Peu de craintes sur les échéances des corporates en 2009
Si 550 milliards d’euros de dettes arriveront à maturité l’an prochain, à peine plus de 18% de ce montant concernera les émetteurs non financiers
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Olivier Decarre
Les tombées de dettes doivent-elles inquiéter au moment d’aborder 2009? Pas outre mesure, d’après une étude d’UBS. Du moins en ce qui concerne les émetteurs non financiers. Sur les 1.750 milliards d’euros de dettes arrivant à échéance dans les cinq ans en Europe, moins de 25% concernent les corporates. Une tendance qui se vérifiera aussi en 2009 puisque les groupes non financiers auront à rembourser une centaine de milliards d’euros seulement sur un total estimé à 550 milliards.
A cet égard, consommation discrétionnaire (35 milliards à refinancer, soit 45 % de la dette totale du secteur), télécoms (20 milliards, 20%) et utilities (15 milliards, 15%) seront les secteurs les plus en vue en matière de tombées de dettes. Dans le détail, certains émetteurs auront bien sûr une part de dette à rembourser bien plus élevée. Il en va ainsi de Daimler (33%) ou de Renault (40%).
Toutefois, dans l’ensemble, les émetteurs devraient pouvoir faire face. Beaucoup, à l’image de France Télécom, ont déjà dit avoir sécurisé leurs refinancements pour l’année à venir. Et, précise UBS, «les 100 milliards d’euros de refinancements nécessaires sont comparables aux émissions annuelles moyennes sur les huit dernières années».
Si la banque nourrit une inquiétude, c’est donc plutôt sur le coût du refinancement, en particulier pour les signatures de moins bonne qualité. Rappelant que le coût moyen de financement pour les émetteurs BBB est passé en un an de moins de 6% à plus de 8%, UBS explique que «des émetteurs pourraient juger peu attractif de faire appel au marché pour obtenir des financements».
De quelles solutions alternatives disposeront alors ces groupes? «Réduire les dépenses d’investissement, vendre des actifs», font partie des pistes que n’exclut pas l’équipe de recherche pour les émetteurs éventuellement en manque de financement.
Reste enfin un dernier élément à prendre en compte. Si ce chiffre de 100 milliards (auquel on peut ajouter 90 milliards pour 2010) est cohérent avec l’estimation de 123 milliards pour 2009 et 2010 faite à l’automne par Moody’s pour les seuls émetteurs notés Baa ou moins, il ne recense que les tombées obligataires. Autrement dit, il laisse de côté les échéances à venir sur les lignes de crédits syndiqués pour lesquelles il est plus difficile d’avoir des données.
Si les aides publiques et les solutions techniques ont atteint une maturité inédite, la rénovation énergétique des copropriétés peine encore à changer d'échelle. Pour sortir de l'impasse, la filière doit passer d'une logique de simples travaux collectifs à une stratégie d'accompagnement budgétaire individuel pour chaque copropriétaire, estime Sylvain Lefèvre, Président de Synergiec.
Le ministère de la Planification et du Budget a dévoilé vendredi les grandes lignes du « Fonds du futur », un véhicule d'investissement stratégique destiné à recycler les recettes fiscales « exceptionnelles » générées par le supercycle des semi-conducteurs et de l'intelligence artificielle.
Anthropic pourrait déposer son dossier d’IPO dès la fin du mois, pour devancer son rival OpenAI. Il affirme qu’il pourrait égaler ou dépasser le montant de l'introduction record de SpaceX.
La boutique norvégienne Norselab Credit Management lance son quatrième fonds en moins de quatre ans, étendant sa plateforme crédit aux secteurs du shipping (transport maritime), des services pétroliers et de l’exploration-production, selon HedgeNordic. Norselab Shipping & Energy démarre avec 1 milliard de couronnes norvégiennes (NOK) de capital engagé apporté par la famille Odfjell, dont la fortune a été bâtie via des sociétés telles qu’Odfjell Drilling et Odfjell Technology.
Les indices PMI flash montrent une légère accélération de la croissance en août, surtout portée par le rebond manufacturier, en dépit du Moyen-Orient et de la canicule en Europe. L’emploi se reprend tandis que les pressions sur les prix s’apaisent.
La Corée du Sud n'est plus un simple sous-traitant de l'électronique grand public, mais un maillon structurellement indispensable, et difficilement substituable, de l'infrastructure mondiale de l'intelligence artificielle.
Le compte à rebours est peut-être lancé pour les ETF World, S&P 500 et Nasdaq logés dans le PEA. Une note interprofessionnelle du 24 juillet 2026 laisse entrevoir la fin de l'éligibilité des ETF synthétiques exposés hors Europe, au PEA.
En 2027, les sommes allouées par Taïwan à la défense représenteront près de 29 % des dépenses totales alors que l'environnement sécuritaire reste très incertain. Le président chinois Xi Jinping doit se rendre à Washington en septembre
Face au fléau des graffitis qui enlaidissent Paris et qui coûtent 7 millions d’euros par an, le nouvel édile socialiste, héritier d’une mairie divisée entre indulgence et répression, hésite encore
Le candidat Renaissance à l’élection présidentielle a été ciblé par au moins quatre opérations de désinformation venues de l’étranger en deux semaines.