« Nous préférons toujours le marché américain qui offre une meilleure visibilité »
Joël Konop, responsable de la gestion diversifiée chez UFG-LFP
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Bruno de Roulhac
L’Agefi: Pourquoi consacrez-vous 60% de votre portefeuille au cash ?
Joël Konop : La position élevée de monétaire est la conséquence d’une vision prudente et ne résulte pas d’un choix structurel. Nous avions, en amont, fortement diminué les positions actions considérant le marché un peu trop optimiste au vu de la bonne tenue de l’euro et de la hausse des matières premières qui, pensions nous, devaient impacter les résultats des entreprises. La part obligataire était essentiellement composée de positions dites de «portage»: crédit high yield, obligations périphériques, subordonnées bancaires et obligations «core». En juillet nous avons profité de l’annonce du plan européen pour solder les investissements que nous avions sur les obligations périphériques. Et nous avons cédé les positions qui n’avaient pas encore baissé, alors que le marché actions donnait des signes tangibles de faiblesse structurelle. Nous avons donc vendu les obligations haut rendement et certaines actions américaines qui étaient en hausse alors que le marché européen baissait. Nous avons également cédé les subordonnées bancaires prenant en compte le risque de moindre liquidité de cette classe d’actifs. L’allocation est devenue «plus basique» avec une part actions réduite, des obligations core et du crédit corporate américain court.
Les marchés actions offrent-ils des opportunités ?
L’évolution des marchés actions euro reste soumise aux problèmes européens. Les valorisations de certains secteurs ont déjà anticipé une baisse liée à une conjoncture défavorable mais ce n’est pas le cas de toutes les valeurs. Malgré une meilleure tenue, nous préférons toujours le marché américain qui offre une meilleur visibilité.
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