Provisions et réduction des coûts au menu d’ABB pour la fin de l’année
Le groupe va provisionner 850 millions de dollars avant impôts au dernier trimestre et lance un plan de réduction des coûts de plus d’un milliard
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Alexandre Boksenbaum
Fin d’année chargée pour ABB. Le groupe suisse a annoncé vendredi matin qu’il allait enregistrer avant impôts 850 millions de dollars de provisions pour le quatrième trimestre 2008. Un montant qui reflète le coût potentiel que pourrait subir la firme zurichoise en raison de plusieurs enquêtes menées des deux côtés de l’Atlantique. Le groupe est notamment l’objet d’investigations aux Etats-Unis à la suite de règlements suspects et en Europe pour de possibles pratiques anticoncurrentielles entre 2004 et 2007. Soupçonnant notamment l’existence d’une entente sur le marché des fabricants de transformateurs électriques, la Commission européenne s’intéresse à Siemens et Toshiba en plus d’ABB.
Le groupe helvète a toutefois précisé que les provisions annoncées prenaient également en compte des dépréciations, des charges de restructuration liée à la conjoncture et le règlement d’un contentieux fiscal. Des charges qui apparaissent alors qu’ABB doit déjà faire face à la volatilité des prix des matières premières et à celle des taux de change qui vont affecter son Ebit sur le dernier trimestre. Toutefois, bien que son carnet de commandes pour les deux derniers mois reflète le ralentissement des conditions de marché, la performance opérationnelle de la société reste «de manière générale» au niveau de celle affichée lors des neufs premiers mois. En outre, le groupe reste confiant dans sa capacité à réaliser ses objectifs de croissance de 15 à 20% dans sa division Power et de plus de 10% pour son pôle Automation.
Conscient néanmoins de la conjoncture actuelle, le directeur général du groupe a expliqué qu’il préférait rester prudent. Une prudence qui conduit ABB à annoncer en parallèle le lancement d’un plan de réduction de ses coûts. Ce dernier devrait lui permettre d’économiser plus d’un milliard de dollars à travers des mesures visant à améliorer sa productivité, ses capacités opérationnelles et ses approvisionnements. Des suppressions de postes ne sont toutefois pas à exclure comme l’a confié un porte-parole du groupe à Reuters, le nombre d’emplois temporaires et d’heures supplémentaires devant d’ailleurs être réduit. Cependant, ce porte-parole a assuré que cela n’était pas «l’axe principal de ce programme», dont les détails seront présentés le 12 février prochain.
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