La déconfiture de Carlyle Capital a toutes les chances de compter parmi les dates clés de la crise financière, tant elle illustre les excès commis au plus fort des années folles du crédit et les responsabilités que les divers acteurs y ont prises. Responsabilité de Carlyle Group d’abord, qui après avoir fait appel au marché au plus haut, en juillet 2007, alors que le tonnerre grondait déjà sur les marchés de crédit, a géré sous son propre nom un fonds hypothécaire « léveragé » dans des proportions démesurées (dans le rapport d’un dollar d’apport pour 32 dollars de dettes) pour le laisser faire faillite quelques mois plus tard en mettant en avant qu’il n’en est pas actionnaire direct. A charge bien entendu pour les investisseurs qui lui ont fait confiance de prendre leurs pertes et pour lui-même d’affronter son risque de réputation. Responsabilité des banques d’investissement ensuite, aussi promptes un jour à accorder au fonds ce levier absurde qu’à réclamer le lendemain des appels de marge multipliés. Responsabilité enfin des autorités boursières néerlandaises, qui pour avoir voulu attirer à la cote les fonds en vogue, doivent aujourd’hui se demander en quoi elles ont servi l’intérêt des investisseurs et ce que sera leur attitude en cas de liquidation, désormais quasi certaine, du fonds. Question d’autant plus d’actualité qu’un autre fonds au moins, dans l’orbite de KKR celui-là, bataille lui aussi pour sa survie avec ses créanciers.
Le secrétaire américain au Trésor a présenté à Washington une série d’initiatives destinées à tirer les leçons de la crise des financements immobiliers subprime
Le groupe automobile indien a demandé à State Bank of India de gérer le financement de 3 milliards de dollars nécessaire au rachat de Jaguar et Land Rover, rapporte le journal. La banque indienne va s’occuper de cela en s’appuyant sur un groupement de banques comprenant Citigroup, Standard Chartred, BNP Paribas et JP Morgan. Tata Motors aimerait que le financement soit ficelé d’ici le 10 avril.
Borse Dubai pourrait bien consacrer 1,2 milliard de dollars à compter du mois de mai à investir au sein de titres cotés à la Bourse de Taiwan. Tout spécialement des titres à haut rendement. La Bourse de Taiwan entend en parallèle céder le quart de son propre capital à des investisseurs internationaux.
American International Group a demandé aux régulateurs financiers s’ils pouvaient modifier certaines règles comptables afin d’enregistrer les actifs en valeur de marché, croit savoir le quotidien, qui cite le PDG du groupe Martin Sullivan. Cela permettrait de surestimer certaines pertes et obligerait les sociétés à rechercher de nouveaux capitaux.
Le groupe américain a confirmé une information selon laquelle il souhaitait transférer son quartier général européen de Londres vers la Suisse. Le quotidien britannique insiste cependant sur la cause, non commentée par Yahoo, de cette initiative, baptisée « Projet Yodel ». Elle serait en l’occurrence fiscale. Le mouvement concernerait l’implantation de 5 % des salariés du Vieux continent sur les bords du Lac Léman.
La défaillance de Carlyle pourrait signifier un effondrement des fonds d’arbitrage rapporte le journal. Le Times pense que de nombreux petits fonds de couverture, gérant entre 10 et 200 millions de dollars d’actifs, vont devoir faire face à une réduction des placements qui sont faits chez eux. Le journal qui cite un gérant anonyme évoque ainsi le retrait des brokers qui fournissait jusque-là des liquidités à ces fonds et/ou qui préfèrent améliorer leurs marges. Mais cela ne concerne pas seulement les petits fonds, même si ce sont les plus affectés, ceux gérant près de 2 milliards de dollars devraient également connaître des difficultés indique le Times.
Dans un entretien, Christian Duvillet, le directeur général de LCL, filiale du Crédit Agricole, estime que l’année 2008 sera meilleure que 2007. « Nous espérons rester sur le rythme engagé en 2006 d’une amélioration trimestre après trimestre de la croissance du PNB », avance le dirigeant. Il précise que « c’est frappant sur le 4e trimestre 2007, où celle-ci a été de 4,1% », à la faveur des « réorientations du réseau commercial ».
Tony Hayward, le directeur général du groupe pétrolier britannique, a indiqué à l’occasion d’une réunion de cadres de BP, que le groupe devait se « réinventer ». C’est ce qu’indiquele journal citant un compte-rendu paru sur l’intranet de BP et dont il a pris connaissance. Le dirigeant a « mis en garde » contre les conséquences, sans visiblement les préciser, à subir si BP n’améliorait pas ses performances.
Le titre Casino reculait de 4,4% à 75,32 euros jeudi à la mi-journée, en dépit de résultats 2007 plutôt au dessus du consensus. Le résultat opérationnel courant (ROC) a atteint 1.196 millions (+14,7%) contre 1.159,5 millions attendus. Le groupe s’attend pour 2008 à une accélération de la croissance organique de son chiffre d’affaires et une hausse de son ROC.
Le bénéfice net 2007 de BMW s’est établi à 3,13 milliards d’euros l’an dernier (contre 2,9 attendus par les analystes) et le bénéfice imposable à 3,87 milliards d’euros (contre 3,8), en baisse de 6,1%. Le titre perdait pourtant plus de 5% à la mi-journée, à près de 32 euros.
Le groupe Viel & Cie a réalisé en 2007 un résultat avant impôt en hausse de 66,2% à 136,3 millions d’euros et un résultat net-part du groupe de 56,3 millions d’euros (+ 73,2%) pour un chiffre d’affaires de 900 millions d’euros (+25%).
Iberdrola gagnait près de 2,5 % jeudi matin à la Bourse de Madrid, à 10,60 euros, sur des spéculations assurant que’EDF pourrait faire une offre publique à 12,50 euros par action. Le titre a gagné 14% depuis début mars.
Le collaborateur de la Société Générale placé en garde à vue mercredi a été remis en liberté jeudi, sans qu’aucune charge ait été retenue contre lui. En revanche, le Parquet s’oppose toujours à la libération du courtier Jérôme Kerviel, dont le sort doit être débattu vendredi au sein de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris.
La banque britannique Barclays est intéressée par des banques de détail et commerciales en Chine, a déclaré le président de l'établissement, Robert Diamond, dans des propos rapportés jeudi par le quotidien China Daily.
La banque italienne UniCredit ne confirme pas son objectif de 0,66 euro de résultat par action en 2008 en raison des turbulences financières actuelles. Elle a dégagé en 2007 un bénéfice net part du groupe proforma stable de 6,566 milliards d’euros intégrant pour la première fois ceux de Capitalia.
Le département américain du Commerce devrait faire état de ventes au détail qui ont ralenti en février. Les économistes interrogés par Bloomberg envisagent en moyenne une croissance de 0,2% de cet indicateur, alors que les ventes au détail avaient affiché une progression de 0,3% en janvier. Cette anticipation fait suite à la hausse des prix du pétrole et au recul de l’emploi qui devraient avoir bridé les dépenses des consommateurs. Drew Matus, analyste chez Lehman Brothers, souligne d’ailleurs le «pessimisme» de ces derniers et envisage une poursuite de la contraction de leurs dépenses.
L’incapacité de Carlyle Capital de trouver un accord avec ses créanciers a jeté un froid sur les marchés financiers jeudi matin, ceux-ci redoutant que cet accident n’ouvre un nouveau chapitre de la crise des crédits. Les Bourses européennes sont en forte baisse, dépassant 2% sur tous les grands indices (-2,2 % pour le CAC 40 à la mi-journée à Paris), tandis que sur le marché obligataire, les taux se détendent à nouveau (- 9 pb sur les taux des Bunds à deux ans). Surtout, le dollar est en pleine déroute, enfonçant le seuil de 100 yens pour un dollar (à 99,77) et touchant 1,5624 pour un euro. Il a propulsé l’or à près 1.000 dollars l’once, à 996 dollars sur le marché européen.
L'éditeur de logiciels de jeux vidéo Electronic Arts (EA) a lancé jeudi une OPA de 26 dollars par action sur Take-Two Interactive, valorsiant cette société 1,9 milliard d’euros. Take-Two, qui a déjà rejeté une offre de EA, édite le jeu Grand Theft Auto (GTA),