Traqueur compte sur des relais de croissance pour résister à la crise en 2009
La société pense faire face à la baisse attendue des ventes d’automobiles grâce à la gestion de flotte et aux produits connexes
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Traqueur se veut relativement serein face à la crise. Le fournisseur de solutions après vol et de gestion de flottes de véhicules a pourtant révisé en baisse ses perspectives par deux fois en 2008. La direction avait ramené le 1er octobre son objectif de chiffre d’affaires de 20 à 17 millions d’euros, tablant alors sur un rebond de sa rentabilité au second semestre. En cause, le bonus-malus écologique poussant les acheteurs privilégier les automobiles moins gourmandes en carburant au détriment des gammes supérieures, cœur de cible de Traqueur. Le retournement brutal des immatriculations en novembre (-14%) a finalement conduit Traqueur à annoncer un chiffre d’affaires annuel anticipé «légèrement supérieur» à celui constaté en 2007 (14,2 millions) pour une rentabilité qui ne s’améliorera pas au second semestre. La situation macro-économique devrait s’aggraver en 2009: le cabinet d'études BIPE table sur un repli des ventes de véhicules neufs de 4,4% en France.
Malgré cela, Traqueur reste confiant quant à sa capacité à croître. Dans l’après-vol (77% des ventes) activité la plus touchée par la conjoncture automobile, le groupe espère réaliser un chiffre d’affaires au moins équivalent à celui attendu en 2008. «Certains des constructeurs auprès desquels nous sommes référencés ont légèrement moins souffert que le marchéalors que d’autres seront activement prospectés en 2009», remarque Thierry Michaux, secrétaire général. Celui-ci compte également sur un taux de pénétration accru sur les véhicules de moyenne gamme et l’arrivée espérée à l’automne d’un produit adressant de nouveaux marchés tel le fret de marchandises. Dans la gestion de flotte (17% du chiffre d’affaires) le dirigeant table sur la poursuite de la montée en puissance du contrat signé avec le loueur Cofiparc, filiale de BNP Paribas. Enfin, le groupe espère afficher en 2009 deux à trois fois le volume de ventes de produits tiers (avertisseurs de radars) engrangé en 2008.
L’absorption des coûts fixes induite et les mesures de réduction de coûts engagées permettent à Thierry Michaux d’espérer un «Ebitda sensiblement plus sympathique» l’an prochain. Quant aux dossiers visant à accélérer le développement (adossement, croissance externe, etc.), la direction continue d’examiner les possibilités «sans qu’il soit possible à ce stade d’en conclure à une prochaine réalisation».
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