Pas d’avenir pour la titrisation des crédits aux PME
Le Groupe des 30, un think tank composé d"anciens banquiers centraux, réfute le développement d’un marché de la dette titrisée pour financer les PME.
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Rapport sur la finance parallèle établi par Groupe des Trente, un think tank composé d'anciens banquiers centraux.
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Photo G30.
Plutôt que de promouvoir l’expansion des marchés de la dette titrisée pour financer les PME, les régulateurs devraient concentrer davantage leurs efforts sur le marché actions et le placement privé, affirme le Groupe des trente (G30), un think tank composé d’anciens banquiers centraux dans un rapport sur la finance parallèle (shadow banking) publié mi-novembre 2016
Les PME sont financées en majorité par les banques, à hauteur de 68% de leurs encours de dette en Europe de l’Ouest, et non par les marchés de capitaux, rappellent les auteurs du rapport. Il faut donc limiter les contraintes réglementaires imposées aux banques plutôt que de tenter de développer un marché de titrisation de la dette «midcap», «sans doute impossible à mettre en place» affirme Jacques de Larosière, ancien directeur général du FMI, cité dans le communiqué de presse qui accompagne le rapport.
Il serait plus efficace de favoriser la titrisation des crédits aux ménages, immobilier en tête, qui constituent le gros des bilans bancaires, souligne le G30. «Cela aiderait à libérer du capital bancaire qui pourrait se concentrer sur des secteurs (comme les PME) où les marchés de capitaux joueront inévitablement un rôle plus faible», notent les auteurs du rapport.
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