VanEck lance le premier ETP américain adossé à Avalanche (Avax) intégrant le staking

Avalanche séduit par sa rapidité, ses subnets et son adoption croissante dans la finance et l’industrie.
Crypto

Le gestionnaire d’actif américain VanEck, pionnier historique des ETF adossés aux actifs numériques, fait un pas supplémentaire dans cet univers, en lançant le premier produit négocié en bourse (ETP) dédié à Avalanche (Avax).

Ce fonds constitue le tout premier produit américain permettant une exposition directe au token Avax, la monnaie native du réseau Avalanche, tout en intégrant un mécanisme de rendement potentiel via le staking.

Cette structure reflète une tendance croissante chez les ETF crypto, où les gestionnaires d’actifs cherchent à optimiser les rendements en intégrant le rendement du protocole plutôt qu’en se basant uniquement sur l’appréciation du prix.

L’entreprise a tenu à préciser que l’ETF Avax n’est pas une société d’investissement enregistrée en vertu de la loi américaine sur les sociétés d’investissement de 1940, et n’est donc pas soumise aux mêmes protections que les fonds communs de placement ou les ETF enregistrés.

Cette distinction structurelle est courante pour les produits cryptographiques mono-actif en attente d’agrément complet en tant qu’ETF. Le fonds détiendra directement des jetons Avax, offrant ainsi aux investisseurs un accès réglementé au marché.

Une stratégie commerciale agressive

L’ETF Avax a été lancé avec 2,4 millions de dollars d’actifs initiaux, accompagnés d’une exonération totale des frais de gestion jusqu’à 500 millions de dollars d’actifs sous gestion, ou jusqu’au 28 février 2026. Passé ce seuil, les frais s’établiront à 0,20 %, un niveau particulièrement compétitif pour un produit crypto intégrant du staking.

Cette approche tarifaire agressive s’inscrit dans une logique claire : accélérer l’adoption institutionnelle et positionner rapidement l’ETF Avax comme un produit de référence sur Avalanche.

Avalanche, un choix technologique assumé

VanEck n’a pas choisi Avalanche au hasard. Lancée en 2020 par Ava Labs, la blockchain s’est positionnée comme une alternative crédible à Ethereum en combinant rapidité d’exécution, faible latence, coûts prévisibles et forte modularité.

Contrairement à une approche purement spéculative, Avalanche est avant tout utilisée comme une infrastructure technologique, capable de représenter des actifs financiers sous forme numérique, d’enregistrer leur propriété, et d’exécuter des transactions de manière quasi instantanée, avec une traçabilité complète et des coûts opérationnels significativement réduits.

Là où Avalanche se distingue, c’est par sa capacité à remplacer une partie des systèmes fragmentés actuels, back-office, registres, intermédiaires de règlement, par un registre unique, partagé et automatisé. Cette efficacité repose sur un protocole de consensus propriétaire garantissant une finalité quasi instantanée des transactions, sans compromettre la sécurité du réseau.

Qui plus est, l’innovation majeure d’Avalanche réside dans les subnets : des blockchains personnalisables, publiques ou privées, interopérables avec le réseau principal, mais disposant de leurs propres règles (KYC, permissions, tokens, frais).

Cela permet à une banque, une organisation sportive ou un éditeur de jeux de déployer sa propre blockchain, sans dépendre d’un réseau public congestionné. C’est précisément ce modèle qui a séduit des acteurs comme des banques, des fédérations sportives ou des studios de jeux.

L’adoption dans l’économie réelle

L’utilisation concrète de la technologie Avalanche ne fait qu’amplifier l’engouement. Dans la gestion d’actifs, des entreprises comme KKR et SkyBridge Capital tokenisent leurs fonds, convertissant les investissements traditionnels en jetons blockchain pour faciliter les échanges et réduire les coûts par rapport aux systèmes traditionnels complexes.

Les cas d’utilisation dans le secteur public sont encore plus ambitieux : le New Jersey a tokenisé 240 milliards de dollars de titres de propriété sur Avalanche, tandis que le DMV californien numérise les cartes grises, simplifiant ainsi les transferts de propriété.

En outre, ce modèle a aussi séduit des acteurs de premier plan tels que Citigroup, la FIFA ou encore Gunzilla Games, qui ont bâti des infrastructures spécifiques sur Avalanche.

Une cohérence stratégique dans l’ADN de VanEck

Cette initiative s’inscrit dans la continuité de la philosophie historique de VanEck. Le gestionnaire a bâti sa réputation en identifiant précocement des classes d’actifs émergentes : l’or dès 1968, les marchés émergents dans les années 1990, puis les ETF dans les années 2000.

Après Bitcoin et Ethereum, le gestionnaire anticipe une montée en puissance des altcoins “fonctionnels”, portés par des usages réels, une adoption institutionnelle progressive et des mécanismes économiques plus sophistiqués.

A lire aussi: Jan van Eck : « Les mutual funds vont progressivement disparaître aux Etats-Unis, au profit des ETF »

Ainsi, le lancement d’un ETF Avalanche au comptant souligne une évolution plus générale : l’exposition aux cryptomonnaies sur les marchés traditionnels ne se limite plus au seul Bitcoin.

À mesure que les régulateurs et les émetteurs se familiarisent avec les cadres de conservation, de tarification et de surveillance des marchés, la gamme d’actifs disponibles via les ETF continue de s'élargir.

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