Paris risque de ne pas atteindre ses objectifs de réduction du déficit, selon le FMI
«Atteindre les objectifs de réduction du déficit tout en réalisant les promesses de baisse des prélèvements ne laisse aucune marge pour dévier de la trajectoire d'économies annoncée », s’est inquiété jeudi le Fonds monétaire international (FMI) dans une déclaration publiée dans le cadre de sa mission annuelle d'évaluation des politiques économiques et financières. Pour l’institution de Bretton Woods, le gouvernement français fait face à des risques «majeurs» d’exécution de ses promesses d'économies budgétaires, qui menaceraient, s’ils se matérialisent, ses objectifs de réduction du déficit public.
Paris prévoit de réaliser 50 milliards d’euros d'économies entre 2015 et 2017 par rapport à la croissance tendancielle des dépenses publiques telle qu’il l’estime, afin, dans un premier temps, de ramener le déficit public à 3% du Pib fin 2015. En 2013, le déficit budgétaire au sens de Maastricht s’est établi à 4,2% selon l’Insee. Le gouvernement s’est engagé parallèlement à réduire de 30 milliards d’euros le coût du travail pour les entreprises pour les rendre plus compétitives, à travers son «pacte de responsabilité», accroissant de 10 milliards l’effort déjà prévu en ce sens. Et il a également promis de réduire l’imposition des ménages.
«Les risques majeurs sont que les plans initiaux soient dilués dans les budgets annuels successifs et que les réductions des transferts financiers aux collectivités locales soient compensées par des réductions non soutenables des investissements, une hausse des prélèvements ou une augmentation de l’endettement», s’alarme le FMI.
L’institution internationale, qui intervient alors que la France a annoncé ce jeudi une croissance nulle au premier trimestre, tablait déjà sur une activité plus lente que la prévision gouvernementale (1%) pour 2014.
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