Salvepar se donne de nouveaux moyens d’investir hors de France
La société d’investissement contrôlée par Tikehau lance une augmentation de capital de 150 millions d’euros, dont 88% déjà garantis
Publié le
Benoît Menou
Salvepar entend bien se donner les moyens de poursuivre à sa guise sa politique d’investissement active. La société a ainsi dévoilé hier un projet d’augmentation de capital de 150 millions d’euros, après celle de 137 millions réalisée au cours de l’été 2013.
La période de souscription de cette opération avec maintien du droit préférentiel de souscription est ouverte, sous la houlette de BNP Paribas, à compter du 23 mai, jusqu’au 6 juin. A raison d’un droit reçu pour chaque action détenue, tout actionnaire pourra souscrire 5 actions nouvelles pour 7 existantes au prix unitaire de 50 euros.
Si Salvepar souligne que ce prix d’émission fait ressortir une décote de 11,5% par rapport à l’actif net réévalué (ANR) de 56,5 euros par action au 31 mars dernier, la décote fond comme neige au soleil au regard d’un cours boursier de 50,25 euros en clôture mardi. L’opération n’en bénéficie pas moins du soutien des actionnaires de référence, au premier rang desquels Tikehau Capital Partners. Ce dernier détient aujourd’hui 52,4% du capital, une part qui pourrait progresser de 1,1 point à l’issue de l’opération selon les engagements de souscription signalés par l’émetteur. Les actionnaires accueillis l’été dernier (Tikehau détenant auparavant 92% du capital) maintiendront ainsi peu ou prou leur niveau de participation : notamment la MASCF (+0,8 point à 10,5%) selon Salvepar, la Macif stable à 9,7% et Suravenir (-1,5 point à 8,2%). Le flottant pourrait de son côté doubler, de 3,4% à 7,0% du capital. L’émetteur se prévaut ainsi d’engagements de souscription totalisant 132 millions d’euros, soit 88% du montant de l’opération.
Ce fort soutien des actionnaires doit permettre à Salvepar de «faire face aux opportunités d’investissement, dont le nombre grandit, cela dans le respect de notre stratégie d’engagement minoritaire dans le coté comme dans le non-coté», souligne le PDG Christian de Labriffe.
Le dirigeant met en lumière que la société disposera à l’issue de l’opération d’environ 400 millions d’euros d’actifs, «dont un quart sera investi à l’international d’ici fin 2014, contre 10% un an auparavant». Une internationalisation, passée cette année déjà par les Etats-Unis et Abou Dhabi, qui n’empêchera pas Salvepar de poursuivre le recentrage de son portefeuille, dans le cadre d’une politique de gestion active.
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