Paris en tête des places financières les plus attractives en Europe selon Paris Europlace
La capitale française possède notamment de nombreux atouts dans la BFI, la fintech, la gestion d’actifs et... la fiscalité.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Agefi.fr
-
Crédit Fotolia.
La place de Paris, planche de salut des financiers déçus du Brexit ? On serait tenté de le penser à la lecture du rapport réalisé par Paris Europlace et présenté le mardi 29 novembre. Quatre mois après le Brexit, la France exerce un lobbying très fort pour attirer les grandes banques et les entreprises britanniques qui pourraient ne plus bénéficier de l’accès au marché unique que permet le passeport européen.
Dans ce rapport, l’association Paris Europlace analyse le degré d’attractivité de Paris concernant les principaux secteurs concernés par un potentiel transfert des activités de gestion d’actifs, de BFI, de Fintech, et de capital investissement. Et tresse des lauriers à la France.
En gestion d’actifs, l'étude juge que la France est leader européen avec le double de Francfort en matière d’actifs gérés (3.600 milliards d’euros, certes loin derrière le Royaume-Uni avec 6,1 milliards d’euros). En BFI, l’enquête souligne la concentration la plus large en France de sociétés multinationales à l’echelle européenne, rappelant que cinq banques françaises font partie du Top 10 des banques européennes (BNP Paribas, Crédit Agricole et Société Générale dans le Top 5). En terme de capital-investissement, Paris est le premier marché hors UK avec 11 milliards d’euros investis en 2015, soit deux fois plus qu’en Allemagne.
Enfin sur le secteur des fintech, Paris rivalise avec Berlin avec 1.200 fintechs recensées. Mais Paris-Europlace rappelle que la capitale française veut accélérer son développement en la matière notamment à travers un plan d’investissement de 10 milliards d’euros destiné aux projets innovants notamment dans la Blockchain.
L'étude revient également sur l’un des points les plus polémiques lorsqu’est évoqué le manque d’attractivité de la capitale française, celui de la fiscalité. Pour parvenir à des conclusions très positives : la France présente le taux d’imposition implicite sur les sociétés (après déduction des niches fiscales) le plus faible en Europe, à 26%, alors qu’il est de 27% pour les sociétés du DAX. Idem pour le taux d’imposition des hauts salaires : la France impose à 38% pour les personnes ayant un revenu de 300.000 euros par an, un niveau équivalent à celui en Allemagne, les autres pays concurrents proposant des taux bien plus élevés.
Vingt ans après ses principaux concurrents, la filiale française de l’assureur italien veut se doter d’un établissement de crédit pour asseoir sa position d’assureur patrimonial.
A l’occasion de la mise à jour de sa doctrine sur le gouvernement d’entreprise, le régulateur rappelle que 24 de ses recommandations ont déjà été intégrées dans le code Afep-Medef ou dans le guide d’application du Haut comité de gouvernement d’entreprise.
Kevin Warsh, qui passait un «examen» en ouverture du Symposium de Jackson Hole après avoir été critiqué pour son manque de clarté sur l’inflation en juillet, a tenté de se rattraper. Et fait pencher le marché en faveur d’une hausse de taux dès la prochaine réunion.
L'agence de notation a revu ses prévisions de déficit à la hausse et prévoit que la dette publique pourrait atteindre 122,7% du PIB en 2028, contre 115,7% en 2025.
Des dizaines de comptes professionnels Qonto ont été bloqués alors que la fintech attend sa licence bancaire. Selon Qonto, ces verrouillages ne sont pas en lien avec sa demande d'agrément, mais dus à un renforcement des contrôles lié à la croissance de l'entreprise.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Interrogés sur « leur satisfaction dans leur vie actuelle » sur une échelle de 1 à 10, les Français répondent qu’ils sont satisfaits à 7,2, chiffre très loin des lamentos permanents sur tous les sujets
Malgré ses Nobel et ses médaillés Fields, la France perd du terrain dans la compétition scientifique internationale. En vingt ans, le pays de Pasteur est passé de la 5ᵉ à la 10ᵉ place mondiale pour ce qui est de l’impact et de l’audience de ses publications
La France veut se réindustrialiser et renforcer sa souveraineté technologique, mais ne parvient pas à former une nouvelle génération d’ingénieurs capable de réaliser cette ambition