle est la bonne stratégie pour les centaines d’entreprises dans lesquelles Vanguard investit. Nous voulons juste nous assurer que les risques sont correctement dévoilés et que chaque entreprise respecte les règles».
La plateforme de multigestion alternative d’Investcorp-Tages, joint venture entre Investcorp et Tages Capital, accueille un nouveau hedge fund. Le gestionnaire alternatif britannique Melqart Asset Management a lancé le fonds Melqart Event Driven Ucits, géré par Michel Massoud, fondateur et directeur des investissements de Melqart, ainsi que par Joseph Gebran et Can Ozdemir. Le fonds s’appuie sur des stratégies d’arbitrages de fusions-acquisitions et de situations spéciales. Melqart gère 1,7 milliard de dollars.
L'ancien patron de MAQS de BNP Paribas Asset Management prendra ses fonctions début avril. C'est la première fois que la boutique de Generali Investments sera dirigée par une personne venant de l'extérieur.
Vontobel Wealth Management SIM a renforcé son équipe milanaise avec Tiziano Bregagnollo, qui arrive en tant que directeur exécutif, rapporte Bluerating. L’intéressé arrive après avoir passé sept ans chez Crédit Agricole Indosuez. Avant cela, il a travaillé 18 ans au sein de Banca Akros.
Le groupe Crédit Agricole annonce la création de «Ambition Agri-Agro Investissement», un fonds d’investissement bancaire pour compte propre dédié aux transitions agricoles et agroalimentaires. Doté de 300 millions d’euros par les Caisses régionales de Crédit Agricole et le groupe Crédit Agricole S.A., ce fonds sera géré par la filiale du groupe, Idia Capital Investissement. Le fonds vise à répondre aux besoins de financement en capital de l’ensemble des entreprises de la chaine de valeur agroalimentaire, en France et en Italie, qui s’inscrivent dans des stratégies de transition. Pour qualifier le caractère durable de l’investissement, chaque entreprise cible devra répondre en particulier à deux critères obligatoires en lien avec les deux piliers «Contribuer à la transition vers une alimentation bas carbone» et «Préserver les ressources naturelles». Les tickets d’investissements seront compris entre 5 et 45 millions d’euros, pour une durée d’accompagnement de 5 à 10 ans.
AZ Quest Investimentos, la succursale du gestionnaire d’actifs italien Azimut au Brésil, a récemment trouvé un accord pour l’acquisition de 50% de Panorama Capital, boutique alternative spécialisée dans l’immobilier. Cette boutique, fondée en 2020, gère environ 430 millions de réals brésiliens d’encours (78 millions d’euros). Elle propose trois stratégies : private equity immobilier, immobilier coté et dette immobilière. Azimut avait établi sa filiale au Brésil en avril 2015 après le rachat de Quest Investimentos, devenue par la suite AZ Quest Investmentos. Celle-ci investit dans diverses boutiques de gestion alternatives locales. Elle compte le groupe financier brésilien XP Investimentos à son capital.
La place financière de Dubaï (DIFC) est en discussions avec plus d’une cinquantaine de hedge funds pour qu’ils établissent leur centre d’activités pour le Moyen-Orient dans la ville émiratie, rapporte Bloomberg. L’agence relate les propos de Salmaan Jaffery, en charge du développement de l’activité de DIFC selon lequel les hedge funds qui visent actuellement une licence de gestion aux Emirats Arabes Unis gèrent plus de 1.000 milliards de dollars.
FundRock vient de perdre Paul Spendiff, son directeur mondial du développement stratégique, chargé du pilotage de la croissance et des modèles opérationnels. Il va rejoindre Ocorian, un fournisseur de services et solutions aux fonds, en tant que directeur du développement commercial pour les fonds mondiaux. Il jouera un rôle clé lors de l’expansion de l’activité d’Ocorian, selon un communiqué de presse. Paul Spendiff travaillait chez FundRock depuis 2018, d’abord comme directeur commercial du groupe au sein du département marketing et services clients. Il a été promu à son poste actuel en 2022. Il est également managing director du bureau londonien.
La société australienne cotée Link Group a annoncé, ce lundi, être entrée en négociations exclusives avec Waystone pour la cession de la totalité de Link Fund Solutions, administrateur des anciens fonds de la société du gérant star Woodford Investment Management. Le dénouement de l’opération est conditionné à la finalisation de la due diligence et des accords légaux entre les parties ainsi qu’à diverses autorisations. La période d’exclusivité des négociations court jusqu’à fin mars.
La société de conseil en investissement et distribution de solutions tiercesExclusive Partners vient de recruter David Beaufils en tant que directeur général, chargé du développement. Il arrive d’Elea Capital, où il était associé-gérant. Par le passé, il a été directeur commercial d’Invesco, de HDF Finance, et de Rothschild & Cie Gestion. Anne Treussard conserve son poste de directrice générale, responsable du secrétariat général.
Le hedge fund américain Elliott Investment Management envisage de proposer un financement dans le cadre d’une offre de rachat de Manchester United, ont déclaré à Reuters des sources proches du dossier. Le fonds excluerait toutefois une reprise complète du club de football de Premier League, a ajouté la source samedi. Il n’est pas clair à ce stade dans quelle offre Elliott, qui possédait jusqu'à l’année dernière le champion de Serie A AC Milan, sera impliqué, écrit Reuters. Elliott avait revendu l’AC Milan à un autre fonds américain, RedBird Capital, pour 1,2 milliard d’euros. Le cheikh Jassim ben Hamad al-Thani, président de la Qatar Islamic Bank (QIB), a été le premier à faire savoir, vendredi, qu’il avait déposé une offre sur Manchester United. Samedi, le milliardaire britannique Jim Ratcliffe, propriétaire du groupe de pétrochimie Ineos, s’est lui aussi manifesté comme étant candidat au rachat. Ce dernier est né à Manchester et possède déjà les clubs de Nice en France et de Lausanne en Suisse. Le club britannique est aujourd’hui détenu majoritairement depuis 2005 par la famille Glazer, d’origine américaine. D’autres offres pourraient encore émerger.
Dès qu’il a pris la direction générale de Jupiter en octobre, Matthew Beesley a lancé un plan de réduction de coûts, écrit le Financial Times. Les dépenses et la gamme de fonds ont été réduites, 80 employés sont partis et le comité exécutif a rétréci. Désormais, Matthew Beesley mise sur la croissance: se développer à l’étranger, notamment en Europe, et proposer des fonds dans des domaines spécialisés comme l’environnement.
Une «annus horribilis» à oublier pour Allianz en gestion d’actifs. Entre la résolution de l’affaire des fonds Structured Alpha, et la baisse historique des marchés obligataires, l’assureur allemand a enregistré une chute de 17,9% de ses encours, et un recul de 8,3% de son chiffre d’affaires en asset management. Le directeur général d’Allianz, Oliver Bäte, a évacué dès le début de la conférence analystes l’affaire des fonds Structured Alpha, en se bornant à rassurer les parties prenantes qu’il prenait le sujet très au sérieux, qu’il comptait indemniser équitablement ses clients le plus rapidement possible, et qu’il allait renforcer la gestion des risques extrêmes en interne. L’assureur allemand a payé un lourd tribut dans ce dossier. Il a ainsi décaissé pas moins de six milliards de dollars (5,6 milliards d’euros) pour solder les différents litiges avec les régulateurs américains et dédommager les clients, et a été interdit de gestion pour dix ans aux Etats-Unis. Pour continuer à couvrir ce marché, le groupe a passé un accord avec Voya Financial, en transférant ses actifs gérés aux USA et ses équipes à Voya IM, contre une prise de participation de 24% dans la société de gestion. Les fonds structurés Structured Alpha, vendus aux Etats-Unis via Allianz Global Investors US, ont compté jusqu’à 11 milliards de dollars d’encours à fin 2019. Ces stratégies optionnelles, exposées aux variations de l’indice S&P 500 et de la dette d’Etat américaine, ont explosé en vol lors de la hausse soudaine de la volatilité en mars 2020, durant la crise du Covid-19. Le régulateur américain, la SEC a été sans pitié par AllianzGI: il a poursuivi la firme pour manipulation de rapports financiers, de dissimulation de l’ampleur du risque et de la performance réelle des fonds. Les pertes ont concerné une centaine d’investisseurs institutionnels américains. Grégoire Tournant, l’ex-directeur des investissements de la gamme de fonds structurés, a récemment demandé à un juge américain de classer les poursuites (fraude, complot et obstruction) à son encontre. Une décollecte concentrée sur l’obligataire et les investisseurs américains Sur le front de la collecte, le groupe a principalement souffert de la chute historique des marchés obligataires, avec 80,7 milliards d’euros de retraits nets sur la classe d’actifs. Les fonds actions ont eux aussi décollecté, à hauteur de 15,1 milliards. A l’inverse, les fonds multi-classes d’actifs (+5,5 milliards d’euros) et alternatifs (+8,9 milliards). L’environnement de marché a principalement touché sa filiale californienne Pimco, spécialiste de l’obligataire, qui a rendu 75,1 milliards d’euros à ses clients. AllianzGI a, lui, limité la casse avec seulement 6,3 milliards d’euros de rachats nets. Sans surprise, ce sont les Américains qui ont principalement retiré leurs avoirs, avec -62,1 milliards d’euros nets sur la période. Les investisseurs européens ont également demandé à récupérer une partie de leur argent, avec une décollecte de 27,8 milliards d’euros, tandis que les investisseurs de l’Asie-Pacifique ont placé 8,7 milliards d’euros. Au total, les encours gérés pour compte de tiers ont reculé de 331 milliards d’euros sur les douze derniers mois, en raison d’une décollecte de 81,4 milliards d’euros, d’un effet négatif de 30,3 milliards principalement lié aux transferts d’actifs chez Voya IM, et d’un effet marché de 301,1 milliards. L’effet change a, lui, amélioré la valeur des encours de 81,6 milliards d’euros. Les encours d’AllianzGI ont fondu d’un quart pour atteindre 340 milliards d’euros, bien qu’ils conservent encore dans leur périmètre 57 milliards d’euros délégués à Voya IM. Ceux de la filiale Pimco ont baissé de 14,2% à 1.295 milliards d’euros. Les fonds gérés pour la maison ont eux aussi vu leurs encours reculer, de 21,2% à 506 milliards d’euros. La baisse totale des encours pour le groupe Allianz s'élève à 468 milliards d’euros, pour atteindre 2.141 milliards d’euros d’actifs sous gestion. Côté rentabilité, sans surprise, elle s’est érodée dans les différentes filiales. Chez Pimco, le résultat opérationnel a reculé de 4,9% à 2,5 milliards d’euros, malgré un chiffre d’affaires stable à 6,1 milliards d’euros. Le mouvement a été un peu plus fort chez AllianzGI, où le chiffre d’affaires a baissé de 7% à 2,2 milliards d’euros, et le résultat opérationnel de 19% à 755 millions d’euros. Les deux sociétés ont notamment souffert de la baisse de leurs encours, et d’une diminution des frais de performance. Allianz s’attend a un petit recul du résultat opérationnel pour 2023, à 3 milliards d’euros, en raison notamment d’une plus faible base d’encours sous gestion, a précisé le directeur financier Giulio Terzariol.
Rodrigo Buenaventura, le président du gendarme financier espagnolComisión Nacional del Mercado de Valores(CNMV), s’est exprimé, jeudi 16 février, sur la liquidité des fonds d’investissement collectifs dans le cadre d’un événement organisé par le média Funds People. Le président de la CNMV a incité les sociétés de gestion à faire preuve de plus de créativité lorsqu’elles conçoivent des fonds d’investissement collectifs avec des fenêtres de liquidité différentes de la liquidité quotidienne, selon des propos rapportés par Funds People. Selon Rodrigo Buenaventura, avoir davantage de produits qui ne seraient pas à liquidité quotidienne présenterait divers avantages. Notamment ceux de pouvoir offrir un fonds plus attractif pour les particuliers qui cherchent des niveaux de rendement-risque agressifs, de réduire le désalignement de liquidité de ces fonds et d’attirer les institutionnels sur les marchés actions. De manière plus générale, le président de la CNMV estime qu’il n’est pas nécessaire que des buffers de liquidités ou de capital soient imposés aux gestionnaires d’actifs ou aux fonds d’investissement, comme c’est le cas avec Bâle III pour les banques ou Solvabilité II pour les assureurs. D’après lui, la solution pour la gestion de liquidité des fonds tient en quatre éléments: la fourniture d’outils de gestion de liquidité adaptés pour gérants et régulateurs, un ajustement strict entre la liquidité des sous-jacents et les fenêtres de liquidité des fonds, une limite du levier et une supervision de tous les éléments.
Edmond de Rothschild REIM a annoncé la promotion de Kristelle Wauters, directrice générale immobilier, en tant que présidente du directoire en France depuis janvier dernier. Elle remplace François Grandvoinnet, qui a occupé ce poste pendant ces trois dernières années. Au sein de ce poste, Kristelle Wauters sera chargée du développement des stratégies existantes ainsi que la direction du lancement des nouveaux fonds. Edmond de Rothschild REIM privilégiera des fonds ou de portefeuilles ayant des approches «valeur ajoutée» ou «rendement élevé» pour le marché français ainsi qu’au niveau pan-européen. Kristelle Wauters travaille chez Edmond de Rothschild REIM comme directrice depuis 2021, où elle était chargée des investissements et du développement de l’offre de la plateforme immobilière française du groupe. Auparavant, elle a occupé le poste de directrice des opérations immobilières en charge de la direction commerciale, de l’asset management et de la direction technique chez Foncière Mercialys de 2019 à 2021. Elle a également travaillé chez Aviva Investors Real Estate France depuis 2012 comme directrice des investissements en Europe continentale et des développements tertiaires, avant d’être promue au poste de directrice générale déléguée en 2016. Elle a démarré sa carrière chez DTZ Asset Management en finance, investissement puis asset management pour le compte de fonds opportunistes et value-added avant de rejoindre Constructa Asset Management comme directrice des investissements. Edmond de Rothschild REIM France comptait 6 milliards d’euros gérés sur les 13 milliards d’euros au niveau européen au 31 décembre 2022.
Janus Henderson vient de lancer un fonds de dettes émergentes dénommé Janus Henderson Horizon Emerging Markets Debt Hard Currency. Ce fonds investira dans des obligations libellées en devises fortes. Il comprendra de la dette souveraine, quasi-souveraine, supranationale et d’entreprise sur les marchés émergents. Il sera référencé à l’indice J.P. Morgan EMBI Global Diversified. Disponible sous la forme d’une Sicav, ce fonds est destiné aux investisseurs institutionnels et wholesale européens. Il est catégorisé Article 8 selon le règlement Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR). Ce véhicule sera géré par les gérants Bent Lystbaek, Jacob Nielsen, Thomas Haugaard et Sorin Pirău, qui ont rejoint Janus Henderson en septembre 2022. Cette équipe est basée à Copenhague, où la société de gestion américano-britannique a récemment ouvert un bureau. Janus Henderson gérait 287 milliards de dollars d’encours sous gestion au 31 décembre 2022.
Les versions amendées des modèles de reporting et des documents précontractuels pour les produits financiers investissant dans des activités durables sur le plan environnementalont été publiées au journal officiel de l’Union européenne, vendredi 17 février. Ces amendements doivent permettre aux investisseurs et acteurs financiers d’identifier si les produits financiers sont investis dans des activités liées aux énergies fossiles et au nucléaire, qui seraient conformes et non-conformes à la taxonomie verte européenne. Si la réponse est positive, une représentation graphique de la proportion des investissements du fonds dans ces activités est requise. Ce sont même deux graphiques qui sont demandés, l’un avec la prise en compte des obligations souveraines et l’autre sans.
Marcus Vinicius Goncalves, actuel directeur de la filiale brésilienne du gestionnaire d’actifs américain Franklin Templeton, s’est vu confier de nouvelles fonctions, a annoncé la société. En plus de ses fonctions de dirigeant deFranklin Templeton Investimentos Brasil (FTIB), l’intéressé va aussi superviser les ventes pour l’activité Amériques offshore de Franklin Templeton. Marcus Vinicius Goncalves évolue au sein de Franklin Templeton depuis 2000. Il a été impliqué dans le développement de la stratégie pour la distribution offshore au Brésil avant d'être nommé responsable des canaux d’investissement pour les Amériques puis de revenir au Brésil pour diriger FTIB.
Lionel Aeschlimann, associé gérant du groupe Mirabaud et directeur général de Mirabaud Asset Management, est le nouvel invité de Haute Fréquence, le podcast de L'Agefi dédié aux parcours inspirants dans la finance.
La division de la gestion d’actifs de la banque espagnole Santander compte parmi les candidats pour le rachat de l’entité de capital-investissement d’abrdn, selon Sky News. Un accord pourrait être conclu d’ici deux mois pour l’acquisition de cette unité avec une valorisation potentielle d’environ 250 millions de livres sterling (281 millions d’euros), d’après la chaîne d’actualité britannique. L’activité de capital-investissement d’Abrdn compte plus de 12 milliards livres sterling (14 milliards d’euros) d’encours sous gestion à la mi-2022.
Edmond de Rothschild Europe vient de licencier 20 collaborateurs au Luxembourg, a appris Paperjam. Les syndicats locaux (ALEBA, LCGB et OGBL), qui ont signé le plan social ce vendredi 10 février, ont toutefois su préserver six emplois. Ils ont également négocié des mesures d’accompagnement sociales et financières pour les personnes licenciées, dont une prime sociale, le paiement d’une indemnité extra-légale à laquelle s’ajoute une indemnité de famille, une formation et une prestation de conseil et d’accompagnement au repositionnement professionnel. Le profil des salariés concernés n’a pas été précisé.
Le groupe bancaire marocain CIH Bank a racheté BMCI Asset Management, la filiale de gestion d’actifs de BNP Paribas Asset Management au Maroc, rapportent les médias marocains La Vie Eco et BourseNews. La clôture de la transaction devrait intervenir dans le courant du premier semestre 2023.BMCI Asset Management, filiale de la BMCI (BNP Paribas au Maroc), gère une quarantaine de fonds pour un montant d’encours d’environ 7,5 milliards de dirhams (680 millions d’euros).