« Nous ne pensons pas qu’une tendance plus positive se dessine sur les marchés actions »
Vincent Treulet, responsable de la stratégie chez BNPP AM
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Bruno de Roulhac
L’Agefi: Combien de temps comptez-vous garder une si importante poche de cash (13% de votre portefeuille actuellement) ?
Vincent Treulet : Il serait délicat de donner une échéance précise, mais la réduction de cette poche n’est pas à l’ordre du jour. Cette exposition au cash reflète les tensions qui devraient selon nous encore agiter les marchés. D’une part la croissance mondiale ralentit. La situation générale appelle un jugement plutôt nuancé: malgré les problèmes de l’Europe, l’économie américaine devrait résister et nous pensons que la décélération des émergents ne présage pas un coup d’arrêt à leur croissance. Néanmoins, il sera difficile aux actifs risqués de retrouver une tendance durablement haussière tant que nous ne verrons pas poindre la possibilité d’une ré-accélération économique. Par ailleurs, les problèmes de la zone euro pourraient continuer à peser, et la nature des risques qu’ils soulèvent tend à maintenir les primes de risque à des niveaux élevés.
La remontée des Bourses depuis une dizaine de jours vous incite-t-elle à revenir sur les actions ?
Non. Les marchés sont et devraient rester volatils, mais nous ne pensons pas qu’une tendance plus positive se dessine. Ceci ne signifie pas que la classe d’actifs soit sans intérêt. On peut chercher des alternatives aux perspectives délicates des actions européennes par des choix géographiques: nous continuons à privilégier d’autres marchés développés que la zone euro, dont les Etats-Unis, et nous attendons à moyen terme une surperformance des actions émergentes. On peut aussi s’intéresser à des approches plus thématiques, comme les actions à hauts revenus, ou moins sensibles à la croissance des économies occidentales.
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