Madrid a passé le pire mais le marché londonien devrait encore se dégrader
Les transactions sur les bureaux des métropoles européennes pourraient dans l’ensemble souffrir davantage cette année qu’en 2008
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Violaine Le Gall
L’an dernier, le plongeon de l’investissement en immobilier d’entreprise a été généralisé dans les grandes villes européennes. Les ventes d’actifs ont baissé d’environ 60% sur les marchés parisiens et londoniens. «La situation de l’investissement devrait continuer de se dégrader mais de façon moins importante», estime l’équipe recherche d’Atisreal. Ainsi, les transactions pourraient reculer de 13% dans Paris et sa proche périphérie et de 22% dans la zone Central London. Première métropole à subir la baisse des investissements, la capitale britannique devrait toutefois être la première à s’en sortir. A Madrid, les investissements sont attendus en baisse par rapport à 2008, année record grâce à quelques grandes opérations d’externalisation dans le secteur bancaire.
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Les transactions des utilisateurs sur les bureaux ont connu des évolutions plus hétérogènes. Les volumes ont été divisés par deux à Madrid. Mais ils ont fléchi de seulement 12% à Paris et de 5% à Francfort. Si, dans la capitale espagnole, l’essentiel de la correction pourrait déjà avoir eu lieu, le marché londonien pourrait encore chuter de 47% et les quartiers d’affaires parisiens de 34%. Les grandes villes allemandes, Francfort, Munich et Berlin devraient continuer de bien résister. Toutefois, «sur l’ensemble des marchés, l’année 2009 sera plus difficile que l’année 2008», estime le conseil en immobilier. La récession généralisée devrait peser sur la demande des utilisateurs, entraînant une hausse des taux de vacance et une baisse des loyers.
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